Catégorie : Économie

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale augmente ses taux de facilité permanente afin de réduire la monnaie en circulation et contenir l’inflation

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale augmente ses taux de facilité permanente afin de réduire la monnaie en circulation et contenir l’inflation

    Antananarivo, 10 Mai, 9h17 – La Banque centrale se veut vigilante. « Face à un excédent élevé de monnaie en circulation dans l’économie par rapport au niveau adéquat », elle entend réduire les liquidités disponibles auprès des banques commerciales et les incite plutôt à déposer leur argent. C’est ainsi que son comité monétaire a décidé lors de sa réunion du 7 Mai « de fixer le taux des facilités de dépôt à 1,76% et celui des facilités de prêt marginal à 6,16% au lieu de 0,90% et 5,30% respectivement auparavant ».
    ⭕Dans son communiqué, la Banque centrale rappelle qu’un « excédent élevé de monnaie en circulation est susceptible d’exercer une pression sur le niveau général des prix ». Surtout que « le contexte tant au niveau national qu’international demeure incertain », poursuit le communiqué.
    ⭕En augmentant le taux de rémunération des dépôts des banques commerciales sur leur compte à la Banque centrale, cette dernière les incite à déposer ses excédents de liquidités plutôt qu’à les prêter et à les faires circuler. Avec une hausse du taux de prêt marginal qui est un prêt quotidien des banques commerciales auprès de la Banque centrale, les banques seront moins enclines à y recourir, le prêt marginal étant surtout utilisé quand elles ont besoin de liquidités.
    ⭕Malgré une volonté de contenir l’inflation, la Banque centrale décide de maintenir inchangé le coefficient de réserves obligatoires sur les dépôts en ariary à 11%. Par contre, elle maintient la différenciation entre les coefficients de réserves obligatoires sur les dépôts en ariary et en devises. Pour les dépôts en devises, le coefficient de réserves est ainsi maintenu à 24%.
    ⭕Par ailleurs, afin de continuer à soutenir la relance économique, la Banque centrale maintient également en vigueur les instruments de refinancement exceptionnel mis en place en 2020 dans le cadre du Plan multisectoriel d’urgence et indique que « leurs taux demeurent inchangés ». Il s’agit notamment des instruments de refinancement destinés à appuyer les micro, petites et moyennes entreprises dont le taux est maintenu à 4,97%, et à soutenir les activités des institutions de microfinance avec un taux de 2,5%.
  • EXPORTATION – Trois exportateurs d’or envoyés en prison pour non rapatriement de devise

    EXPORTATION – Trois exportateurs d’or envoyés en prison pour non rapatriement de devise

    Antananarivo, 5 Mai, 7h17 – Des propriétaires de sociétés d’exportation d’or sous les verrous. Suite à une plainte du ministère de l’Economie et des finances, trois exportateurs d’or ont été placés en détention préventive pour non rapatriement de devise. « Ils auraient dû rapatrier 55,534 millions de dollars, soit 209,548 milliards d’ariary », indique le ministère sur sa page Facebook mardi. Selon le communiqué du ministère, il s’agit des propriétaires de trois entreprises exportatrices d’or parmi les plus grandes du pays.
    ⭕D’autres plaintes pour non-rapatriement de devises ont été déposées, poursuit le ministère, et les enquêtes sont en cours au niveau du pôle anti-corruption qui se charge des infractions économiques. « Le ministère place toute sa confiance au PAC pour les autres dossiers entre les mains de la justice », souligne son communiqué.
    ⭕Les entreprises ont été invitées à régulariser leur situation en matière de rapatriement de devises en Novembre 2020, après la levée de l’état d’urgence sanitaire en 2020. Les entreprises qui n’y ont pas procédé avaient d’abord vu leurs comptes sur le système intégré des opérations suspendus. Mais le ministère avait indiqué, à l’époque, qu’il sévirait et frapperait de sanctions ceux qui ne régularisaient pas leur situation au-delà de la date indiquée.
    ⭕En 2020, lors de la première période d’urgence sanitaire, les autorités ont « levé les sanctions liées au retard ou au non-rapatriement de devises au profit des sociétés exportatrices et importatrices ayant atteint un taux de rapatriement de devises de plus de 80% ».
  • MINES – Un Bureau de géologie et de gemmologie pour remplacer l’Institut de gemmologie de Madagascar devenue une charge pour l’Etat

    MINES – Un Bureau de géologie et de gemmologie pour remplacer l’Institut de gemmologie de Madagascar devenue une charge pour l’Etat

