Les séries A, C et D disparaîtront du baccalauréat général à partir de la session 2027. Les candidats composeront désormais dans trois séries, L pour le littéraire, S pour les scientifiques et OSE pour les domaines liés à l’organisation, à la société et à l’économie. La mesure portant réorganisation de l’examen du baccalauréat de l’enseignement général a été officiellement adoptée par décret le 31 août dernier. Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la mise à l’échelle du nouveau programme scolaire dans les établissements, du préscolaire à la classe de terminale.
Avec cette décision, les autorités mettent fin à la période de coexistence des anciennes séries A, C et D avec les nouvelles séries L, S et OSE. Le nouveau programme scolaire, élaboré à partir de 2018 et expérimenté dans plusieurs établissements, puis progressivement déployé dans les établissements publics et certains établissements privés, devrait désormais s’appliquer à tous les établissements scolaires du système malgache.
La phase pilote a été menée en 2020 dans 18 circonscriptions scolaires et 168 établissements, rappelle Yves Martin Razafimandranto, directeur général de la pédagogie (DGP) auprès du ministère de l’Education nationale. Depuis 2021, les deux systèmes ont été appliqués simultanément dans les établissements concernés. Six ans plus tard, si le nouveau système est déjà appliqué dans la majorité des établissements publics, selon les statistiques des trois dernières années, de nombreux établissements privés en sont encore restés à l’ancien système.
La période de cohabitation a, par ailleurs, entraîné une augmentation de la charge de travail liée à la conception des sujets du baccalauréat. “Les concepteurs ont dû élaborer sept sujets”, explique le professeur Angelo Raherinirina, directeur général de l’enseignement supérieur auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En limitant désormais le baccalauréat général aux trois nouvelles séries, la charge de travail des concepteurs de sujets devrait se retrouver réduite.
La transition vers les nouvelles séries sera accompagnée de plusieurs mesures, indique le ministère. Les épreuves devront notamment être analysées afin de tenir compte du profil des élèves issus des anciennes séries A, C et D. Le renforcement des capacités des enseignants figure également parmi les mesures prévues.
Avec les séries L, S et OSE, le ministère de l’Éducation nationale entend par ailleurs réduire la place des “sujets types, pronostics et autres préparations mécaniques” dans la préparation au baccalauréat. La réforme vise davantage l’acquisition de compétences utiles dans la vie professionnelle et l’amélioration de l’employabilité des élèves que la recherche exclusive de taux de réussite élevés.
Pour le ministère, cette évolution s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années. Après six années de phase pilote, le nouveau programme scolaire entre désormais dans sa phase de mise à l’échelle et doit couvrir progressivement l’ensemble des niveaux d’enseignement. Il doit remplacer un programme élaboré en 1996, considéré par le ministère comme moins adapté aux réalités actuelles. “Il s’agit de préparer des élèves créatifs, respectueux de la société, qui se respectent eux-mêmes et qui sont patriotes”, conclut Yves Martin Razafimandranto.











