Catégorie : Actualité

  • TRANSPORT AÉRIEN – Un baptême de l’air ouvert au grand public lors de la deuxième édition du salon Aéro Expo

    TRANSPORT AÉRIEN – Un baptême de l’air ouvert au grand public lors de la deuxième édition du salon Aéro Expo

    Vous rêvez de prendre l’avion mais vous ne l’avez encore jamais fait ? Vous aurez peut-être l’occasion de le faire lors de la deuxième édition du Salon Aéro Expo qui se tiendra les 30 et 31 mai à Ivato. Selon le Général de Brigade Aérienne Toky Fihandrianana Rabemizana, Chef d’État-Major de l’Armée de l’Air, un baptême de l’air ouvert au grand public serait au rendez-vous durant ces deux jours, comme cela a déjà été le cas lors de la première édition de l’événement.

    Vous n’irez évidemment pas dans une autre ville ou dans un autre pays. Mais vous aurez l’occasion de voir Antananarivo du ciel, le Salon proposant un survol de la Capitale et ses environs. Un tracé spécial a été élaboré pour l’occasion.

    La deuxième édition de l’Aéro Expo s’inscrit dans le cadre de la célébration du 65ème anniversaire de l’Armée de l’air. Ce sera l’occasion d’échanger avec les professionnels du secteur. Selon les organisateurs de l’événement, les offres ont été multipliées pour cette édition afin de satisfaire tout le monde. Il y aura des démonstrations de drones, ainsi que la présentation des procédures de préparation d’un avion avant son décollage.

  • RELANCE INDUSTRIELLE – Une ligne budgétaire spécifique consacrée au redressement de la Secren à inscrire dans la loi de finances rectificative

    RELANCE INDUSTRIELLE – Une ligne budgétaire spécifique consacrée au redressement de la Secren à inscrire dans la loi de finances rectificative

    Fin de l’attente. L’Exécutif approuve en Conseil des ministres l’inscription d’une ligne budgétaire d’urgence en faveur de la Société d’études, de construction et de réparation navale (Secren S.A.) dans le cadre de la Loi de finances rectificative. Cette mesure a pour objectif premier d’assurer la stabilisation de la gestion des activités du chantier naval d’Antsiranana. Par cette intervention directe, l’État finance les besoins immédiats de l’entreprise tout en cherchant à soutenir concrètement sa capacité productive industrielle.

    Depuis plusieurs années, le chantier naval subit les conséquences d’un sous-investissement chronique qui affecte directement son infrastructure lourde et limite sa compétitivité dans la zone de l’océan Indien. Cette situation entraîne des coûts fixes de maintenance élevés, plaçant la société dans une impasse de trésorerie. L’insuffisance de moyens financiers actuels entrave la modernisation nécessaire des cales sèches et des ateliers techniques, ce qui empêche l’entreprise de répondre aux besoins opérationnels indispensables pour maintenir son niveau d’activité habituel.

    Avec ce budget, l’objectif explicite est de restructurer l’entreprise pour passer d’une gestion de court terme à une logique de performance opérationnelle. Les fonds alloués doivent servir à sécuriser de nouveaux contrats internationaux de réparation navale, tout en assurant la pérennisation des emplois qualifiés au sein du secteur, en conditionnant le soutien financier aux résultats obtenus.

  • DROIT D’AUTEUR – L’Omda appelle à la vigilance des chaînes audiovisuelles sur les contenus artistiques diffusés sous peine de sanctions

    DROIT D’AUTEUR – L’Omda appelle à la vigilance des chaînes audiovisuelles sur les contenus artistiques diffusés sous peine de sanctions

    Mise en garde formelle. L’Office malgache des droits d’auteur rappelle aux chaînes de télévision et aux stations de radio le nécessaire “respect scrupuleux des droits d’auteur”. A l’heure où la génération et la modification par intelligence artificielle d’œuvres, d’images, de voix et de contenus artistiques se multiplient, il les invite à “une vigilance rigoureuse quant à la provenance des contenus mis à l’antenne”. Dans un communiqué diffusé mardi sur la page Facebook du ministère de la Communication et de la culture, l’Office souligne que “toute diffusion portant atteinte à l’intégrité de l’œuvre, au droit à l’image ou à la voix des personnes concernées expose les auteurs et les diffuseurs à des poursuites”. 

