Catégorie : Économie

  • ENERGIE – Un terrain de 14ha pour installer la centrale solaire de 5MW de Nosy Be

    ENERGIE – Un terrain de 14ha pour installer la centrale solaire de 5MW de Nosy Be

    Antananarivo, 15 Mai, 7h15 – Le projet national de production d’énergie solaire de 50MW dans sept grandes villes du pays prend progressivement forme. A Nosy Be, les travaux de construction de la centrale solaire de 5MW devraient bientôt commencer. Si l’on en croit les informations transmises par la préfecture de Nosy Be, la cérémonie de pose de la première pierre de ce chantier est prévue la semaine prochaine, dans le cadre de la tournée présidentielle prévue dans la région la semaine prochaine.

     

    Selon la Jirama, ce projet de centrale solaire de Nosy Be sera construit sur un terrain de 14 ha. Il devrait bénéficier à plus de 12 000 habitants. Les autorités régionales sont descendues sur le terrain où sera implantée cette infrastructure mercredi. Les images transmises par la préfecture de Nosy Be dans le cadre de la supervision des préparatifs de la visite présidentielle montrent que les équipements nécessaires à la construction de la centrale sont déjà sur les lieux.

     

    Outre Nosy Be, le projet de production d’énergie solaire de 50MW concerne les six chefs-lieux des provinces. Les 20MW sont installés à Antananarivo tandis que les 30 MW sont répartis entre Nosy Be, Toamasina, Mahajanga, Antsiranana, Toliara et Fianarantsoa à raison de 5MW par localité. Pour Toliara, la première phase des travaux est en cours et le terrain où sera implantée une centrale de 2,5MW est en cours d’aménagement.

     

    Photo : Jirama

  • INFRASTRUCTURES – Andry Rajoelina lancera les travaux de réhabilitation de la RN10 ce vendredi

    INFRASTRUCTURES – Andry Rajoelina lancera les travaux de réhabilitation de la RN10 ce vendredi

    Antananarivo, 14 Mai, 20h45 – Les travaux de réhabilitation de la route nationale numéro 10 (RN10) devraient bientôt commencer. Lors du Conseil des ministres délocalisé à Toliara, ce mercredi, le président Andry Rajoelina a annoncé qu’il procédera à la pose de la première pierre de ce chantier ce vendredi, marquant ainsi le lancement officiel des travaux.

     

    “Ces travaux devraient être achevés dans deux ans”, souligne le locataire d’Iavoloha en ouverture de cette réunion hebdomadaire de l’exécutif, retransmise en direct sur la page de la Présidence de la République. Selon lui, “les appels d’offres sont terminés et le financement est disponible”.

     

    Le Chef de l’État indique que cette route n’a jamais été goudronnée. Longue de 414 km, elle relie Ambovombe à Andranovory sur la RN7, en passant par Ampanihy et Betioky. Les travaux seront divisés en quatre lots, selon un communiqué du ministère des Travaux publics publié en janvier.

     

    Les deux premiers, entre Andranovory–Ambatry (98 km) et Ambatry–Ampanihy (113 km), ont fait l’objet d’appels d’offres au premier trimestre de cette année. Pour les lots trois et quatre, entre Ampanihy–Beloha (92 km) et Beloha–Ambovombe (111 km), il ne restait plus que l’ordre de service pour entamer les travaux.

     

    La réhabilitation complète de la RN10 est prévue dans le cadre du projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive, financé à hauteur de 400 millions de dollars par la Banque mondiale. Plusieurs dates de démarrage avaient été évoquées depuis la signature du projet à Washington, en avril 2022.

     

    D’après le compte-rendu du Conseil des ministres du 30 avril 2025, le projet en est actuellement à la phase de mise en œuvre des procédures d’indemnisation des propriétaires concernés par la libération des emprises.

