Catégorie : Économie

  • MARCHE – Les commerçants expulsés de Soarano contestent la décision de la Commune d’Antananarivo de les expulser de leurs boutiques

    MARCHE – Les commerçants expulsés de Soarano contestent la décision de la Commune d’Antananarivo de les expulser de leurs boutiques

    Le bras de fer entre les commerçants de Soarano et la Commune urbaine d’Antananarivo continue. Les premiers crient à l’injustice après le scellage qu’ils considèrent comme illégal de leurs magasins alors que la Mairie affirme être dans ses droits et brandit la nécessité d’assainissement.

     

  • MALNUTRITION – 600 tonnes de compléments alimentaires par an à produire par la future usine Nutriset à Tolagnaro

    MALNUTRITION – 600 tonnes de compléments alimentaires par an à produire par la future usine Nutriset à Tolagnaro

    Antananarivo, 17 Octobre, 21h00 – Produire à Madagascar suffisamment de compléments alimentaires pour aider à combattre la malnutrition, « une plaie qui frappe durement mon pays », selon les termes du président de la République, Andry Rajoelina,. Il annonce ainsi, dans une tribune publiée à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, que l’usine de production de solutions nutritives contre la malnutrition qui sera installée à Tolagnaro devrait produire et distribuer annuellement jusqu’à « 600 tonnes de solutions d’alimentation saine et nutritive ». Comme déjà annoncé, cette unité industrielle sera installée en partenariat avec la fondation Mérieux et l’entreprise Nutriset.
    ⭕️Pour le chef de l’Etat, ce projet constitue l’une des solutions à long terme contre la malnutrition qui sévit dans le Sud du pays. Il est mené parallèlement à l’installation de pipelines et de systèmes de forage, avec le soutien de la Banque africaine pour le développement(BAD), pour acheminer de l’eau potable dans les localités victimes de la sécheresse. A cela s’ajoutent, souligne Andry Rajoelina, les échanges qui auront lieu au sein de la Chambre de l’agriculture de l’Androy qui permettront d’améliorer la qualité des productions agricoles.
    ⭕️En attendant les produits sortant de la future usine Nutriset, les quatre centres de réhabilitation nutritionnelle intensive et médicale mis en place dans les districts du Sud « seront chargés de distribuer des compléments alimentaires à base de moringa et de spiruline, et de prodiguer des traitements ». Des traitements nutritionnels ainsi que des distributions de compléments alimentaires et de provisions supplémentaires ont, par ailleurs, déjà été menés depuis quelques mois dans le Sud par le ministère de la Santé et le Programme alimentaire mondial (PAM), rappelle celui à qui la BAD a attribué le titre de champion pour le combat contre la malnutrition
    ?« Dans le Sud du pays, dans la région d’Anosy où les récentes sécheresses extrêmes ont fait des ravages, près de 35% des enfants ont un retard de croissance et 10% d’entre eux se trouvent en situation de malnutrition aiguë », rappelle Andry Rajoelina dans sa tribune. « La malnutrition chronique met leur vie et leur développement en péril », poursuit-il.
    Photo : Présidence de la République
  • FISC – Le secteur privé appréhende le retour des contrôles et des actions de recouvrement du fisc

    FISC – Le secteur privé appréhende le retour des contrôles et des actions de recouvrement du fisc

    Certains dirigeants d’entreprises ne voient pas d’un bon œil le retour des contrôles fiscaux et des autres actions de recouvrement annoncé mardi par la direction générale des impôts. Certains secteurs d’activité étant encore en difficulté, ces hommes d’affaires estiment que l’Etat ne doit pas se précipiter à reprendre les contrôles et les recouvrements. D’autres opérateurs économiques ne sont pas contre la reprise, mails ils aimeraient que le fisc change de manière de travailler.

  • RESSOURCES HALIEUTIQUES – Les crabes interdits jusqu’au 15 Décembre, les stocks de crabes congelés à expédier et exporter avant le 31 Octobre

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – Les crabes interdits jusqu’au 15 Décembre, les stocks de crabes congelés à expédier et exporter avant le 31 Octobre

    Antananarivo, 16 Octobre, 16h15 – Les crabes sous toutes leurs formes, vivants ou congelés, sous carapace ou en miettes, en chair ou en sucette, ne peuvent être ni vendus, ni conservés, ni servis, ni transportés, ni achetés depuis ce 16 Octobre à 00h. La prohibition va durer deux mois, jusqu’au 15 Décembre 2020. Motif : fermeture de pêche. « La pêche, la collecte, la vente, l’achat, le transport, la conservation et l’exportation de toute forme de crabes de mangroves sont prohibés à partir du 16 Octobre 2020 à 00h au 15 Décembre 2020 à 24heures », communique le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.

