Catégorie : Actualité

  • BASKETBALL 3×3 – Anthony Rasolomanana, Hasina Rasolonandrianina, Kanto Arimanana, Marco Rakotovao forment la sélection malgache pour le Fiba 3×3 Hengqin en Chine

    BASKETBALL 3×3 – Anthony Rasolomanana, Hasina Rasolonandrianina, Kanto Arimanana, Marco Rakotovao forment la sélection malgache pour le Fiba 3×3 Hengqin en Chine

    La sélection malgache de basketball 3×3 sera présente au Fiba 3×3 Hengqin Challenger 2026, qui se tiendra du 11 au 12 avril à Zhuhai, en Chine. La Fédération malgache de basketball (FMBB) a retenu les jeunes Hasina Rasolonandrianina, Kanto Arimanana et Marco Rakotovao pour former l’équipe Antananarivo à ce tournoi. Ils seront renforcés par l’expérimenté Anthony Rasolomanana.
     
    La FMBB donne ainsi une chance aux jeunes pour ce premier tournoi Challenger du circuit professionnel Fiba 3×3. Leur participation à des compétitions comme celle de Hengqin leur permet d’engranger des points au classement Fiba 3×3.
     
    Outre les Jeux africains, Kanto, Hasina et Marco avaient déjà participé à d’autres tournois Fiba 3×3. Leur dernière apparition remonte à octobre 2025 lors du Fiba 3×3 World Tour Shenzhen avec la Team Nosy Be, aux côtés de Fiary Rakotonirina.
     
    La délégation malgache quittera le pays ce mercredi pour la Chine. Seize équipes issues de neuf pays seront en compétition. Toutes s’affronteront pour accumuler des points au classement, avec à la clé une qualification pour le Fiba 3×3 World Tour Chengdu 2026, prévu les 2 et 3 mai.
  • CARBURANT – Le prix FOB du gasoil dépasse déjà 6 000 ariary, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    CARBURANT – Le prix FOB du gasoil dépasse déjà 6 000 ariary, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Un écart significatif est signalé entre le prix de référence et le prix appliqué. Le seul prix FOB (Free on board) à la source du gasoil, qui est estimé à 6 000 ariary par litre, excède déjà largement le prix à la pompe actuel de ce produit pétrolier à 4 660 ariary par litre. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga précise que ce montant correspond strictement au prix d’achat hors taxes à la source, excluant toute logistique amont, notamment le fret maritime depuis Oman. Cette situation a été exposée par ce membre du gouvernement en marge d’une conférence de presse autour des troisième et quatrième revues des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) ce mercredi.
     
    Comme indiqué par le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga, le prix FOB du gasoil sur le marché international, dont les importations de Madagascar proviennent du Sultanat d’Oman, se négocie actuellement aux alentours de 1 750 dollars par tonne métrique. Sur la base du taux de change du Marché interbancaire de devises (MID) communiqué par la Banky foiben’i Madagasikara, soit environ 4 163,8 Ariary pour un dollar, la conversion de ce cours international, en intégrant la densité spécifique du produit, révèle un coût d’acquisition brut excédant les 6 000 Ariary par litre.
     
    Et le ministre souligne que ce montant correspond strictement au prix d’achat hors taxes à la source, excluant toute logistique amont, notamment le fret maritime depuis Oman. “En poussant l’analyse par une hypothèse de coûts nuls, c’est-à-dire en occultant les frais portuaires à Toamasina, le transfert par pipeline, le stockage technique au terminal de la Galana (GRT), la distribution primaire vers les dépôts ainsi que le transport final vers le réseau de détail, le seul prix FOB à l’origine dépasse déjà de loin le prix à la pompe actuel de 4 660 Ariary”, soulève-t-il. Le calcul fait même abstraction des marges commerciales des distributeurs et de la fiscalité pétrolière (taxes et redevances),
     
    Pour le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga, ce différentiel critique entre le coût d’importation pur et le prix de vente final illustre l’ampleur systémique du choc pétrolier actuel. Ce qui justifierait l’état d’urgence énergétique déclaré depuis mardi par l’Etat.