    Se positionnant dans une posture préventive et de sensibilisation, l’Omda appelle les diffuseurs à effectuer “une vérification systématique que les contenus diffusés disposent des autorisations nécessaires”. Il n’en soulève pas moins que la réponse judiciaire demeure une option réelle pour les créateurs lésés. Joint au téléphone, Haja Andriamiharimanana Ranjarivo, directeur général de l’office, précise que si “l’Omda ne procède pas directement aux sanctions, privilégiant la pédagogie, tout artiste se sentant spolié par la diffusion d’une œuvre déformée ou modifiée par IA dispose du droit d’ester en justice”. Il revient alors aux tribunaux de prononcer les peines et les sanctions contre ceux qui s’adonnent à ce que l’Omda qualifie de “pratiques illicites [qui] s’effectuent trop souvent sans l’autorisation ni le consentement préalable des auteurs, artistes-interprètes ou titulaires de droits”. 

    La mise en garde de l’Omda intervient après que l’alerte a été lancée sur les réseaux sociaux par des artistes se sentant lésés par la diffusion de leurs œuvres modifiées par intelligence artificielle. L’Office rappelle alors que la législation malgache sur le droit d’auteur fait bénéficier à toute œuvre de l’esprit d’une “protection légale dès l’instant de sa création”. L’oeuvre originale demeure ainsi “protégée contre toute reproduction, adaptation, diffusion ou exploitation non autorisée”, souligne-t-elle. La loi sur la propriété littéraire et artistique prévoit des peines de prison et d’amende en cas de contrefaçon d’œuvres protégées, ainsi que toute utilisation, reproduction, communication ou diffusion au public sans autorisation de son auteur”. Les auteurs et les personnes lésées peuvent également réclamer des dommages-intérêts en réparation du préjudice.

  • ECONOMIE – Une enquête nationale pour la mise à jour des statistiques du marché du travail en cours de préparation

    ECONOMIE – Une enquête nationale pour la mise à jour des statistiques du marché du travail en cours de préparation

    Des chiffres et des données à actualiser. Plus de dix ans après les dernières grandes enquêtes nationales sur le marché du travail qui remontent à 2012 et à 2015, Madagascar lance son enquête nationale sur l’emploi et le secteur Informel (ENESI 2026). Portée par l’Institut national de la statistique (Instat), avec l’appui de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de plusieurs partenaires techniques, cette opération vise à fournir des données fiables, actualisées et conformes aux normes internationales.

    Selon le directeur des statistiques et des conditions de vie des ménages auprès de l’Instat, Iary Rakotondradany, les anciennes statistiques ne reflètent plus les réalités actuelles du marché du travail. En une décennie, le paysage économique malgache a profondément évolué sous l’effet des avancées technologiques, de l’essor des emplois numériques et des transformations provoquées par la pandémie de Covid-19. Les centres d’appels, les activités en ligne ou encore les métiers liés à l’intelligence artificielle illustrent cette mutation.

    Il est important de bien mesurer l’ampleur des changements survenus au cours des dix dernières années, d’où l’importance de l’ENESI 2026, souligne le responsable. Il indique alors que les nouvelles données tirées de l’enquête vont permettre d’orienter les politiques publiques, notamment en matière d’emploi et de formation professionnelle.

    Atelier préparatoire

    L’Enesi 2026 sera menée dans 23 régions à partir du second semestre 2026. Il s’agira d’une enquête par échantillonnage, ciblant notamment les salariés et les personnes en âge de travailler au sein des ménages d’une part ainsi que les petites entreprises informelles de l’autre. Réalisée en deux phases de deux à trois mois chacune, elle permettra notamment de mesurer le chômage, les revenus, les qualifications, les conditions de travail et la performance des petites entreprises informelles.

