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  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Imprescriptible jusque dans la tombe

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Imprescriptible jusque dans la tombe

    «Relations intimes inappropriées» suivies d’excuses trente ou quarante ans après. La femme concernée avait 15 ans à l’époque des faits, tandis que l’adulte accusé de viol allait sur ses 32 ans. Cas malheureusement «classique» d’abus sexuel que favorise un milieu sportif, artistique, ecclésiastique, médical, universitaire, etc., où l’homme généralement plus âgé exerce un ascendant sur sa jeune victime. La communication des organismes qui luttent contre ces agressions devrait insister sur une image : ne pas présenter l’homme en question dans la respectabilité de son costume-cravate surmonté des cheveux blancs de la soixantaine, mais bien le caricaturer en brute en rut, faisant usage de violences physiques, d’intimidations morales, d’adjuvants psychotropes.

    Il est trop facile pour un violeur de se présenter, trente ou quarante ans plus tard, en vieillard digne et de santé fragile. Le déambulateur de service, la chaise roulante d’office, voire un malaise cardiaque fort à propos, ne doivent jamais faire oublier la brute menaçante, vociférante, violente, en pleine possession de ses moyens physiques décuplés par la testostérone adrénalinée.

    À une époque, j’avais pu penser qu’il était trop tard et dérisoire de juger d’anciens tortionnaires et assassins SS des camps de concentration ou des commandos de la mort. J’avais tort. La loi peut prescrire des faits, mais la monstruosité et la barbarie sont imprescriptibles. J’avais tort encore parce que, finalement, la méthode «plutôt mort que vif» des commandos du Mossad, partis à la traque des Eichmann (capturé en Argentine en 1960 et pendu en Israël deux ans plus tard) ou des Mengele (le livre d’Olivier Guez, «La disparition de Josef Mengele», Prix Renaudot 2017, pourrait incliner à de la sympathie pour L’ange de la mort d’Auschwitz devenu un vieillard en cavale permanente et qui ne fut jamais capturé), était la bonne.

    La honte et la peur doivent changer de camp. Les faux notables mais vrais abuseurs sexuels, réfugiés dans des fonctions qui ne les intéressent que pour l’immunité très officielle qu’elles leur assurent, doivent être débusquées et condamnées à la mort sociale avec interdiction d’accès à la tombe des ancêtres.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La Ville des Mille ne se fera pas en un jour

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La Ville des Mille ne se fera pas en un jour

    La Ville des Mille ne se fera pas en un jour. Pas après cinquante ans d’anarchie méthodiquement organisée.

    Le nouveau Maire Naina Andriantsitohaina a hérité d’une situation pire que catastrophique : cauchemardesque. Sa volonté de rétablir les fondamentaux de l’ordre, de l’hygiène, de l’organisation, est heureusement rejointe par une forte majorité de Tananariviens, un pourcentage au pif sans commune mesure avec la désaffection électorale et la « kolossale » abstention.

    Être Antananarivien en 2020, c’est vouloir de l’ordre, de la propreté, de l’organisation. À ce désir d’ordre, de propreté, d’organisation, il ne peut y avoir d’opposition que mortifère et assassine de l’image, du prestige et de l’identité d’Antananarivo.

    Le laisser-faire/laisser-aller a défiguré l’architecture caractéristique qui fait l’identité visuelle d’Antananarivo. Le même laisser-faire/laisser-aller a laissé penser à certaines personnes qu’elles pouvaient indûment s’approprier les jardins publics (Antaninarenina), des terrains domaniaux (Nanisana), voire des sites historiques (Antsahatsiroa). C’est toujours ce laisser-faire/laisser-aller qui a abouti à la désorganisation de l’espace public, au trouble des valeurs, à la mise en danger du vouloir vivre ensemble.

    La pire atteinte que ce laisser-faire/laisser-aller a commis contre Antananarivo, c’est le pourrissement des mentalités. Parce que la meilleure gardienne, la plus efficace des polices, dans la protection des acquis de chaque jour, qui se mesure en mètre de trottoir libéré, en nombre de marchands qui rejoignent les marchés dédiés, en groupes d’automobilistes qui cèdent la priorité aux passages piétons, reste la mentalité.

