Catégorie : Économie

  • ZONE FRANCHE – Le secteur textile en quête d’appui pour reconquérir le marché

    ZONE FRANCHE – Le secteur textile en quête d’appui pour reconquérir le marché

    Antananarivo, 14 Septembre, 7h20 – Dans les entreprises franches textiles qui continuent de tourner, ouvriers et ouvrières donnent les derniers coups d’aiguille aux vêtements d’hiver dont la confection a été perturbée par la crise sanitaire. Les commandes lancées depuis plusieurs mois mais suspendues par la pandémie doivent bientôt partir.
    ⭕️Dans les services commerciaux, c’est le branle-bas de combat pour décrocher des commandes pour l’été. La tâche ne s’annonce pas facile. Après plusieurs mois de crise sanitaire mondiale où nombre d’activités économiques ont été suspendues, le marché doit être reconquis. « Certains pays ont définitivement abandonné leurs commandes pour 2020 », explique Hery Lanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP).
  • SECURITE SOCIALE – La mise en place d’une assurance chômage en réflexion avec le Bureau international du travail

    SECURITE SOCIALE – La mise en place d’une assurance chômage en réflexion avec le Bureau international du travail

    Antananarivo, 13 Septembre, 20h20 – Une solution pérenne pour les travailleurs face aux crises sociales. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) confirme la mise en place future d’une assurance chômage. « Le secteur privé est en train de réfléchir à la mise en place d’une assurance chômage avec l’appui du Bureau international du travail », confie Thierry Rajaona, président du GEM, la semaine dernière.
    ?« Les aides sociales ne peuvent pas durer indéfiniment », poursuit le patron des patrons en marge du lancement officiel du projet « Solidarité des entreprises ». Dans le cadre de ce projet, des entreprises et leurs partenaires ont cotisé pour créer un fonds commun en vue de soutenir les employés envoyés en chômage technique ou licenciés suite à la crise sanitaire. « Il est temps de trouver une solution pérenne à cette situation », martèle-t-il.
    ?Il y a un mois, le directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps), Mamy Rakotondraibe, a déjà évoqué l’existence d’une telle réflexion auprès de la Cnaps. Il a parlé de la possibilité de choisir entre deux propositions : le système par capitalisation à travers une cotisation volontaire, ou le système par répartition obligatoire qui impliquerait une augmentation de la cotisation aussi bien des employeurs que des travailleurs.
    ?Dans le premier cas, celui qui cotise peut bénéficier d’une allocation de chômage s’il perd son travail. Dans le deuxième cas, tout travailleur cotisant peut percevoir l’allocation en cas de chômage. Le DG de la Cnaps avait évoqué que le projet de loi en ce sens devrait être soumis au gouvernement dès l’année prochaine.
  • ELEVAGE – Livrer du lait de mauvaise qualité, la grande peur de Jean Baptiste Rakotomahefa

    ELEVAGE – Livrer du lait de mauvaise qualité, la grande peur de Jean Baptiste Rakotomahefa

