Catégorie : Économie
-

ECONOMIE BLEUE – Poursuite des négociations sur l’accord de pêche entre Madagascar et l’Union européenne
Antananarivo, 27 Mai, 7h25 – Madagascar et l’Europe trouveront-ils un terrain d’entente ? Les discussions autour du nouvel accord de pêche entre les deux parties devraient se poursuivre ce jeudi et vendredi, annonce le Conseil des ministres de mercredi. Celles-ci porteront évidemment sur les redevances de pêche, l’un des principaux points sur lesquels les discussions butent ces trois dernières années. Elles concerneront également le nombre de bateaux européens autorisés à pêcher dans les eaux malgaches.
L’idée, souligne le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi, c’est « d’affirmer la souveraineté nationale sur les zones maritimes où les pêches sont autorisées ». Et cela passe, comme le souligne le communiqué du gouvernement par la « révision du montant des redevances comme cela a été décidé lors du Conseil des ministres du 2 Mai » et par la « limitation du nombre de bateaux de pêche autorisés à opérer dans les zones maritimes malgaches ».
Lors de la réunion des deux jours qui viennent, le gouvernement portera devant l’Union européenne que la durée d’application de l’arrêté ministériel relatif aux redevances à payer par les armateurs pêchant dans les eaux malgaches est fixée à un an. Idem pour l’arrêté relatif au nombre des licences de pêches à octroyer. Ce qui conduirait à une révision annuelle du montant des redevances et du nombre des bateaux qui seront autorisés à venir exploiter les zones maritimes de Madagascar.
Le dernier accord de pêche entre Madagascar et l’Union européenne a été signé en 2014 et a expiré en 2018. Depuis, les négociations s’enchaînent, mais aucun accord n’a pu être conclu. Les deux parties ont du mal à trouver un terrain d’entente sur le montant de la redevance à payer par les armateurs par tonne de produits pêchés, mais aussi sur le nombre de bateaux autorisés à capturer des ressources dans les zones maritimes de la Grande île.Photo : Montage du compte-rendu du Conseil des ministres du 26 Mai 2021 -

ECONOMIE – Résister à la crise comme l’artisanat de haut de gamme
https://youtu.be/-Y1l5U8VMU4
A défaut de salons à l’étranger pour exposer leur savoir-faire, les acteurs de l’artisanat de haut de gamme misent aussi sur Internet pour promouvoir leurs produits, et continuer à séduire les clients étrangers. Mais si vous aussi, vous aimez le beau, le bien fait, et le made in Madagascar, ne ratez pas la journée Tsimoka qui cible aussi une clientèle locale. L’idée du cluster Tsimoka, au-delà de la volonté de garder ses clients internationaux, est aussi de continuer à faire travailler les familles qui dépendent du secteur de l’artisanat de haut de gamme pour gagner leur vie.
-

COMMERCE – 75.000 ariary pour un kilo de vanille verte de bonne qualité dans les régions de Diana et de Sofia
Antananarivo, 24 Mai, 9h35 – Les acheteurs de vanille verte ne sont pas allés au-delà du prix minimum recommandé à l’issue de la réunion du Conseil national de la vanille du 11 Mai. Ils ne sont pas non plus allés en-deçà pour la vanille verte de bonne qualité. Dans les régions où la campagne a démarré le 20 Mai, les acheteurs ont payé 75.000 ariary pour un kilo de vanille verte de bonne qualité.
Des sources locales indiquent que ce prix est plus élevé que celui de la campagne précédente où le kilo de la vanille verte n’a pas dépassé les 60.000 ariary dans les régions de Sofia et de Diana. Beaucoup de producteurs ont même dû écouler leurs produits à 45.000 ariary le kilo de vanille verte lors de la campagne verte.
Par ailleurs, beaucoup de paysans ont déjà vendu une grande partie de leur production avant même que celle-ci ne soit récoltée. Jean Frénot, cultivateur à Ambanja, indique que « pour rembourser des prêts, beaucoup de paysans vendent leur vanille sur pied ».
Un collecteur basé à Ambanja indique qu’avec ce prix, le kilo de la vanille préparée et stabilisée devrait revenir à environ 400.000 ariary, les frais et les coûts de préparation inclus. Lors de la dernière campagne, les autorités avaient initialement fixé le prix minimum à 650.000 ariary, avant de suggérer un prix à 300.000 ariary en Février.
Pour l’instant, les autorités indiquent que le prix de 75.000 ariary/kilo de vanille verte ne constitue pas le prix de référence officiel définitif. Vendredi, Lalatiana Rakotondrazafy-Andriatongarivo, porte-parole du gouvernement, a encore confirmé que le Conseil de gouvernement tranchera sur la question quand la restructuration du CNV sera terminée. « Mais si tout le monde est d’accord avec ce prix, ce sera celui qui sera retenu », a-t-elle indiqué.
-

