Catégorie : Faits divers

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Affrontements entre étudiants manifestants et éléments des forces de l’ordre à Vontovorona

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Affrontements entre étudiants manifestants et éléments des forces de l’ordre à Vontovorona

    Antananarivo, 30 Avril, 11h15 – Énièmes manifestations d’étudiants à Vontovorona. Des étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique d’Antananarivo sont à nouveau descendus dans la rue ce mardi pour réclamer le paiement de leurs bourses d’études. Alors qu’ils ont déposé des barrages sur la route qui mène vers le campus de bon matin, les forces de l’ordre, qui se sont déplacées sur le site, ont procédé à l’enlèvement des barrages. Ce qui a conduit à des heurts entre les deux parties.

    Comme chaque année, les étudiants de Vontovorona réclament le paiement des cinq premiers mois de leurs bourses d’études. Ils réclament également la rénovation des infrastructures de l’établissement, notamment les salles et les meubles. Il en est de même pour les toilettes au niveau du campus. “La vieillesse des infrastructures est un danger pour les étudiants”, indiquent-ils dans un communiqué diffusé ce mardi matin. La manifestation de ce jour est une alerte lancée aux autorités, indiquent-ils.

    Les manifestations de Vontovorona risquent aussi de s’étendre au campus d’Ankatso. Après s’être réunies lundi, des associations d’étudiants de l’Université d’Antananarivo réclament le paiement immédiat des bourses et la rénovation des infrastructures universitaires et menacent aussi de manifester si leurs revendications ne sont pas entendues

    Dans une lettre adressée aux autorités et diffusée sur les réseaux sociaux, l’association des étudiants de la Faculté des Lettres et des sciences humaines réclament le paiement immédiat de cinq mois de bourses d’études plus les équipements comptant pour l’année universitaire 2023-2024. Ils donnent 72 heures à l’Etat pour répondre à leurs revendications.

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  • INSÉCURITÉ – 1 800 interpellations et 700 kg de drogue saisis lors de l’opération Sarika menée par la police nationale

    INSÉCURITÉ – 1 800 interpellations et 700 kg de drogue saisis lors de l’opération Sarika menée par la police nationale

    Antananarivo, 16 Avril, 12h30 – La police nationale à l’heure du bilan. Le ministère de la Sécurité publique (MSP) annonce lundi des résultats de l’opération Sarika menée dans les grandes villes du pays durant deux semaines. D’après le bilan partagé par le ministère, la police a arrêté 1 801 personnes et a saisi 700 kg de drogue dans le cadre de cette opération qui s’est tenue entre le 27 mars et le 12 avril.

    4 800 policiers ont été mobilisés dans le cadre de l’opération. Celle-ci a consisté en plusieurs activités dont les descentes, les patrouilles, les contrôles et les fouilles mais aussi la prévention et la sensibilisation. “86% du travail effectué dans l’opération est de la prévention”, indique le contrôleur général de police Dany Rakotozanany, directeur général de la police nationale.

    La police a ainsi fouillé et contrôlé 105 000 véhicules et endroits à risques et près de 8 000 patrouilles ont sillonné les différents quartiers. La police indique aussi avoir enquêté sur 73 réseaux criminels et a procédé à diverses interpellations dans ce cadre.

    Pour le ministère, l’objectif de cette première édition de l’opération Sarika a pour but de restaurer la confiance de la population envers les forces de l’ordre. Cela a notamment permis de rétablir le dialogue avec la population, notamment en ce qui concerne le renseignement.

    “Pour nous, il s’agit de sensibiliser la population à travailler et à partager les informations. C’est par ailleurs une des raisons de la réussite de l’opération”, indique le contrôleur général de police Herilala Rakotoarimanana, ministre de la Sécurité publique. “Nous avons aussi renforcé les descentes de police pour renforcer la confiance entre l’Etat et la population” ajoute-t-il.

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  • PÊCHE ILLÉGALE – Quatorze pêcheurs sri lankais en garde à vue à Mahajanga

    PÊCHE ILLÉGALE – Quatorze pêcheurs sri lankais en garde à vue à Mahajanga

    Antananarivo, 8 Avril, 18h20 – Deux navires de pêche interceptés au large de Mahajanga. Les agents du centre de surveillance de pêche (CSP)à Mahajanga, dans le cadre des actions menées pour la 62ème mission de patrouille régionale de la Commission de l’océan Indien ont interprété des pêcheurs Sri Lankais les 24 et 29 mars derniers.  »Ils ont été surpris, en train de s’adonner à des activités de pêche illégales à 22 milles nautiques au large de Tambohorano [une localité de la région Melaky]. Dix pêcheurs étaient à bord du premier bateau intercepté et les quatre autres à bord de celui intercepté vers la fin du mois de mars », indique une source auprès du CSP Mahajanga.