  • ARNAUD GUILLOIS, AMBASSADEUR DE FRANCE A MADAGASCAR – “Madagascar est un Etat souverain qui décide librement de ses partenariats internationaux”

    ARNAUD GUILLOIS, AMBASSADEUR DE FRANCE A MADAGASCAR – “Madagascar est un Etat souverain qui décide librement de ses partenariats internationaux”

    La France réaffirme son soutien au processus de Refondation à Madagascar tout en défendant un partenariat « équilibré » et tourné vers des résultats concrets. Dans cet entretien accordé à www.2424.mg, l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, revient sur les enjeux de la visite de travail en France du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, le 24 février dernier, et sur les  priorités de la coopération bilatérale, notamment autour du développement du port d’Antsiranana. Il clarifie la position de Paris face à la diversification des partenaires internationaux d’Antananarivo. Entretien. 

     

    Quels étaient les enjeux de la visite de travail du président de la Refondation en France en février dernier?

    Le président de la Refondation de la République de Madagascar a en effet été reçu en tête à tête au Palais de l’Elysée par le président de la République française, le 24 février. Cet entretien a été suivi d’une rencontre élargie aux délégations ministérielles.  A cette occasion, le Président Macron a réitéré le soutien de la France à la poursuite du processus de Refondation, en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre du calendrier établi par les autorités de la Refondation et réaffirmé depuis lors par le Président Randrianirina. Les deux Présidents ont confirmé leur volonté de s’engager pour un partenariat renouvelé entre nos deux pays, un partenariat équilibré, tourné vers l’avenir et orienté vers des résultats concrets répondant aux aspirations de la population de Madagascar et notamment de sa jeunesse. La France souhaite notamment contribuer aux objectifs de la Refondation en faveur du développement économique et social de Madagascar, dans un cadre de gouvernance et un climat d’affaires améliorés. 

     

    La France, à travers notamment des financements de l’Agence française de développement, de contribuer à la rénovation et à l’extension du port civil d’Antsiranana

     

    Sur quoi les deux pays se sont-ils mis d’accord, notamment à Antsiranana?

    Les deux Présidents ont donc confirmé leur volonté de s’engager pour un partenariat renouvelé entre nos deux pays. A présent, il nous appartient de mettre en œuvre conjointement cet engagement présidentiel. S’agissant de ce qui a été agréé concernant Antsiranana, il s’agit d’une déclaration d’intention signée au Palais de l’Elysée devant les deux Présidents par les Ministres malgache et français. Elle porte, et je cite l’intitulé de la déclaration, sur « l’émergence d’un écosystème de l’économie bleue et le développement des capacités portuaires à Antsiranana ». Plus précisément, il s’agit pour la France, à travers notamment des financements de l’Agence française de développement, de contribuer à la rénovation et à l’extension du port civil d’Antsiranana, en s’attachant à réaliser des objectifs concrets : meilleure navigabilité via l’enlèvement des épaves, dragage et mise en œuvre d’un système de suivi de la navigation et du trafic, réalisation d’ouvrages permettant d’améliorer la desserte du port notamment pour la pêche et le cabotage, amélioration des zones de stockage, construction de linéaires de quai supplémentaires et d’une route de contournement du centre-ville. 

     

    Il a également été question d’une redynamisation des chantiers navals du port d’Antsiranana?

    En parallèle, nos deux Présidents ont exprimé, en effet, dans cette déclaration d’intention, leur souhait commun de travailler à la redynamisation des chantiers navals du port d’Antsiranana à travers l’entreprise publique Secren (Sociétés d’études, de construction et de réparation navale). L’objectif global est d’accompagner la dynamisation économique de la région Diana et du Grand Nord de Madagascar en contribuant à l’amélioration de la performance du complexe portuaire et à créer des emplois, notamment pour les jeunes, dans une dynamique inclusive. J’ajoute que l’Union Européenne et la Commission de l’Océan Indien ont vocation à rejoindre ce projet. Comme vous pouvez le voir, ce projet s’inscrit dans le cadre de l’ambition que j’évoquais un peu plus tôt : contribuer aux objectifs des autorités de la Refondation en faveur du développement économique et social de Madagascar, y compris en région. 

     

    De manière plus générale, où en sont les relations entre la France et Madagascar dans le contexte de la Refondation ?