    En prélude à cette enquête nationale, un atelier préparatoire de quatre jours se tient au Motel Anosy, avec la participation de techniciens, partenaires et comités de validation. Les travaux portent notamment sur la maîtrise de la méthodologie de l’enquête et l’adaptation des outils de collecte aux réalités malgaches, conformément aux résolutions et standards de l’OIT.

  • APPUIS A L’ENTREPRENEURIAT – Une fédération régionale des incubateurs de l’Océan Indien en projet

    APPUIS A L’ENTREPRENEURIAT – Une fédération régionale des incubateurs de l’Océan Indien en projet

    La co-création régionale comme moteur de l’innovation. Un projet de fédération régionale visant l’interconnexion des écosystèmes d’accompagnement des Comores, de Madagascar, de la Réunion, de Maurice et des Seychelles est en gestation. Soutenue notamment par la Commission de l’océan Indien (COI), l’initiative se distingue par une démarche participative inversée pour débloquer les verrous de l’entrepreneuriat insulaire. Un projet présenté par Jes Marden, membre du comité d’Incub’OI, lors du Dialogue régional des acteurs de l’accompagnement et du financement à l’entrepreneuriat, ce mardi.

    Plutôt que d’imposer une structure descendante, l’approche adoptée invite les incubateurs des îles de l’océan Indien à la co-construction de ce projet, afin d’en garantir l’appropriation collective. Cette méthodologie mise, selon Jes Marden, sur la complémentarité régionale, dans le but de transformer la fragmentation géographique en force économique. Ce qui permettra alors aux entrepreneurs de co-créer, en mutualisant les compétences, le mentorat et les ressources propres à chaque territoire, explique-t-il.

    Loin de se limiter à un simple réseau d’accompagnement, la fédération entend s’imposer comme une force de plaidoyer macro-économique. “La plateforme se positionnera ainsi en une force de proposition pour travailler avec l’État, pour travailler avec les financeurs et aussi les organisations internationales”, avance ce membre d’Incub’OI.

    Mise en réseau

    L’initiative bénéficie déjà d’un ancrage institutionnel fort. La Commission de l’océan Indien (COI) a formellement manifesté son intention de parrainer la démarche jusqu’à son terme. Pour le Dr Ibrahim Norbert Richard, secrétaire général de la COI, cette initiative s’aligne parfaitement avec la feuille de route de l’organisation intergouvernementale qu’il dirige. “Tous ces incubateurs font partie de notre stratégie. Notre objectif est de créer des filières régionales et de mettre en réseau l’ensemble des mécanismes qui promeuvent les initiatives des jeunes et lancent l’entrepreneuriat au niveau régional”, rassure-t-il.

    Plusieurs défis avaient été soulevés lors de ce Dialogue régional des acteurs de l’accompagnement et du financement à l’entrepreneuriat. La rigidité d’un système bancaire traditionnel inadapté au capital-risque et qui peine à comprendre et à financer les projets innovants y était principalement soulevé. À ce cloisonnement financier s’ajoutent l’isolement des écosystèmes insulaires et un accès inégal aux ressources selon les îles, pénalisant le développement des start-ups. D’autres défis comme le manque d’interopérabilité des jeunes créateurs d’entreprises ou encore le dialogue avec les institutions y étaient abordés.

     

  • AGRICULTURE – La foire d’Ambohimalaza révèle un potentiel de substitution aux importations locales

    AGRICULTURE – La foire d’Ambohimalaza révèle un potentiel de substitution aux importations locales

    Constat d’une vulnérabilité structurelle locale. La première foire économique de la commune rurale d’Ambohimalaza, dans la périphérie de la capitale, a mis en lumière une fragilité critique au sein de son tissu productif. Bien que la demande locale soit particulièrement forte, portée notamment par les cantines professionnelles des entreprises environnantes, les groupements agricoles de la région d’Analamanga manquent cruellement de régularité et de capacités techniques.

