Catégorie : Actualité

  • ENERGIE – L’Etat fixe un objectif d’achat maximal du kilowattheure à 8,5 cents auprès des opérateurs privés dans le solaire

    ENERGIE – L’Etat fixe un objectif d’achat maximal du kilowattheure à 8,5 cents auprès des opérateurs privés dans le solaire

    Pour des perspectives nettement plus compétitives. Alors que le coût de revient du kilowattheure produit par les centrales thermiques excède généralement les 20 cents, l’État mise sur le solaire pour avoir un coût de production bien inférieur. L’objectif fixé par les autorités est d’atteindre un tarif d’achat maximal de 8,5 cents auprès des opérateurs privés dans ce secteur, mobilisés ce jeudi.

     

    Pour le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Rabearimanga, ce passage de 20 cents à 8,5 cents représente un levier stratégique majeur pour permettre à la Jirama d’alléger de manière significative ses charges opérationnelles liées à la production d’énergie. La priorité actuelle de la compagnie nationale étant le rétablissement de son équilibre financier.

     

    En réduisant drastiquement le coût de production, en passant d’un thermique onéreux à un mix solaire optimisé, la Jirama s’engage sur la voie de sa viabilité économique. “Une fois cet équilibre atteint, une révision des tarifs appliqués aux consommateurs finaux pourra être envisagée”, lance le ministre Radonirina Rabearimanga. Cette transition s’opère toutefois par étapes, avec pour objectif ultime de répondre rapidement à la demande croissante de la population et de garantir un accès universel à l’énergie, explique-t-il.

     

    L’État malgache avait alors lancé ce jeudi une mobilisation d’envergure nationale visant à déployer 526,39 MWc d’énergie solaire à travers 55 sites répartis dans les 22 régions de l’île. Cette initiative stratégique repose sur une signature immédiate de protocoles d’accord avec un panel diversifié d’acteurs, allant des grands investisseurs aux Petites et moyennes entreprises (PME). En misant sur cette “atomisation” du marché, le gouvernement cherche à multiplier les opérateurs locaux pour garantir une couverture énergétique optimale et répondre avec agilité aux besoins techniques spécifiques de chaque localité identifiée.

     

    La mobilisation des opérateurs privés dans les énergies renouvelables est d’ailleurs une priorité économique et sociale, souligne le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. Le rôle de l’Etat est alors de créer les conditions financières, budgétaires et institutionnelles, permettant de transformer les engagements en réalisation concrètes. Pour le Grand Argentier, cela suppose une meilleure préparation des projets, une accélération des décaissements, une gouvernance renforcée, des procédures plus fluides et une meilleure coordination entre l’État, les partenaires techniques et financiers, les collectivités et le secteur privé.

  • TRAVAIL – La publication du décret d’application du salaire minimum d’embauche ajournée à une date ultérieure

    TRAVAIL – La publication du décret d’application du salaire minimum d’embauche ajournée à une date ultérieure

    Une attente supplémentaire. Le décret d’application du salaire minimum d’embauche n’a finalement pas pu être examiné lors du dernier Conseil des ministres en date du 28 Avril. Ce texte devait fixer le montant final à adopter après validation de l’accord passé entre les partenaires sociaux par le Conseil national du travail (CNT). Des syndicats ayant remis en cause la somme de 300 000 ariary convenue entre les groupements patronaux et la Confédération des travailleurs de Madagascar (CTM), aucune entente n’a été trouvée, repoussant sine die la décision gouvernementale.

     

    Alors que la hausse initiale du SME convenue en février avec le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Groupement du patronat malgache (Fivmpama) était de 14%, des syndicats ont demandé une hausse de 37%, soit le montant de 360 000 ariary. La proposition a été soumise au cours d’une consultation élargie tenue en avril, mais les organisations patronales n’ont pas donné leur accord. L’Etat, membre du CNT à travers le ministère en charge du Travail, doit ainsi jouer le rôle de médiateur.

     

    Le directeur général du travail (DGT), Rojomampionona Ravelomahatratra évoque encore quelques ajustements techniques à effectuer, d’où l’ajournement. Il indique également qu’une grille salariale est déjà prête pour accompagner la hausse dans les autres catégories.

