Antananarivo, 24 Avril, 15h20 – A chacun son confinement. Dans certains quartiers d’Antananarivo, comme à Ankorondrano, les rues étaient désertes et on ne croisait pas un chat. Et les épiceries ouvertes semblaient peiner pour avoir des clients.
Dans d’autres, les ruelles étaient un peu plus animées. Certains habitants sortaient pour faire des courses de dernière minute chez les épiciers ouverts, ou chez le marchand de fruit du bout de la rue, qui se considérant comme un commerce de quartier, est venu étendre son étal. D’autres étaient obligés de chercher de l’eau à la borne fontaine du coin, parce que le fût qu’ils ont à la maison ne peut pas suffire pour contenir tout le besoin en eau du week-end.
Et puis, il y a ces quartiers qui, tels Andranomanalina, vivent le confinement comme au quotidien : les rues y étaient presque noires de monde, et beaucoup de commerces de quartier, épiceries, gargotes, boucheries, marchands de fruits et légumes, étaient presque tous ouverts.
Mais le temps de fermer boutique est arrivé, et dès 11h, les éléments des forces de l’ordre ont commencé à inviter les gens à rentrer chez eux. Les commerces qui n’étaient pas dans la liste officielle des services autorisés étaient invités à fermer leurs portes. A 13h, les policiers aidaient les dernières boutiques à ranger les étals et les marchandises.
Dans les quartiers commerçants où les marchés sont quotidiens, la mission des forces de l’ordre n’était pas
difficile. L’entrée des marchés a été fermée dès tôt le matin et presque personne ne pouvait y circuler. Et d’Anosibe à Isotry, les étals et les stands des marchands ont été bien rangés, les rideaux métalliques bien tirés.