    C’est dans la mentalité collective, dans la tête de chacun des Antananariviens, que commence et se gagnera la lutte contre les cinquante dernières années de laisser-faire/laisser-aller pour le pire.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Alerte OMS au Coronavirus

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Alerte OMS au Coronavirus

    «Le monde entier doit être en alerte, le monde entier doit agir» prévient le directeur des programmes d’urgence de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Il aura fallu un mois et 170 morts en Chine depuis la mi-décembre 2019. 7000 contaminés dans une douzaine de pays. Des statistiques en constant changement. Malheureusement à la hausse.

    Il s’agit donc désormais d’une urgence de santé publique mondiale. Quelles sont les mesures en conséquence ? Faut-il interdire totalement la circulation internationale ? Mettre en stand-by la mondialisation ?

    Le Ministère japonais de la santé a annoncé que 3 des 206 Japonais évacués depuis la Chine sont contaminés par le coronavirus. Combien parmi les Américains et les Européens rapatriés, malgré les restrictions de circulation édictées par les autorités sanitaires chinoises, sont également porteurs du virus ? Et la quarantaine de quinze jours qu’on leur impose suffira-t-elle ? Si l’OMS avait décidé plus tôt de la gravité à l’échelle internationale de ce virus, sans doute aurait-il été possible d’empêcher ces exfiltrations de Japonais, d’Américains, d’Européens, d’Australiens, qui auraient dû être traités sur place, au même titre que les Chinois.

    Les 56 millions d’habitants du Wuhan et de la province du Hubei devaient être confinés. Mais, un premier décès a été annoncé à Pékin, à un millier de kilomètres, lundi 27 janvier. Tout de suite après, l’Allemagne et les États-Unis ont déconseillé de se rendre en Chine. La suspension de tous les trafics aérien, routier, ferroviaire et naval depuis le Wuhan n’a pas empêché la navette de vols charters des pays qui en avaient les moyens logistiques. Même l’île Maurice aurait demandé à l’Inde et à la France leur assistance pour le rapatriement de ses ressortissants.

    Les agences de voyage sont interdites de vendre des voyages, mais certains pays peuvent faire voyager des porteurs potentiels du coronavirus depuis Wuhan jusque partout dans le monde entier où il faudra raccompagner ces milliers d’étrangers.

    Alerte et action. Si des Malgaches de Wuhan avaient pu être embarqués à bord d’Air Austral, qui avait annoncé (dans un premier temps) n’arrêter ses rotations avec la Chine que le 8 février (Air Madagascar annonce à l’instant la suspension immédiate des vols) les aéroports malgaches doivent désormais avoir les moyens d’une prise en charge et d’un éventuel cordon sanitaire. Des cellules psychologiques, et une assistance manu militari, sont à prévoir pour vaincre les résistances «culturelles» à une mise en quarantaine, dès l’arrivée en terre malgache.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Pédophile un jour, Polanski toujours

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Pédophile un jour, Polanski toujours

    En 1977, Roman Polanski, alors âgé de 44 ans, est condamné à trois mois de prison pour abus sexuels sur une mineure de 13 ans. Bien sûr, dans les milieux de la mode et du cinéma, on se doute que certaines personnes consentent à la promotion-canapé et que livrer sa fille de treize ans à la merci d’un photographe (ou d’un réalisateur) est au mieux naïveté, au pire proxénétisme. L’adolescente et sa mère parlaient d’ailleurs de «passeport pour la célébrité», le talent de Roman Polanski étant déjà reconnu pour «Repulsion» (1965), «Rosemary’s Baby» (1968) ou «MacBeth» (1971).

    Pour sa défense, les avocats de Polanski avaient invoqué des «circonstances provocatrices» et «une certaine permissivité de la mère», mais Roman Polanski avait reconnu les faits : relations sexuelles avec une mineure de trente ans sa cadette après lui avoir administré alcool et drogue. Qu’à partir de 1997, et à plusieurs reprises depuis, sa «victime» lui ait pardonné et demandé l’abandon des poursuites, n’annule pas la réalité de faits que la loi peut prescrire.

