Catégorie : Faits divers

  • SUSPICION DE CORRUPTION – Un cadre de la Jirama, un administrateur et un fournisseur placés en détention préventive

    SUSPICION DE CORRUPTION – Un cadre de la Jirama, un administrateur et un fournisseur placés en détention préventive

    Antananarivo, 3 Mars, 20h00 – Mandat de dépôt pour trois personnes dans une affaire de corruption au sein de corruption au sein de la Jirama. Le coordonnateur des régions de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, un membre du Conseil d’administration et un fournisseur ont été placés en détention préventive, rapporte le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) dans un communiqué publié dimanche. 12 autres personnes qui avaient également été présentées devant le parquet vendredi dernier ont bénéficié d’une liberté provisoire en attendant leur procès.

     

    Selon le communiqué du Bianco, les prévenus sont soupçonnés de détournement de fonds publics, d’abus de fonction, de favoritisme, de faux et d’usage de faux. L’affaire fait suite à des enquêtes menées par le Bianco après que celui-ci a été « saisi d’une dénonciation de détournement de deniers publics perpétré par des hauts responsables de la compagnie dans le cadre d’une acquisition de groupes électrogènes destinés à être utilisés dans les deux districts de Manja et d’Ambovombe ».

     

    Outre la traduction des suspects en justice, le Bianco évoque des « mesures préventives » à mettre en place afin « d’atténuer l’hémorragie générée par de nombreuses pratiques peu reluisantes à l’origine de la décrépitude de cette société d’Etat ». « Les consommateurs n’ont que trop souffert de ces sempiternels préjudices », poursuit-il, dénonçant une gabegie et assurant vouloir « traiter toutes les affaires illégales qui lui seront rapportées dans les règles de l’art en vue du redressement de la situation ».

  • INSÉCURITÉ – La Jirama s’inquiète de la sécurité autour de la centrale d’Andekaleka

    INSÉCURITÉ – La Jirama s’inquiète de la sécurité autour de la centrale d’Andekaleka

    Antananarivo, 29 Février, 18h05 – Une attaque à main armée avortée. Le fait s’est déroulé mercredi dans le village d’Andekaleka. D’après la Jirama, 18 individus armés de pistolets automatiques ont tenté d’attaquer ce village situé dans le district de Brickaville et qui abrite la plus grande centrale hydroélectrique du pays. Ce qui a beaucoup inquiété les responsables de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. “Cet incident inquiète pour la stabilité du centre de production d’électricité de la Jirama à Andekaleka”, se plaint la société dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

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    Cette centrale avec ses 120 MW fournit la plus grande partie de la production d’électricité du Réseau d’interconnexion d’Antananarivo (RIA). Outre la capitale et ses environs, elle alimente plusieurs villes du pays. Le moindre incident sur cette centrale aura des conséquences importantes sur la vie économique du pays.

    Mais « grâce à la collaboration de la communauté villageoise, de la gendarmerie, dix individus ont été arrêtés et sont déjà entre les mains des autorités pour enquête », poursuit la Jirama. Huit autres suspects sont pourtant encore en fuite.

    En 2022, la centrale d’Andekaleka a été le théâtre d’un incendie. L’un des transformateurs a pris feu le 2 janvier. Les autorités avaient parlé d’un incendie criminel derrière cet incident. Le Président Andry Rajoelina avait même dit être convaincu de cette piste. « Ce n’est pas la première fois que des individus malintentionnés ont tenté de faire exploser cette centrale d’Andekaleka », avait-il déclaré à l’époque. Une enquête a été ouverte suite à cet incident.

  • 49 individus placés en détention préventive suite à l’invasion du poste de gendarmerie d’Ankazomiriotra

    49 individus placés en détention préventive suite à l’invasion du poste de gendarmerie d’Ankazomiriotra

    Antananarivo, 26 Février, 8h15 – Des dizaines de personnes envoyées en prison. Sur les 56 individus soupçonnés d’avoir participé à l’invasion du poste de gendarmerie à Ankazomiriotra, « 49 dont six femmes et un mineur ont été placés en détention préventive à la Maison centrale d’Antsirabe. Sept autres ont bénéficié de liberté provisoire », indique une source auprès du groupement de la gendarmerie du Vakinankaratra. D’autres suspects font encore l’objet d’une enquête de la gendarmerie pour cette affaire, poursuit notre source.

