Catégorie : Actualité

  • MOYEN-ORIENT – Échec des négociations entre les États-Unis et l’Iran en raison des désaccords sur le nucléaire et des conditions de dialogue

    MOYEN-ORIENT – Échec des négociations entre les États-Unis et l’Iran en raison des désaccords sur le nucléaire et des conditions de dialogue

    Antananarivo, 12 Avril, 17h00 – Aucun accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran. Les négociations entre les deux pays, organisées à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont soldées par un échec, annoncent les deux parties dans la nuit de samedi à dimanche. Le vice-président américain, J. D. Vance, déclare que la délégation américaine quitte le Pakistan “sans avoir obtenu d’accord”, tout en affirmant que Washington avait présenté une “dernière offre”.

    A en croire J.D. Vance, le principal point de blocage reste le refus de l’Iran de fournir un “engagement ferme” à renoncer durablement à l’acquisition de l’arme nucléaire. Du côté iranien, les responsables politiques imputent l’échec des pourparlers à l’attitude américaine. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, estime que les États-Unis n’avaient pas su “gagner la confiance” de la délégation iranienne malgré ce qu’il qualifie d’“initiatives constructives” présentées par Téhéran.

    L’ancien chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, dénonce pour sa part des tentatives américaines de “dicter leurs conditions”, affirmant qu’aucune négociation ne pouvait aboutir sur cette base. Les autorités iraniennes évoquent également des “demandes déraisonnables” de la part de Washington, selon des médias d’État. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, lui, relativise l’échec, soulignant qu’il était “évident dès le départ” qu’un accord ne serait pas conclu en une seule session.

    Côté américain, J. D. Vance insiste sur la “souplesse” de son pays durant les discussions, assurant que les négociateurs étaient venus “en toute bonne foi” avec pour objectif de parvenir à un compromis. Il rappelle également que la question nucléaire constituait un enjeu central des négociations.

    Le Pakistan, qui a accueilli les pourparlers, appelle les deux parties à poursuivre le dialogue et à respecter le cessez-le-feu en vigueur. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, affirme que son pays continuerait à jouer un rôle de facilitateur dans les discussions à venir.

  • ADMINISTRATION – Le Colonel Michaël Randrianirina déplore l’utilisation des biens publics à des fins personnelles par les fonctionnaires

    ADMINISTRATION – Le Colonel Michaël Randrianirina déplore l’utilisation des biens publics à des fins personnelles par les fonctionnaires

    Antananarivo, 12 Avril, 11h27 – “Aujourd’hui, nous transportons du charbon, du bois de chauffe, des marchandises et tous les membres de notre famille avec les voitures appartenant à l’Etat”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, dénonce l’utilisation des biens publics à des fins personnelles par les agents de l’Etat. Pour lui, cette “patrimonialisation” personnelle des biens de l’Etat est l’une des principales raisons pour lesquelles la corruption règne à Madagascar. “Que nous soyons directeur, directeur général ou ministre, ce n’est pas nous qui devons conduire le véhicule [appartenant à l’Etat] mais le chauffeur”, souligne-t-il dans son discours à l’occasion de la sortie des promotions Iratra et Tafita des cycles d’approfondissement et d’expertise de l’Ecole nationale d’administration de Madagascar, vendredi (Enam), vendredi.

    Le chef de l’Etat rappelle qu’auparavant, ce principe était respecté et qu’à une époque, notamment au sein des Forces armées, “toute utilisation personnelle des voitures administratives devait être signalée à la hiérarchie”. Ce qui, selon lui, n’est plus le cas aujourd’hui. “Nous pensons que le patrimoine de l’Etat nous appartient alors que cela appartient au peuple”, insiste-t-il. Il invite alors les agents de l’Etat à soutenir les dirigeants politiques à “lutter contre le fléau de la corruption qui détruit notre pays”. “Car quelles que soient les réformes que souhaitons mener, si la corruption n’est pas éliminée, la refondation restera un rêve”, conclut-il.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Quatre hubs numériques et un hotspot wifi d’une capacité de 1 000 connexions simultanées à Barikadimy Toamasina

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Quatre hubs numériques et un hotspot wifi d’une capacité de 1 000 connexions simultanées à Barikadimy Toamasina

