Catégorie : Économie

  • FERMETURE DES USINES TIKO : Fermer les entreprises n’est pas une priorité en période d’urgence sanitaire selon des groupements économiques

    FERMETURE DES USINES TIKO : Fermer les entreprises n’est pas une priorité en période d’urgence sanitaire selon des groupements économiques

    Antananarivo, 10 septembre, 14h41 – Les groupements d’entreprises se disent surpris de la décision de l’Etat de fermer les usines appartenant au groupe Tiko, en pleine période d’urgence sanitaire. « La priorité en ce moment est de soutenir les entreprises, peu importe son propriétaire, afin de maintenir l’emploi », affirme Hery Lanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches de Madagascar (GEFP) lors d’un point de presse.
    Il estime que le non-paiement des impôts est une raison insuffisante pour procéder à la fermeture d’une usine étant donné que le secteur privé a essayé depuis le début de l’état d’urgence de convaincre l’Etat de supprimer les impôts, au profit des entreprises. « Les employés seront les premiers touchés par cette fermeture » regrette-t-il.
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    Naneho ny fahagagany noho ny fanapahan-kevitry ny fanjakana hanakatona ireo ozinina ao amin’ny vondrona Tiko, ao anatin’ny vanim-potoanan’ny hamehana ireo vondron’ny orinasa tsy miankina. Tsy laharam-pahamehana ny fanakatonana orinasa, hoy indrindra izy ireo. « Ny fanohanana ny orinasa rehetra, na iza na iza tompony, no tokony ho laharam-pahamehana amin’izao fotoana izao hitandroana ny asa » hoy i Hery Lanto Rakotoarisoa, filohan’ny Vondron’ny orinasa afaka haba eto Madagasikara (GEFP). Notsindriany fa « tsy antony ampy hanidiana orinasa ny tsy fandoavan-ketra satria efa niezaka nandresy lahatra ny fanjakana tsy handoavana hetra ny sehatra tsy miankina, ho tombontsoan’ny orinasa noho ny hamehana », hoy ihany izy, naneho ny alahelo ny amin’ireo « mpiasa izay voalohany ho tena voakasiky ny fanakatonana.
  • INDUSTRIALISATION – Des recommandations présidentielles pour faciliter l’implantation d’une usine Nutriset dans le Sud

    INDUSTRIALISATION – Des recommandations présidentielles pour faciliter l’implantation d’une usine Nutriset dans le Sud

    Antananarivo, 10 Septembre, 6h30 – Des mesures d’incitation. Les président de la République, Andry Rajoelina, adresse une lettre aux membres du gouvernement pour que ces derniers se mobilisent dans l’appui à l’implantation d’une usine Nutriset, unité de production de compléments alimentaires, dans le Sud du pays.
    ⭕️« Nous ne finançons pas (la mise en place de l’usine). Notre rôle est de mettre en place un environnement permettant le développement de l’entreprise et la distribution des produits auprès de tous les Malgaches qui en ont besoin », écrit le chef de l’Etat à l’intention des membres du gouvernement. Il parle notamment de la « mise en place de lois et règlements facilitant l’implantation de l’usine » et des « allègements fiscaux qu’il faut adopter en Conseil des ministres ». « Compte tenu de l’importance de ce projet, je compte sur notre mobilisation commune pour sa réalisation », appelle-t-il.
    ?Selon la lettre signée par le président de la République, « le financement de l’usine est assuré par la Fondation Mérieux, tandis que la mise en place de l’unité de fabrication et la production sont réalisées par le groupe Nutriset en collaboration avec les différents acteurs de la lutte contre la malnutrition ». A en croire le chef de l’Etat, l’entreprise a promis, en plus de la mise à disposition de produits sains et aux normes, la création d’emplois pour la population locale et l’utilisation des matières premières locales ».
    ?Le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi indique que les équipements et les machines destinés à la production des compléments alimentaires devraient arriver à Madagascar dans quelques semaines. L’implantation dans le Sud de cette usine de production de compléments alimentaires est présentée par le chef de l’Etat comme une « solution durable pour lutter contre la malnutrition qui touche presque toutes les régions de l’île, en particulier le Sud »
    ?La création de l’usine Nutriset dans le Sud de Madagascar avait été officiellement annoncée en Janvier 2020, lors de la visite à Madagascar d’Alain Mérieux, président de la fondation Mérieux, C’est au cours d’une rencontre entre les deux hommes que « les voies de collaboration avec le Groupe Nutriset, dont la fondation Mérieux est actionnaire, ont été abordées », indiquait le communique de presse de la présidence, à l’époque.
    ?Entreprise française créée en 1986, le groupe Nutriset « se définit comme l’association de différentes dynamiques d’entreprises partenaires dont les axes d’activités sont le développement d’une agro-industrie pérenne, la nutrition et l’accès à une alimentation de qualité ». C’est elle qui fabrique les produits de la marque Plumpy, déjà utilisés à Madagascar pour prendre en charge les cas de malnutrition aiguë.
    Photos d’illustration : Visite d’une délégation de la Fondation Mérieux à Madagascar, Présidence de la République
  • TRANSPORT – La gare routière du « Fasan’ny Karana » se met aux normes sanitaires en vue de la reprise