     

    Samedi, 17 février, des habitants du fokontany Ivory, dans la commune de Vinany, ont envahi et dévalisé la brigade de la gendarmerie d’Ankazomiriotra. Le bilan de la gendarmerie fait état d’un lourd bilan matériel.  »Cinq motos, une voiture, des armes et des balles », ont été consumés par le feu. Des individus ont également pris avec eux d’autres armes et des balles. Ces gens sont venus dans les locaux de la gendarmerie pour  »manifester leur mécontentement après la mort d’un des leurs suite à un coup de feu d’un élément de la gendarmerie dans leur localité ».

    À en croire notre source, la caserne de la gendarmerie d’Ankazomiriotra a déjà été réhabilitée.  »D’autres éléments de la gendarmerie sont encore sur place pour prêter main forte aux responsables locaux », poursuit notre interlocuteur.

     

     

  • Toamasina – 64 kilos de cocaïne d’une valeur de plus de 19 milliards d’ariary incinérés, selon la police nationale

    Toamasina – 64 kilos de cocaïne d’une valeur de plus de 19 milliards d’ariary incinérés, selon la police nationale

    Antananarivo, 24 Février, 19h05 – Importante saisie de drogue à Toamasina. La police nationale rapporte la découverte de plus de 64 kilos de cocaïne dans un entrepôt sis à Androranga Toamasina. « Une perquisition effectuée le lundi 19 février a permis de découvrir de la poudre blanche répartie dans 57 sacs en plastique », raconte la police nationale.

     

    Les substances, après analyse, se sont avérées être de la cocaïne, poursuit-elle. Elle raconte alors que les produits, après aval du parquet, ont été incinérés. Ils sont estimés avoir une valeur de 19,30 milliards d’ariary, souligne encore la police. Les trois individus propriétaires de l’entrepôt, ont été arrêtés puis conduits dans la capitale où ils ont ensuite été placés en détention préventive.

     

    La découverte de la cocaïne à Toamasina intervient quelques jours après une « saisie record » par la marine nationale française de 1,6 tonne de méthamphétamine au large de Mayotte. Selon la presse française, qui rapporte la saisie de 7 tonnes de stupéfiants dans l’océan Indien en 2023, le produit a été immédiatement saisi pour destruction.

     

     

  • COUPURE D’ELECTRICITE – Le calme revient à Ambatondrazaka après une matinée de manifestation

    COUPURE D’ELECTRICITE – Le calme revient à Ambatondrazaka après une matinée de manifestation

    Antananarivo, 20 Février, 16h12 – Avec le retour du courant électrique, la situation revient à la normale à Ambatondrazaka. La capitale de l’Alaotra a été secouée par une manifestation populaire ce mardi matin. En cause : une longue coupure de l’électricité dans la ville. Il a fallu attendre que le camion citerne transportant le carburant de Morarano Chrome pour faire fonctionner la centrale hybride de la localité arrive pour que les esprits se calment.

    D’après le lieutenant-colonel Rakotonirina commandant du groupement de la gendarmerie d’Alaotra Mangoro, l’électricité a été coupée dans à Ambatondrazaka depuis lundi à 3h du matin. En colère, la population est sortie dans la rue pour manifester son mécontentement. D’après la gendarmerie, la population avait pris, soit la direction de la Jirama, soit celle de la préfecture. Ils ont cependant été arrêtés du côté d’Antsahatanteraka par les forces de l’ordre, gendarmes et policiers qui ont entamé les négociations.

    Au même moment, la gendarmerie a envoyé des éléments pour aller à la rencontre du camion qui transportait le carburant de façon à le faire venir plus rapidement et éviter ainsi que la situation ne dégénère. Le cortège a été accueilli par la population en liesse et le courant a pu être rétabli vers midi indique toujours la gendarmerie.

