Catégorie : Actualité

  • ASSEMBLEE NATIONALE – De nombreux sujets attendus à l’ordre du jour de la première session ordinaire du Parlement qui démarre ce mardi 

    ASSEMBLEE NATIONALE – De nombreux sujets attendus à l’ordre du jour de la première session ordinaire du Parlement qui démarre ce mardi 

    Les yeux seront rivés à Tsimbazaza à partir de la semaine prochaine. La première session ordinaire de l’année sera ouverte officiellement le mardi 5 Mai à 10h selon l’annonce de l’Assemblée nationale, sur sa page Facebook, jeudi.

     

    Cette session durera 60 jours selon la Constitution. De nombreux dossiers sont attendus durant ces deux mois de réunion. Il y a d’abord la loi de finances rectificative (PLFR) de 2026. Après la publication express de la loi de finances initiale, le gouvernement doit adapter le budget de l’Etat en fonction des priorités inscrites dans le programme général de l’Etat pour la Refondation.

     

    Le Conseil des ministres de ce mardi a approuvé la communication verbale relative à la préparation de ce projet de loi rectificative. Le budget pour la refonte de la liste électorale ainsi que le budget pour la concertation nationale devraient, entre autres, être mieux précisés dans ce texte.

     

    La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo a également indiqué mercredi, à Mahamasina, que les poursuites à l’encontre de l’ancien président Andry Rajoelina sont conditionnées par une mise en accusation devant être adoptée par les députés. Les séances plénières pour la mise en accusation devant la Haute cour de la Justice n’ont jamais eu lieu à l’Assemblée nationale pour faute de quorum.

     

    Les face a face entre le gouvernement de Mamitiana Rajaonarison et des députés sont aussi attendus durant cette session ordinaire tout comme la mise en place des commissions d’enquête parlementaire maintes fois évoquées durant la dernière session ordinaire, et l’examen des différents projets de loi déjà finalisés.

     

    Il y a par exemple le projet de loi modifiant la loi sur la communication médiatisée dont l’avant-projet de loi a déjà été soumis au Conseil de gouvernement, ou encore le projet de loi sur l’accès à l’information à caractère public qui a déjà été adopté par le Conseil des ministres. Il y a aussi la modification du décret sur le fond routier ainsi que le décret sur les terres appartenant aux anciens colons.

  • CONCOURS – Le lycée SFX Ambatomena de Fianarantsoa sacré champion national de débat interlycée Volamena

    CONCOURS – Le lycée SFX Ambatomena de Fianarantsoa sacré champion national de débat interlycée Volamena

    Et le gagnant est le lycée … Saint François Xavier Ambatomena de Fianarantsoa. Les trois lycéens fianarois remportent la grande finale nationale du concours de débat interlycée Volamena 2025, qui s’est tenue samedi dans les locaux de l’Alliance française d’Antananarivo. La joute finale les a opposés aux élèves de l’Esca Antanimena qui n’ont pas démérité. “Le jury a longuement débattu pour départager les finalistes”, confie Tambiniaina David Ramaheninarison, membre du jury et fondateur du Journal de l’Etudiant, organisateur de l’événement.

     

    Dans la catégorie éloquence, le prix de la meilleure oratrice a été attribué à Antsan’ny Tia, élève du lycée Les Joyeux Lurons de Besarety à Antananarivo. Elle s’est imposée en finale face à Mamizaratina Narvin Andrianotahina, élève du lycée Raherivelo Ramamonjy à Anjomà Fianarantsoa. Le titre de meilleur coach est revenu à Prométhée, de l’Université catholique de Madagascar.

     

    Au total, 12 lycées de Fianarantsoa et 16 d’Antananarivo ont pris part à la compétition. Les participants étaient encadrés par des coaches issus des clubs de débat de leur ville. Au-delà du concours, Volamena by Le JE a permis de former de nombreux lycéens à l’arto oratoire. Comme le rappelle Tambiniaina David Ramaheninarison, la compétition a été précédée de plusieurs séances de formation de lycéens, puis de la sélection par lycée des trois meilleurs orateurs qui représenterait chaque établissement.

