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  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La perfection ne tient qu’à un fil

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La perfection ne tient qu’à un fil

    Liverpool n’égalera donc pas la performance des «Invincibles» d’Arsenal qui avaient bouclé la saison 2003-2004 sans une seule défaite (mais douze matches nuls). Liverpool n’égalera pas non plus le record de 49 matches sans défaite des mêmes Gunners : il aurait fallu, pour Liverpool, ne pas succomber successivement face à Watford (45ème match), Bornemouth (46ème), Everton (47ème), Crystal Palace (48ème) et Manchester City (49ème).

    Le compteur des hommes de Jurgen Klopp s’arrêtera donc à 44 matches sans défaite, tout de même la deuxième meilleure performance de tous les temps en Premier League. La difficulté de la tâche n’en souligne que davantage la performance des hommes d’Arsène Wenger, inédite et toujours inégalée seize ans plus tard.

    Il reste à Liverpool à établir un nouveau record de points lors d’une saison de Premier League : lors de la saison 2017-2018, Manchester City avait engrangé 100 points sur 114 possibles. Pour faire au moins aussi bien, Liverpool n’a donc plus droit qu’à trois matchs nuls et une autre défaite).

    La saison des Reds de Liverpool est en tous points fantastique. Elle leur aurait pu être celle de tous les records. Mais, cette perfection ne tenait qu’à un fil. La beauté du sport, c’est aussi sa cruauté.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Paysans de tous les pays !

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Paysans de tous les pays !

    À Paris, le Salon de l’agriculture s’autoproclame «la plus grande ferme du monde». On sait ce qu’il en est de ce genre d’affirmation : nous-mêmes avions proclamé le Zoma d’Analakely «le marché à ciel ouvert le plus grand du monde» jusqu’à ce que l’anarchie monumentale et tentaculaire n’arrive au seuil de chaque habitation.

    Mais, l’essentiel est ailleurs. Les agriculteurs français profitent de la visibilité formidable qu’est Paris pour faire parler de leur profession : «L’agriculteur travaille douze heures par jour, et 365 jour par an, pour gagner moins qu’un ouvrier». Toutes proportions gardées, ce doit être la situation de tous les agriculteurs-éleveurs de tous les pays.

    Nous ne savons rien de la réalité du paysan malgache. Quelle pénibilité pour quel profit ? Il doit bien y avoir une raison pour que l’exode rural soit à ce point important et que l’on rencontre de plus en plus de monde dans les villes. Les statistiques semblent se réjouir que le monde de demain soit aux trois quarts urbains, mais n’est-ce pas oublier si le quart paysan de l’Humanité pourrait produire suffisamment pour nourrir les trois-quarts de secondaire et tertiaire réunis ?

    Les services, les finances, l’intellect, ça ne se mange pas. Et si ça peut éventuellement nourrir son homme, à quoi bon s’il n’y avait plus de riz, de légumes, de viande à acheter ?

    Les citadins dénoncent l’afflux des paysans dans la Ville. Mais, pour les mauvaises raisons. Ce n’est pas tant pour la ruralisation d’un tissu urbain encore fragile qu’il faut s’émouvoir, mais pour le dépeuplement de la campagne, toute cette terre laissée en friche.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Avant et après le 14 mars 1897

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Avant et après le 14 mars 1897

    La visite d’un officiel français au Rova d’Antananarivo est un prétexte à devoir de mémoire.

    Et d’abord de précision terminologique. Les Européens avaient pris l’habitude de parler du «Palais de la Reine» en désignant Manjakamiadana. Les Malgaches du XXème siècle, sous l’influence de soixante ans de colonisation, allaient reprendre l’expression à leur compte en disant «Rovan’i Manjakamiadana» ou «Rova Manjakamiadana». Mais, le Rova, c’est tout ce complexe avec les habitations royales, les tombes royales, le temple royal. Le palais de Manjakamiadana, si imposant fût-il et tellement symbolique qu’il soit devenu, n’est jamais qu’un des éléments de cet ensemble politico-religieux.

