Catégorie : Actualité

  • FONCTION PUBLIQUE – Des quotas spécifiques dédiés aux jeunes et un plafonnement de l’âge pour certains recrutements ministériels annoncés

    FONCTION PUBLIQUE – Des quotas spécifiques dédiés aux jeunes et un plafonnement de l’âge pour certains recrutements ministériels annoncés

    L’État dit promouvoir l’inclusion des jeunes dans la gestion des affaires publiques. Des quotas spécifiques dédiés aux jeunes, de même qu’un plafonnement de l’âge pour certains recrutements ministériels seront prochainement instaurés. Ces dispositions qui visent à attribuer des responsabilités aux jeunes avaient été convenues durant le récent séminaire gouvernemental qui s’est tenu à Ampefy, indique le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison.

     

    L’approche préconisée par le Chef du Gouvernement repose sur l’attribution de responsabilités fondées sur la compétence et non sur l’octroi discrétionnaire de postes. Le Premier ministre indique écarter ainsi l’octroi de privilèges statutaires. D’ailleurs, l’application stricte du principe de concours et de mérite pour l’accès à ces fonctions de responsabilités sera de mise, insiste-t-il.

     

    Cette intervention de Mamitiana Rajaonarison intervient à un moment où plusieurs sollicitations émanant de jeunes revendiquant des nominations administratives au titre de leur participation à la lutte populaire sont observées auprès des plus hautes instances de l’État. Elles vont des membres du Gouvernement, du Bureau du Premier ministre jusqu’à la présidence de la Refondation de la République. Cette approche doit toutefois évoluer, soutient le Premier ministre, administrateur civil de formation, en expliquant que “l’engagement militant ne saurait constituer, en soi, un titre d’accès automatique aux fonctions publiques”.

     

    Il rassure toutefois que le président de la Refondation place la jeunesse au centre des priorités nationales. Et les orientations du Chef de l’État, exprimées lors de ses interventions officielles, promeuvent activement l’autonomisation et l’inclusion des jeunes dans la gestion des affaires publiques.

  • HYDROCARBURES – Maintien des prix des carburants en avril face à une probable révision à la hausse en mai

    HYDROCARBURES – Maintien des prix des carburants en avril face à une probable révision à la hausse en mai

    Statu quo sur les prix des carburants pour le mois d’avril. Malgré des prévisions tablant sur une baisse, les prix à la pompe restent finalement inchangés par rapport au mois de mars. Le litre de Super sans plomb (SP95) demeure ainsi fixé à 4 900 ariary, celui du gasoil à 4 660 ariary, tandis que le pétrole lampant stagne à 3 510 ariary.

     

    L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) avait anticipé dès février une double baisse consécutive pour les mois de mars et avril. Cette tendance avait été initialement justifiée par la détente des cours mondiaux du baril et la stabilité de la monnaie nationale observée en janvier.

     

    L’instabilité géopolitique, notamment la crise en Iran, avait pourtant provoqué un affolement des cours mondiaux du pétrole, auquel s’ajoutent les tarifs du fret maritime ainsi que les assurances qui ont fortement augmenté. Ce sont ces facteurs qui auraient ainsi annulé la baisse attendue pour ce mois d’avril, explique un spécialiste du secteur.

     

    L’évolution des prix à la pompe à Madagascar est régie par un mécanisme d’ajustement automatique qui repose sur deux piliers économiques majeurs que sont les cours mondiaux des produits pétroliers pour le mois M-2 et la parité de l’ariary face au dollar américain. Ce dispositif est conçu pour refléter la réalité du marché international et la variation mensuelle des prix est plafonnée entre -200 ariary et +200 ariary. L’ajustement est évalué mensuellement et les nouveaux prix sont généralement appliqués entre le 1er et le 5 du mois.

     

    Aussi, le maintien actuel des tarifs semble n’être qu’un sursis temporaire. Une hausse est quasi inévitable au mois de mais, dans le contexte de forte volatilité internationale.

