Catégorie : Actualité

  • GOUVERNEMENT – Le Premier ministre détaille la stratégie « 10-5-2 » pour la Refondation

    GOUVERNEMENT – Le Premier ministre détaille la stratégie « 10-5-2 » pour la Refondation

    “Nous devons nous concentrer sur des actions ayant un impact direct sur la population, car le temps nous est compté”. Et pour y arriver, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison mise sur la stratégie “10-5-2” destinée à piloter le Programme de mise en oeuvre de la Politique générale de l’Etat pour la Refondation. Cette approche repose sur trois axes : dix priorités d’action (10), cinq obstacles majeurs à lever (5) et deux exigences de mise en œuvre (2), centrées sur des résultats mesurables et des interventions concrètes.

    Si l’on en croit le chef du gouvernement, le “10” renvoie aux dix priorités du gouvernement : l’eau, l’électricité, la production, les infrastructures, la création d’emplois, la bonne gouvernance, la participation citoyenne, l’amélioration des services publics et la démocratie. “Ces choix traduisent une volonté d’efficacité dans une période de “Refondation”, qui impose de hiérarchiser les actions plutôt que de conduire une gestion administrative classique, explique-t-il.

    Le “5” désigne les principaux obstacles à lever, qualifiés de “gros cailloux” dans la PGE-R. “Si nous ne brisons pas ces obstacles, nous n’avancerons pas”, insiste le Premier ministre. Ces blocages concernent notamment les priorités vitales liées au quotidien des citoyens, la réponse économique face aux chocs internationaux, notamment pétroliers, la stabilisation macroéconomique et des finances publiques, la refondation institutionnelle et la transformation de l’action publique, ainsi que l’organisation d’élections crédibles et transparentes.

    Enfin, le “2” renvoie aux principes d’exécution : ne pas invoquer le manque de moyens comme frein à l’action, d’une part, et mettre en place des indicateurs de résultats, notamment dans les PMO sectoriels, d’autre part. Pour Mamitiana Rajaonarison, il s’agit de privilégier l’impact concret plutôt que les seules activités.

    Le Premier ministre a conclu en affirmant que la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité du gouvernement à agir rapidement, tout en garantissant la continuité économique nécessaire au développement.

  • CONCERT – Un concert de solidarité tout en émotions d’Erick Manana, de Jenny Fuhr et de Feo Gasy

    Émotion, mémoire et partage. Le concert d’Erick Manana aux côtés de Jenny Fuhr et du groupe Feo Gasy a offert bien plus qu’une simple prestation musicale. Il s’agit, comme toujours, d’une véritable immersion dans la richesse de la culture malgache, confirmée par la présence de la troupe Rasoalalao Kavia. Portées par des harmonies vocales sensibles et des interprétations habitées, les chansons ont ravivé souvenirs et émotions auprès du public. Présent dans la salle, l’ambassadeur d’Allemagne salue une expérience “saisissante”, témoignant du pouvoir universel de cette musique qui transcende les frontières.

    Le concert, destiné à soutenir l’humoriste Honorat Herisolomahefa, s’est terminé par un coup de chapeau rendu par le ministère de la Communication et de la culture à Erick Manana et à son complice, Kolibera, pour leur forte contribution à la promotion des arts et de la culture. Jenny Fuhr, compagne d’Erick Manana sur scène comme dans la vie, elle, a été élevée au grade de Chevalier de l’ordre des arts, des lettres et de la culture de Madagascar. Les distinctions ont été remises en fin de concert par le ministre Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony. Retour en images.

  • ENSEIGNEMENT – Les trois Malgaches parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le secteur de l’éducation Afrique salués par les ministres de tutelle

    ENSEIGNEMENT – Les trois Malgaches parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le secteur de l’éducation Afrique salués par les ministres de tutelle

    Reconnaissance. Les ministères en charge de l’Education félicitent les trois enseignants malgaches qui ont fait briller Madagascar au quatrième sommet africain sur l’éducation, du 19 au 21 Mars 2026 dernier à Accra Ghana. Ces trois personnalités, oeuvrant pour l’amélioration de la qualité, l’accessibilité et la pertinence des systèmes éducatifs, font partie des 100 personnalités les plus influentes dans le secteur de l’éducation en Afrique pour 2025. Il s’agit du Pr Félicitée Rejo-Fienena, de Mamisoa Rasoanantenaina et du Pr Hasina Rakotonirainy. Ils ont été sélectionnés parmi 1 000 participants issus de 53 pays.