    L’accès des étudiants de l’enseignement supérieur au numérique amélioré. Quatre hubs numériques et un hotspot wifi gratuit sont installés sur la campus universitaire de Barikadimy à Toamasina pour soutenir la continuité pédagogique et réduire la fracture numérique.
    Les quatre hubs numériques, alimentés à l’énergie solaire, sont équipés chacun de 25 ordinateurs connectés à Internet et offrent un accès Wi-Fi gratuit aux étudiants. Le hotspot wifi Orange, opérationnel depuis le 25 mars 2026 au niveau de la bibliothèque universitaire, permet, pour sa part, de connecter jusqu’à 1 000 utilisateurs simultanément dans un rayon de 100 mètres.
    Si l’on en croit Orange Madagascar, le spot Wi-Fi enregistre, depuis sa mise en place, plus de 1 500 utilisateurs uniques et une moyenne d’environ 200 à 250 connexions simultanées par jour. L’infrastructure, qui compte également une borne de recharge dotée de 12 prises pour téléphones, tablettes et ordinateurs, bénéficie ainsi à plusieurs milliers d’étudiants et d’enseignants de l’université.
    Et pour permettre aux étudiants de bénéficier pleinement des installations de connexion, 250 ordinateurs portables ont été déployés sur le site universitaire de Barikadimy. A cela s’ajoutent 3 315 smartphones et autant de kits solaires distribués aux étudiants et enseignants, dont 815 destinés au corps enseignant, avec la participation de plusieurs opérateurs et prestataires. Une partie de ces équipements a déjà été remise aux bénéficiaires.

  • OPÉRATION PORTUAIRE – Priorité d’accostage pour les navires transportant des hydrocarbures et des intrants énergétiques

    OPÉRATION PORTUAIRE – Priorité d’accostage pour les navires transportant des hydrocarbures et des intrants énergétiques

    Mesure d’exception pour la gestion des ports nationaux. Les quais devraient être libérés en priorité pour sécuriser l’approvisionnement en carburant et en énergie. L’Agence portuaire, maritime et fluvial (APMF) vient de notifier, vendredi, les usagers portuaires sur la priorité que devrait être accordée aux navires transportant des hydrocarbures et des intrants énergétiques. Une disposition dans le cadre de l’état d’urgence énergétique décrété par l’Etat, prévu pour 15 jours depuis le 7 avril.

    L’Etat instaure ainsi une priorité d’accostage par voie de réquisition, disposition accordée pour tout navire contribuant à des services étatiques stratégiques ou aux besoins vitaux du pays. La mesure cible spécifiquement les navires transportant des hydrocarbures et ceux transportant des intrants énergétiques, c’est-à-dire des matières nécessaires à la production d’énergie.

    Cette mesure devrait permettre d’assurer la fluidité des approvisionnements essentiels pour répondre à la crise énergétique actuelle. Les ordres de réquisition doivent être affichés publiquement par l’autorité portuaire pour garantir la clarté des opérations, sous la régulation de l’APMF.

    Une fois réceptionnés au port de Toamasina, les produits pétroliers sont acheminés vers les autres régions par voie routière ou par cabotage maritime. Ce réseau de distribution dessert notamment les ports de Tolagnaro, Toliara, Nosy Be, Antsiranana, Vohémar, Sainte-Marie et Mahajanga.

    Le Groupement pétrolier de Madagascar avait indiqué récemment l’accélération de la cadence de ses livraisons de carburants. Trois navires sont programmés en moins de deux mois, dont le premier est attendu le 13 avril. Ce qui marque une rupture avec le rythme habituel d’une livraison par mois.

  • ORGANE ÉLECTORAL – Le Comité transitoire de l’Ordre des journalistes envoie Anitra Rakotoarisoa siéger à la Ceni

    ORGANE ÉLECTORAL – Le Comité transitoire de l’Ordre des journalistes envoie Anitra Rakotoarisoa siéger à la Ceni

    Une femme journaliste pour “représenter” l’Ordre des journalistes de Madagascar (OJM) au sein de la Commission électorale nationale électorale. Le bureau de coordination du Comité transitoire de l’OJM (CTOJM) a voté pour Anitra Rakotoarisoa pour devenir commissaire électoral sur le quota de l’OJM, vendredi.