  • PECHE ILLÉGALE AUX SEYCHELLES – Plusieurs individus dont les propriétaires des bateaux arrêtés

    PECHE ILLÉGALE AUX SEYCHELLES – Plusieurs individus dont les propriétaires des bateaux arrêtés

    Antananarivo, 20 Février, 12h26 – Les arrestations se poursuivent dans le cadre des enquêtes liées à l’arrestation et au rapatriement de 164 pêcheurs illégaux de concombre de mer des Seychelles la semaine dernière. D’après Paubert Mahatante, plusieurs personnes dont des propriétaires des bateaux utilisés ou encore des ressortissants étrangers suspectés d’avoir financé les opérations ont déjà été arrêtés. D’autres personnes sont toujours recherchées, ajoute le ministre de la Pêche et de l’économie bleue. « Des élus sont aussi mentionnés comme étant derrière ces opérations mais l’affaire est entre les mains de la justice », a-t-il précisé.

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    Le membre du gouvernement parle d’une organisation bien rôdée quant aux opérations de pêche illégales menées dans la zone maritime seychelloise. « Il y a des recrutements en amont de pêcheurs”, révèle -t-il avant de soutenir l’existence “des recruteurs qui repèrent les bons plongeurs en apnée et parfois de très loin ». Parmi les 164 pêcheurs rapatriés la semaine dernière, 80 viennent d’Analalava, 13 viennent de Nosy Be, d’autres de Mahajanga, d’Ambanja et d’Ambilobe.

    Paubert Mahatante précise que cette opération n’est pas une première. Ce n’est pas non plus la première fois que des Malgaches sont arrêtés et rapatriés pour avoir effectué des pêches illégales de concombre des mer dans les eaux seychelloises. La première fois, 36 pêcheurs avaient été rapatriés, la seconde fois ils étaient 54 et dernièrement, c’était 164. Et pour mettre fin à tout cela, les autorités ont suspendu la pêche de concombre de mer dans la partie Nord de Madagascar.

    Photo : MPEB

  • KIDNAPPING – Deux présumés ravisseurs tués et cinq autres personnes arrêtés

    KIDNAPPING – Deux présumés ravisseurs tués et cinq autres personnes arrêtés

    Antananarivo, 15 Février, 8h10 – La gendarmerie au rapport après le kidnapping d’un membre de la communauté malgache d’origine indienne la semaine dernière. D’après les explications du Colonel Tahiana Ravelomanana, commandant de la section de recherche criminelle de Fiadanana, cinq personnes soupçonnées d’avoir perpétré l’enlèvement ont été arrêtées. L’un d’entre eux est gendarme. Deux autres ont été tuées lors de l’opération qui a conduit à leur arrestation.

    Toujours d’après les explications de l’officier, le cerveau de l’enlèvement ne serait autre que le chauffeur qui est également un membre de la famille proche de l’individu. La gendarmerie a aussi saisi une voiture et une arme lors de l’opération. Les individus arrêtés seront remis entre les mains de la justice à la fin des enquêtes explique toujours le commandant de la SRC.

    L’affaire remonte au 6 février dernier. Le ressortissant malgache d’origine indienne a été enlevé du côté d’Andohatapenaka avec son chauffeur. Deux individus munis de pistolet ont perpétré l’acte, rapporte l’officier. Ils ont alors pris la direction d’Ambohitrimanjaka et de Talatamaty. Le chauffeur lui a été relâché en cours de route.

    Le 7 février, les ravisseurs auraient demandé une rançon de 600.000 euros à la famille mais après négociation les deux parties ont convenu qu’une somme de 12 millions ariary aurait été remis aux ravisseurs. La somme a été délivrée du côté de Bevalala précise la gendarmerie. L’individu enlevé a été relâché le jour même du côté d’Ambohidava à Ambatolampy Tsimahafotsy. Par ailleurs, les ravisseurs présumés auraient aussi essayé d’enlever le fils de ce dernier mais ont échoué, explique toujours la gendarmerie.
    Photo : Capture d’écran vidéo CIRGN.
  • Fianarantsoa – Une affaire de viol classée sans suite car la présumée victime est encore « vierge », selon le parquet

    Fianarantsoa – Une affaire de viol classée sans suite car la présumée victime est encore « vierge », selon le parquet

    Antananarivo, 14 Février, 15h44 – Une preuve médicale conclut une affaire d’accusation de viol sur une mineure à Fianarantsoa. Un troisième examen médical effectué sur la présumée victime sur réquisition du parquet indique que celle-ci est « encore vierge », résume la procureure de la République près le tribunal de première instance de Fianarantsoa, Tinah Rabendrainy, devant la presse. « Il n’y a aucune déchirure anale et vaginale », poursuit-elle, rapportant les résultats de l’examen. Le dossier a ainsi été « classé sans suite » pour « charge insuffisante » et « poursuite inopportune ».

