TRAVAUX PUBLICS – Le président de la République annonce la réhabilitation imminente de la Route nationale 2 sur fonds propre de l’Etat pour démarrer

Antananarivo, 9 Août, 7h07 – La réhabilitation de la Route nationale 2, reliant Antananarivo à Toamasina, ne devrait pas tarder. Le président de la République, Andry Rajoelina, indique qu’il descendra lui-même sur place pour constater de visu le démarrage des travaux dès cette semaine. « C’est un défi que nous lançons », a-t-il indiqué au cours de l’émission spéciale diffusée dimanche soir sur les chaînes audiovisuelles publiques.
Le chef de l’Etat rappelle également que Madagascar vient de bénéficier d’un fonds de 200 millions de dollars de la part de la Banque mondiale pour assurer l’entretien des routes. « Une grande première », indique Andry Rajoelina. Ce fonds devrait, entre autres, servir à l’entretien de la RN2 (Antananarivo – Toamasina), de la RN7 (Antananarivo – Toliara), de la RN4 (Antananarivo – Mahajanga), de la RN34 (Antsirabe – Miandrivazo – Malaimbandy), de la RN30 (Ambalavelona – Ankify), de la RN30A (Hell-Ville Nosy Be – Andilana), de la RN57 (Hell-Ville – Aéroport de Fascène Nosy Be), de la RN12 (Irondro – Manakara – Vangaindrano) et de la RN45 (Alakamisy Ambohimaha – Vohiparara).
En attendant le décaissement de ces fonds dont la signature s’est effectuée le 21 Juillet dernier et dont la ratification par le Parlement est en cours, Andry Rajoelina indique que les travaux devraient être assurées par le fonds propre de l’Etat malgache et des entreprises malgaches seront sollicitées. A en croire le chef de l’Etat, « nous avons les fonds pour nous permettre d’effectuer l’entretien de nos routes ». « Si je ne me trompe pas, nous devons avoir environ 400 milliards d’ariary dans le fonds routier », martèle-t-il.
Le président de la République appelle néanmoins les entreprises locales à bien faire le travail et à ne pas le bâcler comme cela a tendance à être le cas. « Des fois, les routes sont réhabilitées, puis au bout d’un an, elles commencent à se détériorer », regrette-t-il. Il s’est par ailleurs adressé aux entreprises ayant contracté avec le Fonds routier et qui n’ont pas encore été payés. A l’entendre, l’Etat ne les a pas payés, non pas à cause d’un manque de fonds, mais « à cause des travaux qui n’ont pas été effectués malgré les affirmations contraires ».
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