    Quarante-trois ans après ces faits, la polémique devient scandale à propos des douze nominations aux César accordées au film de Roman Polanski, dont trois à titre personnel : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure adaptation. Les 4313 professionnels du cinéma français, qui ont plébiscité le film «J’accuse» de Roman Polanski, semblent oublier que onze autres femmes, âgées entre 18 ans et 9 ans au moment des faits, ont également porté plainte contre Roman Polanski.

    Mauvais signal alors que pendant ce temps, aux États-Unis, Harvey Weinstein (68 ans), un collègue en cinéma et en abus sexuels de Roman Polanski, cherche la compassion en se rendant à chaque audience en canne et déambulateur. L’écrivain Gabriel Matzneff (83 ans), couronné d’un Prix Renaudot alors qu’il a toujours complaisamment raconté ses aventures pédophiles et le viol de jeunes garçons aux Philippines, avait récemment associé son sort à celui de Roman Polanski (87 ans). Le Ministère français de la Culture lui a enfin retiré l’aide publique que le Centre national du livre lui accorda depuis 2002 : 160.000 euros en récompense de ses aveux pédophiles.

    Le film «J’accuse» a bénéficié d’un budget de 22 millions de dollars, preuve de la confiance inébranlable des producteurs dans les talents de réalisateur de Roman Polanski. Sauf que le génie cinématographique (Oscar, Palme d’Or et César pour «Le Pianiste» en 2003), ne serait qu’un vulgaire prédateur sexuel doublé d’un pédophile.

    Peut-il y avoir prescription pour un viol ? Si le viol était considéré comme un crime intolérable, et si ce crime intolérable avait été puni de la peine de mort, Roman Polanski, survivant du ghetto de Cracovie liquidé par les Nazis en mars 1943, ne serait même pas là aujourd’hui à plaider que la justice américaine oublie cette abomination (Chronique VANF, «Roman parce que Polanski», L’Express de Madagascar 06 avril 2017). Ni à réaliser un film chaque fois génial.

     

     

     

     

     

     

     

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Remblayez donc, remblayez toujours

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Remblayez donc, remblayez toujours

    «Terrain (rizière) à remblayer de 1704 m2 bordant la nouvelle route Rocade-Ankerana», «Terrain (rizière) de 546 m2, bord de la nouvelle route Rocade-Ankerana, idéal pour projet immobilier, bureau, hôtel, commerce, station-service»…

    Si je devais plaider la valeur historico-agricole de la plaine du Betsimitatatra, d’Alasora ou de Laniera, je sais ne pas avoir à m’adresser aux agences immobilières. Dès la première pelletée de remblai pour le by-pass Iavoloha-Ambohimangakely, on savait à l’affût tous ceux qui n’ont cure ni d’histoire ni d’hydrologie. Le remblayage massif de part et d’autre du By-pass, de la part de communes rurales, à la souveraineté par arrêté sans commune mesure avec l’impact catastrophiquement colossal de la disparition des rizières ou de lacs (cf. Imerimanjaka), ne satisferait à aucune étude d’impact environnemental sérieuse.

    Mais, qui s’en soucie sauf des dinosaures qui n’ont pas oublié l’histoire et qui ont lu les mises en garde des urbanistes engagés dans les projets MAG 79/009 (1980-1982) et MAG 82/009 (1983-1985) à propos du «Développement urbain d’Antananarivo».

    «Terrain (rizière) à remblayer, bordant nouvelle route Rocade» : c’est un générique qui avait dû passer inaperçu quand les opérateurs immobiliers avaient jeté leur dévolu sur And-Raharo ou Ankorondrano, dans les années 1960-1970, prenant en tenaille les milliers d’hectares de rizières entre Antananarivo et Ambohimanarina. Cinquante ans plus tard, c’est un générique en gestation quand les spéculateurs fonciers vont se lancer à l’assaut des onze kilomètres de part et d’autre de la Route de la Francophonie sur le Laniera, entre Tsarasaotra et Ivato.