  • MEDIA – La RNM célèbre son 95ème anniversaire non loin de son ancienne maison à Antaninarenina

    MEDIA – La RNM célèbre son 95ème anniversaire non loin de son ancienne maison à Antaninarenina

    En 1931, Radio Tananarive émettait pour la première fois sur les ondes. Son siège se trouvait alors du côté d’Antaninarenina, dans ce bâtiment qui jouxtait la poste. 95 ans plus tard, la RNM a déménagé du côté d’Anosy depuis plusieurs décennies, et le bâtiment qui avait récemment abrité l’Office national de l’environnement n’est plus que ruines et cendres. Mais c’est à proximité de ce site qui a marqué ses premières années que la RNM a tenu à lancer officiellement la célébration de son 95ème anniversaire.

     

    La cérémonie a réuni autorités, responsables du secteur et figures emblématiques de la radio publique. Plusieurs personnalités ayant marqué l’âge d’or de la RNM ont pris part à l’événement, partageant sur scène leur expérience et leur talent d’animateurs et de journalistes à travers des séquences en direct inspirées des formats qui ont fait la notoriété de la station. Pour l’occasion, le ministre de la Communication et de la culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony a tenu à rendre hommage à ceux qui ont contribué au développement de la radio nationale.

     

    Au-delà de l’hommage au passé, les interventions ont également mis en avant les évolutions engagées, notamment en matière d’ouverture éditoriale, de modernisation des équipements et de développement de la diffusion numérique, alors que la RNM poursuit son adaptation aux mutations du paysage médiatique.

  • HYDROCARBURES – Hausse généralisée de 200 ariary appliquée sur tous les types de carburants auprès des stations-services

    HYDROCARBURES – Hausse généralisée de 200 ariary appliquée sur tous les types de carburants auprès des stations-services

    Une hausse limitée. Les tarifs des carburants connaissent une augmentation uniforme de 200 ariary par litre sur l’ensemble des produits pétroliers disponibles à la pompe depuis ce dimanche à minuit. La variation n’est pas allée au-delà du plafond qui avait été prévu par le mécanisme d’ajustement automatique des prix qui a été suspendu depuis la première période d’état d’urgence sanitaire. Les autorités avaient pourtant annoncé un gap de plus de 1 600 ariary entre les prix réels et les prix à la pompe.

    Avec cette nouvelle hausse, le Super carburant s’établit désormais à 5 100 ariary par litre, tandis que le gasoil et le pétrole lampant sont fixés respectivement à 4 860 ariary et 3 710 ariary par litre. L’augmentation de 200 ariary par litre annule la réduction qui avait été introduite le 05 mars 2026 par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Les tarifs retrouvent exactement leur niveau du mois de février, marquant la fin de la mesure de soulagement maintenue durant tout le mois d’avril.

    Le mécanisme d’ajustement automatique des prix, convenu avec le Fonds monétaire international (FMI) a été suspendu, la révision tarifaire relève plutôt d’une décision administrative ponctuelle. Au moment d’annoncer la suspension du mécanisme et l’importance du gap signalé, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait indiqué que le tarif était en discussions avec l’Etat. Evoquant la hausse importante des différents paramètres liés au prix, il a assuré que la décision sur les prix tiendrait compte du pouvoir d’achat des Malgaches.

    Le FMI avait souligné l’importance de maintenir l’application d’un mécanisme automatique de fixation des prix du carburant après la pause actuelle. Ceci, afin de contribuer à atténuer l’impact des cours mondiaux du pétrole, nettement plus élevés, sur le budget, et de libérer des ressources pour répondre aux importants besoins de développement de Madagascar. Cette institution avait d’ailleurs salué l’ambition des autorités d’étendre les énergies renouvelables pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

  • JUSTICE – La ville de Sambava dotée d’un tribunal de première instance 

    JUSTICE – La ville de Sambava dotée d’un tribunal de première instance 

    Fin d’un long calvaire pour les justiciables de la région Sava. Sambava, la capitale de cette région, dispose désormais de son propre tribunal de première instance. Ce qui met fin à des années de déplacements contraignants pour les justiciables.

     

    Jusqu’ici, toutes les affaires judiciaires de la région étaient traitées à Antalaha. Certains citoyens sont obligés de parcourir près de 230 kilomètres pour faire valoir leurs droits dans la capitale mondiale de la vanille. Une situation souvent dénoncée pour son coût et sa difficulté d’accès.

