Catégorie : Actualité

  • ÉPIDÉMIE – Le quatrième décès de la Mpox concerne un nouveau-né dans la région Boeny

    ÉPIDÉMIE – Le quatrième décès de la Mpox concerne un nouveau-né dans la région Boeny

    Un petit garçon de 11 jours succombe à la variole du singe ou Mpox dans la région de Boeny. Il s’agit du quatrième décès enregistré à Madagascar depuis le début de l’épidémie, et le deuxième dans cette région. Selon l’incident manager du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national, le Pr Mamy Randria, ce nouveau décès est survenu le 3 mai dans l’épicentre de l’épidémie. A cette même date, 24 nouveaux cas notifiés et 25 cas confirmés ont été recensés, avec 13 guérisons. Au total, 54 districts sanitaires sont touchés.

     

    Depuis le début de l’épidémie en décembre 2025, 2 462 cas de Mpox ont été notifiés, dont 1 335 confirmés, et 1 071 personnes en sont guéries. Concernant les quatre décès enregistrés, le premier était une fillette de 3 ans originaire de Toamasina. Cette victime a succombé entre le 28 février et le 1er mars 2026 à Antananarivo après une détresse respiratoire et un choc infectieux. Un homme de 56 ans est également décédé le 27 mars à Ambanja, suivi d’un jeune homme en situation de vulnérabilité, emporté le 9 avril à la suite d’une surinfection. Ces deux hommes avaient une faible immunité, selon les informations recueillies. Quant au nouveau-né, les circonstances de son décès n’ont pas encore été communiquées.

     

    Le Pr Mamy Randria confirme la circulation persistante du virus de la Mpox et appelle à un renforcement des mesures de prévention. L’épidémie touche particulièrement les groupes vulnérables, dont les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les personnes à faible immunité et les personnes vivant avec le VIH. Ces groupes à risque doivent redoubler de vigilance, éviter les contacts étroits avec des personnes suspectes ou infectées, et consulter rapidement en cas de symptômes.

     

    Le spécialiste met également en garde contre les comportements à risque. “Les relations sexuelles non protégées favorisent la propagation de la maladie. Un changement de comportement s’impose”, avertit- il. Le respect des mesures barrières, notamment le port de masque et le lavage fréquent des mains, est aussi recommandé.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La hausse des allocation étudiantes et le paiement digitalisé via le Trésor public désormais effectifs

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La hausse des allocation étudiantes et le paiement digitalisé via le Trésor public désormais effectifs

    Une hausse de 20% pour les bourses d’étude et de 51,51% pour les allocations d’équipement. Cette annonce du président de la Refondation de la République au mois d’avril, lors d’une rencontre avec les étudiants de l’université de Toliara, se concrétise. Désormais, le montant des bourses pour les bénéficiaires en L1 et en L2 passent de 22 000 à 26 400 ariary par mois. Pour les L3, les bourses mensuelles passent de 36 600 à 43 600 ariary. Quant aux boursiers en M1, M2 et aux doctorants, ils encaissent maintenant 58 100 ariary contre 48 400 ariary auparavant. L’allocation d’équipement, perçue à chaque début d’année universitaire, passe de 66 000 à 100 000 ariary.

    Cette hausse de la somme perçue par les étudiants s’accompagne de la digitalisation du paiement, désormais confiée au Trésor public. Le paiement digital se fait à travers le “Wallet Trésor”, une plateforme numérique conçue et élaborée entièrement par des techniciens malgaches. Selon le directeur général du Trésor public, Mbinison Dorette Ratsiavahana, “chaque étudiant dispose d’un compte individuel sécurisé, accessible via identifiant et mot de passe. Les bénéficiaires reçoivent des notifications en temps réel et doivent valider la demande de paiement avant réception des fonds. Ce système élimine les bons de caisse physiques, réduisant ainsi les risques de falsification et les lourdeurs administratives”.