     

    Cette journaliste de la Radio nationale malgache (RNM) a été choisie parmi six candidats en obtenant 29 voix sur les 40 suffrages exprimés par les 41 membres du collège électoral. Celui-ci a inclus sept membres de la coordination nationale, six coordonnateurs provinciaux et 23 coordonnateurs régionaux du CTOJM ainsi que trois anciens présidents de l’OJM.

     

    Ancienne attachée de presse de la Ceni, elle connaît bien les rouages de l’organisation. Elle devrait donc succéder à Soava Andriamarotafika, commissaire électoral démissionnaire avec sept autres membres de l’organe de gestion des élections. Sa nomination devrait être entérinée par décret pris en Conseil des ministres avec les autres membres proposés par d’autres entités.

     

    Avant l’OJM, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a déjà proposé une personnalité pour siéger au sein de la Ceni. Il s’agit d’Abraham Rajafetra, ancien préfet d’Antananarivo. Les autres entités prévues par la loi pour désigner les membres permanents de la Commission sont la présidence de la République, la Cour suprême, l’Ordre des avocats, et les organisations de la société civile oeuvrant dans l’observation des élections. Le Sénat est également prévu proposer un nom, mais celui-ci ne siège plus depuis le début de l’année.

  • ASSAINISSEMENT – La Commune d’Antananarivo procède à l’enlèvement des kiosques illicites à Ankorondrano

    ASSAINISSEMENT – La Commune d’Antananarivo procède à l’enlèvement des kiosques illicites à Ankorondrano

    Libérer les trottoirs et rétablir la circulation des piétons. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) intensifie ses interventions sur le terrain. Ses agents ont récemment procédé à une opération d’enlèvement des kiosques installés sans autorisation dans le quartier d’Ankorondrano.

     

    L’opération de démantèlement s’inscrit dans une volonté de libérer l’espace public et de mettre fin à l’occupation des trottoirs par des structures de vente non réglementées, indique un communiqué de la CUA. L’objectif principal de cette mesure est de lutter contre l’insécurité et la dégradation du paysage urbain.

     

    A en croire le communiqué, la prolifération de ces constructions illicites constitue un danger pour les usagers de la route, car elles obstruent le passage des piétons, les obligeant souvent à marcher sur la chaussée. La Commune indique avoir conscience “que ces mesures sont difficiles, mais elles sont nécessaires pour améliorer la ville et garantir la sécurité ainsi que l’intérêt général”.

     

    La municipalité insiste sur le caractère “non arbitraire” de ses interventions et évoque un “processus rigoureux”. Elle affirme qu’avant toute action de force, les personnes concernées ont été informées des dispositions légales en vigueur, notamment le Code municipal d’hygiène (CMH).

     

    La CUA indique qu’un délai de grâce d’au moins 48 heures a été accordé pour permettre aux occupants de retirer d’eux-mêmes leurs installations. En outre, par mesure d’accompagnement et afin de préserver l’activité économique de ces citoyens, elle dit avoir proposé des solutions de relocalisation aux commerçants impactés.

  • CEO SUMMIT 2026 – Les décideurs de l’océan Indien passent à l’action et se donnent rendez-vous à La Réunion en 2027

    CEO SUMMIT 2026 – Les décideurs de l’océan Indien passent à l’action et se donnent rendez-vous à La Réunion en 2027

    La prochaine étape est déjà fixée. Les décideurs économiques de l’océan Indien se retrouveront à La Réunion en 2027 pour mesurer les résultats engagés dès maintenant. D’ici là, le mot d’ordre est de passer de la vision à l’action opérationnelle, avec des avancées concrètes, mesurables et suivies dans le temps.

    Pour le CEO Summit Indian Ocean 2026 ils étaient 650 participants issus de 23 pays, avec une centaine d’experts et de décideurs à la tribune, autour de 21 panels et sessions de networking. Trois résolutions opérationnelles immédiates en sont sorties, rapporte Tantely Rakotomalala, CEO de l’agence Becom, coorganisatrice de l’événement.