    Ce Rova nous vient du passé et tend vers l’avenir. Les Fitomiandalana, sept-tombes-alignées, en constituent la chaîne la plus vivace si tant est qu’on puisse invoquer la vie s’agissant de tombeaux.

    Andrianjaka a conquis la colline d’Analamanga, pour la rebaptiser Antananarivo. Quatre générations plus tard, Andriamasinavalona organisa le noyau de l’Imerina en quatre Toko dont les frontières subsistent dans nos têtes trois siècles plus tard : Vakinisisaony, Avaradrano, Ambodirano, Marovatana. Ces deux rois fondateurs sont enterrés dans les Fitomiandalana.

    Le 14 mars 1897, le général Gallieni fit excaver, fouiller et déplacer, les Fitomiandalana. À Ambohimanga, il fit également ouvrir les tombes royales, exhumant principalement les dépouilles d’Andrianampoinimerina et de Ranavalona 1ère pour les ramener à Antananarivo : Ambohimanga, chef-lieu d’Avaradrano, désacralisée ; Antananarivo, la capitale, profanée.

    C’est cette mémoire qu’on aurait voulu voir extirpée et annihilée. Le sacrilège de 1897 ne l’aura pas abolie. Soixante ans de colonisation l’auront exacerbée. Les vicissitudes du tiers-monde n’en auront pas davantage raison tant que nous lutterons contre son amnésie.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La HCJ, c’est (pourtant) très sérieux

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La HCJ, c’est (pourtant) très sérieux

    L’importance démocratique de la Haute Cour de Justice a été immédiatement occultée par la polémique à propos de la robe de ses membres. Personne ne s’est plus soucié que, au même titre que la Haute Cour Constitutionnelle et la Cour Suprême, la HCJ est un Chapitre du Titre sur l’Organisation de l’État dans la Constitution. Et que des magistrats professionnels (le Premier Président de la Cour Suprême, deux Présidents de Chambre de la Cour de Cassation, deux premiers Présidents de la Cour d’Appel) font partie de ses onze membres.

    La présence de ces sommités de l’ordre juridictionnel s’accommode mal de la robe d’audience qu’on leur a dessinée. Il est très permis de s’interroger sur le Making of d’un costume que, pour ma part, j’associe à ces trois mots dans le dictionnaire :

    – accoutrement : habillement étrange ou grotesque;
    – carnaval : mannequin grotesque personnifiant le carnaval dans les mascarades ou personne grotesque ridiculement accoutrée;
    – grotesque : ridicule, bizarre, extravagant.

    Rouge écarlate pour les juristes, rouge cramoisi pour les médecins, amarante pour les scientifiques, jonquille pour les littéraires, violet pour les théologiens, saumon pour les pharmaciens : en France, dont nous avons hérité nombre de protocoles, «le costume universitaire est défini par la norme administrativement» jusqu’à l’aspect fileté ou effectivement fileté des boutons ou la soie moirée de la ceinture. À Madagascar, le décret 67-469 du 31 octobre 1967 détermine le costume des magistrats et des fonctionnaires de l’ordre judiciaire.

    La maison Ponsard & Dumas se revendique «premier fabricant français pour les vêtements de justice et de costume d’audience» : gardienne d’une certaine tradition depuis 1881, elle peut affirmer que «la couleur noire (est) symbole d’égalité et de prestance» et que «la robe de magistrat, symbole du pouvoir délégué, doit être à la fois sobre et élégante».

    «Sobre et élégante» : deux mots qui ne s’appliqueraient certainement pas à l’habit de lumière du torero, aux costumes des confréries, à l’uniforme de la Garde suisse du Vatican… ou à la robe des membres de la HCJ qui affiche les quatre couleurs (noir, jaune, rouge, blanc) de la diversité humaine : l’Africain noir, l’Asiatique jaune, le Peau-rouge, l’Européen blanc… C’est peut-être bien dans la publicité United Colors of Benetton, mais beaucoup moins sur un costume d’audience : quand le carnaval entre dans le prétoire, c’est encore la justice qui en sort.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Besarety by Night

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Besarety by Night

    Besarety qui se dévoile dans la lumière des phares. L’éclairage public chiche ne permet pas de les voir d’un coup, depuis Ambodimanga jusqu’à Andravoahangy-ambony. Mais, ils sont bien là, se découvrant à mesure.