AGRICULTURE – Le prix du riz local en baisse dans la capitale mais le prix du paddy tend déjà à augmenter
Antananarivo, 19 Mai, 17h30 – Le kilo du riz Makalioka s’achète à 2.600 ariary ces deux derniers jours dans certains magasins d’Antananarivo. La tendance est à la baisse si l’on compare le prix affiché du jour de cette variété de riz local à son prix de la semaine dernière. L’arrivée du riz venant des régions productrices de la Grande île aurait eu des impacts sur les prix au niveau des marchés de la capitale, confie un marchand à Ambohitrarahaba. Pour d’autres variétés de riz local, le prix tourne autour de 2300 à 2400 ariary le kilo.
Ce prix pourrait néanmoins déjà remonter d’ici quelques semaines, confie un collecteur. Ce 19 Mai, il dit avoir acheté le kilo du paddy à 1.100 ariary dans le district d’Amparafaravola, alors qu’il y a encore deux semaines, le paddy s’achetait à 900 ariary dans cette localité. Il craint d’autant plus une hausse dans la mesure où il dit avoir constaté une baisse de la production dans ce grenier à riz du pays.
En Mars, le prix du riz Makalioka avait atteint des sommets, affichant jusqu’à 3.000 ariary, au grand dam des consommateurs. -

EXPORTATION – Les ministères en charge des Finances et du Commerce indiquent ne pas encore avoir tranché sur les différents prix de référence de la vanille pour la campagne 2021-2022
Antananarivo, 19 Mai, 7h00 – « Le Conseil de gouvernement tranchera en dernier ressort sur la question de la fixation des prix de référence de la vanille ». C’est par un communiqué conjoint publié tard dans la nuit que le ministre de l’Economie et des finances (MEF) et celle de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica) tentent de rassurer les acteurs de la filière vanille sur les prix de référence de cet épice, alors qu’une circulaire avait fait le tour des réseaux sociaux en fin d’après-midi.
Parlant d’un « document de travail interne qui devait servir de base aux discussions techniques entre les deux ministères », les deux ministres martèlent que la circulaire en question « ne revêt, à ce stade, aucun caractère officiel ». Ils ajoutent que les travaux techniques devaient d’ailleurs encore « être soumis au Conseil national de la vanille (CNV) qui fait à son tour une proposition de prix de référence » avant d’être soumis au Conseil de gouvernement qui devrait donc trancher en dernier ressort.
Pour Richard Randriamandrato et Lantosoa Rakotomalala, la publication prématurée du document daté du 14 Mai constitue une « velléité de créer une psychose au sein des acteurs de la filière vanille ». Ils ont ainsi tenu à présenter « leurs excuses pour toute confusion » que cela aurait pu causer.
Ces deux dernières années, afin d’éviter une chute des prix de la vanille, les autorités avaient fixé des prix de référence sur la vanille préparée stabilisée et sur la vanille prête à l’exportation. Pour la campagne 2020-2021, elles avaient imposé 650.000 ariary/kilo pour la vanille préparée stabilisée et 250 dollars/kilo pour la vanille prête à l’export avant leur départ des ports malgaches. En 2019-2020, le prix de référence de la vanille préparée stabilisée était de de 900.000 ariary/kilo tandis que le prix FOB minimum à l’export était de 350 dollars/kilo.
Pour cette année, l’idée de soumettre un prix de référence de la vanille verte aux producteurs avait été proposée lors de la dernière réunion en visio-conférence du Mica avec le CNV. Le prix en ce sens annoncé en conférence de presse le 12 Mai était de 75.000 ariary. Selon les spécialistes du secteur, le prix de la vanille préparée stabilisée est généralement de six à huit fois supérieures au prix d’achat auprès des planteurs. -