  • GÉNÉRATION IMPACT – Les JPM Awards 2026 pour célébrer les initiatives entrepreneuriales tournées vers la Grande Île

    GÉNÉRATION IMPACT – Les JPM Awards 2026 pour célébrer les initiatives entrepreneuriales tournées vers la Grande Île

    L’édition 2026 des JPM Awards est lancée. Une fois de plus, l’événement organisé par Juniors pour Madagascar cette année s’inscrit dans une stratégie globale d’appui aux initiatives entrepreneuriales tournées vers la Grande île. Le concours de projets s’ouvre à un large horizon de talents, puisqu’il s’adresse aussi bien aux entrepreneurs de la diaspora malgache qu’aux acteurs internationaux investis à Madagascar. Et ce, sans distinction de résidence, qu’ils opèrent depuis l’Europe ou directement sur le territoire malgache, précise Fortunat Andrianimanana, le président de Juniors pour Madagascar.

     

    Selon ses explications, l’objectif de cette édition est de consolider l’écosystème entrepreneurial en brisant l’isolement des porteurs de projets. “Nous tenons surtout à célébrer la volonté de ceux qui osent entreprendre, célébrer leur courage, leur volonté et toutes les énergies qu’ils déploient pour le développement de l’employabilité à Madagascar”, lance-t-il.

     

    Les JPM Awards se déclinent en six catégories. Elles vont de l’innovation pure à l’impact environnemental, en passant par la résilience et l’engagement de la diaspora. Cette dernière joue d’ailleurs un rôle central dans la vision de l’association, soutient Fortunat Andrianimanana pour justifier les choix proposés aux entrepreneurs. Il précise alors que ce concours n’est pas en quête de projets parfaits.

     

    Juniors pour Madagascar souhaiterait avant tout célébrer l’audace du passage à l’acte et la volonté des candidats de contribuer au développement de Madagascar. Les critères de sélection privilégient néanmoins la valeur ajoutée concrète et la posture de l’entrepreneur. Le jury s’attachera ainsi à primer l’utilité réelle des initiatives, en mesurant leur impact social, environnemental ou économique sur le terrain malgache.

     

    Les JPM Awards sont organisés par Juniors pour Madagascar qui est une association basée en France. Celle-ci s’engage, depuis sa création, à promouvoir l’entrepreneuriat et l’investissement en direction de Madagascar, en étant convaincue que le développement du pays repose avant tout sur l’initiative, la créativité et l’engagement de sa jeunesse, peu importe où elle se trouve.

     

    Photo : Juniors Pour Madagascar

  • ELECTIONS COMMUNALES – Le Conseil d’Etat donne un délai de trois mois pour le traitement des contentieux électoraux

    ELECTIONS COMMUNALES – Le Conseil d’Etat donne un délai de trois mois pour le traitement des contentieux électoraux

    Vitesse supérieure. Le nouveau président du Conseil d’Etat, Andrianaina Rabarisoa veut accélérer le traitement des dossiers relatifs aux contentieux électoraux des élections communales et municipales de 2024. Lors de son installation, vendredi, il a annoncé un délai n’excédant pas trois mois.

     

    Le nouveau patron du Conseil d’Etat veut instaurer une nouvelle méthode de travail dans sa Cour. Il a souligné que “la lenteur dans le traitement des dossiers contentieux constitue la principale doléance” adressée à leur encontre. De nombreuses communes sont pénalisées, sans maires, attendant la décision finale de ce tribunal.

     

    Les scrutins devaient être réorganisés dans au moins 12 communes mais cela attend encore les décisions du Conseil d’Etat. Parmi eux figurent Kianjandrakefina à Ambositra, Kalafotsy à Ikongo, Andohanilakaka à Ihosy, Anosivelo à Farafangana, Mahaly à Amboasary Atsimo, Mitsinjo Betanimena à Toliara II, Erada à Ambovombe, Ambinaninony à Brickaville, Ambinanidilana à Mahanoro, Morarano Arivonimamo, Antanetibe Soavinandriana et Masindray à Soavinandriana.

     

    Outre les affaires pendantes relatives aux dernières communales et municipales, l’ensemble des dossiers en instance déposés avant 2020 seront quant à eux jugés dans un délai de quatre mois, indique Andrianaina Rabarisoa dans son discours de prise de fonction vendredi. Les décisions relatives aux dossiers introduits avant l’année 2024 seront rendues avant la fin de l’année en cours, poursuit le magistrat.