    Ces individus sont, pour l’heure, placés en garde à vue à Mahajanga.  »Il y a déjà eu négociation entre ces pêcheurs et les autorités locales. Nous leur avons fait part de l’amende qu’ils doivent payer », précise notre source. Ces pêcheurs seront libérés quand ils se seront acquittés de l’amende.  »Leurs navires seront toutefois saisis par les autorités malgaches », souligne une source auprès du ministère de la Pêche et de l’économie bleue.

    Il s’agit du troisième bateau sri lankais intercepté sur les côtes malgaches en moins d’un an. En octobre, des pêcheurs illégaux sri lankais ont déjà été interpellés au large de Nosy Be. Ils ont été relâchés après avoir payé une amende tandis que leur bateau a été saisi au port de Nosy Be.

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  • INTEMPÉRIES – Un village entier sous les eaux à Ambilobe

    INTEMPÉRIES – Un village entier sous les eaux à Ambilobe

    Antananarivo, 3 Avril, 08h57 – “Le BNGRC avait déjà anticipé quelles sont les zones à risque d’inondation”. Et à en croire le général Elack Andriankaja, directeur général de ce Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, le village de Beriziky à Ambilobe fait partie de ces localités. Il indique alors que les habitants de ce village, qui se trouve sur le passage des eaux, avaient été déplacés bien avant que la catastrophe ne survienne.

    Quand les fortes pluies générées par le cyclone tropical Gamane avaient frappé le Nord de la Grande ile, le village a donc déjà été déserté par ses habitants. Ceux-ci “ont déjà rejoint les sites d’hébergement destinés à accueillir les sinistrés”, confirme le chef du district d’Ambilobe. Le responsable local souligne alors qu’aucun décès n’est recensé dans cette localité qui s’est retrouvée complètement sous les eaux après le passage du cyclone.

    Le directeur général du BNGRC, lui, déplore ce qu’il qualifie de “fausses informations” relayant la disparition des habitants du village de Beriziky. “Cet endroit n’était pas loin de la zone visitée où le président de la République a secouru des personnes bloquées par les eaux, donc logiquement le président aurait dû en entendre parler sur place”, ajoute le patron du BNGRC.

    Le district d’Ambilobe est l’un des districts les plus touchés par le passage de Gamane. Selon le dernier bilan du BNGRC publié ce mardi à midi, le district compte pas moins de 17 946 sinistrés soit 4410 ménages. 14 496 ont été déplacés et 3 259 cases y ont été inondées par les eaux de pluies et 599 ont été détruites.

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  • INTEMPERIES  – Le bilan humain du cyclone tropical Gamane s’alourdit avec 18 décès

    INTEMPERIES – Le bilan humain du cyclone tropical Gamane s’alourdit avec 18 décès

    Antananarivo, 29 Mars, 16h50 – Quatre décès de plus recensés dans le Nord-Est du pays suite au passage du cyclone tropical Gamane. Le rapport publié ce vendredi à la mi-journée par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes fait état du décès de 18 personnes, soit quatre de plus comparé au bilan publié jeudi soir. Parmi ces 18 morts, sept ont été enregistrés à Maroantsetra. Quatre personnes sont par ailleurs portées disparues et trois autres sont déclarées blessées;

    Selon le bilan du BNGRC, le nombre de sinistrés s’élève aussi à 46 000 individus issus de 11 000 ménages. Plus de 20 000 d’entre eux ont dû être déplacés et accueillis dans des sites d’accueil communs.

    Le cyclone tropical Gamane qui est entré par le Nord de Vohémar avec des vents moyens de 150km/h et des rafales de 210km/h est entré plus à l’intérieur des terres en se déplaçant très lentement vers le Sud-Ouest puis vers le Sud-Est. Il n’a cependant cessé de s’affaibilir au point de s’être dissout complètement jeudi après-midi .

