Catégorie : Actualité

  • ÉPIDÉMIE – Un jeune homme de 22 ans décède de la Mpox dans la région Analamanga

    ÉPIDÉMIE – Un jeune homme de 22 ans décède de la Mpox dans la région Analamanga

    Cinq décès enregistrés depuis le début de l’épidémie. Le dernier décès lié à la Mpox concerne un jeune homme de 22 ans, survenu dans la région Analamanga, selon le dernier bilan dressé par la porte-parole du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national, le Pr Diavolana Andrianarimanana Köcher. Ce cinquième décès est comptabilisé à la date du 17 Mai, en plus de 16 nouveaux cas notifiés, dont cinq confirmés, ainsi que 13 patients guéris.

    La première victime décédée de la Mpox est une fillette de 3 ans originaire de Toamasina. Elle est décédée entre le 28 février et le 1er mars 2026 à Antananarivo, après une détresse respiratoire associée à un choc infectieux. Le 27 mars, un homme de 56 ans a succombé à Ambanja. Quelques jours plus tard, le 9 avril, un jeune homme en situation de vulnérabilité est décédé à la suite d’une surinfection. Les informations recueillies indiquent que ces deux patients présentaient une faible immunité. Un nouveau-né figure également parmi les victimes, le 3 mai, bien que les circonstances de son décès n’aient pas encore été communiquées par les autorités sanitaires. Il en est de même pour la dernière victime, décédée dimanche.

    Depuis l’apparition de l’épidémie, en décembre 2025, Madagascar totalise 2 788 cas notifiés, dont 1 604 confirmés, tandis que 1 245 personnes ont pu guérir de l’infection. Le Cousp rappelle l’importance des mesures de prévention, notamment le lavage fréquent des mains, le port de masque, l’isolement des personnes présentant des symptômes suspects ou encore la consultation rapide dans les centres de santé et la vigilance accrue au sein des communautés. La vaccination contre le Mpox, gratuite dans plusieurs sites et centres de santé, constitue également une meilleure prévention face à la propagation du virus, lequel continue de circuler dans 54 districts sanitaires.

  • ECONOMIE – Plus de 90% des actifs financiers de Madagascar détenus par les établissements de crédit

    ECONOMIE – Plus de 90% des actifs financiers de Madagascar détenus par les établissements de crédit

    Une forte centralisation des flux. L’architecture financière de Madagascar se caractérise par une concentration majeure autour du secteur du crédit. Les banques, les établissements financiers et les institutions de microfinance concentrent à eux seuls plus de 90 % des actifs financiers nationaux, selon le récent rapport du Fonds monétaire international, consacré au Diagnostic de la gouvernance et des vulnérabilités à la corruption.

    Cette prédominance s’exerce au sein d’un marché de taille modeste, dont le volume global ne représente qu’environ 30 % du Produit intérieur brut (PIB) du pays. Dans cet écosystème restreint, la centralisation des acteurs du crédit est presque absolue, reléguant les compagnies d’assurance et les fonds de pension à la périphérie, avec chacun à peine 5 % du solde des actifs financiers de la Grande Île.

    13 banques et 3 établissements financiers captent à eux seuls 83% des actifs financiers du pays. Un segment qui se caractérise par une forte présence internationale. Car à l’exception de deux entités, toutes les banques sont détenues majoritairement par des capitaux étrangers. Six d’entre elles sont d’ailleurs des filiales directes de groupes étrangers. Quatre enseignes regroupent près de 85% des parts de marché.

    L’État conserve néanmoins des participations minoritaires dans quatre établissements. Ses parts au capital s’établissent à 32,58 % pour la BNI, 28,5 % pour la BRED et 9,37 % pour la BOA. Ce qui illustre son rôle d’actionnaire minoritaire au sein des principaux piliers bancaires du pays.

    17 institutions de microfinances qui portent 7 % des actifs financiers viennent compléter établissements de crédit. La plus récente de ces institutions, filiale de La Poste, a eu son agrément en juin 2024, rappelle ce rapport.

    Le système financier global se déploie par ailleurs au-delà du secteur bancaire traditionnel avec deux établissements de monnaie électronique et 23 bureaux de change. Cet ensemble interconnecté compose ce que la Loi Bancaire qualifie officiellement de “prestataires de services bancaires”.