    Après la première pelletée de remblai, toujours succède le carrousel de camions chargés de la terre enlevée aux collines et qui s’en vont la déverser, de jour comme de nuit, le long de la Route-digue depuis Ankadimbahoaka jusqu’à Ambodihady-Ambohimanarina, ou entre Anosizato et Ampitatafika, ou au pied d’Ankadindambo-Ambohimangakely…

    Si l’opération était publique, d’Aménagement du Territoire, au moins on aurait la consolation théorique d’une étude urbanistique dans les règles de l’art. Mais, ce sont des privés qui dictent de facto la configuration d’Antananarivo en créant et multipliant des lotissements résidentiels sur des marécages, des marais, des rizières, des lacs. Bientôt, ils vont remblayer l’Ikopa.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Pontifes peu poncifs

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Pontifes peu poncifs

    Les évêques et les cardinaux regardent-ils The Young Pope (avec Jude Law alias Pie XIII) et The New Pope (avec John Malkovitch alias Pape Jean-Paul III) ? Oui, s’il faut en croire cette mise au point de l’évêché de Venise : «Il s’agit d’une série fantaisiste et la créativité artistique du réalisateur cherche à provoquer des réactions controversées, parfois irrévérencieuses».

    Un Pape, l’anonyme François II, meurt et on se demande s’il a trépassé de cause naturelle : allusion au décès inattendu de Jean-Paul 1er, le dernier Pape italien en date, élu le 26 août 1978 et retrouvé mort le 29 septembre 1978. Deux Papes ensemble sur la même photo, même si l’un, Pie XIII, est dans le coma : clin d’œil à la cohabitation entre François 1er et son prédécesseur Benoît XVI. Dans l’ombre, la toute-puissance cautelese de l’incontournable et inamovible Secrétaire d’État Voeillo.

    Toute cette gesticulation feutrée se déroule sur fond d’un érotisme suggéré, comme une alléchante bande-annonce escamotée au montage. Au milieu de cette «horde de mâles», une jolie directrice de la communication : présence féminine au cœur du saint des saints du Vatican, véritablement captieuse mais délicieusement capiteuse. La participation paritaire de la femme sera-t-elle longtemps encore l’activité domestique des (bonnes) sœurs, d’ailleurs ici en grève ? «Que demandent vos sœurs avec tant de conviction», demande le Pape à l’une d’elles ? «Le respect», répondit-elle.

    Le Vatican est la seule institution religieuse qui tolère, même en grinçant des dents, que soit diffusée sa caricature sans qu’un ayatollah catholique prononce un fatwa ou que des jihadistes Croisés fassent parler leur kalachnikov. Surtout que le réalisateur italien Paolo Sorrentino avoue n’avoir que les articles de presse comme source de son imagination espiègle, mais admirative, comme fascinée. John Malkovitch alias Jean-Paul III a sorti le mot fondamental : «Mystère». Mais, au singulier ou au pluriel ? Mystère de la foi, mystère du pouvoir, mystère dans le mystère…

    Le courroux envers les criminels, comme le réseau pédophile Corpus Christi d’un séminaire de Melbourne ou ce prêtre français tardivement défroqué, Bernard Preynat (ordination en 1971, procès canonique pour exclusion de l’Église seulement en 2018), est à la mesure de cette admiration pour la remarquable complexité de cette belle construction humaine qu’est la machine du Vatican. Le cardinal Barbarin, accusé d’avoir dissimulé les faits pour éviter le scandale, a remis sa démission au Pape. Mais, en dehors d’un tribunal ecclésiastique, un tribunal pénal aurait-il été prêt à condamner à mort tous les pédophiles qui ont traumatisé plusieurs générations de scouts qu’on leur a imprudemment confiés et qui leur ont fait aveuglément confiance ?

    La Réforme de Luther et Calvin se refusait à cette mise en scène. Une austérité très contraire à cette «Église-spectacle». Sauf que leur volonté de sobriété est préjudiciable dans un monde d’ultra-communication. Si le Vatican n’existait pas, chaque réalisateur de talent l’aurait inventé.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Ordures frontière

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Ordures frontière

    «(Pas) de chance pour «Le Pic Vert» à Ambatobe : les invités de cet «espace» vont devoir mettre une roue dans le gros tas d’ordures en surplomb immédiat de la pépinière arboricole du SNGF (silo nationale des graines forestières). Les arbres de la reforestation s’exportent moins que ne voyagent les microbes embarqués sur la gomme des Michelin et autres Good Year. On ne sait, avec leur odorat exacerbé, si les mouches préfèrent le fumet des mets fins servis aux tables d’à côté ou si elles se contentent des exhalaisons pestilentielles des ordures non ramassées» : extrait de la Chronique Antranonkala du 2 novembre 2019, «Soavimbahoaka, Ambatobe, Analamahitsy : maux ordinaires d’Antananarivo (3)».