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  • ENVIRONNEMENT – Six individus dont un ressortissant chinois arrêtés pour suspicion de trafic de “jabihy”

    ENVIRONNEMENT – Six individus dont un ressortissant chinois arrêtés pour suspicion de trafic de “jabihy”

    Antananarivo, 27 Mars, 20h30 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable annonce un coup de filet. Il affirme avoir démantelé un réseau de trafiquants de « Jabihy », et arrêté six individus qui avaient projeté de faire sortir des pieds de ce buisson au tronc renflé et effilé, plante endémique à Madagascar. “Nous avons intercepté 891 pieds d’arbre ‘Jabihy’ le 5 mars à l’aéroport d’Ivato. Six individus, dont un ressortissant chinois et cinq malgaches ont été arrêtés”, indique Rinah Razafindrabe, directeur général de la Gouvernance environnementale face à la presse ce mercredi.

    Il s’agit de la sixième saisie de ces pieds d’arbre par le ministère cette année. D’après Rinah Razafindrabe, ces chiffres s’expliquent par l’augmentation des demandes liées à cette espèce de buisson. “Ces buissons sont importants pour les habitants de la partie Sud-Est du continent asiatique. Sur le marché international, le coût unitaire peut aller jusqu’à 500 dollars, si l’espèce est tellement rare. Mais, ce buisson se vend à partir de 10 dollars, cjee nous”, ajoute-t-il.

    Madagascar abrite environ 20 espèces de cet arbre, en forme de buisson au tronc renflé et effilé en cône ressemblant aux pattes d’un éléphant. Les espèces de Jabihy poussent comme un bonzaï. Elles se trouvent généralement dans le sud de la Grande île notamment dans les régions Ihorombe, Atsimo Andrefana, Anosy, et Androy.

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  • PÊCHE ILLÉGALE DE CONCOMBRE DE MER – 26 personnes en détention préventive à Antanimora

    PÊCHE ILLÉGALE DE CONCOMBRE DE MER – 26 personnes en détention préventive à Antanimora

    Antananarivo, 26 Mars, 13h02 – Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et le Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo dévoilent les fruits de leurs enquêtes. Saisi à la suite de l’arrestation de 164 pêcheurs illégaux de concombre de mer aux larges des côtes Seychelloise au mois de février, le Bianco a ouvert une enquête relative à la délivrance illégale de permis de collecte et d’agrément sanitaire de ces produits dont la pêche est interdite.

    Ces enquêtes ont mené à l’arrestation puis à la détention préventive de 26 personnes dont des anciens hauts responsables du ministère de la Pêche. Parmi eux un ancien directeur général de la pêche et de l’aquaculture ou encore un ancien directeur de l’autorité sanitaire halieutique (ASH). Sept ressortissants chinois, qui sont des collecteurs, ont également été arrêtés. Et 16 ressortissants malgaches, propriétaires ou commandants des bateaux et plongeurs, ont également été poursuivis.

    Les 26 personnes ont été traduites devant le parquet du Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Ils sont entre autres inculpés d’abus de fonction, de corruption, de faux et usage de faux. A l’issue de l’audition, un mandat de dépôt à la Maison centrale d’Antanimora a été délivré contre les suspects.

    Dans son rapport, le Bianco parle de “pratiques illicites bien rodées qui associent des acteurs publics et privés, nationaux et étrangers” dans la pêche illégale de concombre de mer. Le bureau rappelle que certaines espèces de concombre de mer sont classées dans l’annexe II de la Convention internationale des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (Cites).

    L’exportation d’un spécimen d’une espèce inscrite dans cette annexe nécessite ainsi la disposition préalable d’un permis d’exportation, et ce, suivant le quota fixé par Cites et délivré uniquement par l’organe de gestion, un département rattaché au ministère chargé des eaux et forêts. L’enquête a cependant révélé que plusieurs sociétés chinoises ont également obtenu illégalement des permis de collecte de concombres de mer qui ont été délivrés par la direction générale de la pêche et de l’aquaculture, ainsi que des agréments sanitaires des trépangs délivrés par l’Autorité sanitaire halieutique (ASH) en 2020.

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  • La gendarmerie de Nosy Be démantèle un réseau présumé de revendeur de Haschich

    La gendarmerie de Nosy Be démantèle un réseau présumé de revendeur de Haschich

    Antananarivo, 18 Mars, 18h25 – Multiple arrestation à Nosy Be. La gendarmerie indique avoir arrêté à Nosy Be sept personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de trafiquants de haschich, une drogue fabriquée à partir du cannabis. L’un des suspects serait un ressortissant mauricien. “C’est un véritable réseau qui a été démantelé”, explique le Chef d’escadron Amad Rachid, Commandant de la compagnie de Nosy Be.