    En décembre 2023, la famille d’une victime présumée de viol avait déposé une plainte au tribunal de première instance de Fianarantsoa. La plainte indique que le viol a eu lieu en mai 2023. Dans son dossier de plainte, la famille avait un certificat médical qui attestait que l’enfant a été violée. « Le médecin n’avait toutefois pas pu déterminer à quel moment le viol a eu lieu », explique la procureure de Fianarantsoa.

    Le suspect avait ensuite sollicité un deuxième examen, en contre-expertise. Ce nouvel examen a été confié à un professeur gynécologue qui certifie ensuite que « la victime est encore vierge». Lors de l’audience devant le parquet le 8 février, le procureur a ordonné une réquisition pour un troisième examen médical. Les résultats de ce dernier examen ont ensuite été présentés ce mardi. L’examen conclut que les parties intimes de la victime sont intactes.

  • INTEMPÉRIES – 11 morts et 52 disparus à Benenitra suite à une crue éclair, selon le BNGRC

    INTEMPÉRIES – 11 morts et 52 disparus à Benenitra suite à une crue éclair, selon le BNGRC

    Antananarivo, 13 Février, 16h28 – Les fortes pluies laissent un bilan meurtrier à Benenitra. 11 morts et 52 disparus sont signalés dans ce district suite aux fortes pluies dans le Sud Ouest de Madagascar. C’est le chiffre annoncé par le directeur général du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), le général Olivier Elack Andriakaja, ce mardi.

    Si le DG du BNGRC parle d’une crue éclair, il regrette de ne pas avoir de plus amples informations sur le sujet. Il évoque toutefois que le comité régional de gestion des risques, le préfet, ainsi que des représentants du ministère de la Population, et des directions régionales concernées sont actuellement sur place pour constater de visu la situation.

    Les fortes pluies de ces derniers jours ont été particulièrement fortes dans certaines régions dans la nuit du 12 au 13 février. La région d’Atsimo Andrefana en a notamment fait les frais et particulièrement le district de Benenitra.

  • INTEMPERIES – Cours suspendus à Fénérive Est, circulation coupée au niveau d’un pont sur la RNS5

    INTEMPERIES – Cours suspendus à Fénérive Est, circulation coupée au niveau d’un pont sur la RNS5

    Antananarivo, 13 Février, 10h40 – Les fortes pluies enregistrées dans d’Analanjirofo ces dernières heures ont provoqué une inondation dans les quartiers bas du district de Fénérive Est. Face à la montée des eaux, les autorités locales ont décidé de suspendre les cours ce mardi. La reprise des cours dépendra de l’évolution de la situation.

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    Contactée, une source au niveau de la gendarmerie parle d’une vingtaine de personnes déplacées. Celles-ci sont logées auprès de leurs proches, ayant refusé de rejoindre les sites d’accueil aménagés, confie notre source.

    D’autres dégâts sont aussi enregistrés au niveau des infrastructures. Le ministère des Travaux publics évoque par exemple l’effondrement de la chaussée au beau milieu d’un pont sur la RNS5 au niveau du PK 97+900, à l’entrée d’Antanambao Sahorana dans le district de Fenerive Est. La circulation est interdite pour les voitures, le temps d’installer un pont modulaire selon le ministère.

    Les pluies ont été particulièrement soutenues dans la nuit du 12 au 13 février. Les précipitations ne se sont calmées qu’ à partir de 8h sans pour autant s’arrêter. La météo, quant à elle, annonce un temps particulièrement favorable à de fortes pluies dans plusieurs régions de l’île.

     

    Photo : Ministère des Travaux publics