Catégorie : Actualité

  • EXPLOITATION PÉTROLIÈRE – L’Omnis rappelle Madagascar Oil au respect strict du plan de développement de 2015

    EXPLOITATION PÉTROLIÈRE – L’Omnis rappelle Madagascar Oil au respect strict du plan de développement de 2015

    L’Omnis tape du poing sur la table. Face aux ambitions de Madagascar Oil, l’Office des mines nationales et des industries stratégiques insiste que le Plan de Développement de 2015 pour l’exploitation d’huile lourde à Tsimiroro n’est pas une suggestion mais un impératif contractuel. Toute décision relative à la poursuite, à la modification ou à l’extension des activités d’exploitation doit alors strictement se conformer aux lois et aux conventions en vigueur, dont notamment ce Plan de développement, souligne le régulateur dans un communiqué de presse publié ce mercredi.

    Alors que Madagascar Oil annonce la reprise officielle de la production d’huile lourde à Tsimiroro vers le début du mars de cette année, l’Omnis souligne que “aucune décision relative à la production ne peut être prise unilatéralement par la société exploitante sans validation préalable des instances de gouvernance prévues”. L’Office des mines fait notamment référence au Technical committee meeting (TCM) et le Management committee meeting (MCM).

    L’Omnis explique alors que “toute communication relative à des projets en cours d’étude ou n’ayant pas encore fait l’objet d’une approbation officielle doit être réalisée avec prudence et rigueur, afin de garantir la diffusion d’informations fiables et de préserver la stabilité”. Aussi, “les solutions techniques ou propositions rendues publiques doivent impérativement faire l’objet d’analyses approfondies et obtenir l’approbation des autorités compétentes, à savoir l’Omnis et le ministère des Mines, avant d’être présentées comme des solutions réalisables”, poursuit l’organe régulateur de l’amont pétrolier.

    Dans ses récentes déclarations, Madagascar Oil entend passer d’une “phase pilote” à une “phase d’expansion du champ”. Les prochaines étapes incluent la remise en production des puits existants, le forage de nouveaux puits, la modernisation des installations d’injection de vapeur et de production. Pour cette relance, l’objectif de production initial de Madagascar Oil est de 300 bopd (barils de pétrole par jour), avant d’amorcer une trajectoire de montée en charge progressive visant un palier de 3 000 bopd sous 24 mois.

    Madagascar Oil devait déjà produire 6 000 barils/ jour dès 2015, suivant le plan de développement de son projet d’huile lourde. Cette capacité de production devait déjà atteindre jusqu’à 50 000 barils/jour de fuel lourd en 2025. La compagnie qui exploite le gisement du bloc 3104 ne parvenait toutefois qu’à commercialiser le stock de ce qu’elle a produit, avant l’arrêt de sa production de pétrole brut en 2016. Et c’est au mois de mars de 2026 que Madagascar Oil avait annoncé la réactivation de ses opérations à Tsimiroro.

    Le Projet Huile lourde de Tsimiroro est né de la conclusion d’un Contrat de partage de production pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans le bloc pétrolier Tsimiroro (Bloc 3104) entre l’Omnis, représentant de l’Etat Malgache, et Madagascar Oil S.A (MOSA) en 2004. L’Omnis rappelle alors que “les sociétés opérant dans ce domaine interviennent en qualité de partenaires contractuels, assimilables à des concessionnaires, et sont tenues de respecter strictement les engagements contractuels conclus avec l’État”.

  • JUSTICE – Le sort du président évincé Andry Rajoelina entre les mains de l’Assemblée nationale, selon Fanirisoa Ernaivo

    JUSTICE – Le sort du président évincé Andry Rajoelina entre les mains de l’Assemblée nationale, selon Fanirisoa Ernaivo

    Andry Rajoelina demeure, à ce jour, hors de portée de la justice malgache. Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, déclare ce mercredi à Mahamasina, que les poursuites à l’encontre de l’ancien président sont conditionnées par une mise en accusation devant être adoptée par l’Assemblée nationale et transmise à la Haute Cour de Justice (HCJ).