    Antananarivo, 12 Septembre, 11h15 – La cérémonie a pris quelques minutes de retard sur le programme prévu, mais Jean Baptiste Rakotomahefa, éleveur de vaches à Itaosy, ne s’en formalise pas. Avec ses pairs éleveurs, il attend patiemment qu’on lui offre ce qu’il espère depuis longtemps : un bidon à lait aux normes.
    ?Eleveur depuis toujours, il a l’habitude de livrer le lait dans un seau. « C’est risqué. J’ai toujours peur que mon lait se salisse et ne soit plus de bonne qualité quand il arrive chez le client », confie-t-il. Ses clients, ce sont, entre autres, les habitants de son village et des hameaux voisins.
    ?Il y a bien sûr ce collecteur qui vient tous les jours chez lui pour lui acheter son lait. Mais celui-ci ne prend pas tout. Notre éleveur peut produire quotidiennement jusqu’à 80 litres de lait les meilleurs jours. Il doit donc faire le tour de ses voisins pour leur vendre ce qui reste. Et quand il n’arrive pas à tout écouler, il raconte devoir se débarrasser de ce qui reste. « Si personne n’achète, je suis obligé de jeter. Nous sommes quatre à la maison mais nous ne pouvons pas consommer 10 à 15 litres de lait », regrette-t-il.
    ?Comme beaucoup de petits producteurs, ce n’est pas la motivation qui manque à ce père de famille mais le matériel. Il s’accroche donc à tout ce qui peut l’aider à avoir un meilleur accès au marché. Et le bidon bleu de 30 litres, avec un bon couvercle sur une grande ouverture offert par le projet Croissance agricole et sécurisation foncière (Casef) est le bienvenu dans sa ferme. « Maintenant, je peux m’assurer que je vais livrer du bon lait en de plus grande quantité », sourit-il.
    ?Jean Baptiste Rakotomahefa est aussi membre du Malagasy dairy board (MDB), une organisation qui œuvre pour le développement de la filière lait. Il dit l’avoir intégrée pour les formations gratuites que celle-ci offre. Son but, confie ce fils de femier, est de transmettre les meilleures connaissances à ses enfants de façon à ce que ceux-ci puissent assurer la relève « avec de meilleures techniques ».
  • ECONOMIE – Les recettes en devises en baisse, les dépenses d’importations maintenues à un niveau élevé

    ECONOMIE – Les recettes en devises en baisse, les dépenses d’importations maintenues à un niveau élevé

    Antananarivo, 12 Septembre, 8h45 – Le déficit de la balance commerciale se creuse. A la lecture des chiffres publiés sur le site de la Banque centrale, les recettes d’exportations de Madagascar sont en baisse continue alors que les dépenses d’importations, notamment celles des biens de consommation, sont maintenues à un niveau élevé. Conséquences : l’ariary poursuit sa dépréciation face à une faible offre en devises sur le marché interbancaire des devises (MID) et une demande qui reste forte.
    ⭕️Selon les chiffres publiés par la Banque centrale sur son site Web, les recettes d’exportations liées à la vanille durant le premier semestre de 2020 ont connu une diminution de 44% par rapport à la même période en 2019. Celles-ci sont passées de 266,96 millions de dollars de Janvier à Juin 2019, à 147,05 millions de dollars de Janvier à Juin 2020.
    ⭕️Les approvisionnements des comptes des entreprises minières ont également régressé de 17%, passant de 189,04 millions de dollars durant le premier semestre de 2019 à 156,62 millions de dollars à la même période en 2020. Et Covid oblige, « les recettes en devises du secteur tourisme ainsi que celles des entreprises franches sont négligeables », souligne la Banque centrale.
    ⭕️Du côté de la demande, pourtant, les dépenses en devises restent élevées. Bien que les importations des produits pétroliers aient reculé de 22%, celles des biens de consommations sont restées stables. D’une valeur de 445,04 millions de dollars entre Janvier et Juin 2019, elles ont légèrement augmenté jusqu’à 446,67 millions de dollars entre Janvier et Juin 2020.
    ⭕️Avec ce déséquilibre entre l’offre et la demande sur le MID, le cours de l’ariary poursuit sa dépréciation. Vendredi, le dollar s’échange à 3842,41 ariary, l’euro à 4529,34 ariary. Les réserves officielles de change auprès de la Banque centrale restent importantes. Se chiffrant à plus de 2 milliards de dollars, elles « représentent 5,9 mois d’importations de biens et de services », indique la Banque centrale. Un bon niveau qui s’explique « par la rentrée de devises liée au déblocage des contributions extérieures ».
    ?Afin de limiter la dépréciation de la monnaie nationale, la Banque centrale recommande, entre autres, « la promotion de la diversification des exportations et l’industrialisation à travers la production de biens pour lesquels les avantages comparatifs malgaches sont établis par rapport à l’importation ». Elle propose également « la lutte contre les exportations illicites des métaux et pierres précieux et l’intégration des recettes ainsi générées dans le MID ainsi que le renforcement du suivi des opérations d’exportation, de rapatriement et de cession de devises ».
  • TRANSPORT – Premier jour de reprise agité à la gare routière du Fasan’ny Karana.

    TRANSPORT – Premier jour de reprise agité à la gare routière du Fasan’ny Karana.