     

    La publication du décret était pourtant attendue avant la fête du Travail. Ce report alimente l’impatience des travailleurs, qui attendent une décision ou une déclaration officielle pour ce 1er Mai, selon une source auprès de la conférence des travailleurs de Madagascar.

  • Un peu moins de 80 équipages attendus pour la cinquième édition du Rallye des voitures historiques de régularité

    Un peu moins de 80 équipages attendus pour la cinquième édition du Rallye des voitures historiques de régularité

    Une nouvelle aventure se profile. Le coup d’envoi de la cinquième édition du Rallye des voitures historiques de régularité (VHR) sera donné le vendredi 15 Mai. “Actuellement, 78 équipages se sont inscrits. Nous sommes encore en train d’affiner la liste définitive”, affirme Patrick Rajaonarivelo, président du Corahm (Comité d’Organisation des Rallyes Historiques à Madagascar), mercredi à Antsakaviro.

    Des équipages réunionnais seront attendus pour cette nouvelle édition. Des habitués de l’événement, comme Yves “Joda” Ranarivelo, seront de la partie. Contrairement à l’année dernière, Didier Auriol, l’ancien champion du monde des rallyes, ne viendra pas à Madagascar pour cause de chevauchement d’agenda.

    Les organisateurs introduisent quelques nouvelles règles pour “ajouter un peu de piment” à la compétition. “Il y aura un changement de moyenne à l’intérieur des zones de régularité”, dévoile Patrick Rajaonarivelo. “On l’impose pour pousser les concurrents à refaire le calcul”, ajoute-t-il.

    Il faudra être matinal pour voir le départ le vendredi 15 mai dans la cour de l’Akoor Digue. Les participants partent d’Andohatapenaka à 5h45 du matin. Au cours de la première journée, les équipages rallieront Ampefy, en passant par Sakay. Les participants repartent d’Ampefy pour Faratsiho, Ankafotra avant de revenir à Ampefy samedi soir.

    L’épreuve de nuit se déroulera entre Sakay et Ampefy. Puis les équipages des quatre catégories de voitures, old, légende, prestige et classique, classées selon l’âge des véhicules, reprendront la route nationale numéro 1 (RN1) pour regagner la capitale dimanche.

    A part la compétition en soi, il y aura des animations, des actions sociales prévues au cours de ces trois jours. “A part la partie sportive, il y aura un côté familial, de convivialité, un petit peu de tourisme alors que les aspects culturel et social sont également tenus en compte”, résume un membre du comité d’organisation.

    La distribution des paquets d’identification pour le rallye aura lieu le 12 Mai. Les férus de course automobile et vieilles voitures auront l’occasion d’apercevoir les véhicules au cours de la visite technique, fixée pour le jeudi 14 Mai au parking du Carrefour à Ankorondrano.

  • FONCTION PUBLIQUE – 11 personnes soupçonnées dans une affaire de faux diplômes à l’APMF placées en détention provisoire à Antanimora

    FONCTION PUBLIQUE – 11 personnes soupçonnées dans une affaire de faux diplômes à l’APMF placées en détention provisoire à Antanimora

    L’Agence portuaire, maritime et fluviale de Madagascar (APMF)au centre d’un important scandale judiciaire lié à une présumée affaire de falsification de diplômes. Treize personnes ont été présentées devant le Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo dans le cadre d’une enquête portant sur des faits supposés commis entre 2022 et 2026.

    Selon le communiqué officiel de cette juridiction spécialisée dans la lutte contre la corruption, 11 des personnes mises en cause ont été placées en détention provisoire à la prison d’Antanimora. Deux autres prévenus ont, quant à eux, bénéficié d’une liberté provisoire en attendant la suite de la procédure judiciaire.

    Le dossier transmis au parquet du PAC concerne des faits présumés s’étalant sur plusieurs années, de 2022 à 2026. L’enquête révèle l’implication de dix agents travaillant au sein de l’APMF, de deux agents relevant du ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, ainsi que d’un ancien directeur d’un établissement d’enseignement supérieur basé à Antananarivo.