    “Nous savons que, selon les dispositions de la Constitution, seule la HCJ est compétente pour le poursuivre en sa qualité d’ancien chef de l’État”, explique la Garde des sceaux. Elle ajoute que “nous nous devons de respecter cette loi, même si cela ne nous convient pas”. Aucun détail de procédure ne doit être négligé si le gouvernement malgache souhaite engager une action à l’international, précise-t-elle.

    Le ministère de la Justice, en tant qu’institution, ne peut s’auto-saisir. Fanirisoa Ernaivo rappelle que ce sont des membres de la “Gen Z” qui ont porté l’affaire devant l’Assemblée nationale. L’équipe juridique de Faravohitra les aurait accompagnés dans la rédaction de la plainte et les démarches à suivre, confie-t-elle.

    “Si cela ne tenait qu’à notre volonté, ces poursuites auraient débuté dès décembre”, soulève la ministre. Elle évoque des “raisons indépendantes” de son ressort, liées aux procédures internes de l’Assemblée nationale, ayant retardé l’échéance. Elle cite notamment la mise en place d’une commission d’enquête sur l’ensemble des saisines. Une fois cette structure opérationnelle, la procédure de mise en accusation pourra suivre son cours.

    Le dossier aurait été déposé à Tsimbazaza depuis le mois de décembre, lors de la dernière session ordinaire de 2025. Toutefois, il n’a pas été inscrit à l’ordre du jour avant la clôture de la session. La ministre a confié avoir espéré une session extraordinaire en janvier, qui n’a finalement pas eu lieu. Une récente session extraordinaire a également été tenue sans que ce dossier n’y figure.

    Selon Fanirisoa Ernaivo, l’Assemblée nationale a toutefois annoncé qu’à la prochaine session ordinaire du mois de mai, la mise en accusation d’Andry Rajoelina pourrait être examinée. Une fois cette procédure enclenchée, les poursuites devant la HCJ pourraient suivre leur cours, souligne-t-elle. En revanche, l’extradition resterait tributaire des procédures judiciaires internationales, conclut-elle.

  • MODERNISATION DE L’ETAT – 14 institutions déjà interconnectées via le système d’échange national et extension vers des secteurs vitaux en perspective

    MODERNISATION DE L’ETAT – 14 institutions déjà interconnectées via le système d’échange national et extension vers des secteurs vitaux en perspective

    L’administration publique avance dans sa modernisation. Elles sont déjà 14 institutions à être interconnectées via le Système d’échange national (SEN), piloté par l’Unité de gouvernance digitale. Le réseau est amené à s’étendre à des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation ou l’état civil, afin de simplifier durablement le parcours des usagers selon ce qui avait été annoncé lors du lancement de l’Interopérabilité nationale, mardi.

    Ce système est conçu pour permettre un partage de données fluide, sécurisé et traçable entre les institutions. La plateforme dispense notamment les usagers de la répétition fastidieuse des mêmes informations. “Ce n’est d’ailleurs pas au citoyen de pallier les lacunes de l’administration, mais à l’État de se mobiliser pour simplifier la vie de ses administrés”, lance le ministre du Développement numérique, des postes et de la télécommunication, Mahefa Andriamampiadana. Aussi, plus qu’une simple plateforme supplémentaire, il s’agit d’un choix stratégique qui met fin au travail en silo pour bâtir une administration unifiée, collaborative et connectée, explique-t-il.

    Avec ces 14 institutions déjà connectées, le Programme de réformes pour l’efficacité de l’administration (Prea) rapporte à ce jour plus de 162 000 échanges enregistrés. Ce système soutient également des services opérationnels majeurs tels qu’Orinasa, Lucy, Hetra Online, le Registre national du commerce et des sociétés (RNCS) et le SRNE.