FISC – L’échéance du paiement d’une première tranche de l’impôt sur les revenus reportée au 21 Mai pour les grandes entreprises et les entreprises relevant des services régionaux des entreprises d’Analamanga
Antananarivo, 17 Mai, 11h45 – Un délai de grâce pour les grandes entreprises et les entreprises relevant des services régionaux des entreprises d’Analamanga après les problèmes techniques rencontrés par la plateforme e-Hetra. Celles-ci auront jusqu’au 21 Mai pour payer leurs impôts sur les revenus (IR) ou du moins une première tranche de leurs IR. L’échéance initiale avait été fixée au 17 Mai, mais comme « pour des raisons techniques, la plateforme e-Hetra avait été momentanément indisponible », des dispositions sur le report des échéances fiscales du 17 Mai avaient dû être prises.
La direction générale des impôts informe ce lundi que la plateforme est à nouveau opérationnelle. Elle signale que « certaines informations pourraient ne pas figurer momentanément dans l’historique des activités ». Par contre, elle assure que « toutes les transactions effectuées sur la plateforme sont déjà enregistrées et prises en charge ».
Pour la déclaration des IR, ceux qui n’ont pas pu le faire avant le 15 Mai ont toujours jusqu’au 15 Juin pour le faire. Ils doivent néanmoins toujours payer un acompte exceptionnel équivalent à la moitié de l’IR au plus tard donc le 21 Mai. -

FISC – La direction générale des impôts autorise le paiement en deux tranches des impôts sur les revenus
Antananarivo, 13 Mai, 15h50 – Les contribuables assujettis à l’impôt sur les revenus peuvent attendre la mi-Juin pour payer la moitié de leurs impôts. Dans un communiqué publié mercredi, la direction générale des impôts fait état de la « possibilité d’effectuer le paiement en deux tranches » de l’impôt sur les revenus déjà déclaré au plus tard ce lundi 17 Mai.
Pour l’impôt sur les revenus qui ne sera pas déclaré à cette date, il est possible de « payer un acompte exceptionnel équivalent à la moitié de l’impôts sur les revenus prévisionnel » au plus tard le 17 Mai. Le reliquat, indique toujours la direction général des impôts devra être payée au plus tard le 15 Juin.
La déclaration de l’impôt sur les revenus doit par ailleurs être effectuée au plus tard le 15 Juin pour ceux qui n’auront pas pu le faire à l’échéance du 15 Mai. L’administration fiscale souligne avoir pris ces mesures de réaménagement des échéances de paiement de l’impôt sur les revenus en raison « des problèmes de trésorerie rencontrés par les entreprises et leurs difficultés à honorer les obligations fiscales à cause de la crise sanitaire ». -

COMMERCE – Le volume de la vanille exportée en hausse, les recettes en légère baisse
https://youtu.be/ZIXV_D5yvNs
La vanille s’en sort plutôt bien, si l’on en croit les chiffres révélés par le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat. Les recettes sont certes en baisse, 4% en moins, compte tenu de la baisse des prix sur le marché international, mais le volume d’exportation connaît un léger mieux, 10 tonnes de plus.