    Cette incapacité chronique à approvisionner correctement le marché interne empêche la création d’un réseau efficace. Par conséquent, cette défaillance logistique majeure engendre d’importantes fuites de capitaux vers l’extérieur, privant ainsi la collectivité territoriale de retombées financières pourtant essentielles à sa propre croissance.

    L’analyse des circuits de distribution actuels révèle un déficit alarmant en circuits courts, marqué par de fréquentes ruptures de flux. Pour sécuriser leurs approvisionnements en produits de base comme les légumes, les acheteurs industriels se voient contraints de signer des contrats avec des fournisseurs extérieurs. Cette dépendance engendre des coûts de transport injustifiés, des surfacturations indirectes et une opacité sur la valorisation des prix. De surcroît, ce manque d’organisation interne freine le recrutement de la main-d’œuvre locale. Chaque opportunité de marché non saisie par l’acteur agricole se transforme ainsi en un manque à gagner flagrant pour l’économie de la commune.

    Pour redresser le secteur, le maire de la commune d’Ambohimalaza Sedera Rakotoaritsifa ambitionne d’améliorer la qualité des produits et de stimuler la productivité globale. “L’avenir de la municipalité repose sur la montée en compétences des agriculteurs grâce à des formations ciblées sur le suivi des rendements”, explique cet élu. L’accent est ainsi mis sur l’agroécologie et les méthodes organiques, à l’image des initiatives réussies en maraîchage biologique qui s’affranchissent des engrais chimiques coûteux. En assainissant les contrats d’approvisionnement et en sécurisant la distribution, Ambohimalaza compte transformer ses lacunes actuelles en un moteur de développement économique et équitable de la région.

  • FOOTBALL – Disciples FC écrase Fosa Juniors, l’Elgeco Plus battu par le FC Rouge en quarts de finale aller de la PFL

    FOOTBALL – Disciples FC écrase Fosa Juniors, l’Elgeco Plus battu par le FC Rouge en quarts de finale aller de la PFL

    Disciples FC fait un grand pas vers les demi-finales du championnat national de football, la Pureplay Football League (PFL). L’équipe du Vakinankaratra a écrasé Fosa Juniors sur le score de 4 buts à 0 lors du match aller des quarts de finale, disputé dimanche au stade Rabemananjara de Mahajanga.

    Leader de la Conférence Sud, Disciples FC entame parfaitement la rencontre grâce à un doublé de Tendry Mataniah Randrianarijaona à la 9ème et à la 13ème minutes, avant que celui-ci ne s’offre un triplé à la 53ème minute. Le meilleur buteur de la première phase du championnat, Fabrice Tovonay, a ensuite aggravé le score dans le temps additionnel (90+2).

    Grâce à cette large victoire, Disciples FC a déjà un pied en demi-finale des playoffs. De son côté, l’équipe du Boeny devra réaliser un véritable exploit lors du match retour pour renverser la formation la plus en forme depuis le début de la compétition.

    Dans les autres rencontres de ces quarts de finale, le FC Rouge a créé la surprise en battant le champion en titre, l’Elgeco Plus, sur le score de 1 but à 0 à Betongolo. Les protégés de Fenosoa Ratolojanahary ont pris l’avantage face à l’équipe dirigée par Oelison Rafanomezantsoa, alias « Careca ». La formation de By-pass devra impérativement renverser la situation au match retour pour espérer conserver son titre.

    Le match opposant le Centre de Formation de Football d’Andoharanofotsy (CFFA) au Club Omnisports des Forces Armées (Cosfa) a, quant à lui, été interrompu à la 73ème minute après le refus de jouer des Militaires. L’équipe d’Ampahibe a contesté un penalty accordé par l’arbitre alors que le score était de 2 buts partout. La décision de la Commission des Clubs de football élite de Madagascar (CFEM), organisatrice du championnat, est désormais attendue pour statuer sur le sort de cette rencontre.