    D’après le récit de la gendarmerie, une opération menée par la brigade de Dzamandzar suite à des renseignements a conduit à l’arrestation de deux personnes du côté de Madirokely. L’un d’eux est un ressortissant mauricien connu des services de la gendarmerie pour des faits d’escroquerie, selon notre source. Un kilogramme de haschich a été saisi sur eux.

    Durant l’interrogatoire, les deux individus arrêtés ont fourni des informations qui ont conduit à l’arrestation de cinq autres personnes et la saisie de 20 barres de haschich d’un poids total de 3,5 kg. “Le kilo du haschich est acheté autour de 3 000 à 4 000 euros et revendu jusqu’à 90.000 ariary le gramme”, précise le commandant de la compagnie.

    L’enquête se poursuit actuellement indique la gendarmerie et les sept individus ont été placés en détention préventive. Outre ce coup de filet, la gendarmerie indique également avoir arrêté une femme qui prévoyait de revendre 250 grammes de cocaïne au niveau du port de Nosy Be.

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  • TOAMASINA – Quatre personnes interpellées par la gendarmerie après la manifestation jeudi soir

    TOAMASINA – Quatre personnes interpellées par la gendarmerie après la manifestation jeudi soir

    Antananarivo, 15 Mars, 11h15 – « Le calme est revenu à Toamasina. » Ce sont les propos de Jean José Ambinintsoa, préfet de Toamasina I, joint au téléphone ce vendredi matin. De son côté, la Jirama assure que l’approvisionnement en électricité est aussi « revenu à la normale ». La gendarmerie, elle, a interpellé quatre individus. « Ils ont jeté des pierres à des propriétés privées et aux éléments de la gendarmerie sur place », indique une source auprès du groupement de la gendarmerie.

    Depuis ce vendredi matin, la vie reprend son cours normal dans la ville portuaire. Mais, la gendarmerie continue de sécuriser les locaux de la Jirama. Dans un communiqué, la Jirama avait adressé ses excuses pour les désagréments engendrés par la coupure de l’électricité à Toamasina.

    Depuis mercredi, la Jirama a dû recourir au délestage à Toamasina en raison d’un retard de l’approvisionnement en carburant de la centrale thermique, selon ses explications. Jeudi, dans la soirée, des habitants de Toamasina ont manifesté leur colère dans la rue. Ils sont descendus dans la rue du côté d’Ambolomadinika et ont bloqué la rue en incendiant des pneus au milieu de la chaussée.

  • MANIFESTATION – Des cyclo-pousses en colère assaillent les bureaux de la commune de Manakara

    MANIFESTATION – Des cyclo-pousses en colère assaillent les bureaux de la commune de Manakara

    Antananarivo, 6 Mars, 17h40 – Une journée sous haute tension à Manakara ce mercredi. Des conducteurs de cyclo-pousse en colère ont assailli et caillassé le bureau de la commune, faisant des dégâts considérables. La gendarmerie a été obligée de disperser les cyclo-pousses en colère en recourant à des bombes lacrymogènes. Le calme n’est revenu qu’en milieu d’après-midi, indique Paulin Ramara, maire de la commune.

    D’après le récit de la gendarmerie, l’affaire a débuté lorsque des agents de la police municipale ont enlevé le siège d’un cyclo-pousse et se sont repliés vers la commune vers 9h-10h ce mercredi matin. Cela a provoqué la colère des tireurs de cyclo-pousse qui se sont rués vers les bureaux de la commune.

    La tension a alors commencé à monter entre les manifestants qui ont bloqué la rue qui mène vers la commune et les agents des forces de l’ordre présents sur place. Des éléments de l’armée sont arrivés sur place pour essayer de déloger les manifestants mais ont dû faire machine arrière face aux jets de pierre qui les ont visés.

    Face à la foule devenue hostile, les gendarmes ont dû faire usage de bombe lacrymogène pour les disperser. Le calme n’est totalement revenu que vers 14 heures selon la gendarmerie. Des patrouilles de gendarmes circulent activement en ville pour essayer de maintenir le calme indique toujours la gendarmerie.

     

    Photo d’illustration