TRANSPORT TERRESTRE – Des transporteurs desservant la RN7 insistent pour garder leur stationnement à la gare routière de Fasan’ny Karana

“Bien que la date du 16 septembre ait été évoquée, notre travail continue, rien ne change”. Des transporteurs desservant la route nationale RN7 affirment vouloir rester au Fasan’ny Karana malgré les avertissements du ministère des Transports et de la météorologie. Ils affirment que le transfert de la gare routière RN7 vers la gare routière d’Amoronakona constitue une violation des droits des consommateurs et des droits des transporteurs. 

Pour ces contestataires, la décision du ministère des Transports et de la météorologie de sanctionner tout taxi-brousse roulant avec un quitus autre que celui délivré à Amoronakona est considérée comme nulle et non avenue. Ils disent d’ailleurs encore attendre être notifiés du texte qui instaure cette mesure. En attendant, ils disent vouloir continuer à récupérer et à déposer leurs passagers sur le site de Fasan’ny Karana.

Pour ces transporteurs, le déménagement des transporteurs à Amoronakona implique que “les passagers à destination du Grand Sud doivent payer des frais supplémentaires pour rejoindre la nouvelle gare routière qui se trouve en périphérie d’Antananarivo”. “C’est une violation claire de leurs droits”, dénoncent-ils. “Ils doivent encore payer 3 000 ariary pour payer le trajet en train urbain”, donnent-ils en exemple.

Ces transporteurs affirment également être lésés par rapport à certains de leurs concurrents qui ont le droit d’avoir une gare routière en centre-ville. Ils parlent, entre autres, des taxi-brousse offrant des services plus et qui ont leur stationnement sur leur propre site. Ils donnent l’exemple des coopératives et autres sociétés de transport ayant leur gare à Anosibe, à Andavamamba, à Behoririka ou même à Talatamaty. 

Jeudi, en conférence de presse, le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Ramanambola Andrianavalona, avait indiqué que les taxi-brousse qui ne prenaient pas le départ de la gare d’Amoronakona risquaient de voir leur véhicule mis en fourrière et les coopératives leur licence retirée.

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