    Samedi, l’Ajesaia s’est imposée 2 buts à 1 face à l’AS Sainte-Anne à Iavoloha. Les matchs retours, prévus ce week-end, détermineront les équipes qui poursuivront leur route vers le titre de champion de la PFL 2026.

  • FOOTBALL – Les adversaires des Barea pour les qualifications à la CAN 2027 connus ce mardi

    FOOTBALL – Les adversaires des Barea pour les qualifications à la CAN 2027 connus ce mardi

    Heure de vérité. Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 se tiendra ce mardi à 15h, heure de Madagascar, au Caire, en Égypte. Les Barea de Madagascar seront fixés sur leurs adversaires pour cette phase de qualification.

    Les quarante-huit sélections qualifiées pour cette phase de poules seront réparties en douze groupes de quatre équipes. Les deux premiers de chaque groupe, sauf ceux des groupes des pays hôtes, obtiendront leur ticket pour rejoindre la CAN, organisée conjointement par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie du 19 juin au 17 juillet 2027.

    Madagascar se trouve dans le chapeau numéro deux aux côtés du Cap-Vert, du Ghana, de la Guinée, du Gabon, de l’Ouganda, de l’Angola, du Bénin, de la Zambie, du Mozambique, de la Guinée équatoriale et des Comores. Pour la Grande île, la quête de la qualification s’annonce délicate, quel que soit le verdict du tirage. La Tanzanie et le Kenya se trouvent, quant à eux, dans le chapeau trois.

    Les Barea devraient donc éviter d’être tirés dans le groupe de ces deux sélections hôtes du chapeau trois. Puisque ces deux pays sont qualifiés d’office, tout comme l’Ouganda, qui se trouve dans le même chapeau que Madagascar, il n’y aura qu’un seul autre billet qualificatif disponible dans leurs groupes respectifs.

  • AGRICULTURE – La foire d’Ambohimalaza révèle un potentiel de substitution aux importations locales

    AGRICULTURE – La foire d’Ambohimalaza révèle un potentiel de substitution aux importations locales

    Constat d’une vulnérabilité structurelle locale. La première foire économique de la commune rurale d’Ambohimalaza, dans la périphérie de la capitale, a mis en lumière une fragilité critique au sein de son tissu productif. Bien que la demande locale soit particulièrement forte, portée notamment par les cantines professionnelles des entreprises environnantes, les groupements agricoles de la région d’Analamanga manquent cruellement de régularité et de capacités techniques.

    Cette incapacité chronique à approvisionner correctement le marché interne empêche la création d’un réseau efficace. Par conséquent, cette défaillance logistique majeure engendre d’importantes fuites de capitaux vers l’extérieur, privant ainsi la collectivité territoriale de retombées financières pourtant essentielles à sa propre croissance.

    L’analyse des circuits de distribution actuels révèle un déficit alarmant en circuits courts, marqué par de fréquentes ruptures de flux. Pour sécuriser leurs approvisionnements en produits de base comme les légumes, les acheteurs industriels se voient contraints de signer des contrats avec des fournisseurs extérieurs. Cette dépendance engendre des coûts de transport injustifiés, des surfacturations indirectes et une opacité sur la valorisation des prix. De surcroît, ce manque d’organisation interne freine le recrutement de la main-d’œuvre locale. Chaque opportunité de marché non saisie par l’acteur agricole se transforme ainsi en un manque à gagner flagrant pour l’économie de la commune.

    Pour redresser le secteur, le maire de la commune d’Ambohimalaza Sedera Rakotoaritsifa ambitionne d’améliorer la qualité des produits et de stimuler la productivité globale. “L’avenir de la municipalité repose sur la montée en compétences des agriculteurs grâce à des formations ciblées sur le suivi des rendements”, explique cet élu. L’accent est ainsi mis sur l’agroécologie et les méthodes organiques, à l’image des initiatives réussies en maraîchage biologique qui s’affranchissent des engrais chimiques coûteux. En assainissant les contrats d’approvisionnement et en sécurisant la distribution, Ambohimalaza compte transformer ses lacunes actuelles en un moteur de développement économique et équitable de la région.