    Longue file d’attente devant la tente sanitaire, ruées des premiers passagers et difficile respect des gestes barrières, cafouillages et bouchons de véhicules sur le départ. La première journée des départs après six mois de confinement à la gare routière Fasan’ny Karana a été agitée et brouillonne. En tout une centaine de voiture devaient prendre le départ en cette première journée en direction du Sud sur la RN7. Couleurs et ambiance.

     

  • FILIERE BOIS – Les exploitants de bois en rupture de stock et au bout du rouleau

    FILIERE BOIS – Les exploitants de bois en rupture de stock et au bout du rouleau

    Les entreprises de transformation et d’exploitation du bois sont en difficulté et beaucoup ont été contraintes de fermer. En cause, la suspension en janvier 2019 de l’exploitation des bois de forêts par le ministère de l’environnement et du développement durable dans le but d’assainir l’exploitation. Ils en appellent à l’Etat pour se pencher sur leur situation devenue intenable.

  • ENVIRONNEMENT – Madagascar veut renégocier les bases de l’inventaire de ses stocks de bois précieux qui auraient pu être gonflés, selon Vahinala Raharinirina

    ENVIRONNEMENT – Madagascar veut renégocier les bases de l’inventaire de ses stocks de bois précieux qui auraient pu être gonflés, selon Vahinala Raharinirina

    Antananarivo, 11 Septembre, 20h45 – Madagascar veut changer la méthodologie de l’inventaire de son stock de bois précieux. Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, a annoncé ce vendredi la volonté du gouvernement de « renégocier la méthodologie de l’inventaire qui a été appliquée jusqu’ici ». Celle-ci « n’est plus à jour », indique-t-elle.
    ⭕️Selon les recommandations de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), l’inventaire du tiers des stocks de bois précieux saisis et déclarés constitue l’une des conditions à l’éventuelle autorisation de vente des stocks de bois précieux de Madagascar. Or, selon la ministre en charge de l’Environnement l’estimation des stocks sur laquelle l’inventaire a jusqu’ici été basé « aurait pu être gonflée ».
    ⭕️« On ne peut pas dire qu’on va faire 30% d’inventaire de quelque chose qu’on ne connaît pas », souligne-t-elle. Pour elle, le décompte doit « partir de l’existant ». L’idée du ministère serait donc de partir de « l’état du bois saisi actuel ». Elle espère que cela va emmener « vers la facilitation des déclarations de ceux qui détiennent encore du bois précieux ».
    ?En 2011, les autorités de la transition avaient demandé aux opérateurs de la filière bois à déclarer de façon spontanée leur stock de bois précieux. Mais « le fait d’avoir fait une déclaration de stocks est un acte qui n’établit pas nécessairement la réalité des stocks chez le déclarant », avait déjà reconnu le gouvernement en 2016.
    ?Dans le rapport soumis à la Cites à l’époque, il était indiqué que « les fausses déclarations sont monnaie courante ». Ayant décidé de considérer ces chiffres uniquement comme une indication, sans garantir l’existence réelle ni l’intégralité et la nature des produits, le gouvernement de l’époque avait suggéré, parallèlement à l’inventaire, « une deuxième phase d’audit ».
    ?Les déclarations de 2011, considérées comme « fantasmatiques » par Baomiavotse Vahinala Raharinirina, étaient faites par 104 opérateurs. Le volume déclaré était de 24813 mètres cubes pour un total déclaré de 235768 rondins répartis sur 191 lieux de stockage.
  • ELEVAGE : Le ministère en charge de l’Elevage prévoit d’importer 1000 vaches laitières afin d’appuyer la production de lait à Madagascar

    ELEVAGE : Le ministère en charge de l’Elevage prévoit d’importer 1000 vaches laitières afin d’appuyer la production de lait à Madagascar