     

    De retour au pays, ces trois figures de l’éducation ont été reçues le 13 avril à Fiadanana par les ministres en charge de l’éducation à Madagascar, à savoir le Pr Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa pour l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, Sendra Nirina Rajaonarison pour l’Education nationale et le Dr Todisoa Andriamampandry pour l’Enseignement technique et la Formation professionnelle.

     

    Les ministres de tutelle ont salué cette reconnaissance internationale qui honore toute la nation, tout en soulignant le rôle clé de ces acteurs dans la transformation du système éducatif malgache. La rencontre a également été l’occasion d’échanger sur les perspectives d’amélioration du secteur, notamment à travers l’innovation pédagogique et l’intégration du numérique.

     

    Durant l’“Africa Summit Education 2026”, les discussions ont été articulées autour du thème “développer l’intégration de l’EdTech dans l’éducation africaine : une feuille de route commune vers l’action”. Les participants ont insisté sur la nécessité d’exploiter les technologies numériques pour moderniser les pratiques éducatives, renforcer l’accès à l’éducation et réduire les disparités entre zones urbaines et rurales. Les recommandations concrètes formulées à l’issue du Sommet mettent en avant des solutions adaptées aux réalités africaines.

     

    Madagascar accueillera la 5ᵉ édition du Sommet africain de l’éducation en 2027. Un rendez-vous stratégique qui devrait permettre à la Grande île de poursuivre cette dynamique, en s’affirmant comme un acteur engagé dans la refondation des systèmes éducatifs du continent.

  • BUDGET – L’Exécutif sollicite l’œil critique des députés sur le prochain projet de loi des Finances rectificatives

    BUDGET – L’Exécutif sollicite l’œil critique des députés sur le prochain projet de loi des Finances rectificatives

    L’Exécutif annonce une volonté de mettre fin à une “LFR de routine”. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison invite les parlementaires à exercer un examen rigoureux de la loi de Finances rectificative qui leur sera prochainement soumise. L’objectif est de s’assurer que ce projet budgétaire soit conforme aux cadres de planification stratégique définis, soutient le Chef du Gouvernement durant la présentation du Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale de l’Etat de la Refondation devant les députés ce lundi à Tsimbazaza.

    “Il nous tient à cœur d’éviter toute dissonance entre les ambitions affichées dans nos plans de développement et la réalité des allocations budgétaires. Nous souhaitons proscrire toute démarche qui tendrait vers plusieurs privilèges, par exemple”, expose le Premier ministre. Le Chef du gouvernement sollicite de la part des parlementaires une attention particulière lors de l’examen de la LFR, afin de s’assurer que les inscriptions budgétaires répondent concrètement aux objectifs de performance annoncés et que ce document ne se limite pas à une “LFR de routine” sous couvert d’un plan ambitieux.

    Le Premier ministre mise ainsi sur cette collaboration entre l’Exécutif et les institutions législatives chargées du contrôle de l’action gouvernementale. Cette démarche de contrôle conjoint contribuerait à instaurer une responsabilité partagée entre ces institutions, selon ses explications.

    Le projet de Loi de finances rectificative s’articule autour de deux axes stratégiques majeurs, avait récemment avancé le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. D’une part, la mise en œuvre de mesures d’atténuation rigoureuses pour répondre aux chocs conjoncturels et, d’autre part, l’adoption de dispositions concrètes visant l’opérationnalisation d’une relance économique désormais jugée impérative.

    Cette dynamique de redressement, érigée au rang de priorité nationale, bénéficie déjà d’un appui déterminant de nos partenaires techniques et financiers, rassure-t-il. À cet égard, des institutions de premier plan telles que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Union européenne ont confirmé leur plein engagement à accompagner l’exécution de ce programme d’envergure, témoignant ainsi de la crédibilité et de la pertinence des réformes engagées, selon les explications du grand argentier.