     

    Le nouveau tribunal, inauguré ce jeudi par le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, et la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, est désormais opérationnel. L’infrastructure comprend une salle d’audience et plusieurs bureaux destinés aux services judiciaires.

     

    Cette mise en service s’inscrit dans une volonté de rapprocher la justice des citoyens et de désengorger les juridictions existantes. Elle devrait permettre une meilleure prise en charge des dossiers et un accès plus équitable au service public de la justice dans le nord-est de Madagascar.

     

    Photo : PRRM

  • PRODUIT DE RENTE – L’ouverture de l’exportation de vanille comme solution apportée par le gouvernement devant la population de la Sava

    PRODUIT DE RENTE – L’ouverture de l’exportation de vanille comme solution apportée par le gouvernement devant la population de la Sava

    A Antalaha comme à Sambava le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation a réuni les acteurs de la filière vanille pour discuter des diverses solutions. Le gouvernement avance l’ouverture de l’exportation de cet épice phare de la région Sava comme solution dans le court terme.

    Un atelier a été organisé par le ministère du Commerce et de la consommation, dirigé par la ministre Haingotiana Andriamadison à Antalaha. Les conclusions et recommandations issues de ces travaux ont été officiellement remises au chef de l’Etat, lors de son passage dans cette ville, mercredi.

    “Le gouvernement est à votre écoute”, assure le président de la Refondation. Il indique que l’Etat va étudier les demandes en profondeur avec les techniciens et échanger ensemble pour trouver les solutions nécessaires à la rénovation de ce secteur économique.

    La ministre Haingotiana Andriamadison évoque durant la rencontre avec les acteurs de la filière vanille, regroupant les planteurs, intermédiaires et exportateurs les actions accomplies par le gouvernement depuis son arrivée à la tête du département en octobre. Elle rapporte l’élargissement des détenteurs d’agrément d’exportation passant de 90 à 324. Même les agriculteurs peuvent, selon elle, avoir cet agrément.

    Pour l’exportation, en plus du grand port de Toamasina, les ports du nord de Madagascar sont aussi ouverts à l’exportation. Pour la région Sava, le port de Vohémar peut à nouveau participer à l’exportation de ce produit. Dans la région Diana, le port d’Antsiranana et Nosy Be peuvent également exporter.

  • ADDUCTION D’EAU POTABLE – Trois sites de forage avec alimentation solaire au bénéfice de milliers de personnes à Toliara

    ADDUCTION D’EAU POTABLE – Trois sites de forage avec alimentation solaire au bénéfice de milliers de personnes à Toliara

    Un meilleur accès à l’eau potable pour les habitants des quartiers de Maninday, Besakoa et Betania à Toliara. Trois infrastructures de forage en adduction d’eau potable, fonctionnant à l’énergie solaire, viennent d’être mises en service dans ces localités. Ces dispositifs modernes vont assurer un accès durable à l’eau potable, tout en apportant une amélioration significative des conditions de vie de milliers de bénéficiaires.

     

    Au campus universitaire de Maninday, près de 5 000 étudiants bénéficient directement de cette installation, tandis qu’environ 9 000 personnes en profitent indirectement. Le système permet de répondre aux besoins quotidiens en eau, avec une capacité de production estimée entre 3 et 5 m³ d’eau par heure. Il va contribuer à des meilleures conditions de vie et d’étude des universitaires. L’accès à une eau potable de qualité constitue également un levier essentiel pour préserver leur santé.

     

    Dans les fokontany de Besakoa et Betania, l’impact est tout aussi notable. Environ 400 ménages dans chacun de ces quartiers bénéficient désormais de ces infrastructures. Celles-ci vont réduire les difficultés liées à l’approvisionnement en eau, souvent source de contraintes pour les populations locales. D’un autre côté, ces installations illustrent l’importance des solutions durables, notamment grâce à l’utilisation de l’énergie solaire. Cette dernière garantit un fonctionnement continu et respectueux de l’environnement.

     

    Ces infrastructures ont été inaugurées le 20 Avril dernier par le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina durant son séjour sur place. La réalisation de ces projets résulte de la collaboration étroite entre l’État, à travers le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, et l’association Fonena. Ce partenariat met en lumière l’engagement conjoint des acteurs publics et associatifs en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations à Toliara.

