TRANSPORT AERIEN – Les vols de rapatriement se négocient entre les Etats, rappelle l’Aviation civile de Madagascar

Antananarivo, 30 Septembre, 17h46– Une précision que l’Aviation civile de Madagascar croit utile. Les vols de rapatriement étant des vols spéciaux, ils « ne sont pas régis par des accord aériens mais se négocient entre les Etats », rappelle-t-elle. Au-delà des aspects techniques, il y a donc aussi les considérations politiques. Et selon l’ACM, « La décision de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile française) relative à l’autorisation des vols de la compagnie Air Madagascar (…) n’est pas liée aux aspects techniques concernant cette dernière ».
Les spéculations sur les capacités d’Air Madagascar d’assurer les vols long courrier se sont multipliées après la décision des autorités françaises de lui retirer l’autorisation de prendre des passagers sur la ligne Antananarivo – Paris. Mais selon l’ACM, « à ce jour, aucune défaillance pouvant affecter les opérations des compagnies aériennes n’a été décelée dans les processus de gestion de la réglementation, de la certification et de la surveillance des opérateurs par l’ACM ».
L’ACM parle d’ailleurs d’un « travail de fond de mise en conformité avec les standards OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), pour accompagner et soutenir les opérateurs, et pour éviter de retomber dans la liste de sécurité de l’Union européenne ». Elle souligne que « la gestion des opérateurs aériens à Madagascar est conforme aux standards internationaux ».
Lundi, Air Madagascar devait transporter des passagers au départ d’Antananarivo vers Paris, comme elle le faisait ces dernières semaines depuis que les autorités malgaches ont décidé d’autoriser le rapatriement des Malgaches bloqués à l’étranger. Sur autorisation des autorités françaises auprès desquelles le gouvernement a négocié des vols spéciaux pour amener les étudiants en Europe, la compagnie malgache a pu pendre des passagers sur la ligne Antananarivo-Paris.
Mais l’autorisation a été retirée suite au refus des autorités malgaches d’accorder à la compagnie française l’autorisation de transporter des passagers au départ de Paris pour Antananarivo. « Le nécessaire équilibre entre les deux compagnies » était l’argument avancé par les autorités françaises pour expliquer le retrait de l’autorisation accordée à Air Madagascar. Aujourd’hui, seules sont autorisées pour les deux compagnies, le transport de passagers sur la ligne Paris-Antananarivo pour Air Madagascar, et le sens inverse pour Air France.
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