    L’ambition du projet ne s’arrête pourtant pas là. Le SEN prévoit une extension prochaine vers des secteurs vitaux comme la santé, l’éducation, l’état civil et la sécurité sociale. Il est même prévu s’ouvrir progressivement aux acteurs privés des banques, des assurances et des télécommunications. Ainsi, à terme, cette interconnexion généralisée dessine les contours d’un État plus agile et performant, résolument tourné vers les besoins de ses citoyens.

    C’est l’Unité de gouvernance digitale (UGD) qui est mandatée pour assurer cette interopérabilité. Pour le citoyen, cette initiative devra se traduire par un État accessible, une réduction drastique de la paperasse et un suivi fluidifié par des dossiers partagés en temps réel. Les entreprises bénéficient, quant à elles, de procédures simplifiées et d’un climat des affaires plus attractif grâce à la suppression des frictions entre administrations.

    Ce système devra par ailleurs renforcer l’efficacité de l’État en garantissant la qualité des données publiques, une meilleure planification politique et une lutte plus rigoureuse contre la fraude.
    Mais cette dynamique s’inscrit surtout dans une vision à long terme. L’UGD ambitionne alors de déployer une plateforme nationale souveraine d’ici 2030. Ce qui aura comme mission de connecter l’ensemble des systèmes ministériels, et de garantir un service public moderne et accessible sur tout le territoire.

  • RESSOURCES HUMAINES – Les risques psychosociaux se présente comme l’un des défis les plus préoccupants dans le milieu du travail à Madagascar et dans le monde

    RESSOURCES HUMAINES – Les risques psychosociaux se présente comme l’un des défis les plus préoccupants dans le milieu du travail à Madagascar et dans le monde

    Stress, surcharge de travail, burn-out, harcèlement, violences au travail.. De nombreux travailleurs à Madagascar et dans le monde font face quotidiennement à ces risques psychosociaux. À l’échelle mondiale, les cas entraînent plus de 840 000 décès chaque année et représentent environ 1,37 % du PIB, selon le directeur du bureau pays de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour Madagascar, Maurice, les Seychelles et les Comores, Frédérick Muia. Derrière ces chiffres se trouvent des travailleurs épuisés, des familles affectées et des organisations fragilisées. D’autant plus qu’un environnement de travail dégradé engendre un coût humain, social et économique considérable.

    À Madagascar, plus de 15 % des travailleurs souffrent de troubles liés à la santé mentale en raison du travail. Les témoignages recueillis lors d’un atelier national organisé par le GEM évoquent des situations de pression excessive, de harcèlement et de violences psychologiques, avec des conséquences directes sur la santé et la vie personnelle des travailleurs. Selon le secrétaire général du ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, 12 milliards d’heures de travail sont perdues chaque année à cause des risques psychosociaux et de leurs conséquences, aggravées par les contraintes économiques et la méconnaissance du droit du travail.

    Le représentant des employeurs, présent lors de la célébration de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (JMSST) 2026, marquée chaque 28 avril, reconnaît que la santé mentale et un environnement psychologique sain sont essentiels pour garantir une meilleure productivité. La santé et sécurité au travail (SST) devrait devenir un réflexe, et non une simple obligation. Pour sa part, le directeur général du Travail, Rojomampionona Ravelomahatratra, estime que le dialogue social constitue une issue face aux divers conflits et défis actuels. En matière de SST, une politique nationale est en cours d’adoption, en parallèle avec l’extension de la protection sociale à tous les travailleurs, y compris les indépendants. “Agissons pour un environnement de travail psychosocial sain”, un objectif à considérer comme un investissement stratégique et non comme une contrainte.

  • DIPLOMATIE – La France proteste « vigoureusement contre la déclaration comme persona non grata » de son agent diplomatique

    DIPLOMATIE – La France proteste « vigoureusement contre la déclaration comme persona non grata » de son agent diplomatique

    Paris rejette « catégoriquement » les accusations de déstabilisation proférées à l’encontre d’un de ses agents diplomatiques. Un communiqué transmis à la presse ce mercredi, indique que “le ministère de l’Europe et des affaires étrangères proteste vigoureusement contre la déclaration comme « persona non grata » d’un agent diplomatique de l’ambassade de France à Tananarive”.