  • EXPORTATION – Les arachides malgaches s’offrent un accès direct vers le marché chinois

    EXPORTATION – Les arachides malgaches s’offrent un accès direct vers le marché chinois

    Fini le transit obligatoire par des pays tiers. La Chine peut désormais s’approvisionner directement en arachides à Madagascar. Les deux pays ont procédé ce lundi à la signature officielle du protocole sanitaire et phytosanitaire pour l’exportation de ce produit de la Grande île vers l’Empire du milieu. Une suppression d’intermédiaires qui va non seulement réduire considérablement les coûts d’importation des clients chinois d’une part, mais qui aura également un impact positif et direct sur le prix d’achat payé aux paysans à Madagascar, de l’autre. Ce qui, pour le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Gaëtan Ramindo, représente une réelle opportunité à exploiter.

    Une opportunité inédite donc pour la filière, dont l’exportation directe vers la Chine n’avait pas été permise auparavant. En l’absence d’un tel accord, les opérateurs chinois n’avaient d’autre choix que de s’approvisionner via des pays tiers, sans aucune possibilité d’achat direct à Madagascar, rappelle le ministre. Cette barrière est désormais levée, permettant à la Chine de s’approvisionner directement sur le marché malgache, se réjouit le membre du Gouvernement de la Refondation.

    Ce nouvel accord bilatéral, conforme aux principes de l’Accord SPS de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), marque ainsi une reconnaissance internationale de la qualité de la production malgache. “La signature du protocole offre un cadre institutionnel plus stable, plus normé, et plus favorable à l’entrée des arachides malgaches aux marchés chinois. Elle marque également une étape importante dans la coopération bilatérale en matière d’agriculture et de commerce”, lance l’ambassadeur de la République populaire de la Chine, Ji Ping.

    Pour garantir la pérennité de ce corridor commercial stratégique, le gouvernement malgache, à travers le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire et la direction de la protection des végétaux (DPV), s’engage à respecter des standards phytosanitaires stricts. Cet engagement repose sur la garantie de produits exempts d’organismes nuisibles de quarantaine, l’alignement des infrastructures sur les normes internationales (NIMP), un contrôle renforcé incluant la surveillance des cultures et des tests d’aflatoxines conformes aux exigences chinoises (norme GB 2761), ainsi que sur l’application systématique de traitements de fumigation et de tri manuel.

    La production malgache d’arachides est estimée entre 60 000 et 70 000 tonnes par an. Pourtant, Madagascar dispose d’un potentiel d’exportation bien supérieur, sous réserve de débouchés commerciaux suffisants, souligne le ministre Gaëtan Ramindo. Actuellement, environ la moitié de cette production est destinée à l’exportation, se dirigeant notamment vers la Thaïlande, le Vietnam, l’Europe ainsi que d’autres pays partenaires. Si nos produits approvisionnent déjà de nombreux marchés, l’accent est mis aujourd’hui sur l’accord de partenariat pour l’exportation d’arachides vers la Chine.

    Les exportations d’arachides de Madagascar avaient atteint 35 700 tonnes, avec une valeur de 15,05 millions de dollars, rapporte l’ambassadeur Ji Ping. L’arachide en tant qu’importante culture de rente et produit d’exportation emblématique de Madagascar est étroitement liée aux moyens de subsistance de nombreux agriculteurs et jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’emploi rural, l’augmentation des revenus des paysans, et l’expansion des exportations agricoles, fait remarquer le diplomate chinois. “J’adresse un appel ferme aux collecteurs et aux exportateurs : le ministère veillera scrupuleusement au respect de ce prix d’achat de l’arachide”, avertit le ministre Gaëtan Ramindo.