  • COMMERCE – Madagascar atteint le plafond d’efficacité dans ses exportations

    COMMERCE – Madagascar atteint le plafond d’efficacité dans ses exportations

    Madagascar affiche une dynamique d’exportation singulière sur le continent. Selon les données du rapport “African Trade and Economic Outlook 2026” de l’Afreximbank, la Grande Île présente un taux d’utilisation de son potentiel d’exportation de 71,9 %. Ce niveau de performance place le pays en tête devant plusieurs économies africaines. À titre de comparaison, le Sénégal et l’Ouganda affichent des taux respectifs de 49,1 % et 49,2 %, indiquant des marges de manœuvre encore largement inexploitées dans ces pays, contrairement à la structure malgache.

    L’analyse des indicateurs révèle que Madagascar exploite déjà ses capacités de production actuelles de manière intensive. Sur une base d’exportations estimée à 3,6 milliards USD en 2024, le pays parvient à mobiliser l’essentiel de ses ressources disponibles pour les marchés internationaux. Cette efficacité opérationnelle montre que le système productif national est arrivé à une certaine maturité technique, particulièrement dans les filières traditionnelles. Cependant, cette situation indique également que le pays approche de son plafond de production avec ses infrastructures existantes.

    Le principal défi pour l’économie nationale réside désormais dans l’augmentation de sa capacité globale. Le rapport de l’Afreximbank estime que Madagascar doit combler un écart d’exportation de 3,5 milliards de dollars pour atteindre son plein potentiel à l’horizon 2030. Pour y parvenir, une croissance annuelle de 12 % des exportations est nécessaire. Ce passage à l’échelle supérieure exige un investissement dans de nouvelles unités de transformation, notamment pour la vanille, les textiles et les ressources minières, afin de sortir de la seule exploitation des capacités existantes.

    Cette dynamique impose une transition vers une industrialisation plus poussée pour sécuriser les flux financiers futurs. L’objectif est de porter la valeur des exportations à 7,1 milliards de dollars d’ici 2030. Pour les décideurs économiques, l’enjeu ne consiste plus à optimiser les processus de vente, mais à élargir la base productive du pays. En développant ces nouvelles capacités de production, Madagascar vise à maintenir sa position de leader régional tout en transformant son avantage actuel en une croissance durable et diversifiée sur le marché global.

  • SPORTS – Une hausse importante du budget alloué aux subventions des fédérations attendue dans la loi de finances rectificative

    SPORTS – Une hausse importante du budget alloué aux subventions des fédérations attendue dans la loi de finances rectificative

    Le budget du ministère de la Jeunesse et des sports destiné à subventionner les fédérations sportives devrait connaître une augmentation dans la prochaine loi de finances rectificative. “J’espère que ce montant pourra être multiplié par quatre”, confie le ministre Alain Désiré Rasambany, en marge de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie, vendredi à Anosy.

    Ce budget s’élève actuellement à 2 milliards d’ariary dans la loi de finances initiale. En l’état actuel des choses, le patron de la Place Goulette, à Ambohijatovo, regrette que son département ne soit plus en mesure de soutenir les athlètes dans leurs déplacements internationaux.

    À l’en croire, ce budget “a déjà servi pour le rugby, le basket, les Barea, ainsi que pour les sports individuels”. Avec les fonds actuels, “aucun athlète malgache ne pourra plus participer à des compétitions internationales à partir des mois d’avril ou de mai”, poursuit-il.

    Pour y remédier, le ministre indique vouloir solliciter une conférence budgétaire auprès du ministère en charge des Finances afin d’augmenter ces ressources. C’est, selon lui, la raison pour laquelle son département prévoit une hausse budgétaire dans la loi de finances rectificative (LFR), qui devrait être adoptée en mai.