    Le paiement des trois mois de bourses ainsi que l’équipement pour l’année universitaire en cours a débuté la semaine dernière. Les doctorants ont été les premiers servis dans toutes les Universités, Universités de proximité et Instituts supérieurs de technologie (IST). Les étudiants en Master vont suivre cette semaine, et ainsi de suite. Outre les postes comptables où les boursiers peuvent être payés, des caisses de proximité sont également mises en place. A l’exemple de l’école supérieure polytechnique de Vontovorona, les boursiers n’auront plus à se déplacer à Antananarivo puisque les caisses de proximité se trouvent dans l’enceinte même du campus.

    Selon le directeur général de l’enseignement supérieur, Pr Angelo Raherinirina, la réforme du paiement des bourses répond aux nombreuses plaintes enregistrées ces dernières années, notamment les doublons et erreurs liés au traitement manuel. La digitalisation permet également d’éviter les irrégularités dénoncées par le dernier rapport de la Cour des Comptes, avec plus de transparence côté budget. Une fois les listes des bénéficiaires établies par la commission de bourses de chaque université, le ministère de l’Enseignement supérieur se charge de leur compilation et validation, avant de les transmettre auprès du Trésor public. Lors de leur passage à la chaîne nationale, les responsables sollicitent davantage de patience, de compréhension et de sérieux des boursiers, notamment pour compléter les informations requises dans la plateforme digitale.

  • MOYEN ORIENT – Donald Trump annonce une opération pour débloquer le détroit d’Ormuz, mise en garde de l’Iran

    MOYEN ORIENT – Donald Trump annonce une opération pour débloquer le détroit d’Ormuz, mise en garde de l’Iran

    Un nouveau bras de fer en perspective entre les Etats-Unis et l’Iran. Le président américain Donald Trump annonce une opération à partir de lundi pour débloquer des navires bloqués depuis deux mois dans le Golfe. En réponse, le commandement militaire iranien prévient qu’il attaquerait l’armée américaine si l’opération était lancée.

    Le président américain, qui a déclenché les hostilités contre l’Iran le 28 février avec Israël, évoquz dimanche soir « un geste humanitaire » et de « bonne volonté » en faveur des marins bloqués par la fermeture du détroit d’Ormuz. A partir de lundi matin heure locale, la marine américaine escortera au travers du détroit d’Ormuz des navires de pays « qui n’ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient », annonce, entre autres, Donald Trump.

    Il avertit toutefois que si cette opération, baptisée Project Freedom (« Projet Liberté »), devait être entravée par l’Iran, cela « devrait malheureusement être traité par la force ». Il salue dans le même temps des discussions « très positives » avec Téhéran par l’intermédiaire du Pakistan.

    « Nous mettons en garde toute force armée étrangère, en particulier l’agressive armée américaine: s’ils ont l’intention de s’approcher du détroit d’Ormuz ou d’y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués », affirme le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes. « Toute intervention américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d’Ormuz sera considérée comme une violation du cessez-le-feu » entré en vigueur le 8 avril, avait auparavant averti président de la commission du Parlement iranien sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi.

    Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que l’opération annoncée par Donald Trump impliquerait des destroyers lance-missiles, plus d’une centaine d’aéronefs et 15.000 soldats.

    Depuis le début des hostilités, l’Iran bloque le détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Washington a répliqué début avril en bloquant à son tour les ports iraniens. Le président français Emmanuel Macron a appelé lundi à une réouverture du détroit d’Ormuz « concertée » entre « l’Iran et les Etats-Unis ». Il s’est montré sceptique quant à la nouvelle opération lancée par Donald Trump, jugeant son cadre « pas clair ».

    Le blocage du détroit a fait flamber les cours du pétrole au plus haut depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les prix se sont stabilisés lundi sur les marchés asiatiques, avec un baril de Brent, la référence mondiale, grappillant 0,39% à 108,59 dollars, bien loin des 126 dollars dépassés jeudi.

    Le nombre de navires commerciaux présents dans le Golfe s’élevait à 913 le 29 avril, dont 270 pétroliers et une cinquantaine de navires gaziers, a indiqué jeudi l’entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Quelque 20.000 marins seraient concernés, selon un haut responsable de l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. « Beaucoup de ces navires subissent des pénuries de nourriture et de tout ce qui est nécessaire pour permettre aux équipages de rester à bord de façon saine », rapporte Donald Trump.