    En ce qui concerne les relations entre la France et Madagascar dans le contexte de la Refondation, notre position est claire : la population de Madagascar, et en particulier sa jeunesse, a exprimé des revendications légitimes, que les autorités de la Refondation ont reprises dans leur programme : l’accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation, à un système de santé plus efficace, l’aspiration à la justice et à une meilleure gouvernance. La France souhaite s’inscrire en soutien à ces priorités. Comme pour nombre de nos partenaires, beaucoup de nos projets de coopération ont pâti par le passé d’une gouvernance locale trop fragile. Il est souhaitable d’y remédier. Et je précise qu’il ne s’agit pas seulement d’une question d’amitié et de solidarité entre nos deux pays, même si cette dimension est très importante. Comme vous le savez, nos deux pays sont voisins dans l’océan Indien. Nous faisons face aux mêmes enjeux dans cette région, dont la stabilité et la sécurité, qui sont essentielles dans le contexte international actuel.

     

    Des partenariats internationaux transparents, respectueux et qui bénéficient réellement à la population malgache ne peuvent que contribuer au développement de Madagascar.

     

    Les relations entre Madagascar et la Russie prennent une nouvelle tournure, que pense la France en particulier et l’Europe en général de ce réchauffement diplomatique et économique des relations malgacho-russes ? En êtes-vous gênés ?

    Votre question m’amène à rappeler une évidence : Madagascar est un Etat souverain, qui décide donc librement de ses partenariats internationaux. J’insiste sur ce point : nous n’avons pas à juger de l’opportunité pour Madagascar de développer ses relations avec tel ou tel pays. Ce qui compte pour la très grande majorité des partenaires internationaux de Madagascar, qui sont à ses côtés notamment depuis le premier jour de la Refondation, c’est que votre pays, qui a un potentiel extraordinaire, puisse progresser dans la voie d’un développement économique et social inclusif. Des partenariats internationaux transparents, respectueux et qui bénéficient réellement à la population malgache ne peuvent qu’y contribuer. 

     

    Comment faut-il interpréter le renouveau des relations entre la France et le continent africain voulu et mis en œuvre par le Président Macron ?

    Dès 2017, le Président Macron a souhaité placer les relations entre la France et les pays du continent africain sous le signe du renouveau, avec l’ambition d’élaborer des partenariats mutuellement avantageux. Il s’agit notamment de privilégier une approche plus horizontale, où l’innovation, la jeunesse et l’entrepreneuriat occupent une place centrale pour répondre aux défis du continent. Coorganisé par le Kenya et la France, le Sommet “Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance” s’inscrit dans cette logique de renouveau. Il se tiendra les 11 et 12 mai à Nairobi. Le président de la Refondation y est invité. 

     

    Que va-t-il se passer à ce Sommet?

    Le Sommet donnera notamment lieu à des rencontres et à des échanges tournés vers l’entrepreneuriat et la société civile. Plusieurs grands enjeux essentiels pour la France comme pour les pays du continent africain seront abordés : questions de paix et de sécurité, réforme de l’architecture financière internationale, transition énergétique, industrialisation verte, intelligence artificielle et technologies numériques, économie bleue, agriculture, santé. D’autres thématiques de première importance feront l’objet d’échanges : la formation et l’emploi des jeunes, le sport ainsi que les industries culturelles et créatives. Madagascar y a, selon nous, toute sa place ! 

  • FOOTBALL – L’avenir de la pelouse du stade Barea toujours en réflexion au niveau du ministère en charge des Sports

    FOOTBALL – L’avenir de la pelouse du stade Barea toujours en réflexion au niveau du ministère en charge des Sports

    Réflexion en cours. “L’amélioration de la pelouse est en cours d’examen”, indique le ministère de la Jeunesse et des sports dans une publication postée sur sa page Facebook. Le ministère est “en train d’étudier toutes les pistes permettant d’améliorer l’aire de jeu”, poursuit-il. Si trois options étaient initialement envisagées, le choix semble désormais se restreindre à deux, le gazon hybride ou le gazon artificiel.