    Les nouveaux panneaux de signalisation aux abords de la demi-douzaine de passages piétons sont comme les gardiens fantômatiques de la Route nationale la plus communale d’Antananarivo.

    Enfin vidée des innombrables marchands qui encombrent ses trottoirs, la route rectiligne tout récemment refaite en béton montre un charme insoupçonné. Étonnamment absents également les camions dont la surcharge à l’essieu n’est pas pour rien dans l’usure rapide d’une route-digue gagnée sur des eaux qui transforment la portion Mahavoky-Rasalama en petite Venise au premier orage.

    Dans la journée, on ne voit que les trop nombreux taxibe, seize voitures sur cent mètres. Une surpopulation taxibe qui est la moitié du problème des embouteillages d’Antananarivo. Piéton, on peste contre l’absence de trottoirs encore occupés par ces marchands qui y ont pris leurs habitudes depuis une génération. Automobiliste, on roule au pas pour éviter justement les piétons obligés de descendre sur la chaussée.

    C’est sous ce mauvais jour diurne que l’on voit malheureusement trop souvent cette route de Besarety. Dans le halo de mes phares, je n’aurais jamais pensé mettre un jour mon espoir de civilisation dans un panneau orné de la petite silhouette qui s’engage avec confiance sur un passage protégé. Et qui eût cru voir s’incarner le renouveau en marche d’une Capitale abandonnée depuis plusieurs décennies dans des marquages au sol !

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : De force en attendant l’éducation

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : De force en attendant l’éducation

    Le double passage piéton devant le Sénat à Anosikely protégé par dix (10) éléments de la Police nationale. Avec la présence sur les lieux d’un adjudant de la Gendarmerie nationale. Deux autres éléments de la Police nationale surveillent que les piétons restent sur les trottoirs lesquels, cependant, sont obstrués par un abribus.

    Une première lecture peut s’étonner, à juste titre, que douze policiers et un sous-officier supérieur de la gendarmerie soient mobilisés «pour si peu». Mais, voilà justement la conséquence de dix, vingt, trente, quarante, cinquante ans de laxisme : l’anarchie s’est installée dans les mentalités. Les automobilistes (et les scooters qui ont rejoint les taxibe dans l’incivisme) ont perdu l’habitude (et la courtoisie) de respecter les passages piéton tandis que les piétons ont pris l’habitude de couper au plus court n’importe où. En attendant le relais de l’éducation civique, la force dictera les réflexes élémentaires.

    Une autre lecture peut voir dans cette forte mobilisation d’éléments, dépêchés avec l’assentiment du Président de la République, en appui à la politique d’ordre et de discipline du Maire Naina Andriantsitohaina, un mal nécessaire dans un contexte de décentralisation inachevée.

    Le sort du «FIV/ANTA/REV» est, depuis soixante ans, un tango hésitant entre déconcentration et décentralisation : un pas en avant pour l’autonomie de la Capitale et deux pas en arrière pour une reprise en main par l’administration centrale. Quand le Maire élu (ou un PDS nommé) ne défie pas le «Fanjakana», il en est le concierge. On n’a jamais remédié, par une législation plus conforme à l’esprit d’autonomie, à cette situation qui écartèle la Capitale entre des «tutelles» trop nombreuses (Finances, Aménagement, Intérieur), parfois rivales, souvent contradictoires.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Décentralisation, notre Arlésienne

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Décentralisation, notre Arlésienne

    «Rosa-Ampitatafika», «Fidy-Andoharanofotsy», «Noella-Ivato-Tsena»… Les apprentis, qui s’étaient inscrits dans ces auto-écoles des communes autour de la Capitale FIV/ANTA/REV (Fivondronana/Antananarivo-Renivohitra), ont-ils donc dû pratiquer conduite et théorie dans les rues de la Capitale ? Ce qui signifierait un caractère encore rural de l’ensemble des communes alentour qui n’offriraient même pas les conditions minimales d’une circulation «urbaine» : intersection, carrefour, rond-point… Que des rues à sens unique. Une seule voie principale dont on ne s’écarte que pour la ruelle vers son domicile.