    Depuis le début de la guerre, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran a instauré de facto des droits de passage pour franchir le détroit. La situation est bloquée depuis le cessez-le-feu du 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l’Iran et de représailles de Téhéran dans la région.

    Entre le détroit d’Ormuz et le volet nucléaire, les points de discorde restent importants et les efforts pour relancer les négociations ont échoué, malgré une première rencontre directe au Pakistan le 11 avril. Pour redonner une chance aux discussions, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, a indiqué dimanche la diplomatie iranienne.

    Selon l’agence Tasnim, Téhéran réclame dans ce plan une liste de mesures: le retrait des forces américaines des zones proches de l’Iran, la levée du blocus des ports iraniens et du gel des avoirs du pays, le financement de réparations, la levée des sanctions, un « mécanisme » concernant le détroit d’Ormuz et « la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban ».

    Le dossier nucléaire ne figure apparemment pas dans le plan, or il s’agit d’une question centrale pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique, une allégation démentie par la République islamique.

    avec AFP

  • COMMERCE – La valeur FOB des exportations de girofle doublée au premier trimestre de 2026

    COMMERCE – La valeur FOB des exportations de girofle doublée au premier trimestre de 2026

    Les exportations Free on board (FOB) de girofle ont atteint un cumul de 515,182 milliards d’ariary sur les trois premiers mois de cette année. Ce qui représente une progression de 113,3% par rapport au premier trimestre de 2025, où la valeur des exportations de ce produit s’élevait à 241,564 milliards d’ariary. Ce sont des chiffres de la direction des Statistiques économiques (DSE) de l’Institut national de la statistique (Instat), rapportés dans son Tableau de bord économique.

    La filière girofle a alors renforcé considérablement son poids dans le commerce extérieur de Madagascar au premier trimestre de 2026. Elle compte pour 18,6% de la valeur totale des exportations FOB durant cette période, laquelle s’est établie à 2 776,154 milliards d’ariary contre 8,7% des recettes au premier trimestre de 2025. Avec un montant cumulé de 515,182 milliards d’ariary, cette catégorie devance nettement d’autres produits de rente traditionnels comme la vanille, dont la part s’élève à 7,0 % sur la même période de référence.

    Le girofle reste ainsi au quatrième rang des principaux postes d’exportation de Madagascar en termes de valeur. Il se positionne derrière les biens alimentaires (916 540 millions d’ariary), les produits miniers (829 849 millions d’ariary) et les zones franches qui, malgré une baisse de 18,1 %, totalisent 733 491 millions d’ariary. Sa performance permet néanmoins au girofle de surpasser la vanille (192 640 millions d’ariary).

    L’Instat rapporte toutefois un basculement majeur de la structure du commerce extérieur de Madagascar au premier trimestre de cette année. Les biens alimentaires se sont donc hissés à la première position des exportations. Avec une valeur FOB cumulée de 916,540 milliards d’ariary, ce secteur enregistre une croissance robuste de 35,4 % par rapport à la même période en 2025. Un dynamique permet aux produits alimentaires de devenir le premier pourvoyeur de devises du pays.

    Les produits miniers occupent le second rang avec 829,849 milliards d’ariary, en affichant une progression de 1,9 % par rapport à l’année précédente. En conséquence, les zones franches, qui dominaient le classement au premier trimestre 2025, se retrouvent reléguées à la troisième position en 2026. Ce secteur subit une contraction importante de 18,1 %, sa valeur d’exportation FOB chutant de 895,848 milliards à 733 491 milliards d’ariary sur la période de janvier à mars.

  • SPORTS DE COMBAT – Miangoty Razafimandimby et Eckaya Miantsoa Ralambomanana médaillées de bronze aux Championnats d’Afrique de lutte d’Alexandrie

    SPORTS DE COMBAT – Miangoty Razafimandimby et Eckaya Miantsoa Ralambomanana médaillées de bronze aux Championnats d’Afrique de lutte d’Alexandrie

    Clap de fin pour les Championnats d’Afrique de lutte qui se sont déroulés à Alexandrie, en Égypte. Les lutteurs malgaches ne rentrent pas les mains vides à Madagascar. La délégation malgache a remporté deux médailles de bronze en lutte olympique.

