Les frontières de Madagascar, et bien sûr le nouvel aéroport international d’Ivato, sont encore fermés aux vols commerciaux internationaux. Motif officiel : la pandémie de Covid-19 qui continue de frapper le monde et dont Madagascar veut continuer à se préserver. Mais des exceptions demeurent : Nosy Be reste ouvert et les vols de rapatriement sont quasi-hebdomadaires. Les explications du ministre en charge des Transports et du tourisme.
Catégorie : Économie
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COMMERCE – 150 Ariary de différence entre le prix du marché et le prix imposé du riz importé
Si les autorités n’interviennent pas sur le prix du riz, le riz importé avec 25% de brisure serait vendu à 1900 ariary sur le marché. Avec l’intervention du gouvernement, ce prix devrait descendre jusqu’à 1750 ariary, soit une différence de 150 ariary. Chaque acteur du circuit de commercialisation, de l’importateur au détaillant, est invité à faire des efforts sur sa marge brute.
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PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT – Le Plan émergence de Madagascar (PEM) mis en œuvre à partir de Juin, selon les autorités
Antananarivo, 15 Février, 19h00 – Les activités et les projets prévus dans le Plan émergence de Madagascar (PEM) ne devraient commencer à s’appliquer qu’en Juin. En attendant, les autorités continueront à mettre en œuvre le Plan multisectoriel d’urgence (PMDU), élaboré en vue de gérer la crise sanitaire de la Covid-19. Cette décision a été prise ce lundi au cours d’une réunion sur le PMDU, dirigée par le Premier ministre. La réunion qui s’est tenue dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, a vu la participation des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ses représentants du secteur privé et des membres des organisations de la société civile.
⭕Les autorités ont donc encore quelques mois pour finaliser le PEM. Selon Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des finances, il n’est pas exclu que le document subisse de nouvelles mises à jours avec la publication des résultats définitifs du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) qui énoncent de nouvelles bases statistiques pour les projets. Le document, indique-t-il en marge de l’atelier de dissémination des résultats du RGPH, se trouve déjà entre les mains du chef de l’Etat qui en décidera la date de présentation officielle.
????Le PEM devait être publiquement présenté en Janvier, et le Conseil des ministres a même déjà fixé la date du 19 Janvier pour cela. Mais le calendrier a subi un changement, officiellement pour cause de lancement de la campagne de reboisement 2020-2021. Aucune nouvelle date n’a pourtant ensuite été déterminée pour le report.
Photo : Bureau du Premier ministre -

ECONOMIE – Madagascar et les services du FMI parviennent à un accord en vue d’un programme de réformes soutenu par une Facilité de crédit élargi à hauteur de 320 millions de dollars
Antananarivo, 12 Février, 22h52 – Le programme de réformes économiques à moyen terme de Madagascar semble avoir convaincu les techniciens du Fonds monétaire international (FMI). Il reste cependant encore à convaincre le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods avant que la Facilité de crédit élargie, d’un montant de 320 millions de dollars, soit définitivement accordée.
Madagascar devrait également s’assurer que ses partenaires traditionnels lui promettent de financer les projets et activités prévus dans son programme. « Cet accord est subordonné à l’approbation du Conseil d’administration du FMI et à l’obtention des assurances de financement nécessaire », précise le communiqué de presse de fin de mission des services du FMI.
Dans le cadre de ce programme, Madagascar s’engage à « accroître ses recettes intérieures » à travers « une stratégie globale de réformes fiscales et de collecte de recettes ». L’idée, précise le communiqué, est de « libérer les ressources publiques pour augmenter l’enveloppe des dépenses pour les secteurs sociaux, notamment la santé et l’éducation, ainsi que pour augmenter les investissements publics ».
Comme lors du dernier programme soutenu par la FEC, l’Etat malgache s’engage également à diminuer les subventions octroyées aux entreprises publiques et à respecter les prix réels des carburants. Ainsi pour réduire les appuis financiers de l’Etat à la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, les autorités promettent de mettre en œuvre « le plan de redressement opérationnel et financier de la Jirama » de façon à la rendre viable.
En matière de gouvernance, les services du FMI estiment que les autorités malgaches doivent faire davantage de progrès pour mettre à disposition du public les informations sur l’utilisation des fonds destinés à la lutte contre la Covid-19. Il est également question d’appliquer de façon efficace le cadre juridique anticorruption en allouant aux institutions chargées de la lutte contre la corruption les ressources humaines et financières appropriées. -

