Catégorie : Faits divers

  • TRAFIC – Un local servant à la fonte et la fabrication de lingots d’or mis au grand jour

    TRAFIC – Un local servant à la fonte et la fabrication de lingots d’or mis au grand jour

    Antananarivo, 30 Juillet, 21h15 – Une opération coordonnée par la direction générale des Douanes a permis la localisation d’un local servant à la préparation de lingots d’or destiné au trafic. L’administration douanière indique, dans un communiqué publié ce mercredi, avoir saisi sur place des équipements spécialisés servant à la fonte et à la fabrication de lingots. Il s’agit de four de pression, de moules, de presses métalliques ou encore de balances de précision.

     

    La localisation de ce domicile a pu se faire à partir de l’enquête qui était menée sur une affaire de tentative d’exportation illégale de 2,115 kilos, le 22 juillet, indique la douane. Celle-ci rapporte avoir déjoué la tentative, alors que ces lingots étaient prévus être envoyés à Dubaï.

     

    Le suspect qui avait tenté de faire passer les marchandises avait été intercepté. Il avait dans ses bagages 20 lingots d’or d’une valeur estimée à plus d’un milliard d’ariary, mais qui a finalement été révélé par la fouille approfondie que les agents douaniers avaient entreprise sur lui.

     

    Après cette interpellation, la Douane indique avoir pris suffisamment de temps pour mener son enquête afin démanteler un réseau structuré de contrebande opérant entre Madagascar, Dubaï et l’Asie du Sud. Elle a permis de localiser un domicile à Madagascar, grâce à des technologies avancées. Ce qui a ensuite mené à l’identification de deux complices du premier suspect.

     

    Le suspect principal avait déjà été déféré au Pôle Anti-Corruption (PAC) le 25 juillet 2025 pour contrebande de marchandises prohibées et blanchiment de capitaux. Il est actuellement en détention à Tsiafahy, indique la Douane. Un avis de recherche a, pour sa part, été lancé contre son complice qui serait en fuite, selon toujours l’administration douanière.

     

    Photo : Direction générale des douanes

  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Les victimes tuées par de l’atropine contenue dans deux plantes toxiques, selon Andry Rajoelina

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Les victimes tuées par de l’atropine contenue dans deux plantes toxiques, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 24 Juillet, 22h20 – Révélations. Le président de la République donne les noms des plantes toxiques dont le principe actif a tué 32 personnes après la fête d’anniversaire du 14 juin à Ambohimalaza. “Il s’agit de la belladone et du datura”, indique-t-il au cours d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique, et à laquelle il a invité les ministres en charge de la Santé publique, de la Sécurité publique et de la Gendarmerie ainsi que la Procureure de la République.

     

    “Ces plantes toxiques contiennent, sans aucun doute possible, de l’atropine qui, à forte dose, cause la mort et la paralysie respiratoire”, souligne le chef de l’Etat. A l’en croire, la présence de cette substance hautement toxique a été révélée par l’analyse réalisée à l’étranger. Mais les plantes dont celle-ci a été extraite ont également été confirmées par les connaisseurs consultés par les enquêteurs de la gendarmerie. “Dès que ces gens l’ont senti, ils ont dit que c’est du datura”, raconte Andry Rajoelina.

     

    Selon le chef de l’Etat, les poisons ont été retrouvés au domicile de la principale suspecte à l’issue de la perquisition réalisée par la gendarmerie. Celle-ci aurait mélangé plusieurs choses, incluant des comprimés, pour en composer la formule. Son geste, selon le chef de l’Etat et le ministre en charge de la Gendarmerie, aurait été dicté par une vengeance familiale. Elle aurait même avoué son crime et aurait regretté que celui-ci qui ne visait qu’une ou deux personnes ait fait une trentaine de victimes, rapportent-ils.

  • DRAME – Le marché Tsena Sabotsy d’Antsirabe ravagé à 90%, selon la gendarmerie

    DRAME – Le marché Tsena Sabotsy d’Antsirabe ravagé à 90%, selon la gendarmerie

    Antananarivo, 22 Juillet, 10h55 – Il était autour de 18h quand les flammes ont commencé à embraser le ciel d’Antsirabe dans la nuit du lundi à mardi. Il a fallu plusieurs heures pour maîtriser l’incendie survenu sur la place du marché Tsena Sabotsy, confie une source auprès de la Gendarmerie. A l’en croire, les feux n’ont été maîtrisés qu’à 1h du matin.

    Selon les médias locaux, le feu a pris dans un pavillon avant de s’étendre sur les pavillons mitoyens, et atteindre ensuite l’ensemble du marché. Les infrastructures et matériels sur le marché ont très vite été réduits en cendres. “Le marché a été ravagé à 90%”, poursuit notre interlocuteur.