    Les personnes mises en cause font face à de lourdes accusations. Elles sont poursuivies pour abus de fonction, pour obtention d’avantages indus par le biais de cet abus, pour corruption ainsi que pour établissement et usage de faux diplômes. Ces infractions sont considérées comme des atteintes graves à l’intégrité de la fonction publique et à la crédibilité des institutions administratives.

  • SPORTS DE RAQUETTE – Madagascar battu par Danemark aux championnats du monde de tennis de table de Londres

    SPORTS DE RAQUETTE – Madagascar battu par Danemark aux championnats du monde de tennis de table de Londres

    Une première défaite pour l’équipe nationale malgache masculine aux championnats du monde de tennis de table à Londres. Les pongistes malgaches se sont inclinés 3 à 0 lors de la deuxième journée de la phase de groupes, mercredi.

    C’est Antoine Razafinarivo qui est entré en premier en lice sur les tables de l’Arena de Wembley. L’expatrié évoluant à Paris a été battu sèchement par Anders Lind sur le score de 3-0 (11-7, 11-8, 11-6).
    Ensuite, ce fut au tour du héros de la première journée face à la Mongolie, Fabio Rakotoarimanana, de faire son entrée. Comme son coéquipier, il s’est incliné face à Jonathan Groth par 3 à 0 (11-6, 11-6, 11-3).

    En troisième match, Setra Rakotoarisoa a suivi le même sort que ses deux prédécesseurs en s’inclinant également 3 sets à 0 (11-5, 11-4, 11-7) face à Tobias Rasmussen.

    Une victoire est impérative face au Mexique ce jeudi, lors du troisième et dernier match de poule, pour espérer accéder au prochain tour. Malgré cette défaite, Madagascar reste à la deuxième place de son groupe derrière le Danemark.

  • ENSEIGNEMENT – Trois jours de consultation pour formuler des recommandations destinées à améliorer la qualité de l’éducation

    ENSEIGNEMENT – Trois jours de consultation pour formuler des recommandations destinées à améliorer la qualité de l’éducation

    Des recommandations concrètes et structurantes attendues. Les trois jours de consultation nationale sur l’éducation, organisés du 28 au 30 avril à Mahamasina entendent sortir des résolutions destinées à améliorer la qualité de l’enseignement à Madagascar. Réunis en groupes de travail, les principaux acteurs du secteur doivent aboutir à des propositions opérationnelles visant à améliorer durablement le système éducatif, en agissant sur les enseignants, les élèves, les infrastructures et la problématique du redoublement.

    A Madagascar, la qualité de l’éducation reste un défi majeur, au regard des réalités de terrain. Malgré les efforts engagés par le ministère de l’Éducation nationale, le chemin reste long pour faire de la qualité une priorité. Le système éducatif fait notamment face à un taux élevé d’abandon scolaire, ainsi qu’à un décalage préoccupant entre le niveau réel des élèves et celui attendu dans leur classe.

    Selon le Directeur général de la Pédagogie (DGP) auprès du ministère de l’Éducation nationale (MEN), Yves Martin Razafimandranto, cette situation s’explique en grande partie par le manque de formation d’un grand nombre d’enseignants et par l’insuffisance des équipements pédagogiques. À cela s’ajoutent des facteurs sociaux importants, notamment en milieu rural, où certains élèves sont contraints d’interrompre leur scolarité pour travailler ou répondre à des obligations familiales. Les catastrophes naturelles perturbent également la continuité des cours.

    Face à ces difficultés, le ministère et ses partenaires multiplient les initiatives. “Des cantines scolaires ont été déployées dans les zones vulnérables. Si les élèves mangent à leur faim, ils sont plus motivés et plus concentrés en classe, ce qui contribue à la fréquentation des écoles”, souligne le DGP. Des dispositifs de rattrapage sont également prévus en cas d’interruption des cours liée aux cyclones ou autres aléas climatiques, avec l’appui de partenaires pour l’installation de tentes-écoles. Par ailleurs, une réforme des programmes scolaires est en cours depuis quatre ans afin de mieux répondre aux réalités actuelles, avec un programme révisé progressivement diffusé.