    La première distinction a été remportée par Miangoty Razafimandimby dès la première journée, dans la catégorie des moins de 17 ans chez les -43 kg. La deuxième médaille a été décrochée par Eckaya Miantsoa Ralambomanana dans la catégorie des moins de 20 ans chez les -53 kg.

    Dans la catégorie seniors, Madagascar n’a pas réussi à rivaliser avec les grandes nations africaines de la discipline. Rinho Razafinjato, chez les -79 kg, Lawrence Mandresy, dans la catégorie des -74 kg, ainsi qu’Eckaya Ralambomanana, chez les -60 kg, ont été éliminés dès les phases qualificatives.

    Mamitiana Raveloson, président de la Fédération malgache des luttes, s’est dit “insatisfait” de ces résultats. Il a notamment évoqué la malchance lors du tirage au sort pour expliquer le niveau des adversaires rencontrés. “Nous sommes tombés dès les premiers combats sur des adversaires maghrébins”, indique-t-il.

    Il évoque également des erreurs de stratégie de la part des représentants malgaches. Selon lui, les lutteurs n’ont pas osé imposer leur style habituel de combat et ont subi la stratégie de leurs adversaires respectifs. Il a notamment relevé des combats trop défensifs et un manque d’initiative offensive.

  • DIPLOMATIE – Emmanuel Macron reçoit les diasporas africaines à l’Elysée en amont du sommet Africa Forward

    DIPLOMATIE – Emmanuel Macron reçoit les diasporas africaines à l’Elysée en amont du sommet Africa Forward

    Le Palais de l’Élysée se pare des couleurs africaines. La présidence française a organisé mercredi dernier la rencontre “Vers le sommet Africa Forward” en amont du sommet « Africa Forward » prévu les 11 et 12 mai prochains dans la capitale kényane. Cette réunion, présidée par Emmanuel Macron, a rassemblé entrepreneurs, acteurs culturels, représentants des médias et personnalités publiques issus des diasporas africaines de France.

     

    Tenue sous forme de dialogue direct, la rencontre a permis aux participants de partager leurs expériences, leurs attentes et leurs initiatives en matière d’investissement, d’innovation, de coopération culturelle et de développement. Les discussions ont mis en avant le rôle croissant des diasporas africaines, désormais considérées comme des partenaires stratégiques dans la redéfinition des relations entre la France et l’Afrique. Elles ont permis de souligner le rôle de “pont” que jouent ces acteurs entre les deux territoires, particulièrement dans un contexte où l’Afrique mise sur la production locale et l’innovation.

     

    Au cours des échanges, le chef de l’État français a insisté sur l’importance de l’identité plurielle et de l’apport des diasporas pour la France. Il était également question de la vitalité économique du continent africain, dont la croissance dans certains secteurs, comme la technologie, dépasse désormais d’autres régions du monde.

     

    L’événement parisien servait de prélude au sommet de Nairobi, co-organisé par la France et le Kenya. Ce forum d’envergure, placé sous le signe des partenariats pour l’innovation et la croissance, devrait rassembler plus de 2 000 décideurs, investisseurs et chefs d’État. Les échanges débutés à Paris se poursuivront ainsi au Kenya, avec l’ambition de structurer des liens durables.

  • PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Plus de 4 000 MWc d’énergie solaire proposés par les opérateurs privés après l’appel du gouvernement

    PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Plus de 4 000 MWc d’énergie solaire proposés par les opérateurs privés après l’appel du gouvernement

    Une sursouscription massive. 46 protocoles d’accord avaient été signés jeudi, lors de l’évènement de mobilisation du secteur privé, placée sous le thème de “Solution solaire pour Madagascar”. Le volume des offres reçues est plus de sept fois supérieur à l’objectif initial de 526 MWc fixé par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH).

     

    Ce département rapporte un grand engouement du secteur privé. Alors que les besoins exprimés par la Jirama portaient sur 55 centrales pour une puissance de 526 MWc, les offres reçues par la compagnie nationale avaient atteint un volume de 3 753,191 MWc. L’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) avait enregistré, de son côté, des propositions totalisant 406,72 MWc.

