Catégorie : Économie
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INFRASTRUCTURE – L’autoroute Antananarivo-Ambatondrazaka-Toamasina sera payante
Antananarivo, 4 Février, 6h30 – Comme beaucoup d’autoroutes dans le monde, la première autoroute malgache sera payante. Le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi parle « d’une autoroute à péage reliant Antananarivo à Toamasina en passant par Ambatondrazaka qui sera réalisée en deux ans ».
Ce seront donc les utilisateurs de l’autoroute et non les contribuables qui amortiront le coût de la construction. Selon le Conseil des ministres, celle-ci sera « financée par les entreprises en charge des travaux ». Le communiqué de mercredi ne parle d’aucune participation financière de l’Etat ou d’un autre bailleur de fonds partenaire technique et financier dans le projet. Il n’évoque pas non plus les tarifs du péage.
Les autorités soutiennent néanmoins que « toutes les études ont déjà été bouclées ». Les travaux qui démarreront cette année devraient être terminés en deux ans, indiquent-elles encore. L’autoroute à péage devrait, par ailleurs, s’étaler sur 260 kilomètres et passera par l’Alaotra.
Elle aura deux voies de 3,5 m de largeur dans chaque direction. Elle comprendra quatre échangeurs au niveau d’Antananarivo, de la RN44, de Brickaville et de Toamasina. Des ponts, des viaducs, des tunnels, des aires de repos, des ouvrages de franchissement et évidemment des postes à péage sont également prévus sur le trajet.Photo : Capture d’écran du discours présidentiel du 31 Décembre 2020 -

ENERGIE – Réticence des consommateurs à l’utilisation de certains déchets pour l’énergie domestique
L’utilisation des déchets,qu’ils soient organiques ou non, pour faire à manger reste encore tabou chez certains malgaches révèle un sondage mené par l’Adventist Relief and Development Agency ou l’ADRA dans le cadre d’un projet de recherche et développement sur le Biogaz. La transition vers l’utilisation de ce type d’énergie nécessite encore un réel changement de mentalité.
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PARLEMENT – Les assistants parlementaires, des travailleurs de l’ombre ou pas
Les assistants parlementaires ne font souvent parler d’eux que lorsqu’ils font l’objet de polémique. Ils font pourtant partie intégrante du rouage d’une institution parlementaire. Véritables hommes et femmes de l’ombre, ces individus effectuent de nombreuses taches qui permettent aux parlementaires de faire leur travail correctement. Qui sont-ils ? Comment les choisit-on ? Quelles sont leurs tâches ? Eléments de réponse avec Calvin Randriamahafanjary, secrétaire général de l’Assemblée nationale -

PARLEMENT – Le Sénat envisage une possible réduction du nombre des collaborateurs parlementaires
Le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa, reconnaît que si les sénateurs ont augmenté le nombre de leurs collaborateurs parlementaires, c’est en raison du nombre réduit des sénateurs alors que la tâche qui les attend est immense.
Il n’exclut pourtant pas la possibilité de revoir l’effectif envisagé à la baisse si le budget l’exige.
Sauf que le budget déjà prévu et adopté par l’ancienne législature leur permette d’avoir un grand nombre de collaborateurs.
Le montant du budget alloué au Sénat de 18 membres est quasiment le même que celui qui avait été prévu au Sénat de 63 membres.https://www.youtube.com/watch?v=b_dCrGAMtRU
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ENERGIE – Le président de la République exige de la Jirama une amélioration des services avant de toucher au tarif
Antananarivo, 24 Janvier, 13h10 – L’Exécutif reste sur sa position : la Jirama doit revenir sur sa décision d’appliquer un nouveau système de tarification. A Toamasina ce dimanche, le président de la République a publiquement interpellé le directeur général de la compagnie lors de son discours à l’occasion de l’inauguration d’une centrale hybride à Betainomby Toamasina. « Il est inacceptable que le service soit nul alors que le facture augmente de 100% », lance Andry Rajoelina, s’adressant directement à Vonjy Andriamanga. « Puisque vous êtes là, Monsieur le directeur général », a-t-il lancé quelques minutes plus tôt.
Que la facture baisse pour une certaine catégorie d’abonnés ne constitue pas un argument pour le chef de l’Etat. « Nous soutenons peut-être que pour tel pour cent d’abonnés, le prix est en baisse. Mais la classe moyenne qui est déjà en difficulté, elle subit une hausse », poursuit Andry Rajoelina. Il prend l’exemple de ses collaborateurs qui paient habituellement 200 000 ariary par mois « et qui se plaignent aujourd’hui de devoir verser 600 000 ariary ». Il évoque également « des gens qui payaient 10 000 ariary et qui aujourd’hui paient 60 000 ariary ».
« Nous venons de sortir de la crise de la Covid-19, les revenus des gens diminuent », rappelle Andry Rajoelina pour justifier sa réticence par rapport à la nouvelle tarification. A cela s’ajoute ce qu’il qualifie de piètre qualité de service de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. « Améliorez d’abord la qualité des services avant de réfléchir à une hausse de tarif », ajoute-t-il, rappelant que « la Jirama assure une mission de service public et doit satisfaire les usagers aussi bien en matière de service qu’en matière de prix ».
Avec le tarif Optima, la Jirama a effectivement augmenté le prix de l’électricité pour la catégorie d’abonnés qui consomment plus de 300 kWh par mois et qui utilisent en simultané de nombreux appareils fonctionnant à l’électricité. Pour ces ménages gros consommateurs d’énergie, basculés en tarif super-confort, le prix du kWh est passé de 370 Ariary à 390 Ariary pour la première tranche. La deuxième tranche, au-delà de 300kWh est à 764 Ariary le kWh.
Les ménages qui, habituellement consomment entre 150 et 300 kWh, pouvaient également avoir vu leur facture augmenter si leur consommation de Janvier a excédé les 300 kWh. Pour cette catégorie d’abonnés basculée en tarif confort, le prix du kWh n’a pas changé pour la tranche jusqu’à 300 kWh : 370 Ariary. Pour la tranche supérieure, le prix a augmenté jusqu’à 764 Ariary alors que depuis quelques années, le système de tranche a été supprimé pour la catégorie tarif 16 de l’ancien système de tarification.
La Jirama avait également reconnu qu’il a pu y avoir hausse de la facture pour les ménages qui ont été basculés dans une catégorie tarifaire qui ne correspond pas à leur mode de consommation de 2021. Ainsi, des ménages qui consomment plus de 150 kWh par mois auraient pu être basculés dans la catégorie tarif économique, et payer 764 Ariary/kWh la tranche supérieure à 130 kWh. Ce qui leur revenait plus cher que s’ils étaient basculés en tarif confort où le prix de l’électricité est à 370 Ariary/kWh jusqu’à 300 kWh. La compagnie s’est proposée de rectifier la catégorie tarifaire et ainsi la facture pour ces abonnés.
Par contre, les abonnés sous tarif 14 basculés en tarif social, et les abonnés du tarif 16 mais consommant peu d’énergie électrique, moins de 150 kWh, ont vu leur facture baisser. Selon le DG de la Jirama « 80% des abonnés de la compagnie ont vu leur facture baisser en Janvier ». Face à la hausse sur les autres, le Conseil des ministres de mercredi avait enjoint la Jirama à revoir sa copie.Photo : Capture d’écran d’une video en direct de la page Andry Rajoelina