    Antananarivo, 11 Septembre, 20h15 – Des vaches laitières en plus dans le circuit de production et de transformation du lait. Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) a annoncé un projet gouvernemental d’importer un millier de vaches laitières en marge de la cérémonie de remise officielle de dons aux éleveurs dans le cadre du projet Croissance agricoles et de sécurisation foncière (CASEF) ce vendredi. « Nous allons importer 1000 vaches laitières », lance-t-il durant son discours.
    ⭕️« Madagascar ne produit pas suffisamment de lait, et d’ailleurs le pays en importe encore une grande quantité », précise Lucien Ranarivelo, pour justifier le projet gouvernemental. Selon les chiffres avancés en 2019, les éleveurs n’arrivent à produire que 40% des besoins en lait des consommateurs locaux.
    ?Les responsables de l’organisation Malagasy Dairy board avaient alors indiqué que Madagascar avait importé plus de 100 millions de litres en équivalence de lait en 2018. En plus de l’insuffisance de la quantité, les producteurs ont également du mal à produire du lait de la qualité exigée par les industriels, avaient également expliqué les responsables de la MDB à l’époque.
    ⭕️Pour l’instant, le pays d’origine des vaches à importer n’est pas encore connu. Le ministre annonce toutefois que celles-ci devraient arriver sur le territoire national avant la fin de l’année. « En ce moment, nos techniciens sont en train de prospecter les marchés extérieurs pour voir dans quel pays on va acheter ces vaches, car il n’est pas souhaitable que des animaux malades arrivent chez nous », explique-t-il.
    Photo : Lucien Ranarivelo, ministre en charge de l’élevage (au milieu) annonce que les vaches devraient arriver au pays avant la fin de l’année
  • ELEVAGE – 750 éleveurs dotés de bidons à lait aux normes pour prévenir la détérioration du produit pendant le transport vers les centres de collecte

    ELEVAGE – 750 éleveurs dotés de bidons à lait aux normes pour prévenir la détérioration du produit pendant le transport vers les centres de collecte

    Antananarivo, 11 Septembre, 16h27 – Pas de bidons jaunes pour le lait. La matière utilisée, déjà, ne répond pas aux normes requises, explique le projet Croissance agricole et sécurisation foncière (Casef) dans un communiqué de presse. Mais surtout, l’ouverture de ces contenants destinés à l’huile alimentaire est trop petite et « rend difficile leur nettoyage ». C’est ce qui est à l’origine de la rapide détérioration du lait pendant le transport, poursuit le communiqué du projet.
    ⭕️Pour préserver la qualité du lait, ce sera donc des bidons « étanches, à double paroi et à grande ouverture ». La matière utilisée, du plastique spécialement conçu pour l’alimentaire, est par ailleurs « moins coûteuse que les bidons en inox et en aluminium », donc, « plus accessible aux éleveurs ». Et à la différence des bidons jaunes dont le volume est de 20 litres, les bidons bleus offerts ce vendredi à 750 éleveurs par le projet Casef peuvent contenir jusqu’à 30 litres de lait.
    ?Mais pour améliorer la qualité du lait mis sur le marché par les éleveurs, le projet Casef mise aussi sur les éleveurs relais. Formés par l’organisation Malagasy dairy board (MDB), ces derniers vont jouer un rôle d’animateur de groupe Champ école paysanne, de formateur et d’assistant technique de proximité auprès des éleveurs.
    ?Pour faciliter leurs interventions aussi bien en termes de déplacements qu’en termes de soins préventifs, 37 éleveurs relais sont dotés chacun de bicyclette, de ruban zoonométrique, de thérmomètre, de seringue avec aiguille et combinaison et de paires de bottes agricoles.
    ?La double dotation effectuée ce vendredi par le projet Casef entre dans le cadre de son appui à la chaîne de valeur lait qui touche plus de 10 000 ménages dans le Vakinankaratra, et 2000 ménages dans les régions d’Analamanga et d’Itasy.
  • RELANCE ECONOMIQUE – Le plus dur est encore devant nous, estime le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM)

    RELANCE ECONOMIQUE – Le plus dur est encore devant nous, estime le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM)

    Le tableau dressé par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) paraît sombre. Et la lumière ne semble pas encore se profiler à l’horizon. Thierry Rajaona, président du groupement affirme que les chômages techniques dans les secteurs qui font tourner l’économie risquent encore de perdurer. La situation mondiale dont dépendent largement ces secteurs n’arrange pas les choses.