  • Claudia Rabetsivoh : « Tirer profit du réseautage et des ateliers du CEO Summit »

    Claudia Rabetsivoh : « Tirer profit du réseautage et des ateliers du CEO Summit »

    Détrompez-vous : le CEO Summit n’est pas l’apanage exclusif des géants de l’économie. C’est avant tout un accélérateur de croissance pour ceux qui osent voir grand, quelle que soit leur taille actuelle. Le Fivmpama en est la preuve. Après avoir transformé sa première participation en partenariats stratégiques concrets, le groupement revient cette année, non plus seulement comme participant, mais comme partenaire institutionnel. Car ici, l’excellence ne dépend pas du chiffre d’affaires, mais de la volonté de progresser ensemble.

    « Notre mission ici est de permettre aux membres du Fivmpama de tirer profit de ce réseautage, du networking et des conseils avisés issus des nombreux ateliers de ce CEO Summit. Certes, le Fivmpama regroupe de petites structures, mais n’oublions pas que c’est en grandissant par étapes que l’on atteint l’excellence. Une telle plateforme est une opportunité unique pour adopter une vision positive, obtenir des conseils et progresser. Car même pour ceux qui débutent, c’est ici que l’on trouve l’accompagnement nécessaire à la croissance de nos entreprises. » soutient Claudia Rabetsivoh, Présidente du Groupement du patronat malgache (Fivmpama),

  • EDUCATION – Des sanctions disciplinaires pour 38 candidats fraudeurs au baccalauréat à Toliara

    EDUCATION – Des sanctions disciplinaires pour 38 candidats fraudeurs au baccalauréat à Toliara

    Des sanctions qui se veulent fermes. Le Conseil de discipline (Codis) relatif à l’examen du baccalauréat de la session 2025 de Toliara, réuni le 8 avril, a tranché sur le sort de 38 candidats fraudeurs. Les sanctions prononcées vont d’un an à cinq ans d’interdiction de participation au baccalauréat.

    Selon le communiqué publié par l’Université de Toliara, les 22 candidats surpris avec des documents et des matériels non autorisés écopent d’une interdiction d’un an de se présenter au baccalauréat. Les 12 autres qui avaient utilisé des téléphones portables durant les épreuves sont frappées de cinq ans d’interdiction.

    Les mêmes sanctions de cinq ans d’interdiction sont prononcées contre les six autres candidats qui se sont fait substituer lors des examens. Les personnes qui ont pris leur place sont également frappées d’interdiction de participation au baccalauréat pour cinq ans. Si ces “complices” sont des étudiants, ils sont frappés d’exclusion du campus et d’une interdiction d’inscription ou de réinscription dans toutes les universités de Madagascar pendant cinq ans.

    Les sanctions ne s’arrêtent pas aux candidats et aux étudiants. Les enseignants reconnus coupables d’irrégularités dans la correction des copies sont définitivement écartés des commissions d’examen.

    Selon le communiqué officiel de l’Université de Toliara, publié dimanche, 2025 constitue une «année zéro», servant de référence pour l’application des sanctions. Ainsi, les candidats sanctionnés ne sont pas autorisés à se présenter à la session 2026, marquant le début effectif des peines.

    Ces sanctions disciplinaires concrétisent non seulement la politique de tolérance zéro mais servent également d’avertissement aux futurs candidats pour la session 2026, avec comme objectif « Bac Malio 2.0» ( Bac sans fraude 2.0). “Toute tentative de fraude, de susbstitution de candidat ou d’utilisation de matériels interdits fera l’objet d’un signalement immédiat et d’une saisine du Codis, pouvant entraîner des sanctions sévères conformément à la réglementation en vigueur”, conclut le communiqué.

  • LITTÉRATURE – La salle d’exposition principale du « Trano sary » Ambohidahy baptisée Clarisse Ratsifandrihamanana

    LITTÉRATURE – La salle d’exposition principale du « Trano sary » Ambohidahy baptisée Clarisse Ratsifandrihamanana

    Hommage à celle dont la plume a su épouser les battements du cœur national. La salle d’exposition principale du « Trano sary » Ambohidahy porte désormais le nom de Clarisse Ratsifandrihamanana. La cérémonie de baptême s’est tenue le 11 avril, sous la présidence du ministre de la Communication et de la culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivaine.