     

    Photo : Présidence de la République

  • ENERGIE – Le Fonds souverain malagasy (FSM) devient officiellement actionnaire à 49% de la centrale de Sahofika

    ENERGIE – Le Fonds souverain malagasy (FSM) devient officiellement actionnaire à 49% de la centrale de Sahofika

    Antananarivo, 13 Mai, 12h25 – Signature de contrat d’achat d’actions ce mardi au Palais présidentiel d’Iavoloha. La société Neho (Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive), promotrice de la centrale hydroélectrique de Sahofika accueille formellement le Fonds souverain malagasy SA (FSM/SA) parmi ses actionnaires. Les membres “historiques” du consortium Neho, Themis et Eranove viennent signer ce mardi la cession d’une partie substantielle de leurs actions à cette société d’Etat ayant pour “mission de financer, de réaliser et d’investir dans des projets de développement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emploi”.

    Comme déjà approuvé par le Conseil des ministres de la semaine dernière, le FSM devient un actionnaire majeur, détenant 49% de la société Neho. Pour l’Etat malgache, cette entrée “en force” dans le capital de Neho souligne la volonté de Madagascar de renforcer sa souveraineté énergétique. Mais “cette initiative s’inscrit dans la vision de l’État visant à accélérer l’accès des Malgaches à une énergie propre et durable”, avait également déclaré le Conseil des ministres.

  • ENERGIE – Andry Rajoelina annonce la fin des subventions accordées à la Jirama d’ici deux ans

    ENERGIE – Andry Rajoelina annonce la fin des subventions accordées à la Jirama d’ici deux ans

    Antananarivo, 13 Mai, 11h50 – L’Etat ne devrait plus avoir à subventionner la Jirama d’ici deux ans au plus tard. Plusieurs dispositions en cours devraient contribuer à l’atteinte de cet objectif que le président de la République Andry Rajoelina avait présenté devant le Vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), ce mardi au palais d’Etat d’Iavoloha.

    Le Chef de l’Etat avait souligné l’importance de la transition énergétique, avec l’accélération des projets hydroélectriques. Il a alors exposé que l’opérationnalisation du projet Sahofika, par exemple, permettra non seulement d’accroître la production d’énergie propre mais réduira également le coût de production d’énergie à Madagascar.

    Mais avant la mise en service des centrales hydroélectriques, Andry Rajoelina avait présenté aux émissaires de la BAD son projet d’investissement massif dans les parcs solaires, avec un coût de production et un prix de vente qui se situe entre 7 jusqu’à 10 centimes de dollars le kilowattheure.

    « Ce coût va grandement diminuer, comme nous le prévoyons dans notre objectif dans le plan de redressement de la Jirama. Et d’ici un an et demi ou deux ans ou plus tard, il n’y aura plus de subventions que nous allons octroyer à cette société d’Etat », annonce Andry Rajoelina.

    Pour l’heure, avec le coût de production d’énergie qui reste très élevé avec le recours à l’utilisation des centrales thermiques, l’État subventionne encore la Jirama à hauteur de 150 jusqu’à 250 millions de dollars annuellement. Le locataire d’Iavoloha avait indiqué que ce coût de production d’énergie est en moyenne de 25 centimes de dollars.

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  • CRÉDITS BANCAIRES – Financement mis en veille pour les industries du secteur extractif

    CRÉDITS BANCAIRES – Financement mis en veille pour les industries du secteur extractif

    Antananarivo, 12 Mai, 16h05 – Le secteur extractif devrait une nouvelle fois se voir privé de financement au premier trimestre de cette année. Les banques devraient encore suspendre leurs octrois de crédit pour ce secteur durant cette période, compte tenu de l’incertitude sur le contexte international influençant les activités extractives. C’est ce qui ressort de l’Enquête de conjoncture économique que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) avait réalisée auprès des 13 banques territoriales de la Grande île.