    TRANSPORT – La gare routière du « Fasan’ny Karana » se met aux normes sanitaires en vue de la reprise

    Covid 19 et urgence sanitaire oblige, la gare routière du « Fasan’ny karana » se met aux normes afin de pouvoir accueillir à nouveau des passagers.
    Transporteurs, coopératives et administration, se tiennent prêts pour l’ouverture de la gare prévue ce vendredi après plusieurs mois de fermeture.

  • EDUCATION – Les parents désemparés face aux dépenses de la rentrée

    EDUCATION – Les parents désemparés face aux dépenses de la rentrée

    Après plusieurs mois de confinement, certains parents ne semblent pas encore prêts pour la rentrée scolaire. Alors que les arriérés de frais de scolarité de l’année scolaire 2019-2020 ne sont pas encore réglés, les frais de réinscription doivent déjà être payés, les fournitures scolaires achetées. La rentrée, cette année, s’annonce encore plus difficile que les années précédentes.

  • MINES – La Cour des comptes estime qu’une partie du processus d’octroi des permis miniers et de certification environnementale de Base Toliara n’a pas respecté les règles et les normes

    MINES – La Cour des comptes estime qu’une partie du processus d’octroi des permis miniers et de certification environnementale de Base Toliara n’a pas respecté les règles et les normes

    Antananarivo, 8 Septembre, 21h37 – Un permis d’exploitation octroyé dans des formes et des conditions qui ne respectent pas la réglementation en vigueur. Des autorisations administratives ignorant les risques d’empiètement de la route minéralière sur l’aire protégée. Des droits fonciers des occupants traditionnels ignorés. Des insuffisances dans la procédure de consultation publique. L’audit de la Cour des comptes sur le processus de l’octroi des permis miniers et la certification environnementale du projet Base Toliara met à nu les divers manquements des ministères en charge des Mines et de l’Environnement, leurs démembrements et les collectivités territoriales décentralisées dans leurs rôles et responsabilités respectifs.
    ⭕️Dans ses conclusions, la Cour des comptes parle par exemple d’un permis d’exploitation qui a été délivré au projet par le Bureau des cadastres miniers (BCMM) en 2012 malgré le gel décidé par les autorités publiques à l’époque. Elle constate également que la route minéralière du projet touche en partie la nouvelle aire protégée NAP PK32 et empiète sur des sites sensibles qui devraient faire l’objet de conservation. A cela s’ajoute l’absence de contrats et d’autorisations entre les titulaires des droits fonciers et celui du permis minier. « Ce qui constitue l’une des causes des contestations de l’exploitation par les populations locales », estiment les auditeurs.
    ⭕️Malgré les irrégularités, la Cour des comptes précise néanmoins que l’objectif de l’audit n’est pas d’aboutir à des peines. « Un audit met en avant ce qui marche et ce qui ne marche pas, et émet des recommandations pour trouver des solutions et améliorer la gestion et la gouvernance », souligne le président de la Cour des comptes, Jean De Dieu Rakotondramihamina. « Au pire, des sanctions administratives peuvent être prises si les irrégularités sont particulièrement graves », poursuit-il, indiquant que « cette décision relève d’une décision de l’administration ».
    ?L’audit réalisé par la Cour des comptes entre dans le cadre de sa mission de contrôle des finances publiques et des ministères. Il a été mené de concert avec le projet d’amélioration de la surveillance de l’industrie extractive en Afrique francophone subsaharienne (Pasie), un projet qui a pour but « d’améliorer la gouvernance, la transparence et la reddition des comptes dans le secteur extractif ». Dans ce sens, le Pasie collabore avec les institutions supérieures de contrôles des finances publiques dont le mandat permet d’assurer le contrôle des ministère concernés par le secteur.
    Photo : Base Toliara
  • FISCALITE – Le ministère de l’Economie et des finances ne prévoit aucune hausse des impôts en 2021 et envisage même d’en alléger certains

    FISCALITE – Le ministère de l’Economie et des finances ne prévoit aucune hausse des impôts en 2021 et envisage même d’en alléger certains