  • EDUCATION – 250 enseignants vacataires à recruter “en public” au sein du ministère de l’Enseignement technique

    EDUCATION – 250 enseignants vacataires à recruter “en public” au sein du ministère de l’Enseignement technique

    Pas de concours mais des sélections “en live”. Ils seront 250 enseignants vacataires sur 1 300 à pouvoir être recrutés en tant que fonctionnaires cette année au sein du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Leur recrutement se fera en direct et en public, en présence des postulants, des directeurs régionaux ainsi que les représentants des autorités locales et ceux des entités de lutte anticorruption. Les candidats auront la possibilité de demander des explications ou de signaler d’éventuelles informations erronées durant le “live”.

    Selon le ministre Todisoa Andriamampandry, ce recrutement “ampahibemaso” repose sur cinq critères précis, notamment l’ancienneté, l’âge, le diplôme, le volume horaire assuré ainsi que la spécialité ou la matière enseignée par l’enseignant vacataire postulant. Chaque candidature est évaluée à travers un système de comptage de points, permettant de classer les postulants selon leur profil et leur expérience professionnelle. Les candidats obtenant le plus grand nombre de points sont retenus.

    Des séances de recrutement ont déjà eu lieu dans plusieurs régions du pays, dont Itasy, Ihorombe, Amoron’i Mania, Alaotra Mangoro, SAVA, Ambatosoa. Le recrutement “en live” va s’enchaîner progressivement sur l’ensemble des régions, selon le calendrier établi par chaque direction régionale.

    606 postes budgétaires sont ouverts cette année au niveau du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. 250 d’entre eux vont ainsi être ouverts aux enseignants vacataires dont une première vague va intégrer la fonction publique cette année afin de renforcer les effectifs des agents l’État dans le secteur de l’enseignement technique et professionnel.

  • FOOTBALL – Alfred Randriamanampisoa élu vice-président du Conseil des associations de football d’Afrique australe (Cosafa)

    FOOTBALL – Alfred Randriamanampisoa élu vice-président du Conseil des associations de football d’Afrique australe (Cosafa)

    Un énième dirigeant sportif malgache au sein des instances sportives régionales et continentales. Le président de la Fédération malgache de football (FMF), Alfred Randriamanampisoa, vient d’être élu vice-président du Conseil des associations de football d’Afrique australe (Cosafa), dimanche.

    L’organisation a désigné un nouveau président ainsi qu’un nouveau comité exécutif lors de son Assemblée générale élective 2026. Le Botswanais Tariq Babitseng a été élu sans opposition à la tête de l’instance régionale, tandis que le président de la FMF a été porté à la vice-présidence.

    Le patron du football malgache accède ainsi à l’une des plus hautes fonctions au sein de la zone Cosafa. Son élection est perçue comme une reconnaissance du rôle croissant de Madagascar dans le football régional et comme un signal fort pour l’essor du sport dans l’océan Indien.

    Cette élection marque un tournant pour le football de la zone australe. Tariq Babitseng succède à Said Ali Said Athouman, qui a dirigé la Cosafa ces dernières années. Celui-ci a salué les avancées enregistrées dans le développement du football en Afrique australe.

  • PROTECTION SOCIALE – Des personnes vulnérables formées pour créer leurs activités génératrices de revenus et devenir autonomes

    PROTECTION SOCIALE – Des personnes vulnérables formées pour créer leurs activités génératrices de revenus et devenir autonomes

    Des formations du samedi pour des personnes en situation de vulnérabilité. Une centaine d’individus ont bénéficié d’une formation pour créer leurs activités génératrices de revenus, dans le cadre des “Sabotsy ho an’ny Fanavaozana ifotony” ou les “Samedis de la Refondation de base”. Le projet, porté par le ministère de la Population et des solidarités, est organisé dans le cadre du mois de la protection sociale, et a été lancé le 16 mai au Lycée moderne Ampefiloha. L’activité vise, entre autres, à renforcer l’autonomisation économique de ces personnes en situation de précarité. Les bénéficiaires des formations sur la fabrication de savon, d’une part, et sur le montage de projets, de l’autre, ont été sélectionnés à travers le système du registre social unique.

    Parmi les bénéficiaires, Perline Rasoanirina et Jeannine Rambeloarimanana espèrent un avenir plus stable après la formation. Les acquis peuvent être pratiquées à la maison et pour gagner un peu d’argent, afin de devenir indépendante à son âge, confie la doyenne de 70 ans, habitante d’Andohanimandroseza. L’autre femme, âgée de 60 ans, se réjouit des explications et techniques de fabrication de savon apprises durant la séance. Elle compte même les transmettre aux femmes de son quartier à Ankazotokana Ambony.