    Ces banques commerciales ont déjà prévu de suspendre le financement des industries extractives au dernier trimestre de 2024, notamment avec le contexte international à l’époque qui était marqué par la baisse de la demande et des prix des produits de base comme le nickel. Et le financement des activités extractives devait encore être mis en veille au premier trimestre de cette année, en attendant plus de clarté sur l’évolution de ce contexte international, rapporte la BFM.

    Comme exposé par la Banque centrale, le secteur extractif reste confronté aux défis d’une rude concurrence, et de volatilité des prix internationaux des produits de base, à la suite à l’augmentation de l’offre globale.

    Ce sont toujours les entreprises dans le secteur du commerce qui bénéficient de plus du quart des crédits octroyés par les banques. Le financement du secteur du commerce est toujours perçu par ces établissements financiers comme un bon risque, alliant rentabilité et faible risque de non-remboursement. Le commerce était suivi, au dernier trimestre de 2024 par le secteur des transports (18%) et le secteur agricole (16,3%) concernant la répartition des crédits octroyés.

    Cette tendance devrait encore se poursuivre au premier trimestre de cette année. Les entreprises du secteur du commerce devraient encore bénéficier de 25,4 % des crédits à allouer. Viennent ensuite les entreprises dans les secteurs du transport (17,5%), des bâtiments et travaux publics (11,1%) et de l’agriculture (11,1%), rapporte la BFM dans son résultat d’enquête.

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  • FINANCEMENT – Le Fivmpama lance le Fonds Meso Capital Madagascar pour soutenir les très petites entreprises

    FINANCEMENT – Le Fivmpama lance le Fonds Meso Capital Madagascar pour soutenir les très petites entreprises

    Antananarivo, 12 Mai, 10h45 – Un vent d’espoir souffle sur les très petites entreprises (TPE) malgaches. Le processus de création du Fonds Meso Capital Madagascar est officiellement lancé à l’initiative du Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (Fivmpama), avec le soutien du programme ClimInvest de l’Union européenne. Cet outil inédit vise à assurer l’accès au financement pour les petites structures, encore largement écartées des circuits bancaires traditionnels.

    Pensé pour s’adapter aux réalités du terrain, le Fonds cible des filières jugées stratégiques pour l’économie malgache, comme l’agribusiness, le textile, l’artisanat, les huiles essentielles, les petites mines, les énergies renouvelables ou encore la digitalisation. L’objectif est notamment d’accompagner ces entreprises vers leur structuration, de viser leur montée en gamme et leur mise à l’échelle.

    Pour les initiateurs du projet, il ne s’agit pas simplement d’injecter des fonds entreprise par entreprise, mais de renforcer des chaînes de valeur entières à travers une approche systémique et collective. Les investissements devraient alors être réalisés via des sociétés de projet (SPV) rassemblant plusieurs entreprises d’une même filière. Ces sociétés mutualiseront infrastructures, logistique ou équipements communs, tout en partageant la gouvernance. Chaque TPE deviendra ainsi co-actionnaire et co-opérateur de la structure.

    Plusieurs organisations appartenant à l’écosystème d’appui existant travaillent d’ailleurs en étroite collaboration avec le Fivmpama dans le cadre du projet. Il s’agit, par exemple, du Centre de gestion agréé Mpama CGA, du programme Taninketsa Indostrialy ou encore du Projet d’intérêt national prioritaire (PINP) en partenariat avec le Fonds malgache pour la formation professionnelle.

    Le Fonds entend mobiliser une première levée de capital de 5 millions d’euros, avec l’ambition d’atteindre 20 millions d’euros sur cinq ans. Sont invités à y participer partenaires internationaux, banques de développement, fonds à impact, investisseurs privés ou encore membres de la diaspora.

    Le Fonds a d’ailleurs été présenté auprès de 70 membres de la diaspora malgache à l’Ambassade de Madagascar à Paris à l’occasion d’un “atelier d’information, de consultation et de mobilisation” en avril dernier, avant sa présentation officielle à Antananarivo dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo la semaine dernière. Selon le Fivmpama, « l’engagement et le potentiel de la diaspora sont reconnus dans le cadre du plan d’actions de la Lettre de politique nationale d’engagement de la diaspora (LPNED) », et c’est pour « valoriser cet engagement de contribution que le Fivmpama et la Mission d’assistance technique de Clim’Incest souhaitent associer la diaspora à la création de ce Fonds ».