    Où s’arrête le cinquième arrondissement d’Antananarivo et où commence Ankadikely-Ilafy ? Les riverains du SNGF se posent régulièrement cette question quand ils doivent enjamber deux fois par jour le gros tas d’ordures que personne ne vient ramasser : avant les ordures, c’est encore la Capitale ; au-delà, c’est déjà la banlieue. Pourtant, il existe plus d’homogamie sociale entre deux villas voisines, sur la frontière Ambatobe-Manjaka, qu’entre la villa, que d’ailleurs ses propriétaires situent dans le quartier hautement résidentiel d’Ambatobe, et la campagne maraîchère de Belanitra qui relève également de la commune d’Ankadikely-Ilafy.

    Les problèmes du découpage territorial, c’est déjà ça. Comme la séparation artificielle entre les collines historiquement et géographiquement si proches d’Alasora (Avaradrano) et Imerimanjaka (Vakinisisaony-Atsimondrano). Comme le rattachement du village de Sadabe à Manjakandriana du Vakiniadiana dont le village Mandiavato est séparé par deux routes nationales (la 3 et la 2). Comme les hésitations des Tsingy du Bemaraha entre Menabe et Melaky.

    En attendant les états généraux du découpage territorial, dont l’historique remonte jusqu’aux Toko de la monarchie en passant par les cercles et territoires militaires créées par le général Gallieni et son prédécesseur Voyron, la montage d’ordures d’Ambatobe gagne en altitude et amplitude.

     

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Mémoire contre amnésie et révisionnisme

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Mémoire contre amnésie et révisionnisme

    Le 27 janvier 1945, les soldats de la 60ème Armée soviétique ouvraient le portail d’Auschwitz. Pour ne jamais oublier de quelles horreurs peut être capable le genre humain, l’Humanité repentante commémore la date de libération d’Auschwitz, le plus grand des camps de concentration nazis où 1.100.000 hommes, femmes et enfants, perdirent la vie. Dont 600 malchanceux exécutés le dernier jour, «pour la route», par les SS qui s’enfuyaient.

    Depuis au moins trente ans que je regarde les documentaires sur l’Holocauste, j’apprends chaque fois encore quelque chose de nouveau. Tant il est impossible de faire le tour exhaustif des mille petits détails de cette horreur inhumaine qu’allaient pourtant prolonger les génocides khmer, serbe et rwandais.

    Pour la presse, un sujet qu’on dépoussière chaque saison est un marronnier. Mais, le projet hitlérien d’extermination des Juifs, «La solution finale», n’est pas un marronnier bouche-trou. C’est un crime contre l’Humanité dont certains, pas tous, théoriciens et exécutants avaient été jugés et exécutés par les procès de Nuremberg.

    «Celui qui sauve une vie, sauve l’Humanité» : cette phrase du Talmud avait été gravée par des déportés Juifs au dos d’une médaille qu’ils allaient offrir à Oskar Schindler. Ce dernier, pourtant membre du parti National-socialiste, sauva un millier de Juifs, affectés comme ouvriers dans ses usines en Cracovie et Moravie d’une déportation fatale à Auschwitz. Arrêté plusieurs fois par la SS, qui ne put prouver ses manœuvres frauduleuses pour enrôler toujours plus de Juifs sous sa protection. En 1945, il quitta l’Allemagne avec un groupe de «ses» Juifs. Un fonds de charité juif l’aida à s’établir en Argentine en 1949. En 1962, Oskar Schindler se vit décerner le titre de «Juste parmi les Nations» par Yad Vashem. À sa mort en 1974, ruiné et anonyme, sa dépouille fut «rapatriée» en Israël.