    Le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar à Paris a ainsi été convoqué au Quai d’Orsay, précise le communiqué. Il lui a été alors signifié que “la France rejetait catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation de la République de Madagascar”.

    Pour la France, “de telles accusations sont non seulement infondées, mais elles sont aussi incompréhensibles compte tenu du soutien constant et concret apporté par la France, en lien avec ses partenaires internationaux depuis octobre 2025 au processus de la Refondation”. Elle appelle alors les autorités malgaches à “maintenir un dialogue constructif, à la hauteur de la relation bilatérale et dans l’intérêt de nos deux pays”.

    Mardi, le ministère malgache des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois pour lui faire part de la décision malgache de déclarer “persona non grata” un agent de l’ambassade de France à Madagascar. Celui-ci avait été accusé “d’agissements incompatibles avec son statut” sur la base des “investigations menées par les autorités malgaches sur des actes de déstabilisation menées par des ressortissants malgaches et étrangers”.

     

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  • FILIÈRE AURIFÈRE – Le projet de raffinerie nationale d’or à nouveau en quête de maîtres d’œuvre

    FILIÈRE AURIFÈRE – Le projet de raffinerie nationale d’or à nouveau en quête de maîtres d’œuvre

    Une remise à plat pour la future raffinerie nationale d’or. La Centrale de l’or (COM) remet ce dossier sur le marché, en lançant un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à identifier des partenaires capables de participer à la mise en place, l’ingénierie, le financement, l’installation, l’exploitation ainsi que la gestion de cette infrastructure. L’appel s’adresse notamment à des groupements ou des consortiums d’entreprises qui pourraient s’intéresser à ce projet.

    L’État semble ainsi chercher à diversifier ses options et à s’entourer de nouveaux partenaires financiers et techniques pour concrétiser cette ambition. Projetée à Ivato sur un terrain militaire et envisagée en partenariat avec les Emirats Arabes Unis par l’administration Rajoelina, la future raffinerie aurifère de Madagascar entre donc dans une nouvelle phase de prospection.

    Les candidats intéressés ont alors jusqu’au 1er juin 2026 pour soumettre leur dossier sous pli fermé à la direction de la COM située à Andraisoro. Et la sélection finale devra être effectuée par une commission interministérielle après une phase d’évaluation technique et financière.

    Si l’on s’en tient au régime de l’or, “l’établissement effectif de la Raffinerie Nationale d’Or est assuré par la COM en partenariat avec des acteurs de renom mondial, bénéficiant d’une expertise reconnue dans ce domaine”. Une fois la raffinerie nationale opérationnelle, tout l’or brut destiné à l’exportation devra obligatoirement y être traité, à l’exception de la bijouterie. Ce passage en raffinerie garantit la traçabilité du métal grâce à l’apposition d’un poinçon officiel et d’un numéro de série. Transformé en pièces ou en lingots, l’or ainsi affiné acquiert le statut de produit fini

  • TENNIS DE TABLE – Fabio Rakotoarimanana offre la victoire à Madagascar face à la Mongolie au championnat du monde à Londres

    TENNIS DE TABLE – Fabio Rakotoarimanana offre la victoire à Madagascar face à la Mongolie au championnat du monde à Londres

    L’équipe masculine malgache débute son championnat du monde de tennis de table par équipes, à Londres. Lors de la première journée, mardi, Madagascar a battu la Mongolie sur le score de 3 à 2, grâce notamment à deux victoires de Fabio Rakotoarimanana.

    L’olympien de Paris a d’abord dominé Temuulen Myandal (3-1) lors du premier match. Ensuite, Antoine Razafinarivo a offert un deuxième point à Madagascar en s’imposant face à Manlaijargal Munkhochir (3-0). Avec ces deux succès, les Malgaches mènent 2 à 0, à une victoire de remporter la rencontre.