    Dans les conditions d’équipement, qu’on connaît des communes autour d’Antananarivo-Ville, ce topo est très vraisemblable. D’où l’autre question : des apprentis, qui auraient conduit uniquement dans ces conditions «basiques», et sans préjudice des manœuvres de base redoutées par tous les apprenants (créneau, démarrage en côte), sont-ils au même niveau de qualification que les habitués de la circulation tananarivienne ? Qualifications «tananariviennes» d’ailleurs de plus en plus relatives ces dernières décennies avec la disparition des panneaux de signalisation et l’absence de marquage au sol : un Code de la route «aux us et coutumes» ne diffère finalement pas beaucoup d’un Code de la route «rural».

    La réalité des auto-écoles illustre un acte manqué de toujours à Madagascar : la décentralisation. Tout se ramène à Antananarivo, toutes les routes mènent à Antananarivo. Situation d’autant plus marquée ici que le manège des auto-écoles à Tsimbazaza se passe au double voisinage d’une énième agence de la BNI et de l’annexe d’un Ordre hospitalier. L’existence à Tsimbazaza de cette annexe du Centre Hospitalier Saint-Benoît Menni d’Imerintsiatosika est déjà déconcentration. La dissémination des agences bancaires participe également de la démarche de décentralisation : la BNI revendique d’ailleurs d’être «la première banque malagasy de proximité».

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Amour tarifé

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Amour tarifé

    «Roméo, Juliette et tous les autres, au fond de vos bouquins, dormez en paix», chante Joe Dassin. Une simple histoire complexifiée à souhait par le matraquage Saint-Valentin de l’amour obligatoire.

    Cette fois, les beaux-parleurs sont moins les charmeurs que les commerciaux qui mettent la Saint-Valentin à toutes les sauces. Aimez-vous, mais surtout il faut passer à la caisse. L’amour est très permis, tant que vous vous acquittez de l’addition. L’amour gratuit est passé de mode, il lui faut le certificat d’un péage.

    Menu dédié pour un plan resto, offre exceptionnelle pour une chambre duo, gadgets et babioles spécial Saint-Valentin. Conversation illimitée à tarifs modérés, donc nouveau smartphone de rigueur. Ne pas le lui offrir en ce jour est un casus belli.

    Un cœur sur un chocolat, un cœur sur un gâteau, un cœur sur la cerise…Tous les artifices commerciaux sont bons pour vendre la Saint-Valentin : le cœur en solde, remise sur le cœur… Chaque vitrine d’afficher un cœur, chaque rayon de compter un produit Saint-Valentin.

    On ne parle jamais autant d’amour qu’à la Saint-Valentin, mais l’amour du 14 février est un authentique amour tarifé. Quand on aime, il ne faut surtout pas compter. Demain, peut-être ou même ce soir, l’amour fera place au quotidien. Amour d’un jour, pas toujours amour toujours.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Élection à refaire jusqu’à satisfaction

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Élection à refaire jusqu’à satisfaction

    Mercredi 5 février 2020 : l’AFD (Alternative für Deutschland) a mêlé ses voix à celles du CDU (parti démocrate-chrétien) et du FDP (parti libéral) pour faire élire, par une seule voix d’avance, le ministre-président de la région de Thuringe issu du FDP. C’est la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale que l’extrême-droite redevenait faiseur de roi.

    L’assassin revient toujours sur le lieu de son crime. De fait, c’est précisément en Thuringe qu’en 1930, le parti nazi d’Adolf Hitler se rendait pour la première fois indispensable en apportant un précieux appoint à l’élection d’alors du candidat conservateur.

    Le lendemain, les responsables nationaux du FDP et de la CDU, le parti de la Chancelière Angela Merkel, obtenaient que le ministre-président élu démissionne. Mais, les analystes soulignent la distorsion entre les positions du CDU dans l’ancienne RFA et la possibilité d’alliance avec l’AFD évoquée dans l’ancienne RDA où avait grandi Angela Merkel.