    ⭕️Les opérateurs qui avaient en stock des crabes vivants ont été priés de « prendre les dispositions nécessaires pour ramener à zéro leur stock avant la date de fermeture ». Ceux qui ont des crabes congelés, quelle que soit leur forme, ont été invités à « déclarer auprès du service régional de la pêche et de l’aquaculture le plus proche les stocks en leur possession à la date de la fermeture au plus tard le 22 Octobre ». Doit également figurer dans cette déclaration de stock le planning d’expédition ou d’exportation des stocks qui devrait avoir lieu au plus tard le 31 Octobre.

    ?Après deux ans sans période de fermeture de pêche, en 2017 et 2018, la décision de suspendre la pêche pour une durée de deux mois a à nouveau été appliquée en 2019. La fermeture vise, entre autres, à respecter la période de ponte de façon à permettre le renouvellement des stocks et à assurer une gestion rationnelle de cette ressource halieutique. En 2017 et 2018, les opérateurs avaient indiqué avoir constaté une baisse de la production faute de période de fermeture de pêche.

  • ECONOMIE – « La normalisation est encore loin pour les entreprises des secteurs les plus touchés »

    ECONOMIE – « La normalisation est encore loin pour les entreprises des secteurs les plus touchés »

    La reprise se fait à plusieurs vitesses du côté du secteur privé. Certains secteurs ont encore du mal à redémarrer malgré la levée de certaines mesures. Leur situation empire d’autant que, selon Thierry Rajaona, président du Groupement des entreprises de Madagasca( GEM), le Plan multisectoriel d’urgence tarde à se concrétiser, et que le plan de relance n’est toujours pas adopté. En attendant, le secteur privé attend beaucoup de la prochaine loi de finances, notamment dans ses aspects fiscaux. Le point avec Thierry Rajaona, président du GEM.

     

  • MONNAIE – La Banque centrale réfléchit à la mise en place de l’ariary numérique

    MONNAIE – La Banque centrale réfléchit à la mise en place de l’ariary numérique

    Antananarivo, 15 Octobre, 7h53 – L’émission d’une cryptomonnaie, dénommée e-ariary, en réflexion au niveau de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). Celle-ci est en train de rechercher un consultant pour concevoir son projet de monnaie virtuelle, mettre en place une phase d’expérimentation, et, sur la base des résultats de l’expérimentation, accompagner le démarrage de la mise en œuvre du projet. L’appel à manifestation d’intérêt en vue de la sélection de la société qui l’assistera dans la maîtrise d’ouvrage du projet a été lancé lundi.
    ⭕️Face au développement de la cryptomonnaie, des portefeuilles virtuels privés et des nouvelles solutions de paiement qui échappent à son contrôle, la Banque centrale envisage d’intégrer le secteur des Fintech et de lancer donc la cryptomonnaie nationale, l’e-ariary. Elle indique que son projet « s’inscrit dans une perspective visant, notamment, à affirmer la souveraineté de la monnaie nationale (…) et à renforcer l’efficacité, l’efficience, la sécurité et la robustesse du système national de paiement ». Lors d’une rencontre récente avec les sociétés Fintech les plus visibles au pays, elle n’a pas caché « la multiplicité des risques potentiels inhérents » aux produits proposés par ces dernières.
    ⭕️Pour l’instant, faute de législation, les cryptomonnaies n’ont pas encore cours légal à Madagascar même si leur utilisation n’est pas interdite. Leurs promoteurs, par ailleurs, échappent à la supervision de la BFM. Aucun chiffre officiel ne permet par ailleurs de mesurer l’ampleur de leur utilisation sur la Grande île. Mais selon la Banque centrale, « les innovations dans le secteur financiers ne cessent de s’intensifier pour accompagner les tendances de consommation actuelle ».
    ⭕️Consciente qu’en « cette ère de transformation digitale, l’innovation est devenue une priorité stratégique essentielle », elle choisit elle aussi d’innover. Avec l’e-ariary, son idée est de « mettre à la disposition du public, en complément des billets de banque, un moyen de paiement sécurisé, facile d’application, accessible, ayant cours légal sur le territoire national, et présentant les avantages offerts par les solutions de paiement privées, tout en bénéficiant de la régulation et du contrôle de l’Autorité monétaire ».
    ?La création de l’ariary digital se fait parallèlement à la démarche de consultation des promoteurs des sociétés Fintech engagée par la Banque centrale. Dans un communiqué, celle-ci évoque son souhait, d’« accompagner le développement des sociétés Fintech dans un cadre plus sécurisé, plus transparent et conforme aux politiques monétaires et objectifs de stabilité financière ».
  • SECTEUR EXTRACTIF – Le permis environnemental de la société d’exploitation aurifère Mac Lai Sim Gianna sur les mines de Vohilava-Mananjary suspendu

