Catégorie : Actualité

  • COMMERCE DE RUE – Le PDS d’Antananarivo étend provisoirement jusqu’à 8h les horaires des marchands de produits de confection de Behoririka

    COMMERCE DE RUE – Le PDS d’Antananarivo étend provisoirement jusqu’à 8h les horaires des marchands de produits de confection de Behoririka

    Statu quo à Behoririka. Les marchands de produits de confection textile peuvent continuer à étaler leurs marchandises sur les trottoirs et les rues de Behoririka jusqu’à 8h. Du moins pour l’instant. Le nouveau président de la délégation spéciale (PDS) d’Antananarivo les autorise à rester sur place jusqu’à cette heure de la matinée jusqu’à nouvel ordre. Il n’en indique pas moins que le sujet devrait encore être discuté avec la municipalité.

    “Pour l’instant, vous êtes autorisés à vendre ici jusqu’à 8h du matin, mais nous devrons impérativement nous concerter pour organiser cela”, indique Fenoherintsoa Ralambomanana qui est descendu sur place avec le responsable des marchés, ce vendredi alors que les marchands ont contesté une décision antérieure de la Commune urbaine d’Antananarivo. Il dit vouloir attendre sa prise de fonction officielle avant de prendre toute décision.

    “Laissez-moi d’abord prendre officiellement mes fonctions, et je vous recevrai”, déclare le PDS devant les marchands. A l’entendre, il n’envisage pas l’éviction des marchands, mais souligne qu’il “ne peut laisser cet endroit aussi encombré qu’il l’est actuellement”. Par ailleurs, il a ordonné que toutes les marchandises saisies par les agents de la CUA soient restituées à leurs propriétaires.

    Depuis le début de la semaine, une décision de la CUA avait limité jusqu’à 7h les activités des marchands de produits de confection textile. Contestant cette mesure, des commerçants ont manifesté ce vendredi, bloquant la circulation.

    Depuis lundi, et suite à une nouvelle organisation au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo, les marchands de produits de confection textile sont tenus de libérer les lieux à 7h, alors qu’ils avaient jusqu’à 8h auparavant. Ce vendredi, les agents municipaux avaient procédé à des saisies à l’encontre de ceux qui n’avaient pas dégagé la voie publique à l’heure prescrite, conduisant à la colère des marchands. La circulation au niveau de Behoririka a ainsi été interrompue par les manifestations.

  • CONDITIONS DE VIE – 66,5 % des Malgaches sous le seuil de l’extrême pauvreté en 2025, selon les estimations de la Banque mondiale

    CONDITIONS DE VIE – 66,5 % des Malgaches sous le seuil de l’extrême pauvreté en 2025, selon les estimations de la Banque mondiale

    Un chiffre en léger retrait mais une réalité toujours alarmante. Le taux de pauvreté de Madagascar en 2025, basé sur le seuil de 3 dollars par jour, seuil de pauvreté international en parité de pouvoir d’achat 2021, est estimé à 66,5% contre 69% en 2021. Ces chiffres sont de la Banque mondiale, rapportés dans sa publication semestrielle “Macro poverty outlook”, publié en ce mois d’avril, dans le cadre de ses Réunions de printemps avec le Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

    La situation sociale à Madagascar demeure ainsi critique, avec ce taux d’extrême pauvreté qui stagne à un niveau alarmant. Si la pauvreté demeure particulièrement aiguë en milieu rural, le niveau de vie en zone urbaine s’est également dégradé de manière marquée, note la Banque mondiale. Cette détérioration reflète notamment la faiblesse de la création d’emplois, l’augmentation du coût de la vie et une vulnérabilité croissante face aux chocs économiques et climatiques, expose-t-elle.

    Le PIB par habitant, en dollars constants de 2015, a également chuté, passant de 812 dollars en 1960 à 456,5 dollars en 2025. Ce chiffre montre que, mathématiquement, le Malgache moyen est deux fois plus pauvre aujourd’hui qu’il ne l’était au moment de l’Indépendance. La croissance économique, qui s’établit en moyenne à environ 3 % par an depuis les années 2010, s’est révélée également insuffisante pour générer des emplois ou réduire la pauvreté de manière significative, face à une croissance démographique annuelle de 2,4 %, explique l’institution de Bretton Woods.

