Catégorie : Économie

  • RÉSEAU 5G

    RÉSEAU 5G

    5G – Le réseau de télécommunication 5G arriverait à Madagascar, parmi les premiers pays bénéficiaires de cette technologie en Afrique, selon Patrick Pisal Hamida, administrateur directeur général de Telma, ce 14 janvier à Antaninarenina, en marge du centenaire de la CCIA.

  • CENTENAIRE DE LA CCIA

    CENTENAIRE DE LA CCIA

    CCIA : 100 ans d’appui au secteur privé
    La CCIA, ou Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo, fête cette année ses 100 ans. Une occasion pour cet organisme d’appui au secteur privé de mettre en avant ses activités ainsi que ses objectifs.

  • AMMONITE ET CÉLESTITE – LES CARRIÈRES S’ÉPUISENT

    AMMONITE ET CÉLESTITE – LES CARRIÈRES S’ÉPUISENT

    PRODUITS MINIERS – Angela Masikely travaille comme lapidaire. Elle taille et façonne les produits miniers. Cette professionnelle propose de l’ammonite et de la célestite pour en faire des objets de décoration intérieure. Cette artisane confie que ces matières premières se font de plus en plus rares.
  • LE MARCHÉ DE LA CONFECTION

    LE MARCHÉ DE LA CONFECTION

    HABILLEMENT – Les articles d’habillement de confection locale sont présents sur des marchés comme à Andravoahangy. Des vêtements à petit prix destinés aux clients d’Antananarivo, mais également envoyés dans les provinces. Reportage.
  • MITOMBO IREO MPIVEZIVEZY

    MITOMBO IREO MPIVEZIVEZY

    MITOMBO IREO MPIVEZIVEZY – Toy ny isan-taona, rehefa vanin’andro toy izao dia ahitana fitomboana be ny isan’ireo olona mivezivezy any amin’ny faritra na miakatra aty an-drenivohitra. Manararaotra ny fotoana toy izao ny olona handehanana an-tanindrazana hanaovana fety miaraka amin’ny fianakaviana.
  • TOURISME – Hausse des visites dans les parcs nationaux

    TOURISME – Hausse des visites dans les parcs nationaux

    Les parcs nationaux de Madagascar attirent les touristes. Une hausse de 17% du nombre de visiteurs a été enregistrée entre janvier et septembre 2019. Les parcs nationaux de Nosy Tanihely et Lokobe dans le Nord, Analamazoatra Mantadia à l’est, Ranomafana au sud-est, Bemaraha au sud-ouest, Zombitse, Tsimpanampesotse et Isalo au sud sont les sites les plus visités pour cette période.

    Et ce n’est pas terminé. Le bilan du dernier trimestre de l’année s’annonce prometteur, tout comme le début de 2020. « Les perspectives sont encourageantes car la haute saison n’est pas encore terminée », s’enthousiasme Dr Mamy Rakotoarijaona, directeur général de Madagascar national parks (MNP). La période d’évaluation coïncide avec le début de la saison des croisières 2019-2020 dans la partie nord de Madagascar. « Les parcs nationaux de Nosy Tanihely et Montagne d’Ambre ont atteint le nombre de 200 visiteurs par semaine », ajoute le directeur général de MNP.

    Le renforcement de la promotion de la destination et des parcs nationaux a contribué à cette hausse importante. La stabilité politique du pays semble également avoir redonné confiance aux touriste pour visiter la Grande île. Malgré cette embellie, certains sites touristiques, à l’instar de Bekopaka, ont connu des problèmes qui ont bloqué les visiteurs durant des mois.

    Les rénovations faites dans les parcs nationaux devraient contribuer à atteindre l’objectif des 500 000 touristes que Madagascar s’est fixé pour 2023. Mais l’aménagement des infrastructures, portuaires et aéroportuaires, reste une étape cruciale pour que la destination Madagascar soit encore plus attractive.

    Crédit photographique : MNP

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – La fin du monopole sur la fibre optique en marche

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – La fin du monopole sur la fibre optique en marche

    Un décret publié le 3 décembre autorise un deuxième opérateur à construire des liaisons nationales en fibre optique. Annoncé depuis mi-2019, celui-ci brise une situation monopolistique établie par le texte initial pendant plusieurs années.

    Un pas de franchi. Le marché de la fibre optique est sur le point de s’ouvrir à un autre opérateur. La libéralisation de cette technologie commence à se matérialiser avec la publication du décret qui met fin à une situation monopolistique de Telma SA.