    SECTEUR EXTRACTIF – Le permis environnemental de la société d’exploitation aurifère Mac Lai Sim Gianna sur les mines de Vohilava-Mananjary suspendu

    Antananarivo, 15 Octobre, 6h55 – Les activités d’exploitation aurifère de la société Mac Lai Sime Gianna dans les villages de Vohilava-Mananjary suspendues. Le ministère de l’Environnement et du développement durable vient de suspendre la semaine dernière son permis environnemental. Celui-ci ne lui sera restitué que lorsque la compagnie se sera conformée à son cahier des charges environnementales et aura réparé les dégâts environnementaux qu’elle aurait causés dans les villages où elle intervient. Une source au courant du dossier indique que la compagnie aurait été notifiée de la décision la semaine dernière même, dès le lendemain de la signature de la décision.
    ⭕️En l’absence du directeur général de l’Office national pour l’environnement (ONE), autorité de délivrance du permis environnemental, la décision est signée du secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement durable sur délégation du ministre ainsi que de trois autres directeurs au sein du ministère. Celle-ci s’est notamment basée sur les rapports des missions de contrôle effectuées par un comité interministériel auprès de la société les 18 et 19 Septembre derniers. Elle a également été prise « après concertation avec les autorités compétentes incluant le ministère de tutelle du projet ainsi que les autorités locales et régionales de son site d’implantation ».
    ⭕️Pour le ministère, cette prise de décision était urgente compte tenu des dégâts que l’exploitation aurait causés. Celui-ci parle, entre autres, de problème de pollution et dégradation des eaux de la rivière de l’Isaka, de dégradation de la couverture végétale et destruction des cultures le long des berges de la rivière. A ces problèmes s’ajoutent « le problème de cohabitation avec les petits orpailleurs artisanaux » ainsi que « l’inaccessibilité de deux sites cultuels à cause de la dégradation des berges et du lit de la rivière », souligne encore le ministère.
    ?La mission de contrôle interministériel fait suite aux plaintes et réclamations faites depuis plusieurs mois par les organisations de la société civile et les communautés résidant au niveau des sites d’exploitation de la société Mac Lai Sim Gianna.
  • ECONOMIE – L’énergie solaire pour contribuer à l’approvisionnement en électricité d’Antsohihy et de ses environs

    ECONOMIE – L’énergie solaire pour contribuer à l’approvisionnement en électricité d’Antsohihy et de ses environs

    Antsohihy, 14 Octobre, 15h35 – « Le soleil est une richesse, et il est important de savoir l’utiliser pour répondre aux besoins de la population ». Les propos sont du président de la République Andry Rajoelina lors de l’inauguration de la centrale hybride photovoltaïque-thermique d’Antsohihy ce mercredi.

    ⭕️Le savoir-faire, c’est la société First Energy du groupe SMTP qui l’a apporté dans la région. « Une technologie parfaite qui combine une machine puissante capable d’approvisionner en électricité Antsohihy et des panneaux solaires qui vont permettre de réduire l’utilisation de l’énergie fossile pour produire l’électricité », indique Vonjy Andriamanga, directeur général de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité (Jirama).

    ?Avec l’implantation de cette nouvelle centrale hybride photovoltaïque thermique, le chef de l’Etat annonce la création de nouveaux emplois, mais aussi la diminution de l’utilisation de gas-oil ou de fuel qui pèse sur le coût de l’énergie. Celle-ci constitue, par ailleurs, une concrétisation de son « velirano », l’engagement à « augmenter l’accès à l’électricité sur la Grande île », indique-t-il.

    ?« Mais cela ne saurait être réalisé par l’Etat tout seul », souligne Andry Rajoelina. « Nous avons besoin de travailler avec le secteur privé », précise-t-il, remerciant la société First Energy « d’avoir accompagné la Jirama ». « La société a fait preuve de bonne volonté et d’audace », reconnaît Vonjy Andriamanga.

    ⭕️Selon Shahim Ismaël, directeur général de First Energy, 2200 panneaux solaires sont installés sur la centrale. « Celle-ci peut produire le double de l’énergie dont Antsohihy a besoin », détaille Bruno Nomenjanahary, directeur des opérations de la société. La construction de la centrale a nécessité un an, et d’autres projets sont en cours sur cet axe de la route nationale 6. Mampikony, Port Bergé et Anahidrano devraient avoir leur propre centrale chacune avant la fin de l’année. Ambanja, Befandriana et Anivorano auront les leurs avant le 26 Juin 2021.