    Photo : MEAH

  • COMMISSION ÉLECTORALE – La nouvelle composition de la Ceni sans la personnalité désignée par le président de la République 

    COMMISSION ÉLECTORALE – La nouvelle composition de la Ceni sans la personnalité désignée par le président de la République 

    Deux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) manquent encore à l’appel. Il s’agit de la personnalité que doit désigner le président de la République, et de la personnalité que doit élire le Sénat. Sur les huit membres ayant démissionné en mars, seuls six ont été remplacés. Leurs remplaçants ont été désignés mercredi par décret présidentiel.

     

    Les six nouveaux membres sont Rajafetra Abraham, au titre de la Haute cour constitutionnelle (HCC), Danielle Omega Rambina, au titre de la Cour suprême, Mamy Rabetokotany au titre de l’Ordre des avocats, Anitra Rakotoarisoa au titre de l’Ordre des journalistes, Cyrille Rabenandrasana et Lanjaniony Sariaka Andriatsimiala au titre des organisations de la société civile oeuvrant dans le domaine de l’observation des élections. Ces six nouveaux membres devraient donc rejoindre Thierry Rakotonarivo, membre élu par l’Assemblée nationale en remplacement de feu Abdallah Houssene et le seul à ne pas avoir démissionné en mars.

     

    Conformément au décret, ces nouveaux membres achèvent le mandat de la Ceni actuelle, qui devrait prendre fin en 2027. Ils “assureront également la fonction de leurs prédécesseurs respectifs pour le mandat au sein du bureau permanent pour la durée qui reste à courir”.

     

    Leur mission principale consiste à préparer le terrain pour les scrutins à venir. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres de mardi dernier, une refonte de la liste électorale est prévue. Malgré les voix s’élevant pour demander sa dissolution, la Ceni demeure l’unique organe compétent pour mener à bien cette refonte du registre électoral.

     

    L’avenir de l’institution devrait être débattu lors de la Concertation nationale prévue dans les prochains mois. Le Chef de l’État a d’ailleurs rappelé que la Constitution ne lui confère pas le pouvoir de dissoudre arbitrairement les institutions et organismes régis par la Loi Fondamentale.

  • SPORT BOULES – Madagascar brille avec quatre médailles d’or aux Championnats d’Afrique de pétanque zone 4 à Maurice

    SPORT BOULES – Madagascar brille avec quatre médailles d’or aux Championnats d’Afrique de pétanque zone 4 à Maurice

    Les boulistes malgaches ont confirmé leur suprématie dans la zone océan Indien. Madagascar a gagné toutes les médailles d’or en jeu aux Championnats d’Afrique zone 4 de pétanque qui se sont déroulés à Maurice.

     

    En tête-à-tête Rindra Hasiniaina Randrianirina s’est imposé 13 à 3 en finale face à son adversaire mauricien. En tirs de précision, Hariliva Andrianasolo a battu le Mauricien Parvez Khodabhoccus 45 à 26.

     

    L’équipe de Madagascar 2 formée par Olivier Rakotomanana et Onjalalaina Rné Randriarimanana en doublette s’adjuge également de la médaille d’or. Le duo malgache a gagné 13 à 2 en finale face à l’équipe 3 mauricienne.

     

    En triplette, Célestin Rakotomamonjy, Herizo Rakotomalala, Tafita Angelo Andriamahandry et Barinirina Claude Rakotomanga ont été couronnés en or. L’équipe 1 malgache s’est aussi imposée face à l’équipe 3 de Maurice par 13 à 1.

     

    En plus de ces quatre breloques en or, Madagascar a également remporté trois en bronze. Maurice hôte de cette compétition a gagné quatre argent et quatre bronze. Djibouti a gagné une bronze.

  • MOYEN ORIENT – Donald Trump dit « pas satisfait » de la dernière offre de l’Iran qu’il menace de « pulvériser »

    MOYEN ORIENT – Donald Trump dit « pas satisfait » de la dernière offre de l’Iran qu’il menace de « pulvériser »

    Donald Trump a dit vendredi n’être « pas satisfait » d’une nouvelle offre de l’Iran pour relancer les négociations de paix avec les Etats-Unis. Il renouvelle sa menace de « pulvériser » la République islamique en cas d’échec de la diplomatie. Plus tôt, l’agence officielle iranienne Irna avait annoncé que Téhéran avait « transmis jeudi soir le texte de sa dernière proposition au Pakistan, médiateur dans les discussions avec les Etats-Unis », sans plus de détails.