    Mais au-delà des chiffres, cette deuxième édition acte une mutation profonde, celle du passage d’une réflexion sur la coopération à une dynamique d’exécution concrète. Plusieurs alliances pour la transformation du bassin de l’Océan Indien en une puissance économique intégrée se sont ainsi conclues.

    Première concrétisation, la plateforme directoi.com, pensée comme un outil d’intégration économique. Cette marketplace vise à connecter directement les entreprises de la région et à transformer les opportunités en contrats.

    Deuxième priorité, l’agribusiness, érigé en pilier de souveraineté régionale. Un groupe de travail réunissant Madagascar, La Réunion et Mayotte est chargé de structurer des filières pilotes, en harmonisant les normes sanitaires et en développant le cabotage maritime pour réduire la dépendance aux importations lointaines.

    Troisième axe, le renforcement de l’intelligence économique et du soft power régional, avec la mise en place d’un réseau d’expertise capable d’anticiper les risques et de porter un récit économique propre à l’océan Indien.

    Mais au-delà des annonces, les intervenants ont insisté sur l’exigence d’exécution. “L’heure n’est plus aux effets d’annonce”, souligne Catherine Payet, CEO de Stratégies & Territoires. La mise en œuvre reposera sur une gouvernance structurée, des outils de pilotage et un suivi régulier jusqu’en 2027.

    Le secteur privé se dit prêt à s’engager. Tiana Rasamimanana, pour le Syndicat des industries de Madagascar, appelle à une “chorégraphie synchronisée” entre États, entreprises et bailleurs, afin de garantir la cohérence des actions.

    Même ligne du côté des autorités publiques. Pour le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimanjato, la réussite dépendra avant tout de la solidité des alliances public-privé. “Ce sont ces unions qui feront la différence pour transformer nos idées en croissance et en emplois”, déclare-t-il, appelant à agir sans délai.

  • FOOTBALL – Le ministre de la Jeunesse et des Sports se donne six mois pour terminer la pelouse du stade des Barea

    FOOTBALL – Le ministre de la Jeunesse et des Sports se donne six mois pour terminer la pelouse du stade des Barea

    Alain Désiré Rasambany, ministre de la Jeunesse et des Sports, se veut rassurant. Il se fixe un délai pour achever la pelouse du stade Barea de Mahamasina. À l’entendre, le chantier devra être “bouclé en six mois”. “Il ne devrait y avoir aucune inquiétude, car c’est nous qui fixons le calendrier”, affirme-t-il en marge de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie à Anosy, vendredi.

     

    Pour l’heure, le choix du type de pelouse n’est pas encore arrêté. Si trois options étaient initialement envisagées, la réflexion se concentre désormais sur deux solutions, le gazon hybride ou le gazon artificiel, jugés plus adaptés en termes d’entretien et d’utilisation. Selon le ministère, une pelouse naturelle ne supporte qu’environ 250 heures d’exploitation par an, contre près de 1 000 heures pour les surfaces synthétiques ou hybrides. Ces dernières consomment aussi moins d’eau et sont homologuées par la CAF et la Fifa.

     

    Appel d’offres

     

    Le ministre évoque également le recours à des technologies modernes, similaires à celles utilisées dans des pays comme l’Égypte ou le Maroc. Les études techniques étant déjà achevées, la décision finale est attendue la semaine prochaine, avant le lancement de l’appel d’offres. Actuellement, la pelouse du stade de Mahamasina est naturelle. Les travaux d’entretien engagés par le précédent gouvernement ont toutefois été suspendus sur instruction du ministre.

     

    Cela fait plusieurs saisons que les Barea n’ont plus joué sur le stade de Mahamasina, privé d’homologation par la CAF en raison de la situation de la pelouse, notamment. Les prochains matchs officiels de la sélection malgache auront lieu en septembre dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2027). Le sélectionneur, Corentin Martins, avait exprimé son souhait de jouer à Mahamasina, afin de bénéficier du soutien du public à domicile.