    Née le 5 décembre 1926 à Fenoarivo Atsinanana, et disparue le 28 juin 1987 à son domicile à Betongolo Antananarivo, Clarisse Ratsifandrihamanana fut à la fois écrivaine, poétesse et gardienne des sensibilités malgaches. Elle est l’auteure de plus d’une trentaine d’ouvrages et d’une vingtaine de créations littéraires.
    Elle a également célébré la richesse de la langue malagasy, explorant avec délicatesse l’amour filial, les réalités sociales, la spiritualité et la nature. Sept de ses œuvres, primées à plusieurs reprises, témoignent de la finesse de son art et de son engagement pour la valorisation culturelle.

    Ce baptême revêt une importance particulière, en hommage à un pilier de la préservation de la culture malgache ainsi que d’une figure majeure de la littérature, de l’éducation et de la promotion de la langue Malgache. Bon nombre de ses œuvres et de sa biographie figurent dans les programmes scolaires et apparaissent dans les sujets d’examens.
    À partir de ce 13 avril, une exposition dédiée à la vie et aux écrits de Clarisse Ratsifandrihamanana sera ouverte au public au « Trano sary ». Une invitation à redécouvrir une voix qui, aujourd’hui encore, murmure à l’âme de Madagascar, et continue d’inspirer les nouvelles générations.

    Le « Trano sary » Ambohidahy conserve près de 85 albums photographiques retraçant l’histoire nationale, depuis les royaumes anciens jusqu’aux soubresauts de l’insurrection du 29 mars 1947. Ce lieu devient ainsi un carrefour où images et mots se répondent.

  • COOPÉRATION SUD-SUD – Rapprochement stratégique entre Madagascar et la Guinée dans les domaines de l’industrie et du commerce

    COOPÉRATION SUD-SUD – Rapprochement stratégique entre Madagascar et la Guinée dans les domaines de l’industrie et du commerce

    Un nouvel axe de coopération Sud-Sud se dessine entre Conakry et Antananarivo. Le rapprochement entre la Guinée et Madagascar ne se limite plus à une simple courtoisie diplomatique mais se matérialise par la signature d’une déclaration d’entente stratégique. Paraphé vendredi en clôture du CEO Summit Indian Ocean 2026, ce document scelle un partenariat ambitieux axé sur la synergie commerciale et l’essor industriel des deux pays.

    Côté guinéen, la ministre Fatima Camara porte le pilier numéro un de la vision “Simandou 2040” du président Mamadi Doumbouya, qui place l’industrie, l’agriculture et le commerce en piliers majeurs. Cette trajectoire serait en adéquation avec la stratégie de la Grande île qui, d’après la partie malgache, mise désormais sur une industrialisation accrue et un appui soutenu au secteur privé pour dynamiser son économie.

    Les échanges commerciaux entre Madagascar et la Guinée demeurent jusqu’à ce jour particulièrement modestes, indique la ministre du Commerce et de la consommation, Haingotiana Andriamadison. Les deux nations font d’ailleurs face à des défis structurels similaires, notamment une dépendance excessive aux importations et une exportation de produits à faible valeur ajoutée. “C’est dans cette optique qu’un partenariat stratégique est mis en place. Il permettra non seulement un partage d’expertises, mais visera également à ériger le commerce en véritable pilier de la croissance économique et du développement durable de nos deux pays”, lance-t-elle.

    Plusieurs leviers ont déjà été identifiés pour la transformation des économies des deux nations, expose, de son côté, le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimanjato. Ce membre du gouvernement parle notamment de transfert de technologies, d’unités industrielles conjointes ou encore d’échanges de matières premières. Mais les deux parties se sont surtout convenues de porter une attention particulière aux producteurs locaux dans la collaboration envisagée.

    “Nous estimons que Madagascar est sur une dynamique positive. Et en tant que partenaires, nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir signé cette déclaration d’entente entre nos deux pays”, déclare la ministre guinéenne Fatima Camara. Le CEO Summit 2026 ne se limite ainsi pas à un simple espace de dialogue pour la délégation qu’elle avait dirigée. L’enjeu majeur réside dans la concrétisation de solutions pragmatiques face aux défis communs.