Antananarivo, 25 Septembre, 16h15 – Les liaisons aériennes internationales ne reprennent pas encore officiellement, du moins les liaisons commerciales. Mais les vols spéciaux et/ou de rapatriement se poursuivent, et se font de plus en plus régulièrement, surtout sur la ligne la plus fréquentée : Antananarivo-Paris.
⭕️Pour ce mois d’Octobre, Air Madagascar prévoit deux vols hebdomadaires au départ d’Antananarivo vers la capitale française, le lundi en passant par Marseille, et le vendredi. Air France, sous réserve de l’autorisation des autorités malgaches prévoit, de son côté, un vol partant d’Antananarivo, tous les dimanches.
⭕️Pour la compagnie malgache, les vols spéciaux sont officiellement censés emmener les étudiants vers l’Europe. Mais les vols sont aussi commercialisés auprès des résidents à l’étranger, aux travailleurs expatriés, et aux étrangers qui souhaitent rentrer chez eux. S’agissant de vols spéciaux, les billets sont vendus en aller simple auprès de toutes les agences de voyage, et pas seulement auprès de celles d’Air Madagascar.
⭕️Pour les vols Air France, les Français et Européens qui se sont inscrits sur les listes de l’ambassade de France restent prioritaires, mais une agence de voyage se charge également de commercialiser les vols auprès des ressortissants des pays autres que la France qui disposent d’un titre de séjour ou d’un visa de long séjour en France.
⭕️Par ailleurs, les vols Air France, du moins ceux attendus pour les trois prochains dimanches, continuent d’arriver à vide de La Réunion. Les vols d’Air Madagascar, eux, reviennent de Paris avec les ressortissants malgaches qui étaient bloqués à l’étranger et qui sont en cours de rapatriement. Sont également admis sur ces vols les étrangers résidents sur la Grande île.
Catégorie : Économie
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FISCALITE – La nouvelle plateforme en ligne de dépôt des états financiers, e-bilan, en cours de mise en place
Antananarivo, 24 Septembre, 17h45 – Après la télédéclaration et le télépaiement, le ministère de l’Economie et des Finances va mettre en place la télétransmission. Fini les dépôts manuels des états financiers devant compléter la déclaration fiscale auprès des centre fiscaux. Le module e-bilan permettra aux contribuables de déposer en ligne les documents et leurs annexes et d’éviter ainsi les longues files d’attente auprès des centres fiscaux.
Le lancement officiel des travaux de mise en place de cette plateforme en ligne de dépôt des états financiers a eu lieu ce jeudi au siège de la Direction des grandes entreprises à Amparibe en présence du ministre des finances. Cette plateforme est issue de la coopération du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) par le biais de la Direction Générale Impôts (DGI) avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Conseil Supérieur de la Comptabilité (CSC), l’Ordre des experts comptables et financiers de Madagascar (OECFM) et la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM).Photo : Ministère de l’Economie et des finances -

TOURISME – Le site web de promotion des bons plans vacances et tourisme officiellement opérationnel
Antananarivo, 24 Septembre, 15h35 – En quête d’un hôtel pour les prochaines vacances ? Ou d’un restaurant pour manger chinois ? Ou du meilleur plan pour voyager pas cher et en tout confort ? Plus la peine d’aller sur Google. Il suffit de taper www.bons-plans-tourisme-madagascar.com et un moteur de recherche permet, comme son nom l’indique, d’effectuer des recherches précises. Les résultats devraient donner la liste des bons plans qui offrent par ailleurs des tarifs promotionnels sur leur prestation.
Le site web dédié aux offres promotionnelles des établissements touristiques est officiellement lancé par ses promoteurs, le ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie (MTTM) et l’Office national du tourisme (ONTM) ce lundi. Seuls quelques établissements y sont encore inscrits, mais ceux qui y sont promettent déjà, pour démarrer des réductions tarifaires jusqu’à 40%.
Le site Web est ouvert aux opérateurs formels du secteur du tourisme, indique le communiqué de ses initiateurs. Ainsi, peuvent s’inscrire gratuitement sur le site les établissements d’hébergement et de restauration, les entreprises de voyages et de prestations touristiques, les guides touristiques, les transporteurs sur les lignes nationales et régionales ainsi que les parcs.
La principale condition pour être inscrite sur le site est de proposer « des offres promotionnelles sur une période déterminée ». Ces offres doivent notamment porter sur « l’octroi d’une remise sur la totalité ou sur une partie de leurs capacités ou de leurs services et sur la base du tarif public le moins cher ». La remise minimale doit être de 10%.
Le site est essentiellement destiné au public malgache. Son ‘objectif, indiquent ses promoteurs, est de promouvoir le tourisme national. -