    Pour la Banque mondiale, plusieurs facteurs ont bridé cette croissance et limité les résultats en matière de développement. Elle cite entre autres la prédominance d’activités à faible productivité, la faiblesse des infrastructures, la lenteur de l’accumulation du capital humain et les faibles recettes fiscales, qui sont restées inférieures à 11 % du PIB au cours de la dernière décennie.

    La réduction de la pauvreté et la promotion d’une croissance forte et résiliente passent alors par plusieurs mesures, exhorte-t-elle. La Banque mondiale recommande l’amélioration de la gouvernance, des réformes structurelles dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, les mines et les télécommunications, ainsi qu’une accumulation plus rapide de capital humain et physique. Accélérer les gains de productivité dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre est par ailleurs essentiel. Ce qui contribuera à la création davantage d’emplois de meilleure qualité, pour absorber les 420 000 nouveaux entrants qui arrivent chaque année sur le marché du travail, lance-t-elle.

  • BASKETBALL – Arnol Solondrainy signe auprès de l’Étoile Bleue de Kaweni à Mayotte

    BASKETBALL – Arnol Solondrainy signe auprès de l’Étoile Bleue de Kaweni à Mayotte

    L’international malgache Arnol Solondrainy s’engage officiellement avec l’Étoile Bleue de Kaweni, club évoluant dans la ligue régionale de basketball de Mayotte. L’annonce a été faite jeudi par la formation basée à Mamoudzou, confirmant l’arrivée de l’ancien joueur du Club omnisports de la Police nationale(COSPN). Son arrivée dans la ligue régionale mahoraise de basketball était dans l’air depuis quelques mois mais maintenant. C’est désormais officiel.

    “L’Étoile Bleue de Kaweni est fière d’annoncer la signature de l’international malgache Arnol Solondrainy, qui vient renforcer l’effectif de l’équipe”, indique le club, vainqueur du Trophée des champions 2025. Avec ce recrutement, l’équipe mahoraise mise sur l’expérience, la qualité technique et le leadership du joueur malgache pour renforcer son effectif.

    À Mayotte, Arnol Solondrainy retrouve son coéquipier en équipe nationale malgache de basketball 3×3, Elly Randriamampionona. Une complicité qui pourrait être un atout majeur pour le club de Kaweni. Étant policier, Arnol Solondrainy a dû prendre une disponibilité afin de pouvoir évoluer à l’étranger, une démarche similaire à celle de plusieurs joueurs issus des corps en uniforme, notamment de l’ancien joueur de la Gendarmerie nationale Basketball Club.

  • ANDASIBE – Six individus appréhendés pour coupe illégale de palissandre à Analamazaotra

    ANDASIBE – Six individus appréhendés pour coupe illégale de palissandre à Analamazaotra

    Le ministère de l’Environnement et du développement durable annonce l’arrestation de six individus au sein de l’aire protégée d’Analamazaotra, à Andasibe. Ceux-ci sont soupçonnés d’implication dans l’abattage illicite de palissandre au cœur de ce parc national. Le ministère précise que cette opération fait suite à plusieurs signalements faisant état de coupes frauduleuses de bois précieux dans la zone.

    En réponse, des mesures de surveillance accrues ont été déployées par Madagascar National Parks (MNP), la direction régionale du ministère dans l’Alaotra-Mangoro et les autorités locales. Ces entités ont intensifié les patrouilles forestières, opérant jour et nuit en étroite collaboration avec les forces de l’ordre. Ces interventions ont porté leurs fruits le 14 avril dernier, avec l’interception des suspects.

    L’un des suspects a été surpris en flagrant délit à l’intérieur même du périmètre protégé, tandis que les cinq autres ont été interpellés dans les fokontany de Morafeno, Anevoka et Ambavaniasy, situés en périphérie du parc. Tous ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête, avant leur comparution devant la justice.

    L’exploitation illégale des ressources forestières, particulièrement au sein des aires protégées, représente l’une des menaces les plus critiques pour l’équilibre des écosystèmes et la biodiversité. Victime d’une surexploitation massive, le palissandre figure désormais sur la liste des espèces menacées d’extinction.