    Le décret, modifiant et complétant certaines dispositions portant cadrage de la mutualisation dans le secteur des télécommunications, a été signé par le Secrétaire Général du Gouvernement, Razanadrainiarison Rondro Lucette, le 3 Décembre. « Le texte n’est pas encore publié dans le journal officiel. Une fois cette étape réalisée, tout le monde aura connaissance du décret », assure Ranesa Firiana Rakotonjanahary, Secrétaire Général du ministère des Postes, des télécommunications et du développement numérique, répondant ainsi à tout soupçon de discrétion autour du décret.

    Ce texte modifié et complété dispose que, « deux opérateurs backbone peuvent être autorisés à construire des liaisons nationales pour le seuil de 25 millions d’habitants ». Or, selon les données du dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), la population de la Grande île a dépassé le seuil de 25 millions d’habitants en 2018.

    Jusqu’ici, seul un opérateur, en l’occurrence Telma SA, était autorisé à revendre la capacité nationale de transmission de fibre optique. Si le déploiement des infrastructures n’était pas interdit aux autres opérateurs, ces derniers n’avaient « pas le droit de construire, d’installer ou de déployer de nouvelles capacités de transmission en fibre optique dupliquant les liaisons nationales existantes », selon le décret initial, pris en 2014.

    En vertu du principe « du partage des infrastructures actives et passives de télécommunication et de la mutualisation des ressources entre les opérateurs », ils devaient plutôt louer les services du seul opérateur backbone autorisé qu’est Telma SA. Déployée sur les axes les plus rentables, dont celui d’Antananarivo-Toamasina, la capacité nationale est, par exemple, revendue aux autres opérateurs à un prix dont le plafond est fixé par l’État.

    Au mois de Mai, Christian Ramarolahy, ministre des Postes, des télécommunications et du développement numérique, avait indiqué que la situation monopolistique n’était plus acceptable. Il avait soutenu que « l’ouverture du marché pour le développement des infrastructures est aujourd’hui une priorité pour le ministère ».

    Rentabilité

    Avec le décret, modifié et complété, de ce mois de Décembre 2019, le monopole de Telma deviendra plus tard un duopole. En ouvrant à un deuxième opérateur le marché de la revente de la capacité nationale, le gouvernement effectue un premier pas vers la libéralisation du marché de la fibre optique.

    L’objectif du ministère des Postes, des télécommunications et du développement numérique, ainsi que l’indique le récent décret, est de « garantir une meilleure qualité de service et de permettre la mise en place d’une saine concurrence ». Une « saine concurrence » souhaitée pour aboutir, entre autres, à la baisse du tarif d’accès. Entre-temps, le gouvernement n’en encourage pas moins la mutualisation sur le backbone, et les autres opérateurs titulaires de licence doivent louer les services de l’un ou de l’autre opérateur backbone autorisé.

    Pour l’instant, l’on ignore qui sera le deuxième opérateur backbone. Mais Orange et Airtel ont déjà publiquement fait part de leur volonté d’investir dans la construction d’infrastructures dès que le gouvernement aura cassé la situation monopolistique de Telma SA. Selon Firiana Ranesa Rakotonjanahary, les critères auxquels les opérateurs backbone devraient obéir devraient faire l’objet d’un prochain texte d’application.

    L’annonce de Christian Ramarolahy sur la nécessité de briser tout monopole, et ainsi l’ouverture de la construction des liaisons nationales en fibre optique à d’autres opérateurs au mois de Mai avait provoqué une guerre de communication entre les opérateurs. Les sociétés Orange et Airtel sont montées rapidement au créneau pour accueillir favorablement ladite annonce. Elles avaient évoqué l’idée selon laquelle l’ouverture à la concurrence dans le secteur devrait permettre de faire baisser les prix et ainsi d’améliorer les zones de couverture sur la Grande île.

    En revanche, pour Telma SA, il s’agissait, à l’époque, plutôt « d’une fausse bonne idée », selon Patrick Pisal Hamida, son administrateur directeur général. Ce dernier avait soulevé que tout nouvel opérateur backbone chercherait d’abord à rentabiliser ses investissements et ne pourrait pas, de ce fait, réduire les coûts de la transmission. Il avait laissé entendre la possibilité de revoir à la hausse le tarif de Telma dans les zones non-dupliquées pour amortir ses investissements. Puis il avait suggéré la diminution du taux des droits d’accises sur la télécommunication comme solution pour aboutir à cette baisse du tarif de la fibre optique, en vain.

    En tout cas, avec ce décret signé, le gouvernement avance dans la réalisation de sa politique. Mais il reste encore des chantiers ouverts avant d’atteindre les objectifs fixés. Il s’agit, entre autres, de la publication du texte d’application dudit décret et le choix du deuxième opérateur. Tout cela, sans perdre de vue, la nécessité du développement de la formation dans le secteur des nouvelles technologies afin d’accroître encore plus la valeur ajoutée réalisable.

