TRANSPORT AERIEN – « La renégociation de la convention de concession des aéroports d’Antananarivo et de Nosy Be avec Ravinala Airports avance », indique Joël Randriamandranto
Antananarivo, 1er Mars, 7h45 – « Qu’est-ce qui peut être changé dans la convention de concession des aéroports de Nosy Be et d’Antananarivo et qu’est-ce qui ne peut pas l’être » ? Ce sont les questions auxquelles le gouvernement et la société Ravinala Airports, concessionnaire des deux aéroports continuent de tenter de trouver des réponses.
« Nous sommes en pleines négociations et les discussions avancent », confie Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du tourisme et de la météorologie, en marge de la cérémonie de célébration du 30ème anniversaire de la société Aéroports de Madagascar (Adema), vendredi. L’objectif, souligne-t-il, est d’obtenir « une convention gagnant-gagnant par rapport à la convention signée il y a quelque temps ».
A en croire le ministre, chaque partie est ouverte au dialogue et personne ne ferme les portes. « Chacun avance ses arguments sur ce qui peut ou sur ce qui ne peut pas être fait », poursuit-il. Il n’indique pas jusqu’à quand ces discussions vont avoir lieu mais assure que celles-ci se poursuivent.
En attendant, l’ouverture des nouvelles infrastructures aéroportuaires n’est pas encore au programme. « Nous ne sommes pas pressés », soutient Joël Randriamandranto. « Les frontières sont encore fermées, et même si nous l’ouvrons maintenant, il n’y aura ni vol ni passagers », ajoute-t-il.
Vendredi, la société Adema s’est plainte de ne pas avoir perçu sa quote-part sur les redevances de concession que Ravinala Airports doit verser à l’Etat malgache. L’absence de cette quote-part qui s’élève à 3 millions d’euros par an, selon le communiqué de presse de la société d’Etat, créerait dans ses finances « un grand déséquilibre ».
Une source proche du dossier indique que Ravinala Airports, de son côté, n’a pas non plus perçu de la part d’Air Madagascar la redevance de développement des infrastructures aéroportuaires (RDIA) qui constitue sa principale source de revenu. Or, le montant de cette redevance prélevée sur le prix des billets est l’un des points sur lesquels les autorités malgaches veulent revenir dans le cadre de la renégociation.