  • COMMERCE – Le SPM achètera jusqu’à 200 tonnes par semaine de paddy à 1 700 ariary par kilo dans l’Alaotra Mangoro

    COMMERCE – Le SPM achètera jusqu’à 200 tonnes par semaine de paddy à 1 700 ariary par kilo dans l’Alaotra Mangoro

    Le State procurement of Madagascar débute la campagne d’achat de paddy dans l’Alaotra Mangoro. Cette société d’Etat s’engage à racheter le kilo 1 700 Ar le kilo. Pour débuter, le volume d’achat passera de 50 tonnes à 200 tonnes par semaine, souligne un communiqué de la région Alaotra Mangoro.

    Une signature de convention de partenariat a été effectuée entre le SPM le Gouvernorat de la région Alaotra Mangoro, 16 avril 2026. La cérémonie s’est déroulée en présence des députés, menés par le vice-Président de l’Assemblée Nationale pour la province de Toamasina, ainsi que la Préfecture d’Ambatondrazaka.

    La convention évoque également une réduction de 50 % des ristournes que l’entreprise doit verser au à la Région. Cet accord concerne exclusivement le déstockage des produits restants des saisons précédentes. Il ne s’applique pas encore à la collecte de la récolte de l’année en cours.

    Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, cette mesure est prise afin de prévenir un “chevauchement entre les stocks anciens et les nouvelles récoltes”, ce qui “pourrait provoquer une instabilité du marché au détriment des producteurs”. Elle s’ajoute à la décision de soumettre “l’introduction de riz importé sur le marché à une déclaration préalable obligatoire”. Il s’agit, selon toujours le ministère, “de mieux contrôler les volumes et de protéger la production locale”.

    Les chiffres sur les importations de riz en 2025 font état de plus de 800 000 tonnes de riz mis à la consommation sur l’ensemble de l’année. Selon les données fournies par la direction générale des Douanes (DGD) dans ses tableaux de bord mensuels, cette quantité représente une hausse de 205%, soit plus du triple des 262 000 tonnes importés par la Grande île en 2024.

    A en croire le directeur général du SPM, Guillot Ramilison, cité par la région d’Alaotra Mangoro, le SPM n’aurait importé que 14 000 tonnes contre plus de 650 000 tonnes pour d’autres importateurs

  • INFRASTRUCTURES – Le ministère des Travaux publics sollicite l’appui logistique de la Chine pour les interventions d’urgences

    INFRASTRUCTURES – Le ministère des Travaux publics sollicite l’appui logistique de la Chine pour les interventions d’urgences

    Madagascar et la Chine veulent renforcer leur coopération en matière d’infrastructure. Le sujet relatif au soutien logistique dans le cadre des interventions d’urgence à l’échelle nationale a été évoqué lors d’une rencontre entre Richard Rafefimanana Sambilason, ministre des Travaux publics, et Ji Ping, ambassadeur de Chine à Madagascar.

     

    L’un des points centraux des échanges a porté sur la dotation en équipements au ministère. Cette rencontre a ainsi posé les jalons d’un appui destiné à transformer la capacité de réaction de l’État, notamment face aux situations d’urgence.

     

    En complément du matériel de chantier classique, le ministère a sollicité également un appui en équipements énergétiques. Ces derniers sont jugés essentiels pour garantir l’autonomie des bases opérationnelles et assurer une mise en œuvre fluide des projets dans les zones reculées.

     

    Dans l’optique d’accroître la résilience du réseau routier malgache, le ministère des Travaux Publics mise sur la modernisation de ses moyens techniques. La restructuration de la Société de maintenance des travaux publics (SMATP) figure également au cœur de cette feuille de route commune. La Chine a exprimé sa volonté de soutenir la réforme de cette société nationale, principalement à travers la fourniture de nouveaux engins de génie civil, indispensables pour assurer l’entretien permanent des axes routiers.