AGRICULTURE – Appui technique et matériel aux agriculteurs de six régions pour faire face à la Covid-19
Antananarivo, 24 Septembre, 14h32 – Aider les paysans à s’adapter en cette période de pandémie. Des agriculteurs d’Analamanga, d’Itasy, de Bongolava, de Vakinankaratra, d’Alaotra Mangoro et d’Atsinanana seront accompagnés dans le cadre d’un projet de soutien matériel et technique sur la Covid.
Selon le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, il s’agit d’une collaboration entre le Centre national de la recherche appliquée au développement rural (Fofifa) avec la fondation Office chérifien des phosphates (FOCP) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) du Maroc.
Les associations féminines de ces régions seront soutenues dans la fabrication locale de masques et visières de protection. Le projet distribuera également du gel désinfectant et du savon à usage unique produit par le laboratoire du FOFIFA. Les paysans, de leur côté, seront sensibilisés sur les mesures de prévention contre le coronavirus.Photo : Fofifa -

ADMINISTRATION – Abrogation de la nomination du directeur interrégional de l’environnement d’Anosy, Atsimo-Atsinanana et Androy
Antananarivo, 23 Septembre, 21h40 – Hortensia Haingosoa n’est plus directrice interrégionale de l’Environnement et du développement durable (DIREDD) d’Anosy, Atsimo-Atsinanana et Androy. Elle a été remerciée ce mercredi par le Conseil des ministres. Le communiqué publié dans la soirée ne désigne pas encore son remplaçant.
Coïncidence ou lien de cause à effet ? L’abrogation de la nomination de la Diredd d’Anosy, Atsimo-Atsinanana et Androy intervient alors que la ministre en charge de l’Environnement, Baomiavotse Vahinala Raharinirina, vient d’effectuer une tournée dans ces zones. Lundi, une descente inopinée de la délégation ministérielle dans la région d’Anosy a mis à nu des cas de pollution d’eau dans le village d’Andrakaraka, riverain de la société minière QMM.
Selon un communiqué du ministère, « les habitants de ce village se seraient plaints qu’il n’y ait plus de poissons, que l’eau soit polluée, que les forêts soient détruites et que toutes leurs sources de revenus soient perdues ». « La population s’est librement exprimée parce que c’est la première fois qu’elle s’est sentie écoutée », poursuit encore le ministère.
A en croire le communiqué du ministère rapportant les échos de cette visite, la compagnie minière aurait reconnu être à l’origine des pollutions, mais aurait en même temps affirmé disposer de solutions pour restaurer le milieu et pour aider la population.
La ministre, de son côté, a assuré que « une descente inopinée ne signifie pas systématiquement sanctionner ». Elle a néanmoins tenu à rappeler les rôles et responsabilités du ministère : contrôler le respect et l’application des cahiers des charges par les entreprises, et s’assurer de l’adoption de mesures de réparations en cas de problème.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable -

ASSAINISSEMENT – Les loueurs illicites des pavillons d’Ampanotokana enjoints de faire libérer les lieux dans 15 jours
Antananarivo, 23 Septembre, 14h57 – Les occupants des pavillons du marché d’Ampanotokana Ambatomaro ont 15 jours pour libérer les lieux. Ou plutôt, ceux qui leur louent ces pavillons ont deux semaines pour leur demander de quitter ces boxes destinés au commerce et non à être habités.
Michael Reilly Solofoniaina, directeur de cabinet adjoint du maire de la Commune urbaine d’Antananarivo, n’a pas souhaité donner l’identité de ces « bailleurs » qui mettent en location des biens publics. « Il s’agit d’associations », se contente-t-il de révéler.
Lors d’une descente au marché d’Ampanotokana, les agents de la CUA ont compté 70 pavillons transformés en habitation illicite. A la grande indignation de Naina Andriantsitohaina, maire de la CUA, qui déplore les conditions dans lesquelles vivent les occupants des lieux. « Il n’y a ni douches ni toilettes sur ces lieux », écrit-il sur sa page Facebook.
Le maire est d’autant plus indigné que « ces familles ont toujours payé leurs loyers ». Il laisse, par ailleurs, entendre que la Commune n’est pas au courant de ce qui se trafique sur ces lieux. « Aucune convention n’a été faite avec la CUA et aucune taxe n’a été payée ».Photos : Commune urbaine d’Antananarivo