    La consultation réunit des acteurs issus du MEN, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des ONG. Elle sera suivie d’une concertation élargie impliquant les trois ministères en charge de l’enseignement : le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, ainsi que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les recommandations formulées durant ces trois jours alimenteront la concertation nationale pour la refondation du système éducatif.

  • FOOTBALL – L’Atlético Madrid et Arsenal sortent vivants de la première manche de la demi-finale de la Ligue des champions

    FOOTBALL – L’Atlético Madrid et Arsenal sortent vivants de la première manche de la demi-finale de la Ligue des champions

    Tout reste encore à faire entre l’Atlético Madrid et Arsenal. Les deux équipes, en quête de leur première Ligue des champions, se sont quittées dos à dos (1-1) mercredi en demi-finale aller, laissant le suspense entier pour la manche retour mardi prochain à Londres.

    Il n’y avait guère de doutes, à mesure que le coup d’envoi approchait, que la copie de ce mercredi, au Metropolitano, n’atteindrait pas les altitudes vertigineuses de la veille, au Parc des Princes (5-4) entre le PSG et le Bayern. Tout simplement parce que les acteurs, et les approches tactiques n’étaient pas les mêmes, et que le football serait bien trop beau s’il se jouait toujours de cette manière.

    La partie a cependant été loin du désastre annoncé, entre des Gunners, d’abord en maîtrise puis presque éteints, et des Colchoneros, qui iront mardi à Londres avec quelques regrets. Le verdict de cette première manche (1-1) semble quand même plutôt juste, dans la mesure où il laisse bien en vie les deux équipes, qui tentent désespérément de se débarrasser de leur étiquette d’éternels perdants dans leurs pays respectifs, en allant décrocher la première C1 de leur histoire.

    Menée à la mi-temps malgré deux belles opportunités pour l’Argentin Julian Alvarez (14e, 36e), l’Atletico était revenue à hauteur sur un autre pénalty, converti par le champion du monde 2022 (56e, 1-1), passé tout proche quelques minutes plus tôt d’un nouveau coup franc direct après celui face au Barça en quarts (50e).

    Ce n’était que le sixième but encaissé par Arsenal dans cette campagne de C1, soit un de plus qu’en a empilé le PSG mardi en un peu moins d’une heure. Jusqu’à preuve du contraire, c’est cette approche, certes moins spectaculaire, qui a mené les Gunners aux portes de la deuxième finale de leur histoire, vingt ans après la première, perdue en 2006 face au FC Barcelone.

  • FOOTBALL – La FMF veut compiler les moments forts du football malgache dans une encyclopédie

    FOOTBALL – La FMF veut compiler les moments forts du football malgache dans une encyclopédie

    Le football malgache aura bientôt son propre livre d’or. La Fédération malgache de football (FMF) souhaite compiler l’histoire du football malgache dans le cadre du projet “Rakipahalalana momba ny baolina kitra malagasy”, afin d’offrir aux futures générations une encyclopédie de référence.

    L’instance dirigeante du football malgache a officiellement annoncé le lancement de la rédaction de l’Encyclopédie du football malgache. Cet ouvrage ambitieux a pour vocation de devenir le sanctuaire de la mémoire collective du ballon rond dans la Grande Île. L’objectif de ce projet est de retracer l’histoire et les grands moments du football national.

    La FMF invite l’ensemble de la famille du football ainsi que le grand public à contribuer à l’édification de ce monument historique. Anciens joueurs, entraîneurs, journalistes, chercheurs ou simples supporters sont appelés à partager leurs archives.

    Pour faciliter la collecte de ces précieuses données, la Fédération a mis en place deux canaux de communication. Les contributeurs peuvent envoyer leurs documents par voie numérique ou se rendre directement au siège de la Fédération à Isoraka.