     

    Pour le MEH, cette étape marque le renforcement du Partenariat public-privé (PPP). L’objectif est désormais la conversion de ces protocoles en contrats fermes afin d’amorcer la construction effective des infrastructures solaires à travers tout le territoire.

     

    Le processus était enclenché par cette séance plénière de présentation, qui est suivie d’un délai rigoureux de sept jours pour la signature des Protocoles d’entente (MoU). Une fois ce délai passé, le dossier d’appel à projet est envoyé par le MEH pour les sites impliquant plusieurs candidats. S’ensuit une période d’environ trois mois consacrée aux études techniques approfondies et à la finalisation des négociations des contrats définitifs. L’objectif final de ce chemin critique est d’aboutir à une mise en service impérative au plus tard en décembre 2026.

     

    Le marché malgache démontre ainsi une forte attractivité auprès des investisseurs qui perçoivent le pays comme un terrain à fort potentiel pour le développement du photovoltaïque. Cette dynamique est renforcée par le cadre du Partenariat Public-Privé (3P), qui assure aux acteurs du secteur la viabilité des projets à long terme.

     

    L’État et ses entités, à savoir le ministère, la Jirama et l’Ader, devraient d’ailleurs disposer d’une marge de manœuvre stratégique pour sélectionner les projets les plus compétitifs grâce à ce surplus d’offres. Et ce, en privilégiant un coût au kWh optimal afin de réduire les dépenses d’exploitation. Le ministre Radonirina Rabearimanga avait parlé d’un tarif d’achat maximal de 8,5 cents pour un kilowattheure.

  • TOURNEE PRESIDENTIELLE – Le Colonel Michaël Randrianirina en visite dans le village d’origine de sa grand-mère maternelle à Ambohimena – Antsirabe

    TOURNEE PRESIDENTIELLE – Le Colonel Michaël Randrianirina en visite dans le village d’origine de sa grand-mère maternelle à Ambohimena – Antsirabe

    “Je suis le fils de cette commune”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina a tenu à insister sur son appartenance à la région de Vakinankaratra samedi. Il s’est rendu dans la commune d’Ambohimiarivo, là où se trouve le village d’Ambohimena Betsiholany dont sa grand-mère maternelle est originaire. A l’entendre, c’est la deuxième fois de sa vie qu’il se rend dans cette localité. “J’avais envie de revoir cet endroit et de connaître ses habitants”, confie celui qui est né dans l’Anosy, qui a grandi à Toliara, mais qui ne veut pas pour autant oublier ses racines du Vakinankaratra.

     

    “Les mères sont importantes, les racines maternelles – renilahy – sont importantes et nous les respectons profondément”, explique-t-il. “Sans ce village, je ne serais peut-être pas”, poursuit-il. Il indique alors qu’il y est venu pour “voir comment est ce village”. “Et nous avons entendu que l’école n’est pas en bon état, tout comme le CSB2 (Centre de santé de base), tout comme la route”, regrette-t-il. Il dit vouloir envoyer une entreprise dans la localité pour réhabiliter ces infrastructures. “Je promets que cela ne prendra pas longtemps pour que tout cela se retrouve en meilleur état”, assure-t-il, martelant qu’il ne reviendrait là-bas que lorsque l’école et le CSB2 sont réhabilités.

     

    Il annonce également l’électrification du village ainsi que la réfection de la route reliant Andranomanelatra à Ambohimena. “Si on ne trouve pas de solutions avec la Jirama, nous allons travailler sur le solaire”, souligne-t-il. Selon les services de la communication de la présidence, le réseau de la Jirama est arrivé dans le chef-lieu d’Ambohimiarivo depuis juin 2025, mais le village d’Ambohimena n’y est pas encore pas branché. Des vivres et des dons, incluant des bouteilles d’huile, des savons, des ustensiles de cuisine, ont aussi été offerts à l’occasion de cette visite par le couple présidentiel.

  • FINANCEMENT – Le dispositif “Mining desk” de l’AFG bank entend accompagner le secteur extractif

    FINANCEMENT – Le dispositif “Mining desk” de l’AFG bank entend accompagner le secteur extractif

    Une gamme complète de solutions financières en faveur du secteur minier. L’AFG Bank Madagascar met en place le “Mining desk”, une initiative spécifiquement conçue pour ce domaine à fort potentiel. Elle vise à faciliter l’accès au financement des entreprises prestataires des industries extractives.