     

    A l’entendre, à compter de l’année prochaine, “l’objectif est de respecter pleinement les standards de service fixés par le ministère de la Justice afin de statuer sur chaque dossier dans un délai n’excédant pas un an”.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Ewa Air reprend la liaison Dzaoudzi-Tana et officialise un accord de partage de code avec Madagascar Airlines

    TRANSPORT AÉRIEN – Ewa Air reprend la liaison Dzaoudzi-Tana et officialise un accord de partage de code avec Madagascar Airlines

    Le service rétabli. Ewa Air a repris officiellement depuis vendredi la liaison aérienne Dzaoudzi (Mayotte)-Tana. Opérée initialement à raison de deux vols hebdomadaires, la compagnie mahoraise, filiale du groupe Air Austral, prévoit une extension possible de cette desserte à trois vols par semaine en haute saison, indique le ministère du Tourisme et de l’artisanat.

     

    Pour ce département ministériel, cette ligne contribuera à renforcer les liens familiaux, dynamiser les échanges économiques et soutenir l’essor du tourisme régional. Cette connexion stratégique ouvre même de nouvelles perspectives de voyage vers Moroni, aux Comores, via la liaison Antananarivo-Mayotte.

     

    En appui à cette reprise de service, Ewa Air et Madagascar Airlines officialisent un accord de partage de codes ou codeshare. Un partenariat qui permet à la compagnie malgache de commercialiser sous son code MD les vols effectués par Ewa Air, reliant notamment Mayotte à Antananarivo, Antsiranana, Mahajanga, Nosy Be mais également ses dessertes sur Antananarivo, Antsiranana, Mahajanga, Nosy Be à Moroni via Mayotte.

     

    “Ce partenariat avec Madagascar Airlines marque une étape importante dans notre engagement à renforcer les liaisons régionales dans l’océan Indien. Il accompagne également le retour pérenne d’Ewa Air à Antananarivo, une destination historique et stratégique pour notre développement”, soutient le directeur général d’Ewa Air, Drissa Samake.

     

    Cet accord de partage de codes permet aux voyageurs un parcours simplifié avec un billet unique, des correspondances protégées et l’enregistrement des bagages jusqu’à la destination finale. Et c’est un partenariat particulièrement gagnant pour Madagascar Airlines. “En signant ce partenariat avec Ewa Air, nous affirmons notre ambition de renforcer la connectivité régionale tout en optimisant nos ressources”, lance son directeur commercial, Karl Andrianony.

     

    Madagascar Airlines peut ainsi offrir à ses passagers un réseau plus étendu sans engager immédiatement de nouveaux avions, tout en garantissant une qualité de service constante. “Ce type d’initiative soutient notre développement durable et consolide notre position comme acteur aérien de référence dans l’océan Indien”, poursuit son directeur commercial.

     

    Photo ; MTA

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michael Randrianirina appelle les étudiants à “ne pas se laisser acheter”

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michael Randrianirina appelle les étudiants à “ne pas se laisser acheter”

    “Je vous en conjure. Concentrez-vous sur vos études. Ne vous laissez pas entraîner sur le mauvais chemin”. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, lance un énième appel aux jeunes, notamment aux étudiants des universités publiques. Il les invite à “ne pas se laisser acheter”. “Prenez l’argent, parce que c’est le nôtre, celui qu’ils ont détourné et qu’ils utilisent pour déstabiliser le pays, mais ne faites pas ce qu’ils vous demandent de faire en échange”, déclare-t-il à Fianarantsoa dans son discours à l’occasion de l’inauguration d’infrastructures sur le campus de l’Université d’Andrainjato.

     

    A en croire le chef d’Etat, ceux qui s’adonnent à ces pratiques d’instrumentalisation des étudiants se lancent dans des surenchères pour rallier les étudiants à leurs actions. “À Soavinandriana, j’ai évoqué la somme de 100 000 ariary. Mais après cela, certains ont commencé à proposer 300 000 ariary pour acheter des étudiants”, confie le Colonel Michaël Randrianirina. “Aujourd’hui, je parle de 300 000, demain ils augmenteront à 500 000”, ajoute-t-il.

     

    Le président de la Refondation dit tenir ce discours à chaque fois qu’il se déplace auprès des Universités car ceux qui ont des velléités de semer des troubles au pays “approchent souvent les étudiants”. A l’entendre, ces gens qui profitent de la situation et qui cherchent à déstabiliser le pays sont aujourd’hui nombreux. “Leur démarche est égoïste, ils ne se soucient pas de votre avenir”, réitère-t-il encore.