    Les Mongoliens ont toutefois recollé au score après les défaites de Mamy Rakotoarisoa face à Ankhbayar Bilguun (0-3) et d’Antoine Razafinarivo contre Temuulen Myandal (1-3). De retour à la table, Fabio Rakotoarimanana offre finalement la victoire à Madagascar en battant Manlaijargal Munkhochir (3-0). Grâce à cette performance, le Malgache figure parmi les cinq meilleurs joueurs de cette première journée.

    Madagascar occupe provisoirement la deuxième place du groupe 3, derrière le Danemark, vainqueur (3-0) du Mexique. Les Malgaches affronteront les Danois lors de leur prochain match, ce mercredi.
    Chez les dames, l’équipe composée de Hanitra Raharimanana, Harilalao Raharijaona et Edena Prevot s’est inclinée sur le score de 3 à 0 face au Chili. La sélection féminine se classe provisoirement troisième du groupe 16, derrière le Chili et la Slovaquie, mais devant la Suisse.

  • FOOTBALL – Deux matchs amicaux au programme des Barea en juin

    FOOTBALL – Deux matchs amicaux au programme des Barea en juin

    La Fédération malgache de football (FMF) prévoit l’organisation de rencontres amicales lors de la prochaine fenêtre internationale de la Fifa. Alfred Randriamanampisoa, président de l’instance dirigeante du football malgache, annonce la tenue de deux matchs entre le 1er et le 9 juin.

    Pour l’heure, l’identité des adversaires des Barea reste à confirmer. Selon le patron du football malgache, “c’est au début du mois de mai que l’on connaîtra les équipes qui affronteront Madagascar en juin”. L’officialisation ne devrait plus tarder, poursuit-il.

    Une source interne à la Fédération indique que ce dossier sera à l’ordre du jour de la réunion du comité exécutif prévue au mois de mai. Elle souligne également que le choix des adversaires devrait se faire sur proposition du sélectionneur national, Corentin Martins.

    Pour les Barea, ces confrontations serviront de préparation essentielle avant le début des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN), prévues en septembre. Si l’on se réfère aux déclarations du sélectionneur à l’issue du stage de mars, l’ossature du groupe est déjà en place ; seuls quelques ajustements d’effectif devraient être opérés.

  • FINANCEMENT – 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour les infrastructures de transport à Madagascar

    FINANCEMENT – 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour les infrastructures de transport à Madagascar

    Du rail aux pistes d’atterrissage en passant par les flots, la Banque mondiale renforce ses interventions dans le secteur des transports à Madagascar. L’institution de Bretton Woods vient d’approuver mercredi un financement de 200 millions de dollars en faveur du Projet multimodal de transport et de logistique à Madagascar. Cette enveloppe servira au renforcement de l’efficacité, de la sécurité et de la résilience climatique des infrastructures de transport et de logistique le long des principaux corridors économiques de la Grande île. Et une partie sera affectée dans la réhabilitation de la ligne ferroviaire Tana-Côte Est.

    Pour le volet ferroviaire, le projet se concentre sur la ligne reliant Antananarivo à la Côte Est. Les travaux consistent notamment en la réhabilitation et au renforcement de 371 kilomètres de voies ferrées jusqu’au port de Toamasina. A ce chantier s’ajoute la création d’un port sec et d’une plateforme logistique à proximité de la Capitale. Cette double approche devra alors permettre de fluidifier le transport des marchandises et de désengorger les infrastructures portuaires existantes.

    L’effort se portera sur la modernisation des ports de Mahajanga et de Toliara, dans les domaines maritime et fluvial. Le projet financera alors la réfection des quais, des accès et des équipements techniques. Pour la Banque mondiale, ces interventions visent une exploitation permanente de ces deux ports, même en période cyclonique. Mais une partie de son financement sera également affectée dans la remise en service de 200 kilomètres du canal des Pangalanes. Ce qui impliquera des opérations de dragage et de protection des berges, afin de rétablir une voie de communication vitale pour les populations côtières isolées.