  • Constant Lonkeng Ngouana,  : « Il est important de mobiliser les recettes pour accompagner le peuple de manière effective »

    Constant Lonkeng Ngouana,  : « Il est important de mobiliser les recettes pour accompagner le peuple de manière effective »

    Une mission du FMI dirigée par Constant Lonkeng s’est rendue à Antananarivo du 26 mars au 8 avril 2026 pour évaluer les troisième et quatrième revues du programme économique de Madagascar dans le cadre de la FEC et de la FRD. Parmi les remarques faites par Constant Lonkeng : la pression fiscale particulièrement atone de Madagascar. Au cours de l’exercice précédent, les recettes collectées se sont inscrites en net retrait par rapport aux critères de performance convenus avec le FMI.

    « Nous avons tous reconnu la réalité que le ratio de taxe sur le PIB n’est pas suffisant pour répondre aux besoins immenses de la population malgache. Mais la question c’est : quelles sont les mesures qui sont appropriées pour augmenter le ratio recette sur PIB. Evidemment, le ministre (de l’Economie et des finances) a mentionné la fraude, l’évasion fiscale contre laquelle il faut lutter. Mais il faudra accompagner cela de politique fiscale. Et évidemment, ça fait aussi partie du contrat social. Quelles sont les mesures qui seraient plus appropriées ? C’est une question sur laquelle le peuple malgache devrait aussi avoir une réponse. Juste pour réitérer, nous sommes sur un programme de Madagascar appuyé par le FMI. C’est pour ça que nous venons et nous sommes à l’écoute. Évidemment, nous nous assurons, et monsieur le ministre l’a mentionné, nous nous assurons que l’équilibre macro soit maintenu », a déclaré Constant Lonkeng Ngouana, Chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour Madagascar

    Face à l’ampleur des besoins de développement du pays, il est impératif d’accroître la mobilisation des ressources intérieures afin de financer efficacement les politiques publiques de soutien à la population. Les autorités malgaches avaient alors réaffirmé leur engagement en faveur de la mobilisation des recettes intérieures.
    Une volonté qui devrait se traduire dans la prochaine loi de finances rectificative (LFR) pour 2026.

  • TECH – Madagascar confirme son émergence dans la dynamique continentale

    TECH – Madagascar confirme son émergence dans la dynamique continentale

    Le secteur technologique malgache s’inscrit au cœur d’une accélération continentale sans précédent. Selon le rapport “Develop the Developers: A Strategic Priority for Africa” publié par le Boston Consulting Group (BCG) en mars 2026, l’Afrique enregistre une croissance annuelle de 21 % de sa communauté de développeurs. Cette progression, la plus rapide au monde devant l’Asie (16,6 %), place Madagascar dans une position de pôle de compétences stratégique. Pour la Grande Île, cette dynamique transforme le paysage de l’externalisation en un véritable moteur de développement numérique national.
     
    Le positionnement de Madagascar suit une corrélation directe identifiée par le BCG entre la population de développeurs et la capacité d’innovation scientifique. Les données démontrent que l’augmentation du nombre d’ingénieurs logiciels à Antananarivo et dans les provinces renforce mécaniquement la production technologique du pays. Bien que les volumes diffèrent des marchés nigérian ou sud-africain, Madagascar se distingue par une trajectoire ascendante où chaque nouveau développeur contribue à l’élévation du niveau de recherche et de propriété intellectuelle de l’écosystème malagasy.
     
    La montée en gamme des talents locaux constitue un avantage comparatif majeur. Le rapport souligne qu’environ 14 % des développeurs sur le continent se spécialisent désormais dans l’intelligence artificielle (IA) et la science des données. Madagascar s’aligne sur cette tendance en orientant son vivier de diplômés vers ces technologies de rupture. Cette spécialisation permet aux structures locales de capter des projets internationaux à haute valeur ajoutée, dépassant le simple codage pour proposer des solutions d’ingénierie complexes, tout en préservant une compétitivité tarifaire propre à la région.
     
    Pour sécuriser cette croissance, le renforcement des infrastructures demeure la priorité absolue. L’étude du BCG indique que pour 85 % des entreprises technologiques, la stabilité de la connectivité est le facteur de succès déterminant. Pour Madagascar, la poursuite des investissements dans les réseaux de fibre optique et la sécurisation énergétique est essentielle pour transformer ce potentiel humain en levier économique durable.