  • ENTRETIEN ENTRE RANDRIANIRINA ET MACRON – La présidence qualifie d’“actes isolés” les agissements des Français soupçonnés dans une affaire de déstabilisation

    ENTRETIEN ENTRE RANDRIANIRINA ET MACRON – La présidence qualifie d’“actes isolés” les agissements des Français soupçonnés dans une affaire de déstabilisation

    Un entretien au sommet. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, et le président de la République française, Emmanuel Macron, ont évoqué au téléphone les récentes mesures diplomatiques entre Madagascar et la France, mercredi. Selon la présidence de la Refondation, “ces échanges ont permis aux deux chefs d’Etat d’aborder les faits, qualifiés d’actes isolés” qui ont amené les autorités malgaches à déclarer “persona non grata” [personne indésirable] un agent diplomatique français.

     

    Mardi, le ministère malgache des Affaires étrangères convoque l’ambassadeur de France à Madagascar pour l’informer de sa décision après que “des investigations sur des actes de déstabilisation” ont montré “des agissements incompatibles” avec le statut de l’agent concerné. Le lendemain, le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères convoque à son tour le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar en France pour “protester vigoureusement contre” la décision malgache d’expulser son agent diplomatique mais aussi pour “rejeter catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation”.

     

    Reconnaissant ainsi un acte isolé, Madagascar souligne, de concert avec la France, “l’importance des relations qui unissent” les deux pays, rapporte la présidence. Les deux chefs d’Etat se sont alors mis d’accord pour “que cet épisode n’affecte pas la dynamique de coopération entre les deux pays” et pour “déployer les efforts nécessaires” en ce sens. “Madagascar et la France miseront sur la confiance mutuelle pour bâtir un partenariat durable au service de leurs peuples”, conclut le communiqué de la présidence.

  • SANTÉ PUBLIQUE –L’Etat accélère le déblocage du financement pour l’achat des vaccins de cette année

    SANTÉ PUBLIQUE –L’Etat accélère le déblocage du financement pour l’achat des vaccins de cette année

    Des délais administratifs réduits. Le déblocage du financement pour l’achat des vaccins connaît cette année une nette accélération. En plus d’augmenter sa contribution, passant de 3 millions de dollars en 2025 à 5 millions de dollars en 2026, l’État malgache entend mobiliser plus rapidement les fonds. Une dynamique qui s’est traduite par une validation rapide au plus haut niveau. Ainsi, le Conseil des ministres de mardi a approuvé la demande d’autorisation d’engagement budgétaire pour l’acquisition de nouveaux vaccins, notamment le PCV-10, le DTC-HepB-Hib-10, le Rotavirus-1, l’antirougeoleux-10 et le HPV-2. L’achat des vaccins traditionnels, le BCG, le bOPV et le Td, a également été validé.

    Selon le directeur du Programme élargi de vaccination (DPEV), le Dr Paubert Tsivahiny, cette avancée repose sur une amélioration notable des procédures. “Cette année, le dossier a été transmis rapidement à la Primature et inscrit en quelques jours à l’ordre du jour du Conseil des ministres, contrairement aux années précédentes”, indique-t-il. À titre de comparaison, en 2024, le dossier transmis entre octobre et novembre n’avait été approuvé qu’en avril 2025. En 2025, l’engagement budgétaire n’avait été autorisé qu’en janvier, entraînant des retards d’approvisionnement et une rupture de stock du BCG entre fin 2025 et début 2026.

    Cette accélération est également le fruit de plaidoyers soutenus menés par le ministère de tutelle, la coalition parlementaire pour la vaccination et plusieurs organisations de la société civile, dont la plateforme Hina, le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes et NOSYW. L’objectif est désormais de finaliser le transfert des fonds à l’Unicef, basé à Copenhague et chargé de l’achat des vaccins, avant la fin du mois de mai.
    Le financement des vaccins traditionnels, couvrant trois antigènes, est entièrement assuré par l’État. En revanche, pour les nouveaux vaccins, la contribution nationale s’élève à 20 %, contre 80 % pris en charge par GAVI. Dans l’ensemble, cette hausse et surtout cette accélération du déblocage traduisent une volonté renforcée de sécuriser l’approvisionnement et d’élargir la couverture vaccinale, selon le DPEV.