     

    Selon les arguments avancés, “une pelouse naturelle ne supporte que 250 heures d’utilisation par an, contre 1 000 heures pour les surfaces synthétiques et hybrides”. Ces solutions présentent également l’avantage d’une consommation d’eau réduite et sont homologuées par les instances internationales comme la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football association (Fifa). Le ministre a par ailleurs évoqué le recours à des technologies modernes similaires à celles utilisées dans certains pays comme l’Égypte ou le Maroc.

     

    Actuellement, l’aire de jeu du stade des Barea dispose d’un gazon naturel. Bien que le gouvernement précédent ait investi des fonds importants et importé du matériel spécifique pour son entretien, le ministre Alain Désiré Rasambany a récemment ordonné l’arrêt des travaux de traitement en cours.

     

    Cette situation intervient alors que les Barea s’apprêtent à entamer les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 en septembre prochain. Le sélectionneur Corentin Martins a, de son côté, exprimé son souhait de jouer à Mahamasina afin de bénéficier du soutien du public et de maximiser les chances de l’équipe à domicile.

  • SECTEUR FINANCIER – Une “courbe des taux” pour mieux comparer les offres de crédit et de placements des établissements bancaires

    SECTEUR FINANCIER – Une “courbe des taux” pour mieux comparer les offres de crédit et de placements des établissements bancaires

    Six banques de la place expérimentent la toute première “courbe des taux de référence en ariary” qui vient d’être lancée par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Il s’agit d’un nouvel outil qui sert d’indicateur sur les taux auxquels les banques se prêtent de l’argent entre elles sur des durées courtes allant de 1 jour à 3 mois. Le dispositif permet notamment aux usagers de disposer d’une référence publique et fiable pour évaluer les offres du marché monétaire en ariary.
     
    Durant la phase pilote de ce projet qui durera six mois, ces banques communiqueront quotidiennement, entre 10h et 11h, tant les taux auxquels elles sont prêtes à emprunter des liquidités, que les taux auxquels elles sont disposées à prêter à leurs consœurs en cas d’excédent de liquidité. La confrontation de ces données permet ensuite d’établir un taux moyen par échéance, dessinant ainsi la courbe de référence du jour. Ces taux seront ensuite publiés sur une plateforme dédiée, opérée par London Stock Exchange Group (LSEC).
     
    Cette courbe, qui est ainsi visible à l’échelle internationale par l’ensemble des acteurs financiers, constituera progressivement une référence commune, indique le vice-gouverneur de la Banque centrale, Naina Rabearivony. “Elle servira de base pour la valorisation et la tarification des transactions sur les marchés, marquant ainsi l’émergence d’une véritable courbe des taux de référence, à l’instar de l’Euribor pour la zone euro”, explique-t-il.
     
    La Banky foiben’i Madagasikara entend ainsi rendre le système financier plus transparent. La création de cette courbe permet aux particuliers ainsi qu’aux entreprises de mieux comparer les offres de crédit et de placements, étant donné que les banques s’appuieront donc désormais sur cette base officielle pour fixer leurs propres prix.
     
    Les clients des banques recevaient auparavant des offres de prêts sans pour autant connaître les taux qui leur sont imposés. La courbe de référence leur permet désormais de comparer le taux interbancaire et le taux client. Car en identifiant ainsi l’écart, qui correspond généralement à la marge et à la prime de risque de la banque, le client dispose d’un outil de comparaison et de négociation inédit pour obtenir des conditions de prêt plus justes et transparentes. Cette courbe se présente ainsi comme un service d’information financière donnant du pouvoir de décision aux usagers.
     
    Cet outil devra par ailleurs permettre aux banques commerciales de se lancer dans de nouveaux types de crédits. Elles peuvent notamment innover et proposer des produits comme les prêts à taux variables grâce à ce point de repère fiable.
  • COMMERCE – Magro Behoririka entend mettre en avant les produits “made in Madagascar” pour sa réouverture

    COMMERCE – Magro Behoririka entend mettre en avant les produits “made in Madagascar” pour sa réouverture

    Une réouverture attendue. Après plusieurs années de fermeture, Magro Behoririka a rouvert ses portes depuis le 2 avril. Les articles produits par Tiko, notamment la margarine, le beurre et les yaourts, sont proposés à des prix promotionnels dits “prix d’usine”, attirant l’attention des acheteurs.
     