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar et le Sri Lanka envisagent l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre les deux pays

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar et le Sri Lanka envisagent l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre les deux pays

    Antananarivo, 10 Mai, 9h55 — Madagascar pourrait prochainement renforcer ses connexions avec l’Asie grâce à l’ouverture d’une liaison aérienne directe avec le Sri Lanka. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Transports et de la Météorologie, Valéry Ramonjavelo, à l’issue d’une rencontre avec une délégation de SriLankan Airlines conduite par son président, Sarath Ganegoda.

    Bien qu’un accord de transport aérien ait été signé entre les deux pays dès 2008, aucune desserte directe n’a encore été mise en place. “Nous étudions actuellement la possibilité d’ouvrir une ligne directe entre Madagascar et le Sri Lanka, qui favoriserait l’arrivée de touristes et d’opérateurs économiques venant d’Asie du Sud et d’Asie du Sud-Est”, explique le ministre dans un communiqué de son département.

    La position géostratégique du Sri Lanka constitue un atout majeur, estime le ministère. Celui-ci met notamment en avant que cette île est un véritable carrefour vers plusieurs marchés asiatiques, notamment l’Inde, la Chine et les pays de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est. Elle se situe également à proximité de hubs internationaux comme les Maldives qui est à une heure 30 de vol, Dubaï qui est à trois heures ou encore l’Australie, poursuit le ministère.

    Les discussions ont également porté sur un éventuel partenariat technique entre SriLankan Airlines et Madagascar Airlines, via un accord de partage de code. Un tel dispositif permettrait de fluidifier les correspondances et de faciliter l’accès des vols asiatiques vers Madagascar, conclut le ministère.

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  • CONSOMMATION – Des importations massives de riz pour éviter les pénuries et stabiliser les prix

    CONSOMMATION – Des importations massives de riz pour éviter les pénuries et stabiliser les prix

    Antananarivo, 11 mai, 20h15 – Des importations massives de riz ont été enregistrées au premier trimestre de cette année. Elles ont été réalisées pour prévenir les pénuries et stabiliser les prix de ce produit sur le marché, indique la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa dernière Note de conjoncture économique publiée mercredi.

     

    La Banque centrale rapporte une hausse de 212,9 % du volume des importations de riz durant cette période. Elle précise que les mauvaises conditions climatiques ont entraîné un déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché local. Ces importations visaient donc à garantir un approvisionnement suffisant sur le marché national. La reprise des exportations indiennes, qui a fait baisser les cours mondiaux, a également contribué à l’augmentation des volumes importés, ajoute la BFM.

     

    Selon les chiffres de la direction générale des Douanes (DGD), environ 281 200 tonnes de riz ont été importées et mises à la consommation au premier trimestre 2025, pour un montant CAF de 654,3 milliards d’ariary. Un écart d’environ 198 900 tonnes est constaté par rapport à la même période en 2024, où seulement 82 300 tonnes avaient été mises à la consommation au cours des trois premiers mois de l’année.

     

    En février, les autorités malgaches ont réaffirmé l’objectif du pays d’atteindre l’autosuffisance rizicole cette année et de devenir un exportateur régional de riz d’ici 2027. Elles ont prévu une hausse de la production, avec un surplus de 1 million de tonnes de paddy, dont 176 000 tonnes de riz hybride. Cela permettra à Madagascar de réduire ses importations, d’assurer son autosuffisance, puis d’exporter du riz à partir de 2027, ont-elles affirmé.