    Véronique Rasoamanantena a, pour sa part, suivi la formation en montage et gestion de projets. “J’ai compris qu’il n’est pas nécessaire de commencer avec de gros moyens. L’on peut débuter petit à petit”, rapporte-t-elle. Auparavant bénévole dans une garderie dans son quartier à Ampefiloha Ambodirano, elle envisage de lancer un projet de couture afin d’améliorer les revenus de sa famille. De son côté, Olivier Raherinjatovo souhaite développer une activité de fabrication de charbon de bois. Il ambitionne d’en devenir grossiste et générer un revenu complémentaire grâce aux compétences acquises durant la formation.

    Outre les formations, des aides directes ont également été remises aux participants de cette première séance des “Sabotsy ho an’ny Fanavaozana ifotony”, pour répondre à leurs besoins quotidiens. D’autres formations, notamment sur la pâtisserie, seront encore organisées la semaine prochaine. L’objectif étant d’améliorer les conditions de vie de la population, particulièrement celles des jeunes et des femmes cheffes de familles, dans le cadre des actions de protection sociale.

  • CROISIÈRE – Le ministère du Tourisme rapporte une prévision de 40 escales à Madagascar de la compagnie Ponant pour la saison 2026-2027

    CROISIÈRE – Le ministère du Tourisme rapporte une prévision de 40 escales à Madagascar de la compagnie Ponant pour la saison 2026-2027

    Un grand ballet maritime à l’horizon. La compagnie de croisière française Ponant programme jusqu’à 40 escales pour la saison 2026-2027, s’étalant du mois de novembre au mois de mars. C’est le ministère du Tourisme et de l’artisanat qui fait part de cette fréquence de voyage, discutée lors des rencontres entre la ministre Lily Rafaralahy et des géants mondiaux de l’industrie de la croisière en France.

     

    La délégation malgache avait entamé les négociations avec les hauts dirigeants de Ponant. Spécialiste mondiale des croisières de luxe et d’expédition, cette compagnie se distingue par sa flotte de navires à taille humaine. En accueillant seulement 150 à 200 passagers par voyage, elle promettrait d’injecter une clientèle internationale à très fort pouvoir d’achat directement au cœur des destinations les plus préservées de la Grande Île.

     

    Des discussions ont parallèlement eu lieu avec MSC Cruises. Troisième armateur mondial et leader incontesté sur le marché européen, la compagnie italo-suisse prévoit d’aligner cinq escales majeures durant cette même période hivernale. Contrairement au modèle confidentiel de Ponant, MSC projette de mobiliser des paquebots de grande capacité, capables de débarquer entre 3 000 et 7 000 passagers par rotation.

     

    Mais l’accent avait été mis sur la mise aux normes des infrastructures maritimes afin d’accueillir ces géants de mers dans les meilleures conditions. MSC Cruises a surtout exprimé le besoin de moderniser les ports de Toliara et de Tolagnaro afin de répondre aux exigences techniques et de sécurité de ses navires. Elle se serait déclarée prête à soutenir ces aménagements via des partenariats publics – privés (PPP), avec pour objectif de pérenniser des escales hebdomadaires sur ces sites.

     

    L’aménagement de marchés artisanaux dédiés ainsi que l’installation de distributeurs automatiques de billets sur les sites d’accueil des croisiéristes avaient par ailleurs été avancés pour optimiser l’expérience client et maximiser les retombées économiques directes sur les communautés locales. Le tourisme de croisière constitue d’ailleurs un levier de fidélisation pour la destination Madagascar. Environ 60 % des croisiéristes reviennent ultérieurement pour un séjour prolongé dans les destinations qui les ont séduits, souvent accompagnés de proches ou de leur famille, indique le ministère du Tourisme.

     

    Le nombre total de croisiéristes s’étant rendus à Madagascar pour l’année 2025 s’élevait à 40 550 visiteurs. Ils représentaient environ 12,2 % du volume total des arrivées au pays, s’établissant à 330 909 touristes, rapporte ce département.

  • GOUVERNANCE – Les enquêtes financières désormais systématiques dans les dossiers de corruption

    GOUVERNANCE – Les enquêtes financières désormais systématiques dans les dossiers de corruption

    “La corruption est avant tout une infraction économique”. C’est sur ce postulat que le gouvernement entend désormais mener la lutte contre la corruption à Madagascar. Le comité de pilotage de la mise en oeuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) réuni vendredi à Mahazoarivo a ainsi décidé “la systématisation des enquêtes financières parallèles dans toutes les affaires de corruption”. Le nouveau plan de mise en œuvre de cette stratégie, validé vendredi, privilégie “une approche économique et financière offensive” plutôt qu’une simple approche administrative.