    Pour l’instant, les rayons ne sont pas encore tous remplis. “Les produits disponibles à l’achat auprès de Magro Behoririka augmentent progressivement”, indique la société Tiko. “La relance est en phase d’installation”, confie un collaborateur rencontré sur place.
     
    D’autres produits “made in Madagascar”, comme l’huile et les yaourts d’autres marques, sont également disponibles dans les rayons, témoignant d’une volonté de valoriser la production locale. Des partenaires commerciaux commencent également à faire de la prospection auprès de l’enseigne avant d’intégrer leurs articles.
     
    Fermé après les événements du 26 janvier 2009, le Magro Behoririka a rouvert ses portes en mai 2016 sous la marque de Magro AAA, du fait de son exploitation par la société Triple A, mais avec des produits de l’enseigne Tiko en grande majorité. Le site de Behoririka a ensuite été mis sous scellé en août 2020 par l’administration fiscale. Celle-ci avait évoqué le non-respect des dispositions fiscales pour justifier la fermeture de la société à l’époque.
  • ETAT D’URGENCE ÉNERGÉTIQUE – Les autorités annoncent des mesures exceptionnelles encadrées pour éviter la paralysie

    ETAT D’URGENCE ÉNERGÉTIQUE – Les autorités annoncent des mesures exceptionnelles encadrées pour éviter la paralysie

    Gel des prix à la pompe. Rationnement des carburants. Réquisitions. Procédures dérogatoires de marchés publics. Plusieurs mesures exceptionnelles peuvent être mises en œuvre dans le cadre de l’état d’urgence énergétique déclaré mardi, confie un spécialiste du secteur qui en cite quelques-uns. Celles-ci resteront néanmoins “strictement nécessaires et proportionnées aux circonstances exceptionnelles”, assure, de son côté, une source proche du dossier. Celle-ci indique même qu’elles seront “soumises au contrôle du juge, garantissant le respect des droits et libertés fondamentaux”. Elles seront également “prises au fur et à mesure de l’évolution de la situation”, poursuit-elle.

    Selon le communiqué publié mardi soir par la présidence de la Refondation, l’état d’urgence énergétique est pris pour une durée de 15 jours. “Mais il pourrait être renouvelé en fonction du cours des événements”, indique encore notre source. Comme indiqué par la loi relative aux situations d’exception, “la durée de la situation d’urgence est de quinze jours”. Elle “peut être prolongée par périodes ne pouvant excéder chacune la période initiale”.

    Face à une “situation de crise profonde en matière d’approvisionnement énergétique”, les autorités annoncent “la nécessité pour les pouvoirs publics de mobiliser des moyens exceptionnels afin de rétablir dans les meilleurs délais les conditions normales d’approvisionnement en énergie et d’assurer la continuité de l’Etat dans le contexte de la refondation de la République”. Elles disent notamment avoir pris cette décision dans la mesure où “la crise affecte la continuité des services publics essentiels, le fonctionnement normal de l’économie et la vie quotidienne de la population”. Cette situation risque surtout de “porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité et à la stabilité des institutions”, poursuit le communiqué publié mardi soir par la présidence de la Refondation.

  • MOYEN-ORIENT – Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, négociations en vue

    MOYEN-ORIENT – Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, négociations en vue

    Donald Trump change de plan. Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran a été conclu mardi soir, à un peu plus d’une heure de l’expiration d’un ultimatum fixé par le président américain qui avait menacé de “détruire toute une civilisation” si l’Iran refuse de conclure un accord. L’accord en question a alors été obtenu grâce à une médiation du Pakistan. Il prévoit la suspension des bombardements américains en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.

     

    Selon la Maison Blanche, cet accord est considéré comme une “victoire pour les États-Unis”. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a indiqué que des discussions étaient en cours en vue de rencontres en personne entre les deux parties, sans calendrier définitif à ce stade. Des pourparlers sont néanmoins annoncés à partir de vendredi à Islamabad, au Pakistan.

     

    Le président américain a affirmé avoir reçu une proposition iranienne en dix points, jugée “viable” pour entamer des négociations en vue d’un accord durable. Il a également évoqué des discussions “très avancées” pour parvenir à une paix à long terme avec Téhéran.