    “La force du vent et la forte superficie du site ont compliqué les travaux de sauvetage”, ajoute encore notre source. Aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais le gouverneur du Vakinankaratra VyVato Rakotovao fait état de blessés légers.

    Pour les Antsirabéens, c’est plus qu’un marché qui a été réduit en cendres. Sur les réseaux sociaux, beaucoup racontent des souvenirs liés à ce marché, un endroit symbolique pour la ville.

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  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Le ministère de la Santé publique confirme un autre décès suite à la suspicion d’empoisonnement du 14 juin

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Le ministère de la Santé publique confirme un autre décès suite à la suspicion d’empoisonnement du 14 juin

    Antananarivo, 18 Juillet, 19h15 – La fête d’anniversaire du 14 juin organisée à Ambohimalaza fait une nouvelle victime. Le ministère de la Santé confirme la mort d’un 27ème patient à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona suite à l’ingestion d’un aliment contaminé par une substance qualifiée de toxique et de dangereuse, mais aussi d’inhabituelle par les autorités sanitaires.

     

    La procureure de la République avait invoqué le secret de l’instruction et les craintes d’une éventuelle utilisation malveillante de l’information si celle-ci venait à être dévoilée. Dix personnes sont encore sous traitement à l’HJRA et l’une d’entre elles est encore dans un état critique, confie notre source.

     

    Ce nouveau décès porte à au moins 30 le nombre total de morts suite à ce que les autorités qualifient d’empoisonnement. Outre les 27 patients décédés recensés à l’HJRA, les autorités ont officiellement reconnu trois décès dans d’autres établissements.

  • TRAITE D’ÊTRES HUMAINS – La police rapporte l’interpellation de huit individus soupçonnés de trafic d’enfants vers l’étranger

    TRAITE D’ÊTRES HUMAINS – La police rapporte l’interpellation de huit individus soupçonnés de trafic d’enfants vers l’étranger

    Antananarivo, 17 Juillet, 6h35 – Un coup de filet de la police nationale. Une jeune femme de 26 ans qui avait tenté de faire sortir du territoire malgache un bébé de huit mois a été interpellée par la police de l’air et des frontières, en fin de semaine dernière. Selon les récits de la police, les faits ont eu lieu le 12 juillet dernier. La jeune femme s’était fait passer pour la mère de l’enfant jusqu’à ce qu’elle avoue qu’elle ne l’était finalement pas. Les interrogatoires menés par les limiers lui ont fait révéler que le bébé venait d’un orphelinat d’Antananarivo, raconte encore la police.

     

    L’interpellation de cette jeune femme a ensuite permis aux autorités policières de mettre la main sur ce qui semble être un réseau, ou du moins, une partie d’un réseau de trafiquants d’enfants, comme le qualifie la police nationale. Après enquête, huit personnes soupçonnées de faire partie de ce réseau ont pu être arrêtées. Celles-ci sont soupçonnées de faux et d’usage de faux, de recruter des enfants, d’héberger les “mules” d’être humains qui se font passer pour les mères mais aussi d’être des passeurs hors de Madagascar. Selon la police toujours, les recherches se poursuivent afin d’éradiquer complètement le réseau.

     

    Les récits de la police rapportent que la jeune femme arrêtée à Ivato indique avoir été payée trois millions d’ariary pour transporter le bébé. Toutes les personnes impliquées dans cette affaire comparaîtront devant le parquet une fois l’enquête préliminaire bouclée, ajoute la Police nationale. Le bébé, pour sa part, a été placé dans un foyer approprié après avoir subi un examen médical.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Deux patients encore sous assistance mécanique pour respirer, 25 morts recensés à l’HJRA dans l’affaire Ambohimalaza depuis le 14 juin

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Deux patients encore sous assistance mécanique pour respirer, 25 morts recensés à l’HJRA dans l’affaire Ambohimalaza depuis le 14 juin

    Antananarivo, 15 Juillet, 16h55 – Le ministère de la Santé publique confirme un nouveau décès dû à la suspicion d’empoisonnement survenu le 14 juin dernier à Ambohimalaza. Il s’agit du 25ème décès signalé à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona qui compte donc désormais 25 décès en tout depuis les premiers cas signalés. Avec les trois décès officiellement reconnus par les autorités comme survenus en dehors de l’HJRA, la Grande île compte au moins 28 morts suite à cette affaire.

    A en croire notre source, 12 patients sont encore à l’HJRA ce mardi. Deux d’entre eux sont toujours dépendants du respirateur même si leur état s’est amélioré, indique notre interlocuteur. Sur les 10 autres patients encore hospitalisés, certains portent encore la canule de trachéotomie. “Ces dispositifs, qui sécurisent leur respiration et les assistent pour respirer, ne peuvent être enlevés d’un seul coup mais doivent s’enlever de façon progressive”, indique le Dr Mamisoa Judicaël Rakotonaivo, directeur adjoint chargé des affaires techniques de l’HJRA, en marge de la visite sur place de la procureure de la République, lundi.