    À l’issue des régionales d’octobre 2019, où l’AFD a recueilli 23,4% des voix (13,7% à l’échelle nationale), les responsables du CDU en Thuringe ont réclamé des discussions ouvertes avec l’AFD arguant qu’il est inconcevable d’ignorer un quart de l’électorat.

    Les électeurs de l’AFD seraient-ils uniquement des brutes fascistes ? Et si c’étaient des Allemands simplement inquiets de l’ouverture des frontières de l’Allemagne au million et demi de réfugiés arabo-musulmans qui ont débarqué en Allemagne entre septembre et décembre 2015 ?

    Aussitôt esquissée la coalition FDP/CDU/AFD en Thuringe, Angela Merkel avait souhaité qu’on invalide l’élection. Il faudra donc refaire systématiquement les élections quand elles dérangent le politiquement correct. Le 23 juin 2016, les Britanniques avaient choisi le Brexit à un référendum, mais les parlementaires réunis à Londres la cosmopolite ont usé de telles manœuvres dilatoires qu’il avait fallu les élections législatives du 12 décembre 2019 pour acter enfin la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le 29 mai 2005, les Français avaient voté Non au traité constitutionnel européen (54,68% avec un taux de participation de 69,34%). Mais, le président de la République convoquera en Congrès du 4 février 2008 les députés et sénateurs français pour faire adopter le traité de Lisbonne sans prendre le risque d’un autre Non du suffrage universel direct. Le 1er juin 2005, les Néerlandais votaient à leur tour pour le Non au traité européen (61,6% avec 62,8% de participation). Malgré les rejets français et néerlandais, le projet de traité, à peine modifié, sera approuvé le Parlement européen le 20 février 2008. Mieux, les Irlandais avaient d’abord dit Non au traité par le référendum du 12 juin 2008 avant de l’approuver à un deuxième référendum le 2 octobre 2009.

    Ainsi va la démocratie, autant de scrutins et de référendums jusqu’à satisfaction des cosmopolistes, des internationalistes, des unionistes et des sans-frontières, autoproclamés dépositaires des valeurs d’humanisme.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La vieillesse est un naufrage

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La vieillesse est un naufrage

    À tout le monde, il est d’usage, et de courtoisie, de souhaiter «longue vie». Kirk Douglas aura eu une longue vie : 103 ans. Issur Danielovitch Demsky, fils de Juifs russes émigrés aux États-Unis, est mort, rassasié d’années, «voky taona» comme on dit en malgache.

    La vieillesse est vraiment un naufrage, comme l’écrivait Charles de Gaulle alors qu’il avait lui-même déjà soixante-quatre ans : les dernières images de Kirk Douglas, très très vieux, et pas beau vieillard, nous ramènent à la brutalité de notre date inexorable de péremption. On peine à croire que c’est bien le même homme que l’acteur athlétique dans «Spartacus». Un film que les moins de vingt ans peuvent très bien connaître depuis que les archives existent.

    Quoique. Pour ma part, j’aurai connu Spartacus, non en cours d’histo-géo sur la Rome antique, mais dans une bonne vieille «bandes dessinées» : Alix, tome 12, «Le fils de Spartacus», Casterman, 1975.

    Spartacus, un peplum de 1960. Kirk Douglas avait déjà la quarantaine. Il aura successivement incarné un boxeur (1949), un cowboy de Western (1957), un Viking borgne (1958), le général Patton (1966), et donc gladiateur dans les arènes de Rome. Après avoir financé ses études d’art dramatique comme lutteur de foire. En 1986, à 70 ans, Kirk Douglas courait encore sur le toit d’un train en marche…

    La vieillesse est un naufrage en fauteuil roulant. Autant retenir de Kirk Douglas ses images dans la force de l’âge. César d’honneur 1980, Oscar d’honneur 1996, Ours d’honneur 1991. La vieillesse est un triste naufrage. Alors, «longue vie», mais pas trop.