Admirer le paysage est un des plaisirs du voyage. Mais sur certaines route nationales comme les RN4 et 6, le trajet devient celui de la désolation. Voir les feux de brousses continuer leurs ravages, le paysage défiguré peut en déprimer plus d’un. Malgré les efforts effectués, la lutte est difficile, indique Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’environnement et du développement durable. Mais les Malgaches ne devraient pas s’en décourager et continuer le reboisement dit-elle
Étiquette : Environnement
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SECTEUR EXTRACTIF – Le permis environnemental de la société d’exploitation aurifère Mac Lai Sim Gianna sur les mines de Vohilava-Mananjary suspendu
Antananarivo, 15 Octobre, 6h55 – Les activités d’exploitation aurifère de la société Mac Lai Sime Gianna dans les villages de Vohilava-Mananjary suspendues. Le ministère de l’Environnement et du développement durable vient de suspendre la semaine dernière son permis environnemental. Celui-ci ne lui sera restitué que lorsque la compagnie se sera conformée à son cahier des charges environnementales et aura réparé les dégâts environnementaux qu’elle aurait causés dans les villages où elle intervient. Une source au courant du dossier indique que la compagnie aurait été notifiée de la décision la semaine dernière même, dès le lendemain de la signature de la décision.
En l’absence du directeur général de l’Office national pour l’environnement (ONE), autorité de délivrance du permis environnemental, la décision est signée du secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement durable sur délégation du ministre ainsi que de trois autres directeurs au sein du ministère. Celle-ci s’est notamment basée sur les rapports des missions de contrôle effectuées par un comité interministériel auprès de la société les 18 et 19 Septembre derniers. Elle a également été prise « après concertation avec les autorités compétentes incluant le ministère de tutelle du projet ainsi que les autorités locales et régionales de son site d’implantation ».
Pour le ministère, cette prise de décision était urgente compte tenu des dégâts que l’exploitation aurait causés. Celui-ci parle, entre autres, de problème de pollution et dégradation des eaux de la rivière de l’Isaka, de dégradation de la couverture végétale et destruction des cultures le long des berges de la rivière. A ces problèmes s’ajoutent « le problème de cohabitation avec les petits orpailleurs artisanaux » ainsi que « l’inaccessibilité de deux sites cultuels à cause de la dégradation des berges et du lit de la rivière », souligne encore le ministère.
La mission de contrôle interministériel fait suite aux plaintes et réclamations faites depuis plusieurs mois par les organisations de la société civile et les communautés résidant au niveau des sites d’exploitation de la société Mac Lai Sim Gianna.

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Baomiavotse Vahinala Raharinirina : « Nous supportons aujourd’hui le coût de la précipitation des précédentes autorités avec les grands projets miniers »
Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, estime que Madagascar ne s’est pas suffisamment préparée à l’arrivée des grands projets miniers. Elle reconnaît que les besoins des populations n’ont pas été suffisamment écoutés lors des études et discussions précédant l’implantation de ces projets. Elle estime qu’il faut revenir sur la table des négociations.
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ENVIRONNEMENT – Une plateforme de techniciens en cours de mise en place pour la promotion de la filière bambou
Antananarivo, 4 Octobre, 19h00 – Et si le bambou remplaçait le bois dans le quotidien du Malgache ? Déjà utilisé pour la construction, la cuisson, la production d’énergie et l’artisanat, et même en tant que nourriture, « le bambou n’est pas encore assez exploité économiquement », reconnaît le ministère de l’Environnement et du développement durable. A cela s’ajoute son « importance écologique car il abrite les animaux tels que le Lémur Bambou et protège également le sol de l’érosion ».
Dans le cadre de la mise en place d’une stratégie particulière sur le bambou, le MEDD met en place une plateforme de techniciens en vue de réfléchir à une politique de promotion de la filière. Outre les partenaires du ministère dans cette filière, tels l’Organisation internationale du bambou et du rotin (Inbar) et le Programme de soutien aux pôles de micro-entreprises rurales et aux économies régionales (Proserer), les autres départements ministériels participent également à la mise en place de cette stratégie.
Des débats techniques sur la politique de promotion du bambou ont eu lieu vendredi, date retenue par le MEDD pour célébrer la journée mondiale du bambou au lieu du 18 Septembre. Une exposition de produits en bambou a également eu lieu à cette occasion pour donner un aperçu de ce que le bambou peut apporter à l’économie. Madagascar, selon le MEDD, dispose de « 42 espèces de bambou dont 38 sont endémiques ». « Environ un million d’hectares sont, par ailleurs, couvertes de bambou sur la Grande île dont la plupart se trouve dans la zone Est du pays », informe également le ministère.Photos : Ministère de l’Environnement et du développement durable