  • COMMERCE ET CONSOMMATION – Déclaration préalable obligatoire pour la mise sur le marché de riz importé dans l’Alaotra

    COMMERCE ET CONSOMMATION – Déclaration préalable obligatoire pour la mise sur le marché de riz importé dans l’Alaotra

    Régulation des flux. Le Gouvernement instaure une déclaration préalable obligatoire pour toute mise en marché de riz importé. Cette mesure de régulation a été annoncée dans le cadre d’une mission conjointe effectuée par le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire (Miasa) et le ministère du Commerce et de la consommation dans la région Alaotra, mercredi. Elle vise à encadrer les volumes de produits d’importation afin d’éviter toute saturation du marché local.

    L’intervention devrait permettre de sécuriser la transition vers la nouvelle campagne rizicole, en régulant les volumes avant la récolte imminente. Le ministère en charge de l’Agriculture explique cette disposition par le fait que sans intervention rapide, le chevauchement entre les stocks anciens et les nouvelles récoltes pourrait provoquer une instabilité du marché au détriment des producteurs.

    Concernant le stock du riz local dans cette région, plusieurs leviers opérationnels avaient été déjà activés. La State procurement of Madagascar (SPM) avait poursuivi ses opérations de collecte portant sur un volume de 80 tonnes de riz ce mercredi, avec une extension prévue à 120 tonnes ce jeudi à Amparafaravola, et ce, sur la base d’un prix de référence de 1 700 ariary par kilo.

    Cette intervention de la société d’État vise à assainir le marché du paddy en absorbant les stocks excédentaires, évitant ainsi une dépréciation des cours avant la grande moisson, explique la ministre Haingotiana Andriamadison. La démarche répond ainsi directement aux orientations présidentielles de placer la protection sociale et économique des producteurs au cœur de la refondation agricole,souligne le membre du Gouvernement de la Refondation.

    Ce mécanisme de prix plancher visant à garantir la rentabilité des exploitations aurait déjà commencé à produire des résultats tangibles. Ce département rapporte que les indicateurs de marché avaient déjà montré une appréciation progressive des prix de campagne.

    En complément de cette régulation économique, le ministère de l’Agriculture annonce le déploiement d’un volet d’assistance technique axé sur la pérennisation de la production. La mission a permis d’identifier des leviers structurels prioritaires, notamment la réhabilitation des infrastructures de génie rural et l’aménagement des parcelles en zones non irriguées.

  • RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Le Dr Santatra Ravelomanantsoa, lauréate malgache du prix Fondation FARM, reçu au ministère de l’Enseignement supérieur

    RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Le Dr Santatra Ravelomanantsoa, lauréate malgache du prix Fondation FARM, reçu au ministère de l’Enseignement supérieur

    La recherche scientifique malgache à l’honneur. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique salue les chercheurs qui ont contribué à la valorisation et à la promotion des travaux scientifiques. Le Dr Santatra Ravelomanantsoa, lauréate du prix Fondation FARM 2026, en fait partie. Cette distinction internationale vient récompenser des travaux à fort impact pour le développement rural et la sécurité alimentaire.

    Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, a reçu mercredi à Fiadanana, cette enseignante-chercheure, également cheffe du département de recherche agronomique au sein du FOFIFA. Le Dr Ravelomanantsoa s’est illustrée par ses recherches sur la lutte contre une maladie bactérienne affectant la culture de la pomme de terre. Ses travaux ont permis de maîtriser la propagation de cette bactérie à hauteur de 70 %, notamment grâce à des actions de sensibilisation auprès des producteurs.

    Attribué à Paris le 17 février 2026, le prix Fondation FARM récompense les initiatives scientifiques apportant des solutions concrètes aux défis du monde rural. Il s’accompagne d’une dotation de 5 000 euros, soit environ 25 millions d’ariary, destinée à soutenir la poursuite des recherches engagées.
    Pour la lauréate malgache, cette enveloppe permettra notamment la mise en place d’un hub d’innovation dédié à la santé des plantes et à la qualité des semences dans le pays. Il s’agit d’une avancée stratégique pour renforcer la résilience agricole et améliorer la productivité.