    La principale innovation réside ainsi dans la traque financière systématique des auteurs de corruption. Le nouveau plan prévoit que des enquêtes patrimoniales et financières approfondies soient menées en parallèle des investigations pénales classiques pour chaque dossier traité. Cette offensive s’accompagne d’une volonté de renforcer le recouvrement des avoirs illicites par des moyens accrus. Le gouvernement prévoit notamment l’opérationnalisation de mécanismes permettant la confiscation des biens sans condamnation préalable dans certains cas spécifiques.

    Pour garantir l’efficacité de ces mesures, notamment sur les dossiers à fort impact économique, des équipes mixtes regroupant différentes entités anti-corruption seront déployées sur le terrain. Il est également annoncé “l’interconnexion et le partage en temps réel des données entre les différents acteurs de la lutte contre la corruption”. Le secteur privé, pour sa part, est invité à “jouer un rôle central dans cette nouvelle dynamique, aussi bien comme partenaire de prévention que comme acteur de conformité et de protection des lanceurs d’alerte”.

    Comme l’a plusieurs fois indiqué le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison qui a dirigé la réunion du Copil avec le président du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), l’objectif affiché est de frapper les corrupteurs et les corrompus directement dans leurs intérêts matériels. Il rassure cependant qu’il ne s’agit “pas de freiner l’économie mais au contraire de restaurer l’attractivité économique du pays, de protéger les recettes publiques et de réduire le coût de la vie supporté par les citoyens”. Pour le gouvernement, la lutte contre la corruption doit être plus qu’une “exigence de gouvernance”. Elle devrait être “un levier central de développement économique, de souveraineté nationale et de restauration de la confiance publique”.

  • MALADIE – L’OMS déclare une urgence de santé publique de portée internationale face à l’épidémie d’Ebola qui frappe la RDC et l’Ouganda

    MALADIE – L’OMS déclare une urgence de santé publique de portée internationale face à l’épidémie d’Ebola qui frappe la RDC et l’Ouganda

    Une alerte mondiale émise. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) déclare ce dimanche une urgence de santé publique de portée internationale, son deuxième niveau d’alerte le plus élevé, face à l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda. Selon un communiqué publié sur X par l’OMS, son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a statué que le virus « constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), mais ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique ».

     

    L’USPPI était auparavant le niveau d’alerte le plus élevé face à une épidémie selon le Règlement sanitaire international (RSI), un cadre juridiquement contraignant pour les Etats parties à l’OMS. Mais des amendements adoptés en juin 2024 ont introduit un plus haut degré d’alerte: celui d’ »urgence due à une pandémie ».

     

    La RDC est actuellement frappée de plein fouet par le variant Bundibugyo d’Ebola, contre lequel il n’existe aucun vaccin. Au 16 mai, l’OMS a confirmé huit cas en laboratoire et recensé 246 cas suspects et 80 décès suspects dans la province d’Ituri, dans l’est de la RDC, ainsi qu’un autre cas confirmé à Kinshasa et un décès en Ouganda parmi des voyageurs récemment revenus d’Ituri.

     

    L’Agence sanitaire de l’Union africaine, l’Africa CDC, a enregistré pour sa part 88 décès vraisemblablement dus au virus sur 336 cas suspects, selon les derniers chiffres publiés samedi. Le foyer de l’épidémie se trouvant dans une zone difficilement accessible, peu d’échantillons ont été testés en laboratoire et les bilans s’appuient majoritairement sur des cas de suspicion.

     

    La RDC avait connu une épidémie d’Ebola entre août et décembre 2025, avec au moins 34 morts. L’épidémie la plus meurtrière y avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades, entre 2018 et 2020. Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, reste redoutable malgré de récents vaccins et traitements, efficaces uniquement contre la souche Zaïre à l’origine des plus grandes épidémies recensées. Le virus a fait plus de 15.000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années.

  • EAU ET ELECTRICITÉ – Le DG de la Jirama appelle les usagers à faire preuve de civisme économique

    EAU ET ELECTRICITÉ – Le DG de la Jirama appelle les usagers à faire preuve de civisme économique

    Sécurisation des infrastructures, rejet de la fraude et de la corruption, signalement des actes de sabotage et règlement régulier des factures. Le directeur général de la Jirama, le général Hajatiana Rasolomanana, appelle l’ensemble de ses collaborateurs et les usagers à faire preuve d’un civisme économique. Il estime cette collaboration essentielle au moment où la compagnie nationale d’eau et d’électricité aborde une transition de manière équilibrée. C’était dans son discours lors de l’ouverture de la célébration du 50ème anniversaire de la Jirama et de l’inauguration d’une station de traitement d’eau à Mandroseza, vendredi.