    Le film «La liste de Schindler» (1993, Steven Spielberg) porta les actes d’Oskar Schindler à la connaissance du grand public. Le travail de mémoire, c’est aussi une démarche de sensibilisation. Yad Vashem, le Mémorial de la Shoah à Jérusalem, qui accueille un million de visiteurs par an, réunira une quarantaine de leaders internationaux ce jeudi 23 janvier.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Il pleut un lac

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Il pleut un lac

    Il pleut. Et c’est tant mieux. Il pleut régulièrement, et abondamment, depuis vendredi soir. Cinq jours de générosité pluviométrique, c’est toujours préférable à l’étiage des ruisseaux, des rivières et des fleuves. L’humidité est infiniment préférable à la sécheresse. Toute cette pluie, quand elle trouve à s’infiltrer naturellement là où tout n’a pas (encore) été bétonné, bitumé, étanchéifié, apporte l’eau salutaire au renouvellement de la nappe phréatique.

    Il pleut et c’est toujours triste de voir toute cette eau se perdre sans valeur ajoutée au passage du millier de canaux, de la centaine de ruisseaux, de la douzaine de rivières, jusqu’aux fleuves qui vont à la mer. On pourrait tellement stocker toute cette eau : dans un lac artificiel qui serait à la fois bassin-tampon et réservoir.

    L’eau, c’est la vie. Un lac, c’est tellement d’eau. Impression ou réelle sensation de fraîcheur à proximité d’un lac ? Un lac sait également se prêter à des activités nautiques : régates en pirogues à balancier(s) dont le genre rattache, une fois de plus, Madagascar à l’aire de la navigation malayo-polynésienne ; reconstitution de certains épisodes historiques où il est beaucoup question de «zahatra» (radeau) et de «tatamo» (nénuphar parfois géant) ; et pourquoi pas un musée vivant de toute la poésie que chante le lexique aquatique ?

    Un lac artificiel dont la création conjurerait le remblayage de tant d’autres «farihy», «kamory» et «dobo». Renaissance et sanctuaire d’une biodiversité ailleurs décimée : poissons autochtones (masovoatoka, marakely, zimpona) et crustacés voire tortue (rere) et autres batraciens lesquels s’en vont mourir sous les roues automobiles à traverser une Nationale à la saison des amours. Les oiseaux qui hantent habituellement les antiques «Hainteny» reviendraient dans l’actualité des humains qui ne seraient pas en reste, à improviser balades, excursions et pique-niques. L’eau, c’est la vie. Un lac, c’est tellement la vie.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Eau-de-Mars

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Eau-de-Mars

    Nous n’avons pas encore rencontré des Aliens Extra-terrestres, mais les scientifiques assurent qu’il y a de l’eau sur Mars. Il faudra juste à l’Humanité se dépêcher avant son évaporation complète. Les mêmes scientifiques prédisent que l’Homme sera en mesure d’arriver sur Mars dans dix ans. Horizon 2030 : c’est déjà après-demain.

    Il y a une dizaine d’années, la simple rumeur d’un achat des eaux d’une rivière malgache par l’Arabie saoudite avait provoqué un tollé. C’est pourtant vrai que si un captage devait être organisé, l’opinion publique malgache s’indignerait moins qu’un pipeline sur la Matsiatra-Mangoky arrose plutôt le Sud aride. Il est clair que viendra le moment où il n’y aura plus d’eau pour tout le monde sur Terre, d’où cette idée d’aller en puiser sur d’autres planètes.

    La nouvelle conquête de l’espace sera donc celle de l’eau. Ça fait cher la bouteille d’eau minérale. Et on doute qu’il se mette en place une agence onusienne de l’eau potable sur le mode «à chacun selon ses besoins». Les pays, ou groupes de pays, qui auront financé les citernes-navettes entre la Terre et mars imposeront le «à chacun selon ses moyens».

    En Australie, après les incendies, le Déluge. Peut-être tout aussi mortels, l’un que l’autre en excès, l’eau restera néanmoins toujours plus vitale que le feu. Il est possible de flotter à la surface de l’eau, mais impossible de cohabiter avec la lave incandescente d’un volcan. Ironiquement, le magma en fusion se trouve en abondance sous nos pieds, et c’est chaque goutte du précieux liquide qu’on devra puiser à des années-lumière.