    Antananarivo, 8 Septembre, 13h00 – Une décision qui devrait soulager les opérateurs économiques. Les impôts ne devraient pas connaître de hausse en 2021. Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des finances, a déclaré la semaine dernière à Toliara que « son département ne prévoit pas une augmentation du taux des impôts dans le projet de loi de finances 2021 ».
    ⭕️Le communiqué rapportant le compte-rendu du colloque régional sur la préparation de loi de finances 2021 qui s’est tenu à Toliara évoque même un éventuel « allègement pour certains impôts ». Le ministre, cité par ce communiqué, a indiqué vouloir « défendre cette idée ». « Mais le dernier mot appartient au président de la République », a-t-il précisé.
    ?En vue de recueillir les besoins et les suggestions des autorités locales et des opérateurs économiques, le ministère de l’Economie et des finances a organisé la semaine dernière un colloque régional à Toliara. Les questions et les aspirations des opérateurs économiques ont essentiellement porté sur la fiscalité et l’allègement des impôts.
    Photos : Ministère de l’Economie et des finances, Septembre 2020
  • ECOLOGIE – Quand les déchets en plastique deviennent des crédits en argent

    ECOLOGIE – Quand les déchets en plastique deviennent des crédits en argent

    Une économie verte à la malgache. C’est ainsi que l’on pourrait définir le projet écologique innovant de quelques étudiants malgaches. Le principe est simple, échanger des bouteilles plastiques usés avec du crédit qui permet de payer des frais de formation ou même d’acheter des produits. Ses promoteurs l’appellent le « Crédit Carat ».

  • ECOLOGIE – Deux jeunes malgaches se lancent dans la transformation les déchets plastiques en meuble.

    ECOLOGIE – Deux jeunes malgaches se lancent dans la transformation les déchets plastiques en meuble.

    Mêler écologie et développement n’est pas impossible. C’est en tout cas ce que croit Zina et Elodie, deux jeunes malgaches qui se lancent dans le projet « Andao Company ». Un projet de transformation de déchet en plastique en meuble. Aujourd’hui ils sont à la recherche de partenaire et de financement afin de pouvoir continuer leurs routes.

     

  • ECONOMIE – Reprise timide des activités commerciales à la veille de la rentrée

    ECONOMIE – Reprise timide des activités commerciales à la veille de la rentrée

    La vie veut reprendre son cours malgré le coronavirus. Septembre étant le mois de la rentrée, les activités commerciales commencent à frémir. Les Tananariviens reviennent dans les centres commerciaux pour acheter ce dont ils ont besoin dans l’immédiat, mais aussi prospecter. Quelques-uns cèdent à quelques petites tentations. Les commerçants rivalisent d’imagination pour re-séduire leur clientèle

  • ECONOMIE – L’association des tours opérateurs en assemblée générale extraordinaire pour réfléchir à la relance du secteur tourisme

    ECONOMIE – L’association des tours opérateurs en assemblée générale extraordinaire pour réfléchir à la relance du secteur tourisme

    Antananarivo, 7 Septembre, 19h10 – L’Etat présente aux tours opérateurs ces propositions pour relancer le secteur du tourisme. Lors de l’assemblée générale de l’association des tours opérateurs, Top Madagascar, qui s’est tenue ce weekend, une délégation du ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie dirigée par le ministre a abordé les différents projets envisagés par l’Etat pour venir en appui au secteur.
    C’est ainsi qu’ont été évoqués la mise en concession de certains sites gérés par l’Agence portuaire, maritime et fluviale de Madagascar (APMF), l’ouverture de certaines voies ferrées ainsi que les projets d’extension des aéroports gérés par l’Adema. Les soutiens financiers initiés par l’Etat à travers les projets Fihariana et Miarina ont également été détaillés auprès des responsables des 50 tours opérateurs présents à la réunion. Les processus de finalisation des protocoles sanitaires pour les différents métiers ont également été discutés au cours de la réunion.
    ⭕️L’Assemblée générale de Top Madagascar a été l’occasion pour ses membres de faire une perspective de ses futures activités, de discuter de son plan de travail pour les deux ans à venir et de présenter ses partenaires dans les volets communication, formation et conservation de la biodiversité. « Aujourd’hui, Top Madagascar, accompagné de ses partenaires publics et privés, est prête à aller de l’avant et à se soutenir pour faire face à cette crise et relancer petit à petit le métier de tour operating », souligne l’association dans un communiqué.
    ⭕Comme toutes les activités du secteur tourisme, le tour operating a souffert de la crise sanitaire qui a frappé aussi bien Madagascar que le monde entier. A Madagascar, le bilan du secteur fait état « d’un déclin du volume d’affaires à plus de 83%, soit un manque à gagner de l’ordre de 620 millions de dollars pour 2020, ainsi que d’une crise touchant 44 000 emplois directs de la filière, incluant l’hôtellerie, la restauration, les agences de voyage, les prestataires et les guides touristiques ».
    Photo : Top Madagascar