TRAFIC – Madagascar porte plainte contre la société sis à Dubaï qui revendique la propriété des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud
Antananarivo, 10 Février, 21h47 – L’Etat malgache contre-attaque. Il dit avoir porté plainte contre la société sise à Dubaï qui revendique la propriété des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud. Cette entreprise, dénomée Parpia Gold and Jewels, a « illégalement fait sortir de l’or de Madagascar », explique le compte-rendu du Conseil des ministres pour défendre la position de l’Etat malgache.
La société Parpia Gold and Jewels est une entreprise qui opère dns le secteur de l’or aussi bien en Afrique qu’en Asie et en Europe. Elle se dit spécialisée dans le traitement de l’or et d’autres métaux précieux. Ses activités consistent, entre autres, à l’achat et à la vente de lingots d’or, de perles et de pierres précieuses ainsi qu’au commerce de ferrailles.
La demande de la société Parpia Gold ans Jewels relative à la propriété de l’or a été examinée mardi par la justice sud-africaine. Selon le ministère malgache des Affaires étrangères, cette revendication est l’une des raisons qui ont poussé la justice sud-africaine à repousser au 19 Février l’audience des trois prévenus arrêtés en Afrique du Sud avec la cargaison d’or.Photo d’illustration : Parpia Gold and Jewels -
ECONOMIE – Produire et consommer local pour faire apprécier la monnaie nationale en période de crise sanitaire
Quand les produits exportés ont du mal à trouver des acheteurs et que le pays ne fait pas beaucoup de recettes en devises, alors que les importations restent importantes, les économistes proposent de mettre l’accent sur la consommation locale des produits locaux dont il faut encourager la fabrication. Les explications de Andrinantenaina Ramarifeno, coordonnateur du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem).Video réalisée en collaboration avec le Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem). -

JUSTICE – Une société sise à Dubaï se dit propriétaire des 73,5 kilos d’or et fait valoir ses droits devant la Justice sud-africaine
Antananarivo, 5 Février, 20h45 – Rebondissement dans l’affaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique Sud. Le ministère des Affaires étrangères (MAE) rapporte l’entrée en scène d’un autre acteur dans l’affaire. Il fait état des revendications d’une société sise à Dubaï qui affirme être le propriétaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du sud. La même entreprise soutient également que les trois individus arrêtés avec la cargaison sont ses employés, ajoute le communiqué. Celle-ci a donc fait valoir ses droits auprès de la justice sud-africaine en soutenant que la détention des trois hommes et la saisie de la marchandise qu’ils avaient en peur possession sont des actes illégaux, rapporte encore le MAE. Le renvoi du procès au 19 Février qui devait se tenir le 1er Février était dû à l’arrivée de ce nouveau dossier, indique-t-il d’ailleurs.
Pour faire face à ce nouveau protagoniste dans l’affaire, l’Etat malgache dit avoir « pris toutes les mesures pour défendre ses revendications ». Il a ainsi recruté un avocat sur place afin de défendre ses intérêts et afin de suivre toutes les procédures judiciaires liées à cette affaire. Les autorités de la Grande île ont toujours affirmé que les 73,5 kilos d’or constituent un patrimoine national et doivent être rapatriés à Madagascar. Elles ont déjà prévu qu’une fois revenu au pays, l’or sera déposé à la Banque centrale.
Les démarches malgaches relatives aux demandes de rapatriement des biens saisis et d’extradition des suspects se poursuivent d’ailleurs, indique le MAE. Une rencontre avec le bureau du procureur en Afrique du Sud a eu lieu le 29 Janvier dans ce sens, à la demande de l’ambassade de Madagascar en Afrique du Sud. En plus de l’ambassadeur et de l’avocat de l’Etat malgache, une délégation en provenance de Madagascar a également participé à la rencontre.