     

    « A l’heure qu’il est, je ne suis pas satisfait par ce qu’ils offrent », a réagi le président américain à Washington, tout en répétant qu’à son sens les dirigeants iraniens étaient « désunis » et incapables de s’entendre sur une stratégie de sortie du conflit. Donald Trump, qui avait déjà menacé d’anéantir la « civilisation » iranienne, a assuré qu’il préférerait ne pas avoir à « pulvériser une fois pour toutes » l’Iran mais qu’une reprise de la guerre restait « une option ».

     

    Donald Trump avait théoriquement jusqu’à vendredi pour demander l’autorisation du Congrès américain pour poursuivre la guerre. Il a préféré envoyer une lettre à des responsables parlementaires pour leur notifier que les hostilités contre l’Iran étaient « terminées », même si plusieurs élus démocrates ont souligné que la présence continue de forces américaines dans la région indiquait le contraire.

     

    La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l’économie mondiale. Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l’Iran et de représailles de Téhéran dans la région. Une première session de pourparlers directs à Islamabad le 11 avril s’est révélée infructueuse et jusqu’ici sans lendemain.

     

    Le conflit perdure sous d’autres formes: Washington impose un blocus aux ports iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du détroit d’Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. Le gouvernement américain a annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre les intérêts iraniens, et prévenu que ceux qui acquitteraient un péage aux autorités de Téhéran pour passer le détroit s’exposeraient à des pénalités américaines en retour.

     

    L’USS Gerald Ford, le plus grand porte-avions du monde, a quitté le Moyen-Orient, mais 20 bâtiments de la marine américaine, dont deux autres porte-avions, restent déployés dans la région. Washington a aussi autorisé vendredi la vente de systèmes de missiles Patriot au Qatar, visé par des frappes de l’Iran lors du conflit.

     

    Dans le même temps, le Pentagone a annoncé le retrait de quelque 5 000 militaires d’Allemagne d’ici un an, une réduction conséquente de ses effectifs sur le continent qui intervient alors que Donald Trump s’indigne du refus des Européens de le soutenir militairement face à l’Iran. Le président a été particulièrement agacé par des propos du chancelier allemand Friedrich Merz affirmant que les Américains n’avaient « aucune stratégie » en Iran et que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale.

     

    Pendant ce temps, Téhéran reste inflexible. « La République islamique ne s’est jamais dérobée aux négociations (…) mais nous n’accepterons certainement pas qu’on nous impose » une politique, a lancé vendredi le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï. A l’unisson d’autres dirigeants iraniens, il a ajouté que les Etats-Unis n’avaient « rien obtenu » de la guerre.

     

    Pour Negar Mortazavi, du groupe de réflexion Center for International Policy, « le pouvoir iranien est assez uni et cohérent en ce moment ». Ses membres « défendent le pays, leur souveraineté, c’est une bataille existentielle », a-t-elle dit à l’AFP.

     

    Même sans détails, et avant la réaction de M. Trump, l’annonce d’une nouvelle offre iranienne a suscité un fort repli des cours du pétrole. Le Brent, la référence mondiale du brut, qui avait dépassé 126 dollars jeudi, un sommet depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, a terminé à un peu plus de 108 dollars vendredi.

     

    Si à la faveur de la trêve, les Iraniens ont pu renouer avec une certaine normalité, leur quotidien est plombé par l’inflation qui explose tout comme le chômage, dans un pays déjà affaibli par des décennies de sanctions internationales. Le guide suprême, Mojtaba Khamenei, a d’ailleurs exhorté vendredi les entreprises qui ont subi des dégâts à « éviter autant que possible les licenciements », au nom de la « guerre économique et culturelle » que mène l’Iran.

     

    Sur le front libanais, où Israël combat le mouvement pro-iranien Hezbollah malgré le cessez-le-feu, de nouvelles frappes sur le sud du pays ont fait 12 morts, dont un enfant, selon les autorités libanaises.

     

    AFP