    Ceux qui souhaitent poursuivre des formations en gemmologie pourront encore se former à Madagascar. Le ministère des Mines et des ressources stratégiques a tenu à en rassurer le personnel et les stagiaires de l’Institut de gemmologie de Madagascar (IGM) qui vient d’être dissout. Après la décision du Conseil des ministres relative à cette dissolution, Fidiniavo Ravokatra, ministre, a tenu à se déplacer dans les locaux de l’ex-IGM pour évoquer les tenants et les aboutissants de la mesure.
    ⭕Il a ainsi expliqué qu’à la place de l’IGM, un bureau de géologie et de gemmologie sera mis en place. Cette nouvelle structure prendra en charge toutes les missions de l’IGM, de la promotion de la filière des pierres fines et précieuses à la formation en gemmologie. Mais elle assurera également le traitement des données géologiques de Madagascar « pour que nous puissions mieux connaître les ressources minières de Madagascar », précise le communiqué du ministère.
    ⭕Selon le ministère en charge des Mines, l’élargissement des champs de compétences de l’IGM, et donc son changement de statuts, est devenu nécessaire compte tenu de la charge qu’il représentait pour le budget de l’Etat. Un communiqué du ministère souligne que depuis 2014, l’IGM aurait reçu 2,876 milliards d’ariary de subvention, mais en 17 ans, de 2004 à 2021, il n’aurait sorti que 175 étudiants.
    ⭕« Malgré son statut d’institut de haut niveau et destiné à promouvoir la filière gemme, l’IGM n’a pas répondu aux attentes mais est devenu dépendant des aides de l’Etat », poursuit le communiqué du ministère qui va jusqu’à parler d’une charge pour l’Etat.
    Photo : Ministère des mines et des ressources stratégiques (MMRS)
  • ECONOMIE – Les mesures prises par les banques durant les week-ends de confinement

    ECONOMIE – Les mesures prises par les banques durant les week-ends de confinement

    Les agences des banques habituellement ouvertes les samedis seront fermées en ce week-end de confinement. Les établissements bancaires ont pris soin d’alimenter les guichets automatiques des banques de façon à permettre aux gens d’effectuer des retraits en cas d’urgence. Cependant, compte tenu des restrictions en matière de déplacement, l’association professionnelle des banques (APB) estime que les gens ne se rueront pas sur les GAB ce week-end. Explications.

  • SANTE PUBLIQUE – Le prix « juste » des médicaments anti-Covid affiché en pharmacie d’officine

    SANTE PUBLIQUE – Le prix « juste » des médicaments anti-Covid affiché en pharmacie d’officine

    Les prix des médicaments pour traiter la Covid-19 seront affichés auprès des pharmacies d’officine à partir de ce vendredi. Plus que d’une volonté de fixer un prix unique sur les médicaments qui peuvent provenir de laboratoires et de pays différents, il s’agit de faire preuve de transparence sur les tarifs.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Le Conseil des ministres annonce que Madagascar ferme à nouveau ses frontières aux passagers en provenance de l’étranger

    TRANSPORT AÉRIEN – Le Conseil des ministres annonce que Madagascar ferme à nouveau ses frontières aux passagers en provenance de l’étranger

    Antananarivo, 21 Avril, 21h47 – « La Grande île ne recevra plus de passagers en provenance de l’étranger d’où qu’ils viennent ». La déclaration du compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi se veut ferme. « Afin de protéger les Malgaches d’une éventuelle entrée à Madagascar d’autres variants de la Covid-19 qui commencent à sévir à l’extérieur », les autorités ont décidé de ne plus donner aucune autorisation de transport de passagers aux vols venant à Madagascar.
    ⭕Les avions qui viendront rapatrier des étrangers devraient donc à nouveau venir à vide à Madagascar comme cela a été le cas en 2020 depuis que les liaisons aériennes commerciales internationales avaient été coupées. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres, « le voyage retour des étrangers vers leur pays d’origine reste autorisé ».
    ⭕Ces derniers mois, les vols Air France reliant Paris – Antananarivo étaient autorisés à transporter des passagers sur la ligne Paris-Antananarivo, mais leur nombre était défini au cas par cas avec les autorités malgaches, indique l’ambassade de France sur son site officiel. Avec cette nouvelle décision, les vols dont l’ambassade de France sollicite l’autorisation pour Mai, ainsi qu’elle l’indique sur son site web, pourraient n’être autorisés avec passagers que dans le sens Antananarivo-Paris.
  • CONFINEMENT – Quels commerces sont autorisés à ouvrir ce week-end dans l’Analamanga ?

    CONFINEMENT – Quels commerces sont autorisés à ouvrir ce week-end dans l’Analamanga ?

    Une note conjointe du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (MID) et du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica), rappelle ce mercredi que « tous les commerces de produit de consommation courante ne sont pas autorisés à ouvrir, à l’exception des épiceries de quartier ou Tsenakely. Les « Tsena be » et les « tsena salantsalany », comprendre les grandes et moyennes surfaces, sont interdits d’ouverture. Tout comme les restaurants, à l’exception de leurs services de livraison qui peuvent parfois être utiles aux patients et à leur garde-malade auprès des CTC et des hôpitaux. Les explications de Njara Rarivojaona, directeur général du Commerce auprès du Mica.

  • COMMERCE – Le marché d’Andravoahangy privé de ses marchands

    COMMERCE – Le marché d’Andravoahangy privé de ses marchands

    Les marchands ont déserté Andravoahangy ce mercredi. Même les commerçants du quartier qui viennent sur cette place de marché tous les jours n’ont pas été autorisés à déployer leurs étals ou à ouvrir leurs échoppes. Les clients qui sont venus faire leur course quotidienne ont dû se débrouiller.