  • EXPORTATION – L’Asie, un marché à conquérir pour les filières de rente malgaches, selon le ministre David Ralambofiringa

    EXPORTATION – L’Asie, un marché à conquérir pour les filières de rente malgaches, selon le ministre David Ralambofiringa

    Antananarivo, 10 Mai, 18h50 – Madagascar cherche à conquérir de nouveaux débouchés pour ses produits de rente. Parmi les pistes évoquées par le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, figure l’ouverture vers les marchés asiatiques. Il a abordé cette stratégie en marge du lancement officiel de la campagne de promotion des initiatives des lauréats de la deuxième édition du Prix RSE, jeudi.

     

    À ce jour, les exportations malgaches restent concentrées sur les marchés américain et européen. Le ministre souligne la nécessité d’accompagner le secteur privé dans la diversification des marchés, en particulier vers l’Asie, où les produits malgaches sont encore peu représentés.

     

    Il insiste néanmoins sur l’importance de transformer les produits localement avant leur exportation. Selon le ministre, le développement d’usines de transformation permet de générer davantage de valeur ajoutée, de créer des emplois et de contribuer à la croissance du PIB. Le renforcement des filières à forte valeur ajoutée, tout comme la promotion de Madagascar en tant que destination industrielle compétitive sur le continent, s’inscrit dans la stratégie conjointe du secteur public et privé.

     

    Les exportations de produits de rente malgaches ont récemment connu une baisse notable. La Banky Foiben’i Madagasikara rapporte, par exemple, une chute de plus de 45 % des recettes issues de la vanille. Les exportations de girofle ont également diminué de 47,9 % au premier trimestre de cette année.

     

    Face à cette situation, le ministre insiste sur la nécessité de professionnaliser les filières, notamment celle de la vanille. “Il faut veiller aux revenus des planteurs, qui sont les piliers de cette production. Il est également essentiel d’organiser les filières et d’accompagner les opérateurs dans la recherche de nouveaux marchés”, déclare-t-il.

     

    L’État a récemment réaffirmé l’importance de garantir l’achat de toute la production de vanille par des exportateurs engagés, afin de lutter contre la spéculation et la vente à perte, préjudiciables aux producteurs locaux. Cette mesure est d’autant plus cruciale à l’approche de la prochaine campagne, prévue ce mois de mai, dont la production s’annonce prometteuse.

  • INFRASTRUCTURES – Un guichet unique à mettre en place au village artisanal en cours de construction à Ivato

    INFRASTRUCTURES – Un guichet unique à mettre en place au village artisanal en cours de construction à Ivato

    Antananarivo, 10 Mai, 11h45 – Des démarches à faciliter. Le village artisanal actuellement en cours de construction devrait comprendre un guichet unique regroupant les services essentiels aux artisans et aux opérateurs du secteur, annonce le président de la République au cours de la cérémonie de lancement officiel des travaux de construction de l’infrastructure.

    Ce site, intégré au cœur du village artisanal et situé non loin de l’aéroport international d’Antananarivo inclura, entre autres, un bureau des douanes, un bureau de délivrance des différentes autorisations administratives, un service de change, ainsi que des guichets pour l’expédition des produits. L’objectif est de simplifier les démarches, fluidifier les circuits de commercialisation et de faciliter l’exportation des produits artisanaux.

    Outre cet outil administratif centralisé, le village artisanal comprendra plus de 240 box et stands, des ateliers de démonstration pour 13 filières artisanales, des restaurants mettant à l’honneur la gastronomie locale, ainsi qu’un centre d’exposition moderne. Cette infrastructure, prévue, répondre aux normes internationales devrait à la fois un être un espace économique, un pôle culturel et un lieu touristique incontournable, souligne le président de la République.

    Selon le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, ce projet vise à professionnaliser davantage le secteur de l’artisanat malgache, tout en créant des opportunités économiques à grande échelle. Les chiffres du ministère soulignent qu’en 2024, l’artisanat a généré 780 millions de dollars de devises étrangères et permis la création de 350 000 emplois directs et près de 3 millions d’emplois indirects.

     

    Photo : Présidence de la République