Tianarivelo Razafimahefa dénonce des attaques personelles concernant l’affaire des achats de matériel du centre de commandement opérationnel.
Antananarivo, 17 aout 2020, 17 h
Le ministre de l’interieur et de la décentralisation Tianarivelo Razafimahefa sort de son silence à propos de l’affaire des matériels octroyés au Centre de commandement opérationnel qui a fait polémique sur la toile ce week-end. Le ministre dénonce notamment une campagne d’attaque personelle à son encontre. Pour lui cette affaire est politique.
Catégorie : Économie
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SECTEUR PRIVE – Les industriels sans autorisation d’opération invités à régulariser leur situation
Antananarivo, 17 Août, 12h13 – Un « gentil » rappel. Dans un avis publié vendredi, le directeur général de l’industrialisation rappelle la nécessité pour les unités de transformation de détenir une autorisation d’opération industrielle. Une invitation expresse à prendre les mesures de régularisation qui s’imposent est formulée par l’avis à l’endroit des industries qui ne sont pas en règle vis-à-vis des réglementations industrielles en vigueur.
⭕️Pour l’instant, aucun contrôle n’est officiellement annoncé par le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat. Celui-ci indique juste que ses agents sont « à la disposition des industriels pour plus d’informations et éclaircissements ».
?Selon la loi sur la politique de gestion de contrôle et de contrôle des pollutions industrielles, l’autorisation d’opération est « un acte administratif délivré par voie d’arrêté du ministère chargé de l’Industrie. Elle intervient après une procédure préalable d’enquête, d’études et d’avis prévus par voie réglementaire ».
?Ce même texte indique que toute exploitation d’une installation sans avoir obtenu l’autorisation requise sera punie d’une peine d’emprisonnement de un mois à six mois et d’une amende de deux cent millions à cinq cent millions de francs malagasy, ou de l’une de ces deux peines seulement.
?La semaine dernière, le ministère a annoncé le renforcement de contrôle de la qualité des produits en rappelant aussi bien aux importateurs et aux producteurs locaux l’autorisation de mise en commercialisation émanant de ses services et « un certificat de consommabilité délivré par le ministère de la Santé publique ».
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EPIDEMIE : 5 millions d’Euros de l’Union européenne pour aider le Grand Sud à faire face à la sécheresse et à la Covid-19
Antananarivo, 11 août, 14h27 – Une assistance alimentaire et des transferts monétaires pour 50 000 habitants de Tolagnaro affectés par les impacts socio-économiques de la Covid-19. Une formation des professionnels de santé à la prévention, au contrôle et à la prise en charge de la maladie. Un appui nutritionnel d’urgence pendant trois mois pour 304 800 personnes en situation de forte insécurité alimentaire. Des actions de prévention et de dépistage de la malnutrition aiguë, couplées avec une prise en charge des enfants en situation de malnutrition aiguë modérée.
Les 5 millions d’euros récemment alloués par l’Union auropéenne devraient aider les habitants du Grand Sud à affronter la double difficulté à laquelle ils font actuellement face. Outre « la sécheresse qui sévit dans les régions du Grand Sud depuis fin 2019 », et une période de soudure qui s’annonce difficile cette année, les régions de cette partie du pays sont également frappées par la Covid-19 cette année. Cette épidémie cause des bouleversements économiques qui devraient exacerber l’insecurité alimentaire avait indiqué un communiqué récent de l’USAID.
Selon les données publiées par le Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19 lundi et mardi, la région d’Anosy cumule 79 cas depuis le début de l’épidémie et celle de l’Androy six cas, dont deux cas ont été recensés dans le Tsihombe selon le rapport de ce mardi. L’Atsimo Andrefana, région la plus touchée dans le Sud compte, pour sa part, un total de 137 cas.Photo : Union européenne -

COURS DE CHANGE – Le coronavirus fait dégringoler l’ariary
Le coronavirus n’a pas épargné l’ariary. En quatre mois d’épidémie, la monnaie nationale enregistre une importante dépréciation. De 4026 ariary en Mars, l’euro passe à 4453 à la fin du mois de Juillet. Le décaissement de la deuxième tranche de la facilité de crédit rapide devrait légèrement améliorer la situation, mais cette amélioration pourrait ne pas durer longtemps.
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TELECOMMUNICATION – Les ondes exploitées par le réseau 5G de Telma perturbent celles de l’Asecna et de l’aviation civile mauricienne, selon l’Artec
Antananarivo, 3 Août, 21h10 – Le réseau 5G exploité par Telma pourrait constituer un danger pour la sécurité aérienne. C’est du moins ce que laisse entendre les responsables de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec).
?A en croire une déclaration de Laurent Richard Rakotomalala, son directeur général, sur la chaîne de la télévision nationale lundi, le bureau de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) à Madagascar a adressé une lettre à l’Artec, l’informant d’une perturbation de ses fréquences. « L’Asecna noua a écrit pour évoquer des perturbations de ses transmissions avec ses stations terriennes », précise le DG de l’Artec. « L’aviation civile mauricienne nous a également contacté », poursuit-il.
?Dès le signalement de ces perturbations, l’Artec dit avoir décidé de retirer l’autorisation d’expérimentation qu’elle a octroyée à Telma. D’autant que l’essai a été réalisé sur des sites en plein air alors que l’autorisation n’était valable qu’en indoor, rappelle Laurent Richard Rakotomalala. L’Artec indique même avoir mis des scellés sur le matériel de la compagnie.
?Un technicien auprès de l’Artec indique que « une non-maîtrise du côté technique de la 5G pourrait entraîner de graves problèmes au niveau national et international ». Il indique que c’est la « raison pour laquelle les expérimentations ne devaient se faire qu’en indoor ».
✅Interrogée sur la décision de l’Artec de lui retirer l’autorisation, Telma n’a pas souhaité réagir. Cette compagnie de télécommunication avait annoncé avoir déployé le réseau 5G à Madagascar en Juin. « Il ne s’agit que d’une expérimentation », avait tenu à préciser l’Artec. Avec le projet de Telma, Madagascar est l’un des premiers pays africains à participer à l’expérimentation mondiale de la 5G.
?La perturbation créée par les ondes du réseau 5G sur certains réseaux satellitaires constitue une problématique déjà soulevée à l’international et dont les prochaines réunions de l’Union internationale de la télécommunication devraient discuter. De nombreuses alertes ont notamment été lancées par des spécialistes de la météorologie qui craignent que les émissions de fréquences utilisées par la 5G polluent leurs observations.