    Trois aéroports de la Grande île, dont ceux de Toamasina, Taolagnaro et Toliara, bénéficient également d’une mise à niveau sécuritaire et climatique à travers ce projet. Au-delà du soutien au tourisme et à la mobilité des citoyens, ces travaux contribueront au maintien des voies de communication indispensables à l’aide humanitaire lors de catastrophes naturelles.

    “En réhabilitant conjointement les chemins de fer, les ports, les voies navigables et les aéroports, nous aidons Madagascar à réduire les coûts de transport, à protéger des chaînes d’approvisionnement vitales et à garantir la continuité des échanges pour les populations et les entreprises, même face aux chocs climatiques”, lance le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck.

  • DIPLOMATIE – Madagascar nomme ses ambassadeurs en France, en Suisse, en Ethiopie, en Afrique du Sud et au Maroc

    DIPLOMATIE – Madagascar nomme ses ambassadeurs en France, en Suisse, en Ethiopie, en Afrique du Sud et au Maroc

    Le régime de la Refondation accélère la nomination des ambassadeurs. Lors du conseil des ministres de ce mardi, l’Exécutif nomme Michel Rabemahefa en France, Edelin Calixte Randriamiandrisoa en Suisse, Auguste Paraina en Ethiopie, Toavina Ralambomahay en Afrique du Sud et Joahary Ratovondrahona au Maroc. Ces cinq chefs de mission vont rejoindre ainsi leurs postes pour représenter Madagascar auprès des pays partenaires et des institutions internationales.

    Michel Rabemahefa prend le poste laissé vacant depuis le décès de Rija Rajohnson, en avril 2025. Cette nomination intervient dans un contexte où les relations diplomatiques entre Madagascar et la France traversent sont à l’épreuve. Mardi, l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois a été convoqué à Anosy pour signifier l’expulsion d’un diplomate français déclaré “persona non grata”. Michel Rabemahefa a longtemps travaillé dans le secteur privé. Il est conseiller financier auprès de la Banque postale en France.

    Le général Edelin Calixte Randriamiandrisoa, ancien ministre de l’Environnement et des forêts durant la Transition, s’installera à Genève. Il y représente le pays auprès de la Confédération suisse aindi qu’auprès de l’Office et institutions des Nations Unies installées à Genève. Il a récemment été élu président de l’association des natifs de la province de Toliara (Fizafato).

    Auguste Paraina, ancien candidat à la présidentielle de 2023, va siéger à Addis Abeba, en tant qu’ambassadeur de Madagascar en Ethiopie et en tant que représentant permanent du pays auprès de l’Union africaine. Auguste Paraina dispose d’un long parcours dans le domaine de la diplomatie en ayant été l’ambassadeur du pays en Italie, de 2003-2007, puis au Sénégal de 2007 jusqu’en 2019. Il a été aussi ancien député de Madagascar, ancien président de l’Assemblée nationale et a été membre du gouvernement sous la présidence de Didier Ratsiraka.

    Les deux derniers ambassadeurs nommés en Conseil des ministres de ce mardi sont Joahary Ratovondrahona et Toavina Ralambomahay. Ils sont désignés respectivement au Maroc et en Afrique du Sud. Le premier a été directeur de cabinet de Christine Razanamahasoa lorsque celle-ci était au ministère des Affaires étrangères tandis que Toavina Ralambomahay, ancien journaliste, était membre du Conseil municipal de la Commune urbaine d’Antananarivo.

    Plusieurs autres ambassades sont encore en attente de leur chef de mission, certaines depuis quelques mois seulement, d’autres depuis plusieurs années. Avec ces nouvelles nominations, Madagascar ne dispose que de sept ambassadeurs en poste. Les nouveaux chefs de mission diplomatique viennent rejoindre Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis, depuis 2025, et Richard Lalaina Randrianomenjanahary, ambassadeur de Madagascar en Chine.

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