TRAFIC D’OR – L’Etat malgache porte plainte pour exportation illicite d’or et réclame l’extradition des suspects arrêtés en Afrique du Sud ainsi que le rapatriement des 73,5 kilos d’or
Antananarivo, 6 Janvier, 21h05 – L’Etat se veut ferme dans l’affaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud. Il annonce avoir « porté plainte pour exportation illicite de 73,7 kilos d’or », dans le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi. Selon ce communiqué, « le traitement de ce dossier au niveau du Pôle anti-corruption ne devrait pas tarder ».
Dans la ligne de mire de l’Etat malgache, ceux qui ont été arrêtés en Afrique du Sud et qui « doivent absolument être extradés », indique le Conseil des ministres. Et pour montrer sa détermination, le gouvernement assure vouloir « poursuivre et sanctionner ceux qui tenteraient d’intervenir ou d’empêcher les procédures d’extradition ».
Le Conseil des ministres fait également part de sa détermination à rapatrier la marchandise exportée. « Nous devons tout faire pour que cet or soit restituée à la Banque centrale », souligne le communiqué. Il évoque également la « mise en place prochaine de l’agence de recouvrement des avoirs illicites ». Il annonce également « une étroite collaboration avec les autorités sud-africaines dans tous les domaines concernés par ce dossier ».
La police sud-africaine a arrêté la semaine dernière à l’aéroport de Johannesburg trois hommes venant de Madagascar qui avaient dans leurs bagages à mains 73,5 kilos d’or et des devises étrangères dont le montant n’a pas été révélé. Deux autres hommes qui étaient prévus prendre le même vol que les trois suspects ont été identifiés, et l’un d’entre eux a été arrêtés à Antananarivo, tandis qu’un autre est encore recherché.
La Douane malgache affirme ne pas avoir été présente à l’aéroport lors de l’embarquement des passagers et de leurs bagages, indiquant ne pas avoir été informé du vol et ainsi du départ de l’avion privé qui avait transporté l’or. Le secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie, le général Richard Ravalomanana, de son côté, affirme qu’à un moment, les caméras de surveillance de l’aéroport avaient été éteintes.