     

    Dans son allocution, le Colonel Michaël Randrianirina insiste sur le rôle des jeunes dans l’avenir du pays. “Vous êtes les piliers de demain, la fierté de Madagascar”, soulève-t-il. Il les encourage alors “à se préparer, à accumuler et à enrichir leurs connaissances et leur sagesse parce que c’est cela va forger leur maturité et les aidera à devenir des cadres compétents pour la Nation”.

     

    Il revient alors sur son propre parcours, notamment sur son passage en classe préparatoire à l’Ecole militaire à Fianarantsoa durant lequel il venait à Andrainjato pour les travaux pratiques de chimie. “A l’époque, je ne pensais pas du tout que je me tiendrai ici pour prononcer un discours. Je pensais juste finir mes études et travailler”, se souvient-il.

  • COOPÉRATION RÉGIONALE – Edgard Razafindravahy, rappelé, quitte le secrétariat général de la COI

    COOPÉRATION RÉGIONALE – Edgard Razafindravahy, rappelé, quitte le secrétariat général de la COI

    Coup de théâtre dans la cybercité d’Ébène. Selon la presse mauricienne, Edgard Razafindravahy quitte ses fonctions de secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI). Il a officiellement présenté sa démission au Conseil des ministres de l’organisation, mettant un terme prématuré à un mandat débuté en 2024.

    Le ministère des Affaires étrangères indique que la question relative à son rappel et à son remplacement imminent a été abordée lors de la rencontre entre la ministre des Affaires étrangères Alice N’Diaye et l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois.

     

    Si l’on en croit la publication du ministère des Affaires étrangères, ce rappel s’est fait “dans la continuité des discussions entre le Chef d’État français et le Chef d’État malagasy à Paris”. Une source au courant du dossier indique que le Conseil des ministres de Madagascar devrait annoncer le nom de son remplaçant dans les prochains jours, avant que le Conseil des ministres de la COI ne l’officialise.

     

    A entendre notre source, Edgard Razafindravahy aurait été “notifié de son rappel bien avant cette démission”. Madagascar aurait motivé son rappel par des “manquements avérés aux exigences de sa fonction”. 

     

    La nomination de l’ancien ministre malgache de l’Industrialisation et du commerce, actée lors du 38e Conseil des ministres à Maurice, avait été annoncée comme une étape importante pour la diplomatie malgache. Désigné pour succéder au Réunionnais Vêlayoudom Marimoutou, il avait pour mission prioritaire de piloter la mise en œuvre du Plan de développement stratégique (PDS) de l’organisation, véritable feuille de route pour l’avenir de l’espace insulaire.

     

    Ses fonctions l’avaient appelé à coordonner les projets de coopération entre les États membres Madagascar, Maurice, La Réunion, les Seychelles et les Comores, tout en assurant la gestion administrative et financière d’une institution solidement épaulée par ses partenaires historiques, l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD).

     

    Ce départ prive l’organisation de son principal organe exécutif bien avant le terme prévu de son mandat de quatre ans. Cette démission intervient dans la foulée du changement à la tête de l’Etat. Edgard Razafindravahy avait été suggéré à ce poste par le régime Rajoelina.

  • SUSPICION DE DÉTOURNEMENT – Six personnes placées en détention préventive dans une affaire de détournement de fonds au sein du Fonds souverain malgache

    SUSPICION DE DÉTOURNEMENT – Six personnes placées en détention préventive dans une affaire de détournement de fonds au sein du Fonds souverain malgache

    Le Pôle Anti-Corruption (PAC) apporte des précisions. Dans l’affaire de suspicion de détournement de fonds au sein du Fonds Souverain Malgache (FSM), le PAC annonce le placement en détention préventive de six individus. A en croire son communiqué publié ce samedi, cinq prévenus ont été envoyés à la maison de force de Tsiafahy tandis qu’un autre a été placé à la maison centrale d’Antanimora.

     

    Selon les PAC, les suspects sont inculpés d’abus de fonction, de favoritisme, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux. À ces griefs s’ajoutent, selon le PAC, la prise illégale d’intérêts et la complicité.

     

    Au total, dix personnes physiques et six personnes morales sont soupçonnées dans ce dossier. Huit d’entre elles ont été présentées devant le juge d’instruction vendredi. Outre les six personnes écrouées, deux autres suspects ont été placés sous contrôle judiciaire.