  • ECONOMIE – Les acteurs du tourisme d’une partie de l’axe Sud en manifestation à Antsirabe

    ECONOMIE – Les acteurs du tourisme d’une partie de l’axe Sud en manifestation à Antsirabe

    Antananarivo, 20 Avril, 7h10 – La suppression des taxes et des impôts de 2020-2021. La réouverture des frontières pour tous et pas seulement pour quelques privilégiés bénéficiant des autorisations de l’Etat. Les réclamations des opérateurs du secteur du tourisme se ressemblent où qu’ils se trouvent. La semaine dernière, des loueurs de voitures et des guides touristiques issus des régions de Vakinankaratra, de Menabe, de Vatovavy-Fitovinany et de Fianarantsoa se sont retrouvé à Antsirabe pour faire entendre leur voix. Presque au même moment, les homologues de la capitale qui ne pouvaient sortir de la région d’Analamanga ont également haussé le ton.
    ⭕Avec la fermeture des frontières aux liaisons aériennes commerciales avec l’étranger depuis le début de l’épidémie, le secteur du tourisme souffre. Des dizaines de milliers d’emplois sont perdus, et près de 50% des entreprises opérant dans le secteur ont dû fermer leurs portes. « Depuis 15 mois, nous n’avons pas de travail ni de revenus. Plusieurs familles ont du mal à survivre et beaucoup ont même dû vendre leurs biens », alerte Jean Charles Ranaivomiandrisoa, guide et accompagnateur national.
    ⭕Pour soutenir les acteurs du secteur, le ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie s’est lancé dans une campagne de promotion du tourisme local, mais les actions ne semblent pas suffire pour les acteurs du secteur. La direction générale des impôts a également accordé un énième report du paiement des impôts par les opérateurs du secteur.
    Photo fournie
  • ELEVAGE – 473 bovidés décédés dans le Vatovavy Fitovinany des suites de la Fièvre de la vallée du Rift, 576 autres infectés selon le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche

    ELEVAGE – 473 bovidés décédés dans le Vatovavy Fitovinany des suites de la Fièvre de la vallée du Rift, 576 autres infectés selon le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche

    Antananarivo, 10 Avril, 18h35 – Lourd bilan de la Fièvre de la vallée du Rift en un mois. Les chiffres dévoilés ce samedi par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche font état de 473 bovidés décédés des suites de cette maladie dans le Vatovavy Fitovinany, et de 576 autres déclarés officiellement porteurs du virus depuis le 23 mars.
    ⭕Dans le Diana, première région où des cas ont été notifiés, 93 bovidés ont été infectés et sept d’entre eux sont décédés, indique le directeur général de l’Elevage, Lezoma Tsiry Andriamahatoly, au cours d’une conférence de presse ce samedi. Dans la région Atsimo Andrefana, 10 bovidés répartis dans les districts de Toliara II et Ankazoabo ont été infectés tandis qu’un bétail composé de 122 chèvres et moutons ont contracté également la maladie.
    ⭕La fièvre de la vallée du Rift est une zoonose, c’est-à-dire une maladie animale qui se transmet à l’homme, mais « jusqu’à présent aucun cas d’infection sur un humain n’a été notifié », précise le directeur général de l’Elevage. Des responsables au niveau de la Direction régionale de l’Elevage ont été envoyés sur les lieux concernés pour effectuer des vérifications au niveau des boucheries et des abattoirs indique-t-il. En attendant, le MAEP encourage la population à ne consommer que des « viandes saines » et « à ne pas hésiter à demander aux vendeurs des papiers justificatifs en cas de besoin ».
    ⭕Selon les explications de Lezoma Tsiry Andriamahatoly, ce n’est pas la première fois que la fièvre de la vallée du Rift sévit à Madagascar. Il apparait pour la première fois dans la Grande île en 1979, puis de 1990 à 1991 et revient entre la période de 2007 à 2009. Avortement, fièvre, manque d’appétit, hémorragie nasale ou intestinale sont les principaux symptômes détectés sur les animaux.
    ⭕« Comme c’est une maladie virale, le traitement se fait selon les symptômes présents sur chaque animal, mais il n’y a pas de traitement spécifique », explique le Dr Harimanana Rasoanarimalala, directeur du service vétérinaire auprès du MAEP. Elle assure que « cette maladie peut se soigner et ne nécessite pas l’abattage systématique des animaux infectés ».
    ⭕Limiter la circulation au niveau des endroits où l’épidémie a été détectée, isoler les bêtes infectées, sensibiliser les éleveurs à nettoyer les alentours des fermes pour éviter la propagation des moustiques, sensibiliser les personnels travaillant au niveau des fermes et des abattoirs à doubler de vigilance lorsqu’ils sont en contact avec les animaux, figurent parmi les mesures prises par le MAEP pour éviter la propagation de l’épidémie.