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COMMERCE – Andry Rajoelina dénonce un faible taux de rapatriement de devises des exportateurs de vanille
Antananarivo, 19 Septembre, 15h57 – Des piques à peine voilées contre certains exportateurs de vanille. Certaines sommes qui doivent revenir à Madagascar ne reviennent pas au pays », lance le président de la République, Andry Rajoelina, devant les opérateurs de la filière vanille à Antalaha au cours d’une rencontre, vendredi. A l’entendre, « seules 35% des recettes des exportations de vanille sont rapatriées ».
Or, « l’économie du pays est fortement dépendante de la vanille », souligne le chef de l’Etat. « Quand la vanille vacille, l’économie de Madagascar vacille », poursuit-il. C’est ainsi qu’il assure vouloir « regarder de près le rapatriement des devises sur les exportations de vanille ». Le chef de l’Etat est d’autant plus emporté contre certains exportateurs qu’il accuse de vendre la vanille préparée entre 150 et 170 dollars le kilo que « nous avons déjà fixé un prix de référence à 250 dollars par kilo ».
Lorsque le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica) avait publié en Juillet un arrêté fixant le prix minimum de référence de la vanille préparée à 250 dollars par kilo pour la campagne 2020-2021 démarrant le 15 Septembre, un collectif d’exportateurs avait contesté la décision. Le collectif avait, entre autres, argué que sur la base du prix auquel la vanille verte a été achetée auprès des producteurs, le prix de la vanille préparée devait être de 150 à 170 dollars le kilo.
En riposte, des exportateurs qui soutiennent le prix de référence fixé par l’Etat, avaient dénoncé que « certains exportateurs vendent en-deçà du prix minimum fixé par l’Etat tout en facturant aux prix fixé par l’Etat ». Dans un communiqué publié en Juillet, ils avaient appelé le gouvernement à « sanctionner tous ceux qui n’ont pas rapatrié la totalité des devises qu’ils se sont engagés à rapatrier au prix de 350 dollars », faisant référence au prix minimum fixé par le gouvernement en février 2020, quelques mois avant la fin de la campagne de la vanille préparée de 2019-2020.
Dans une récente analyse sur l’évolution du taux de change, la Banque centrale, de son côté, a évoque sur la période Janvier à Juillet 2020 une confirmation de « l’assèchement des recettes d’exportations liées à la vanille avec une diminution de 44% par rapport à 2019 ». Celles-ci sont passées de 266,96 millions de dollars de Janvier à Juillet 2019 à 147,05 millions de dollars à la même période en 2020.Photo : Présidence de la République
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ANTALAHA – Une Maison de la vanille pour préserver la qualité et le prix de l’or noir malgache
Antananarivo, 18 Septembre 23h05 – Réunir tout ce qui concerne la vanille dans un seul endroit : des locaux où les stratégies seront élaborées aux contrôles des produits qui seront exportés. Le président de la République Andry a officiellement lancé ce vendredi les travaux de construction de la future Maison de la vanille à Antalaha. « C’est ici que le Conseil national de la vanille (CNV) siégera », annonce-t-il dans son discours à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre.
« C’est ici que nous allons élaborer les stratégies à mettre en place en matière de commercialisation de la vanille, notamment les prix », souligne-t-il. Pour démarrer les réflexions autour de la filière vanille, il envisage même « d’organiser à Antalaha, au sein de la Maison de la vanille une grande conférence internationale sur la vanille dès l’année prochaine ».
Mais la Maison de la vanille ne devrait pas uniquement abriter des bureaux et des salles de réunion. Le chef de l’Etat annonce que « le premier laboratoire ‘manara-penitra’ (aux normes) de Madagascar sera également installé dans ces nouveayx locaux. « Quand ce laboratoire sera en place, tous les produits destinés à l’exportation y seront testés avant d’être envoyés à l’étranger », indique-t-il. « Nous allons définir des normes et seuls les produits respectant ces normes pourront être exportés », précise-t-il.
Le président de la République prévoit également d’implanter une serre dans la Maison de la vanille. « Nous allons faire des expérimentations sur la manière dont nous devrons surveiller et préserver la qualité de notre vanille », indique-t-il. Un musée de la vanille prendra aussi place dans cette infrastructure. L’idée, selon Andry Rajoelina, est d’« attirer sur ce site tous les visiteurs qui viennent à Antalaha ». Tous les produits dérivés de la vanille seront exposés au sein de ce musée, et une boutique de souvenir y sera installée.
La Maison de la vanille, enfin, devrait faciliter les démarches des différentes acteurs de la filière. Le chef de l’Etat soutient que le guichet unique pour préparer tous les documents nécessaires à l’exportation, par exemple, seront centralisés au sein de la Maison de la vanille.Photo : Capture d’écran d’une video de la présidence de la République -

CIRCULATION – La réception technique obligatoire pour tout véhicule immatriculé à l’étranger
A partir de ce lundi, la Direction générale de la sécurité routière (DGSR), en collaboration avec la police de la route va procéder au contrôle des véhicules immatriculés WW et immatriculés à l’étranger. Des sanctions sont annoncées contre ceux qui n’ont pas effectué la première visite de réception technique. Comment éviter de ne pas se faire sanctionner par la police de la route en roulant avec sa voiture immatriculée WW… ou immatriculée à l’étranger ? Il suffit d’avoir avec soi les papiers exigés par les autorités, mais surtout que ces papiers soient en règle. Suivez le guide.