    En attendant, ces 10 patients sont encore sous surveillance hospitalière, et bien qu’ils n’aient plus besoin de la machine pour respirer, “ils ne peuvent pas encore parler” en raison de la présence de la canule de trachéotomie, explique le directeur adjoint de l’HJRA dans la vidéo. Ils sont donc contraints de se servir d’une tablette ou de leur téléphone pour s’exprimer, rapporte-t-il. Par ailleurs, 15 patients ont pu rentrer chez eux après leur traitement.

    Pour l’heure, la nature exacte de la substance qualifiée de “toxique et dangereuse” qui a causé la mort et la maladie des dizaines de personnes n’a pas encore été rendue publique. La procureure de la République a invoqué le secret de l’instruction et les craintes d’une utilisation malveillante du produit pour expliquer la réticence des autorités à publier l’identité du produit.

    Vendredi, le directeur général des fournitures de soins au ministère de la Santé publique a juste parlé de substances inhabituelles que l’on ne trouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain. Il a également écarté la thèse du botulisme en s’appuyant sur les connaissances scientifiques. Le directeur du laboratoire des analyses médicales de Madagascar, le Pr Andry Andrianarivelo, a également mis en avant les résultats des recherches scientifiques sur le botulisme et la nature des donuts, principal aliment suspect, pour réfuter la thèse du botulisme.

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  • EXAMEN OFFICIEL – Quatre personnes soupçonnées de falsification de sujets du baccalauréat arrêtées, selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique

    EXAMEN OFFICIEL – Quatre personnes soupçonnées de falsification de sujets du baccalauréat arrêtées, selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique

    Antananarivo, 14 Juillet, 16h10 – Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) veut éviter que des sujets au baccalauréat circulent sur les réseaux sociaux comme ce qui s’est passé l’année dernière. Quatre individus auraient été arrêtés par le service de lutte contre la cybercriminalité. Ils sont soupçonnés d’avoir falsifié les sujets du baccalauréat et d’avoir commis des escroqueries sur les réseaux sociaux, indique ce ministère dans un communiqué, dimanche.

    Trois des suspects sont déjà placés en détention préventive, indique le ministère. Le quatrième sera présenté devant le parquet prochainement, poursuit le communiqué. Le ministère en charge de l’Enseignement supérieur indique qu’aucun sujet du bac ne circule sur les réseaux sociaux. Il insiste sur le fait qu’il s’agit des “escroquerie”. Le ministère en collaboration avec la section de la cybercriminalité poursuit les enquêtes sur plusieurs comptes qui sont déjà entre leurs mains.

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  • TRAFIC – 54 pièces de rubis de 59,3 grammes dissimulés dans le rectum d’un passager interceptés à l’aéroport d’Ivato

    TRAFIC – 54 pièces de rubis de 59,3 grammes dissimulés dans le rectum d’un passager interceptés à l’aéroport d’Ivato

    Antananarivo, 13 Juillet, 14h15 – Une tentative de trafic de pierres précieuses déjouée à Ivato samedi. Un ressortissant thaïlandais, en partance pour Bangkok, a été interpellé alors qu’il avait tenté de faire sortir clandestinement 54 rubis dissimulés dans son corps.

     

    Le passager a été repéré vers 13h05 lors de son passage au scanner corporel dans la zone d’embarquement, rapporte la direction générale des douanes. Les agents de l’Agence nationale anti-fraude (Anaf) ont détecté des anomalies suspectes au niveau de la région pelvienne, entraînant immédiatement l’alerte des services des douanes.

     

    Les autorités douanières ont procédé à son interpellation et à une nouvelle inspection au moyen d’un dispositif de contrôle plus poussé. À l’issue de cette vérification, le passager a été transféré à l’hôpital de Soavinandriana pour des examens médicaux approfondis.

     

    L’analyse a permis de confirmer la présence de 54 rubis, pour un poids total de 59,3 grammes dissimulés dans le rectum du voyageur. Les pierres ont été saisies et le suspect placé en garde à vue en attendant la suite de l’enquête.

     

    Photo : Direction générale des douanes

  • JUSTICE – La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo prononce la castration contre un individu condamné pour un viol sur mineur commis en mars 2024

    JUSTICE – La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo prononce la castration contre un individu condamné pour un viol sur mineur commis en mars 2024

    Antananarivo, 11 Juillet, 8h45 – Castration chirurgicale pour un violeur. La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo a condamné jeudi à la peine maximale prévue par le Code pénal malgache l’homme accusé du viol d’une fillette de six ans le 3 mars 2024. Le coupable étant également condamné pour “tentative de meurtre”, selon le procureur général près la Cour d’appel d’Antananarivo Didier Alban Razafindralambo, le juge a prononcé une peine de travaux forcés à perpétuité assortie d’une peine de castration.