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ENVIRONNEMENT – La pollution générée par les fumées des feux de brousse étouffe Antananarivo
Antananarivo, 3 Octobre, 9h15 – Antananarivo étouffe sous les fumées. « Le 1er Octobre, les taux de particules fines à Tana étaient plus de dix fois supérieurs aux normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) », annonce le think-and-do tank Initiative pour le développement, la restauration écologique et l’innovation (Indri).
Ayant mesuré la concentration des particules dans la capitale, l’organisation a constaté que « même dans les bureaux et les jardins, loin des voitures, les chiffres sont élevés ». Le taux de matières particulaires fines mesuré dans un jardin par l’organisation était par exemple de 160 microgrammes par mètre cube, alors que le taux moyen sur 24 heures devrait être, selon les normes de l’OMS, de 25 microgrammes par mètre cube, indique-t-elle
« La fumée des feux est partout », alerte l’Indri. A l’entendre, cette pollution est due aux « importants feux de végétation dans la région d’Analamanga, créant d’épaisses fumées qui sont poussées par le vent jusque dans la capitale ». Ces fumées viennent s’ajouter à la pollution automobile et expose la population à « une pollution dangereuse, surtout pour les personnes à risque », poursuit-elle, craignant pour la santé, entre autres, « des femmes enceintes, des enfants, des asthmatiques, des diabétiques et des personnes âgées ».
Selon une publication récente de la ministre de l’Environnement et du développement durable, les mois de septembre à décembre sont une période très lourde pour son ministère, compte tenu de l’ampleur des feux de brousse et de forêt. Elle indique que Madagascar ne dispose que d’un agent forestier pour 210 000 ha de forêts, rendant difficile la lutte contre les feux.
Dans cette publication, Baomiavotse Vahinala Raharinirina en appelle à tous les citoyens et les autorités à « donner la main pour lutter contre les feux et réduire ainsi les surfaces brûlées et réduites en cendres ». La plateforme Agora des paysages et des forêts mise en place par l’Indri devrait mobiliser les différents acteurs pour trouver des solutions systémiques au problème des feux, souligne le think-and-do tank.Photo : Indri -

ENVIRONNEMENT – Une convention de partenariat contre les pollutions aux hydrocarbures en pleine mer entre l’Organe de lutte contre les événements de pollution et le Centre de fusion d’informations maritimes
Antananarivo, 27 Septembre, 9h05 – Madagascar entend tirer des leçons de ce qui s’est récemment passé à Maurice où du fuel s’est échappé d’un vraquier échoué. Ou plutôt éviter que la même catastrophe ne se reproduise dans les eaux territoriales de Madagascar.
Une convention de partenariat a ainsi été signée entre l’Organe de lutte contre les événements de pollution (Olep) et le Centre de fusion d’informations maritimes (CFIM) en vue d’échanger des informations sur les événements qui se passent en mer. L’objectif est de « renforcer et d’accélérer le traitement des informations et d’instaurer un système d’alerte en cas de menace ou de danger », indique le ministère de l’Environnement et du développement durable dans un communiqué de presse.
Mais l’idée est aussi de montrer que « Madagascar se prépare afin de prendre les décisions le plus rapidement possible », poursuit le communiqué du ministère. « Montrer que Madagascar possède une vision et une stratégie bien ficelées et dispose de normes et de méthodes de travail pour lutter contre les pollutions maritimes en cas de déversion d’hydrocarbures en mer », ajoute-t-il.
« A Maurice, les prises de responsabilité ont quelque peu tardé », glisse encore le communiqué. La signature de la convention s’est tenue vendredi à Tolagnaro, à l’issue de trois jours de formation suivis d’exercices de simulation de pollution aux hydrocarbure en pleine mer.
Le 25 Juillet dernier, le vraquier Wakashio qui avait à son bord 3800 tonnes de fuel et 200 tonnes de diesel s’était échoué sur un récif corallien de la côte Sud-Est mauricienne. 800 à 1000 tonnes de fuel se sont échappés du navire avant que les autorités ne décident d’intervenir pour pomper le reste de carburant qui se trouvait encore à bord du bateau.
Le 15 Août, le navire s’est cassé en deux alors qu’il restait encore dans sa cale un reliquat de fuel estimé à 100 tonnes. Madagascar, qui avait indiqué avoir été verbalement contactée par le Centre régional de coordination des opérations (CRCO), avait proposé ses services et son matériel pour participer au dispositif de lutte contre la pollution maritime causée par cet événement.Photos : Ministère de l’Environnement et du développement durable