     

    Israël a, de son côté, accepté le principe du cessez-le-feu, tout en conditionnant son soutien à l’arrêt des attaques iraniennes et à la réouverture effective du détroit d’Ormuz. L’État hébreu a également réaffirmé son appui aux efforts américains visant à contenir les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran.

     

    Cependant, des divergences subsistent sur le périmètre de l’accord. Alors que le Pakistan a indiqué que le cessez-le-feu s’appliquait également au Liban, le bureau du Premier ministre israélien a assuré que ce territoire n’était pas concerné.

     

    Cet accord intervient après plus de cinq semaines d’escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, notamment avec le Hezbollah libanais, allié de Téhéran.

  • SITUATION D’EXCEPTION – Madagascar déclare l’état d’urgence énergétique face à la crise causée par « la guerre au Moyen Orient »

    SITUATION D’EXCEPTION – Madagascar déclare l’état d’urgence énergétique face à la crise causée par « la guerre au Moyen Orient »

    Mesures exceptionnelles pour faire face à une situation de crise. Un Conseil des ministres spécial tenu ce lundi adopte un décret proclamant l’état d’urgence énergétique sur l’ensemble du territoire national. Le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif parle d’une “décision prise suite au constat que nous vivons dans une crise profonde en raison des perturbations de l’approvisionnement en énergie dans toute l’île, en raison du conflit au Moyen Orient”. A en croire le communiqué, cela cause “des dysfonctionnements dans la continuité des services essentiels et sur l’économie nationale, impactant ainsi la vie quotidienne de la population malgache”.

     

    “Cette déclaration de situation d’exception devrait permettre aux autorités de “prendre des mesures exceptionnelles et urgentes pour rétablir l’approvisionnement en énergie et pour garantir la continuité du service public”, indique le communiqué du Conseil des ministres publié par la présidence de la Refondation. Le même communiqué évoque également la possibilité de “mobiliser des moyens exceptionnels pour faire face aux problèmes d’approvisionnement”.

  • DIPLOMATIE – Ibrahim Norbert Richard succède à Edgard Razafindravahy au poste de Secrétaire général de la COI

    DIPLOMATIE – Ibrahim Norbert Richard succède à Edgard Razafindravahy au poste de Secrétaire général de la COI

    Le Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien (COI) entérine la nomination d’Ibrahim Norbert Richard, proposé par Madagascar, au poste de Secrétaire général de l’organisation. Cette décision fait suite à la démission d’Edgard Razafindravahy, intervenue la semaine dernière. En proposant un diplomate de carrière, le ministère malgache des Affaires étrangères évoque une démarche motivée par “l’intérêt collectif de l’Organisation et de l’ensemble de ses États membres”.

    Avec cette nomination, l’organisation régionale confie ses rênes à un diplomate chevronné, fort d’une longue expérience au sein des institutions nationales et internationales.Pour Madagascar, “la proposition d’un candidat malgache expérimenté au profil technique s’inscrit dans la volonté de contribuer au renforcement de l’efficacité et de l’impact de la Commission de l’océan Indien dans la région face aux nouveaux défis régionaux et internationaux”. A en croire le ministère, les Etats membres ont reconnu qu’il s’agit d’une candidature “de très bonne qualité et à la hauteur des défis”.

    Titulaire d’un doctorat en droit, le nouveau secrétaire général de la COI a consacré l’essentiel de sa carrière au ministère des Affaires étrangères, où il a servi de 1988 jusqu’à sa retraite en juillet 2020, en gravissant progressivement tous les échelons. Ibrahim Norbert Richard a notamment été responsable de la formation des agents diplomatiques et consulaires à l’Ecole nationale d’administration de Madagascar. Il a aussi été Premier conseiller et Chargé d’affaires auprès de l’ambassade de Madagascar à Bruxelles entre 2005 et 2019. Il a contribué aux travaux du Centre d’études et d’analyse stratégique (CEAS), mettant son expertise au service de l’intégration régionale africaine et du multilatéralisme.

    Juste avant cette nomination, Ibrahim Norbert Richard a occupé depuis 2020 le poste de Sous-secrétaire général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), une organisation regroupant plus de 70 pays autour d’objectifs communs en matière de coopération, de développement et de dialogue international.