  • BASKETBALL – L’Ascut bat la GNBC lors du championnat national groupe A à Antsirabe

    BASKETBALL – L’Ascut bat la GNBC lors du championnat national groupe A à Antsirabe

    Le premier choc du sommet national N1A de basketball, opposant l’Association sportive et culturelle de la Commune urbaine de Toamasina (Ascut) à la Gendarmerie nationale basketball club (GNBC), a rendu son verdict mercredi. La formation de l’Atsinanana, portée par un Monja Faralahy étincelant, s’est imposée au gymnase de Vatofotsy, à Antsirabe, face aux gendarmes sur le score serré de 67 à 64.

    L’équipe de la Gendarmerie, orpheline d’Elly Randriamampionona, parti évoluer à Mayotte, concède ainsi sa première défaite de la saison. Elle conserve néanmoins la tête du groupe A chez les hommes avec sept points et un goal-average confortable de +75. La GNBC est talonnée de près par le MBC et l’Ascut, qui comptabilisent également sept points chacun au terme de cette quatrième journée.

    La lutte pour le dernier ticket qualificatif pour la deuxième phase se joue désormais entre le Club omnisports des Forces armées (Cosfa), crédité de six points, et le Fandrasa de la Haute Matsiatra, qui en totalise cinq. De son côté, le SBC Vakinankaratra (quatre points) lutte pour son maintien dans l’élite N1A.

    Chez les dames, le MB2All demeure intouchable malgré un remaniement majeur de son effectif. Après quatre journées, les protégées de Ndranto Rakotonanahary restent invaincues et dominent le classement à Antsirabe avec huit points. L’équipe vice-championne de 2025 devance les deux représentantes de la ligue hôte, le JEA et l’Ankaratra.

  • INVESTISSEMENT – Accord stratégique entre l’EDBM et la CCIFM pour faciliter l’intégration des entreprises française sur le marché malgache

    INVESTISSEMENT – Accord stratégique entre l’EDBM et la CCIFM pour faciliter l’intégration des entreprises française sur le marché malgache

    Le paysage des investissements à Madagascar entre dans une nouvelle phase de structuration. La Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) ont officialisé, le 15 avril à Antaninarenina, un protocole d’accord stratégique. Cette alliance vise à coordonner les efforts de promotion des opportunités locales auprès des opérateurs internationaux. Selon les données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), bien que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) mondiaux soient volatiles, Madagascar cherche à stabiliser sa trajectoire en s’appuyant sur des réseaux d’affaires établis, la CCIFM regroupant aujourd’hui plus de 450 entreprises.

    L’accord repose sur la mise en place d’un accompagnement technique pour les entreprises, couvrant les phases d’implantation, d’extension et de réinvestissement. L’EDBM, rattachée à la présidence de la République, apporte sa fonction de facilitateur administratif, tandis que la CCIFM mobilise son expertise sectorielle. “Ce partenariat nous permet de structurer davantage l’appui aux entreprises françaises et internationales, en facilitant leur intégration dans le tissu économique malgache”, explique Johanne Raharinosy, présidente de la CCIFM. L’objectif étant de transformer les intentions d’investissement en projets concrets et pérennes pour le pays.

    Un levier technique majeur de cette convention est la création d’une cellule de veille économique et stratégique. Ce dispositif partagé permettra un échange constant d’informations sur les évolutions réglementaires et les opportunités de marché. “La mutualisation de nos données et de nos expertises renforce notre capacité à orienter les investisseurs vers les secteurs prioritaires de l’économie nationale”, rajoute Josielle Rafidy, directrice générale de l’EDBM, en soulignant l’importance de cette approche basée sur l’intelligence économique vise à réduire les asymétries d’information qui freinent parfois les opérateurs étrangers.

    Enfin, l’accord prévoit une collaboration avec des acteurs comme Business France pour organiser des missions économiques et des événements de promotion. En ciblant le dialogue public-privé, l’EDBM et la CCIFM entendent améliorer le climat des affaires. À Madagascar, où le secteur privé est le moteur de la croissance, cette coordination institutionnelle est un signal envoyé aux marchés pour rassurer sur la continuité du suivi des investissements. La finalité demeure l’augmentation de la contribution des IDE et des IDN au produit intérieur brut (PIB) malgache par une professionnalisation des services d’accueil.