    ?« Maevatanana a déjà eu sa centrale l’année dernière », rappelle encore le DG de First Energy. Celui-ci qui n’a pas manqué de souligner « la vision et le leadership » du président de la République en encourageant First Energy à investir dans le secteur. Faisant écho aux propos présidentiels sur la nécessité du partenariat public privé dans la réalisation de certains projets, il a remercié le chef de l’Etat de sa confiance en confiant la réalisation de sa vision à First Energy.

  • IMPOTS ET TAXES – Le fisc reprend du service et relance les contrôles et les actions en recouvrement

    IMPOTS ET TAXES – Le fisc reprend du service et relance les contrôles et les actions en recouvrement

    Antananarivo, 13 Octobre, 19h15 – Les contrôles fiscaux et les actions en recouvrement reprennent. La direction générale des impôts annonce ce mardi dans un communiqué que « les activités d’intervention de l’administration fiscale reprennent leur cours normal ».
    ⭕️Ces activités avaient été « suspendues dans le cadre des mesures de soutien du gouvernement aux entreprises face à l’état d’urgence sanitaire », rappelle-t-elle. Mais « compte tenu de la reprise progressive des activités administratives et économiques », elle décide, elle aussi de revenir sur le terrain.
    ⭕️L’administration fiscale se veut pourtant encore clémente. Dans son communiqué, elle souligne que cette « reprise prendra en considération la gravité des infractions commises ainsi que des difficultés relatives à chaque secteur d’activité, dues au contexte de crise sanitaire ».
    ?Durant la crise sanitaire, certaines entreprises accusées de ne pas avoir payé leurs impôts avaient déjà été temporairement fermées par le fisc.
  • ECONOMIE – Quand les Fintech bousculent la Banque centrale

    ECONOMIE – Quand les Fintech bousculent la Banque centrale

    Antananarivo, 10 Octobre, 16h30 – La Banque centrale reste, du moins pour l’instant, impuissante face à l’essor des Fintech, ces entreprises qui, selon une définition communément admise, déploient les nouvelles technologies pour améliorer les activités financières. Elle dit avoir « la volonté de contribuer activement à l’émergence de l’innovation ». Mais pour l’heure, elle confie « ne pas être en mesure d’apporter une appréciation sur les transactions effectuées sur ces nouveaux services ».

    La Banque des banques reconnaît pourtant « la multiplicité des risques potentiels inhérents » au secteur. Mais comme ces entreprises ne sont « pas sous la supervision de BFM (Banky Foiben’i Madagasikara », celle-ci préfère prévenir, à demi-mot, le public en disant « estimer que, à ce stade, les services des Fintech s’adressent à un public averti ».

    « La complexité des nouvelles technologies, la nouveauté des produits proposés, la qualité de nouveaux entrants des opérateurs » sont autant de points qui semblent bousculer la Banque centrale.  Celle-ci préfère donc avancer avec prudence et démarrer avec une « démarche de consultation » et de « dialogue » qu’elle veut « constructif ».

    Elle dit donc encore vouloir « mieux comprendre la portée et les enjeux de ces initiatives innovantes ». Son objectif, poursuit-elle, est de « pouvoir accompagner le développement des Fintech dans un cadre plus sécurisé, plus transparent et conforme aux politiques monétaires et aux objectifs de stabilité financière ». Sa mission, rappelle-t-elle est de « veiller continuellement au maintien de la stabilité financière, à la mise en place d’un secteur financier moderne et sécurisé, ainsi qu’à la protection des consommateurs ».

    Pour « présenter aux promoteurs  la mission de BFM dans cet environnement en pleine effervescence », celle-ci a réuni la semaine dernières les plus visibles d’entre eux et qui ne sont pas sous sa supervision. C’était également l’occasion de « survoler les activités au sein du secteur » qui vont des cryptomonnaies aux nouvelles solutions de paiement, en passant par les portefeuilles virtuels privés, les transferts internationaux etc.

    Pour pouvoir poursuivre les discussions avec les promoteurs de ces nouveaux services, BFM leur recommande de « mettre en place une association regroupant les Fintech oeuvrant à Madagascar ». Elle se dit « consciente qu’en cette ère de la transformation digitale, l’innovation est devenue une priorité stratégique essentielle autant pour l’industrie que pour les régulateurs ».