     

    Concernant l’offre de service, le Général Hajatiana Rasolomanana souligne qu’il est tout à fait légitime que les usagers exigent une fourniture d’eau et d’électricité fiable et de qualité. Mais il est également tout aussi juste que la Jirama dispose des moyens nécessaires pour accomplir cette mission. Le directeur général de la Jirama indique alors que la vente à perte que la compagnie effectue jusqu’à ce jour ne peut plus se poursuivre indéfiniment, notamment avec les tarifs de l’eau et de l’électricité appliqués aujourd’hui qui ne reflètent pas la réalité des coûts de production.

     

    La Jirama se doit pour l’heure d’assumer ses responsabilités. Mais le General Hajatiana Rasolomanana estime qu’il est impératif de réduire les pertes de réseau, de lutter fermement contre les fraudes et la corruption sous toutes leurs formes, de rationaliser nos dépenses opérationnelles, et de rehausser la qualité de notre service.

     

    C’est à la suite de ces efforts, et au moment opportun, qu’il sera procédé à un ajustement équitable et transparent des tarifs. La Jirama indique qu’elle agira avec la plus grande pondération avant la prise de cette disposition. Le DG de la Jirama expose alors sa vision. “Nous aborderons cette transition de manière équilibrée : sans asphyxier l’opérateur, ni pénaliser le pouvoir d’achat des ménages”, lance-t-il. Et c’est pourquoi il avait appelé chacun à prendre ses responsabilités. Car selon lui, chaque geste citoyen, du paiement de la facture à la protection de nos installations, est une contribution directe au redressement de la compagnie nationale.

  • TRANSPORT AÉRIEN – 22 appareils de cinq opérateurs locaux autorisés à effectuer des vols contre rémunération

    TRANSPORT AÉRIEN – 22 appareils de cinq opérateurs locaux autorisés à effectuer des vols contre rémunération

    Des autorisations limitées. A Madagascar, seuls 22 appareils sont officiellement autorisés à effectuer des vols commerciaux et des transports aériens contre rémunération. Cette flotte se répartit entre cinq opérateurs locaux, indique le dernier avis au public publié par l’Aviation civile de Madagascar (ACM).

     

    La compagnie nationale Madagascar Airlines se taille la part du lion sur les vols réguliers avec six ATR. Madagascar Trans Air domine pour sa part les vols à la demande intérieurs et internationaux, en termes de volume, avec 12 aéronefs à son compteur, essentiellement des monomoteurs et bimoteurs légers comme des Cessna, un Piper et des Beechcraft.

     

    Le reste de la liste est complété par HFF Travel Airways, qui aligne deux appareils dont un jet Cessna Citation 560 XL, et GS Aviation avec un unique Beechcraft King Air B200. Enfin, Madagascar Fly Alliance ferme la marche avec un unique Cessna 207A pour des vols à la demande exclusivement intérieurs.

     

    Selon le document officiel l’appareil immatriculé 5R-MLI (un Cessna 207A) est inscrit simultanément sous la bannière de Madagascar Trans Air et de Madagascar Fly Alliance. Par ailleurs, c’est le Cessna 208 Caravan qui s’impose comme le modèle roi avec six unités en service.

     

    Cette domination américaine est également renforcée par la présence de trois Beechcraft King Air et d’un Piper, portant le total des petits appareils de conception américaine à 15 unités. Face à ces monomoteurs et bimoteurs légers dédiés aux vols à la demande, le constructeur européen ATR parvient néanmoins à dominer le segment stratégique des lignes régulières, en alignant 6 avions. Il s’agit des cinq ATR 72-500 et l’ATR 72-600 sous les couleurs de Madagascar Airlines.

     

    La note de l’ACM se veut par ailleurs ferme, vis-à-vis des autres exploitants et propriétaires d’aéronefs privés. L’usage de ces appareils doit être fait à des fins strictement privées. Ceux-ci doivent ainsi être utilisés par leurs propriétaires, pour leur propre usage, et non en vue d’une rémunération de quelque nature que ce soit, insiste l’autorité de régulation de l’Aviation civile.