     

    Spécifiquement conçu pour accompagner le domaine minier, ce dispositif est conçu pour accompagner un domaine peu exploité par les acteurs bancaires traditionnels. Et ce, en proposant des solutions financières comme le crédit-bail et les avances sur facture aux entreprises prestataires du secteur minier.

     

    Au-delà du simple appui financier, cette initiative intègre également le programme Local Content Champion Program (LCCP), qui vise à renforcer les capacités des entreprises locales pour favoriser leur intégration durable dans les chaînes de valeur de l’industrie minière.

     

    Selon l’Enquête de conjoncture économique auprès du secteur bancaire de Banky foiben’i Madagasikara, le secteur des industries extractives occupe une place marginale dans les prévisions de financement bancaire pour le quatrième trimestre 2025. Avec seulement 1,3 % de la part totale des crédits prévus être accordés durant cette période, il s’agit du secteur le moins soutenu parmi les branches d’activité identifiées. Ce financement est exclusivement composé de crédits à court terme (1,3 %), alors que les engagements à moyen et long termes sont totalement inexistants pour cette période.

  • TOURISME – Un partenariat renouvelé entre le gouvernement, l’ONTM et Corsair pour accélérer la relance de la destination Madagascar

    TOURISME – Un partenariat renouvelé entre le gouvernement, l’ONTM et Corsair pour accélérer la relance de la destination Madagascar

    Trois parties pour un même objectif : mieux faire connaître la destination Madagascar à l’international et faire venir plus de touristes sur la Grande île. La convention de partenariat entre le ministère du Tourisme et de l’artisanat, l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) et la compagnie aérienne Corsair vient d’être renouvelée le 2 Mai. Le renouvellement a été signé par la secrétaire générale du ministère, Arilala Léa Razanamaria, le directeur exécutif de l’ONTM, Danny Barivelo, ainsi que le directeur régional océan Indien de Corsair, Jules Perreau. Ce partenariat public-privé vise à renforcer la promotion de la destination Madagascar sur les marchés internationaux.

     

    Selon la secrétaire générale du ministère, “des résultats ont été obtenus lors du premier partenariat, notamment grâce à une meilleure mobilité des acteurs et une participation accrue aux grands rendez-vous internationaux”. A l’entendre, “l’ONTM a pu prendre part à des salons majeurs, à l’exemple de Top Résa et Veezit, en 2025, le partenariat ayant facilité les déplacements des responsables pour participer à ces événements”.

     

    Par ailleurs, la fidélité des touristes français, lesquels représentent environ 30 % des arrivées à Madagascar, fait partie des résultats de ce partenariat tripartite, indique encore la secrétaire générale du ministère. Cependant, “ce taux reste encore insuffisant, surtout que le pays dispose des potentiels pour en attirer davantage, avec ses richesses et joyaux”, estime Arilala Léa Razanamaria. Elle espère que “la poursuite de ce partenariat sur plusieurs années pourra amplifier l’attractivité de la destination et la relance du tourisme dans la Grande île”.

     

    Du côté de Corsair, l’efficacité opérationnelle s’est nettement améliorée. “Le premier partenariat a fonctionné et le renouveler sur les mêmes bases permet de le rendre beaucoup plus performant”, indique son directeur régional. Celui-ci évoque notamment l’organisation d’eductour, ayant permis à des agences de voyage de la Réunion de visiter et de découvrir Madagascar. Il souligne que ce type d’événement peut désormais être monté en quelques semaines, contre plusieurs mois auparavant.

     

    Parmi les actions concrètes de ce partenariat renouvelé, la compagnie va mettre à disposition des billets pour accueillir professionnels des médias et influenceurs. “On espère que ces personnes vont dire à leur retour : “Oui, je suis allé à Madagascar, c’était super !”, un retour que leurs followers vont écouter et suivre. Ils vont avoir envie de venir découvrir et faire le même voyage”, escompte Jules Perreau.