  • RÉUSSIR NATURELLEMENT

    RÉUSSIR NATURELLEMENT

    PORTRAIT – Stannie Rameliarison, une jeune femme âgée de 24 ans, est à la tête de son entreprise spécialisée dans la production de fruits et légumes séchés. Une success story à la malagasy, portant la fierté d’un label « Vita Malagasy ».
  • GESTION DES RESSOURCES NATURELLES : Le manque de coordination entre ministères pointé du doigt

    GESTION DES RESSOURCES NATURELLES : Le manque de coordination entre ministères pointé du doigt

    La gouvernance des ressources naturelles se trouve minée par l’absence de cohérence des actions menées entre les différents ministères concernés par le dossier. Tout le monde ne tire pas dans la même direction. Sans démarche ni vision communes, les conséquences sur la gestion des ressources naturelles se font sentir.

    « Nous remarquons que les actions des différents secteurs se chevauchent. Je prends l’exemple des activités minières dans les mangroves. Nous savons tous que ces zones constituent un écosystème qu’il faut protéger afin de développer le secteur pêche. La question se pose donc : pourquoi a-t-on permis cette exploitation ? Est-ce que les deux ministères concernés ne devraient pas discuter en amont de la protection des mangroves ? », se demande Voahirana Randriambola, représentante des Organisations des sociétés civiles (OSCs) nationales.

    L’observation de Voahirana Randriambola, lors d’un débat sur la gestion des ressources naturelles samedi, retransmis sur une chaîne de télévision privée le lendemain, résume la complexité de la problématique. Le manque de coordination conduit au chevauchement des actions des différents ministères, né de l’absence d’une vision commune claire. Cette différence de vision au sein de l’Exécutif débouche sur une défaillance de priorisation des activités en matière de politique de gestion des ressources naturelles. En 2003, dans le cadre de la « vision Durban », la Grande île a promis de tripler la superficie des ses aires protégées. Cette initiative avait été renforcée en 2014 par l’engagement d’augmenter le nombre des aires protégées marine d’ici 2020.

    Pourtant, entre 2005 et 2008, 16 compagnies pétrolières internationales avaient déjà conclu 23 contrats avec l’Office malgache nationale des industries stratégiques (OMNIS) pour l’exploration pétrolière. Selon une étude publiée en 2016 par la Banque mondiale, 4 000 permis miniers ont été octroyés durant ce temps. Il a été constaté la superposition des blocs pétroliers sur des zones de pêches, des zones sensibles et des zones propices au tourisme, comme Ampasindava et Nosy Be.

    Randriamihavana, représentant des OSCs nationales, martèle qu’il est important de procéder à la définition d’une vision commune et transversale, avec la priorisation des objectifs et des actions à entreprendre, pour qu’il n’y ait plus de chevauchement. « S’il est vrai que Maurice a placé le tourisme comme priorité politique, qu’en est-il de Madagascar ? Nous avons parlé des mines, des mangroves et des ressources stratégiques, quelles sont les priorités politiques de Madagascar afin que nous puissions avancer d’une manière plus claire vers un même chemin », martèle-t-il.

    Herilaza Imbiki, Secrétaire général du ministère des Mines et des ressources stratégiques, reconnaît « la nécessité d’avoir une vision commune et transversale à tous les niveaux » . Entre-temps, il confirme la volonté du ministère des Mines et des ressources stratégiques à remédier à cette anomalie, en assurant que son département tient compte de l’environnement, au même titre que l’aspect relatif à l’exploitation minière.

    De son côté, Etienne Bemanaja, directeur général de la Pêche et de l’aquaculture au sein du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, évoque l’existence de structures de coordination [pour réfléchir sur les enjeux environnementaux, économiques ou sociaux]. Il soulève pourtant la nécessité de les rendre plus efficaces. “Comment les faire fonctionner?”, s’interroge-t-il.

  • FILIÈRE CRABE : UNE RÉORGANISATION S’IMPOSAIT

    FILIÈRE CRABE : UNE RÉORGANISATION S’IMPOSAIT

    FILIÈRE CRABE – Le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, est conscient du malaise qui mine la filière crabe. Pour résoudre le problème, ce département ministériel a décidé de faire table rase de tous les permis de collecte existants et recommencer sur de nouvelles bases. Le Directeur général de la pêche, Etienne Bemanaja, a fait savoir qu’une nouvelle organisation s’imposait au niveau de ce marché.