    Selon le procureur général, cette décision a été “prise en application de la loi 2024-001” qui introduit la peine de castration chirurgicale dans le Code pénal malgache. Et bien que le texte réglementaire d’application de la loi ait été publié en septembre 2024, plus de six mois après le crime, “le décret d’application 1688 a déjà été adopté, ce qui permet l’application immédiate de ces dispositions”, poursuit-il.

    Dans sa déclaration vidéo publiée par le ministère de la Justice, Didier Alban Razafindralambo parle d’une “réponse forte et significative de la justice” aux “efforts de l’État visant à éradiquer les violences faites aux enfants de moins de 10 ans, et à tous les mineurs”. Ce verdict devrait aussi “servir d’avertissement à toute personne ayant de mauvaises intentions pour réaliser des actes aussi malheureux”, ajoute-t-il.

    Comme prévu par le décret d’application de la loi sur la castration, la peine de castration sera mise en oeuvre “en collaboration avec le ministère de la Santé, sous la supervision du procureur”, précise le procureur général. “Seuls les médecins sont habilités à réaliser la castration, et cela sera effectué en conformité avec leur expertise”, explique-t-il encore. Selon le décret 2024-1688 du 25 septembre 2024, “l’intervention chirurgicale de castration est assurée par une équipe médicale, composée notamment d’un médecin chirurgien ou d’un médecin formé à cet effet, d’un anesthésiste-réanimateur si nécessaire, d’un infirmier et de tout autre personnel médical requis”.

    Le décret d’application de la loi sur la castration qui précise les modalités d’application de la peine était l’une des conditions soulevées par la Haute cour constitutionnelle pour déclarer la conformité de la loi à la Constitution. Dans sa décision prononcée le 23 février 2024, la HCC avait enjoint le gouvernement à “préciser par voie réglementaire les modalités de l’opération chirurgicale tenant compte de l’obligation de respect des droits humains”. Elle avait alors insisté que les articles prévoyant la castration sont “conformes à la Constitution sous réserve de la publication d’un texte réglementaire précisant les modalités d’exécution de la peine de castration chirurgicale”.

  • Une “substance inhabituelle” détectée dans les prélèvements liés à la suspicion d’empoisonnement à Ambohimalaza, selon les autorités

    Une “substance inhabituelle” détectée dans les prélèvements liés à la suspicion d’empoisonnement à Ambohimalaza, selon les autorités

    Ambohimalaza, 10 Juillet, 6h15 – Qu’est ce qui a tué les victimes de la fête d’anniversaire d’Ambohimalaza du 14 juin? “Une substance inhabituelle que l’on ne trouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain”, répond le Dr Andriatiaray Rija Niaina Ramarolahy, directeur général de la fourniture des soins au ministère de la Santé.

    Dans la vidéo publiée par le ministère de la Justice, le responsable ne donne aucun détail sur la nature de la substance en question. Il indique toutefois que “les impacts de l’ingestion de cet élément correspondent aux symptômes observés chez les nombreuses personnes hospitalisées”.

    Le Dr Andriatiaray Rija Niaina Ramarolahy laisse par ailleurs entendre qu’il ne s’agit pas de botulisme. “Le botulisme est détruit par la chaleur, notamment par les méthodes habituelles de chauffage et de cuisson des aliments, tandis que les résultats de toutes les recherches menées à l’échelle mondiale n’ont jamais révélé la présence de botulisme dans des produits de pâtisserie”, précise-t-il.

    A entendre le haut responsable du ministère de la Santé publique, les analyses n’ont pas porté sur les restes des aliments servis et scellés prélevés sur le site de transformation des repas. Dans sa déclaration, le directeur général de la fourniture des soins évoque des “examens réalisés sur la base d’échantillons de sang et de restes d’aliments retrouvés dans l’estomac des victimes”.

    Pour la procureure de la République, Narindra Rakotoniaina, les résultats confirment la thèse de l’empoisonnement retenue par le parquet après les résultats des expérimentations menées sur des souris de laboratoire. Celles-ci, effectuées par l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA), ont conclu à la présence de produit hautement toxique et dangereux dans les vomis et les restes des repas servis durant la fête sans donner la nature du produit en question.

    Trois semaines après la survenue de l’incident qui a tué au moins 27 personnes ayant mangé des repas servis à une fête d’anniversaire, les autorités sanitaires et judiciaires annoncent les résultats des analyses toxicologiques des échantillons prélevés sur les patients et effectués à l’étranger. Elles évoquent “de nombreuses étapes nécessaires à l’identification des éléments présents dans les prélèvements envoyés, ainsi qu’une confirmation des résultats” pour expliquer ce délai.