     

    L’enquête a révélé selon le PAC, l’existence de plusieurs décaissements frauduleux effectués par le directeur général par intérim, atteignant un montant total de 19 447 481 470,07 ariary. Ces fonds ont été détournés à travers de multiples manipulations financières et sorties d’argent opérées en violation directe des procédures légales.

     

    A entendre la ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo, cette somme aurait été, entre autres, utilisée dans une affaire de tentative de coup d’Etat et dans un projet d’attentat contre le président de la Refondation.

  • CONSOMMATION – Des sacs de riz avariés saisis durant les contrôles au marché d’Andravoahangy

    CONSOMMATION – Des sacs de riz avariés saisis durant les contrôles au marché d’Andravoahangy

    Renforcement des contrôles à l’approche de la fête de Pâques. Le ministère du Commerce et de la consommation enchaîne les inspections des prix et de la qualité des produits proposés sur les marchés locaux.

     

    Vendredi, l’équipe du ministère, dirigée par la ministre Haingotiana Andriamadison, a saisi 13 sacs de riz avarié au marché d’Andravoahangy, lors d’une opération de contrôle inopiné. “Certains de ces riz sont impropres à la consommation, d’autres ont été mélangés et sont de mauvaise qualité. Cela constitue une infraction aux règles protégeant les consommateurs et des sanctions seront appliquées conformément à la loi”, rapporte le ministère dans un communiqué.

     

    Durant cette descente, certains commerçants ont accepté d’ajuster les prix et de Scaliger sur les tarifs considérés comme justes. A en croire le ministère, les prix réglementaires sont respectés. L’équipe a également exigé aux vendeurs l’affichage des prix. Il s’agit d’une information essentielle pour que les consommateurs fassent leur choix. Ne pas les afficher ouvre la porte à des hausses abusives, insiste le ministère.

     

    Selon la ministre, les contrôles sur le terrain vont se poursuivre afin d’assurer le respect des règles. Elle n’a pas manqué de souligner l’importance de la collaboration avec les associations de défense des consommateurs, lesquels jouent le rôle de lanceurs d’alertes réguliers en cas d’anomalies.

     

    Photo : MinCC

  • ASSAINISSEMENT – Les travaux d’extension et d’amélioration des canaux d’évacuation d’eaux usées d’Antananarivo officiellement lancés

    ASSAINISSEMENT – Les travaux d’extension et d’amélioration des canaux d’évacuation d’eaux usées d’Antananarivo officiellement lancés

    Le coup d’envoi est donné. Antananarivo s’apprête à vivre quatre mois de travaux d’envergure avec le lancement du chantier d’extension et d’amélioration des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et usées de la capitale, officiellement lancé vendredi à Mahamasina. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo, phase II (PIAA2).

    Depuis quelques jours, la ville est déjà plongée dans l’ambiance des travaux avec les installations des matériels de signalisation de chantier. Les embouteillages et autres perturbations causés par les coupures de circulation sur les axes concernés par les chantiers ont également donné un aperçu de l’ampleur des opérations.

    L’objectif est de mettre fin aux inondations récurrentes qui affectent la commune urbaine d’Antananarivo à chaque saison de pluies. Le projet ambitionne également de renforcer la salubrité urbaine, selon le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH). D’après la Commune urbaine d’Antananarivo, plus d’un million d’habitants devraient bénéficier directement de ce projet.

    Les travaux débutent dans les quartiers du centre-ville, notamment Analakely, Antanimena et Mahamasina. Selon Oyo Razakamahefa, coordinatrice de projet de PIAA2 dans une interview accordée à www.2424.mg, la première phase à Mahamasina durera environ quatre mois, couvrant l’axe Anosy jusqu’au commissariat du 5ᵉ arrondissement. Les autres interventions concernent Analakely et le secteur de l’Hôtel de Ville, avec la construction d’un grand canal vers Andriantany, ainsi qu’Antanimena, où les eaux seront également dirigées vers ce canal via le couloir Malacam.

    Ces travaux perturberont le quotidien des Tananariviens, avec des excavations d’environ un mètre de profondeur et deux mètres de largeur. Mais face à la vétusté des infrastructures et à la pression démographique, cet assainissement s’impose.

    La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des représentants de la Commune urbaine d’Antananarivo, du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, ainsi que des partenaires techniques et financiers, dont l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne qui assurent le financement du projet.

     

    Photo : MEAH