Catégorie : Actualité
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FÊTES DE PÂQUES – Plus de 2 300 policiers mobilisés dans la région Analamanga pour assurer la sécurité
Fêter le week-end pascal en toute sécurité. Le ministère de la Sécurité publique indique que 2 347 éléments de la Police nationale seront mobilisés dans la région Analamanga afin d’assurer la sécurité durant les festivités pascales.Selon le contrôleur général de police Ravony Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la Police nationale, “l’objectif est de permettre à tous les Malgaches de passer les fêtes dans le calme et la sécurité”. Les forces de l’ordre sont pleinement opérationnelles et le dispositif est déjà en place depuis le début de la Semaine sainte.À l’échelle nationale, 7 261 policiers seront déployés pour assurer la sécurité. Une présence policière sera assurée au niveau des églises organisant des offices nocturnes tout au long de la semaine. De même, des éléments seront postés dans les zones de forte affluence et les sites de villégiature durant le week-end et le lundi de Pâques.Le directeur général de la Police nationale souligne fermement lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, que la police ne tolérera aucune infraction. Il a rappelé que tout manquement à la loi constitue un manque de respect envers autrui. La Police nationale appelle à la collaboration de tous les citoyens afin de garantir durablement l’ordre et la sécurité publics. -

RÉFORMES LÉGISLATIVES – Les parlementaires sensibilisés à la refonte du cadre juridique de la liberté d’expression
Une volonté affichée et assumée. Une vingtaine de parlementaires ont assisté, mercredi, à un atelier d’échanges et de réflexions autour du projet de réformes législatives pour la protection de la liberté d’expression à Madagascar. “Cela témoigne d’une volonté de développer et de promouvoir le monde de la communication et le monde du journalisme dans son ensemble”, souligne le ministre de la Communication et de la culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, présent à la clôture de l’atelier.Mais il s’agit aussi d’un “signal fort de la volonté d’aligner (les textes) aux standards internationaux et de répondre aux préoccupations locales”. “Il y a une part de responsabilité pour tout le monde et les parlementaires sont également impliqués”, reconnaît d’ailleurs Raby Harimanga Savatsarah, présidente de la commission juridique à l’Assemblée nationale. “ Chacun doit assurer sa part de travail dans les réformes”, poursuit-elle.Consultations régionales.Lancé en décembre, le projet couvre plusieurs axes, notamment la révision des textes législatifs encadrant la liberté d’expression, les questions liées à l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM) et à l’Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée (ANRCM), ainsi que les enjeux posés par l’essor des nouveaux médias. Les discussions se sont alors appuyées sur une analyse juridique du cadre existant présentée par Joan Barata, expert de l’Unesco sur la liberté d’expression, et par l’avocat Maître Eric Rafidison, afin d’identifier les pistes d’alignement avec les standards internationaux.Avant l’atelier avec les parlementaires, des consultations régionales sur les réformes à effectuer ont été réalisées dans les principales villes du pays. Ces rencontres, menées par un Comité ad hoc, ont rassemblé environ 180 participants, incluant journalistes, jeunes, membres de la société civile et acteurs du numérique. Une première restitution des travaux de consultations a eu lieu mardi, mais les travaux de réflexion se poursuivent avant d’engager les travaux légistiques nécessaires pour aboutir aux réformes.Initié par ministère de la Communication et de la culture, le projet est mis en œuvre par un comité ad hoc avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont l’UNESCO, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), dans le cadre du programme Rary Aro Mada 2 financé par le Fonds pour la consolidation de la paix. -

JUDO – Au moins 170 combattants attendus pour le championnat national qui débute ce jeudi
Les judokas malgaches se donnent rendez-vous au gymnase d’Ankorondrano pour le championnat national, prévu ce jeudi et vendredi. Au moins 170 combattants sont attendus durant ces deux jours de compétition.Pour cette édition, la Fédération malgache de judo souligne que les huit ligues membres de l’instance seront toutes représentées lors de cette joute nationale. Au moins 15 clubs seront engagés dans les catégories minimes, cadets, juniors et seniors.Outre les titres de champions de Madagascar en jeu, les judokas pourront également accumuler des points pour le classement national. Il s’agit de la première compétition nationale organisée depuis la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante. -

FOOTBALL – Les Barea stagnent à la 104ème place mondiale, les Comores chutent au 109ème rang
Les Barea n’ont pas pu améliorer leur classement durant la fenêtre internationale du mois de mars. Selon la mise à jour du “ranking” publiée mercredi par la Fédération internationale de football, Madagascar stagne à la 104ème place, une position que la sélection malgache avait déjà occupé au début de l’année.Malgré une victoire 5-2 face aux Faucons blancs du Kirghizistan et un match nul 1-1 contre la Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, les Barea de Madagascar n’ont engrangé que cinq points supplémentaires, portant leur total à 1 203,76 points. La sélection malgache doit encore gagner une vingtaine de points pour espérer réintégrer le top 100 mondial.En Afrique, Madagascar reste à la 22ème place, devant la Guinée Equatoriale et les Comores. La Grande Île conserve également la tête du classement dans l’océan Indien. De leur côté, les Cœlacanthes ont perdu trois places et occupent désormais le 109ème rang mondial. -

OPPORTUNITÉS D’AFFAIRES – Offensive opérationnelle des fleurons de l’industrie tunisienne à Madagascar
Les fleurons de l’industrie tunisienne sont en mission économique à Madagascar depuis mercredi. Ils arrivent dans la Grande Île avec des agendas précis et des solutions industrielles prêtes à l’emploi. Cette immersion va au-delà d’une simple prospection. Elle vise à établir un diagnostic précis du marché malgache afin de poser les bases d’une collaboration opérationnelle future, selon le président du Tunisia-Africa Business Council (TABC), Anis Jaziri.“À travers cette mission, nous aurons une vision claire de Madagascar qui nous permettra d’organiser, par la suite, une mission plus concrète autour de projets structurés. Nous voulons réellement lancer cette coopération Sud-Sud”, explique-t-il. Qu’il s’agisse de santé, d’ingénierie ou de textile, l’objectif est de transformer les échanges en joint-ventures concrètes.Plusieurs projets ont déjà été évoqués lors de leur rencontre avec les responsables de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), notamment celui de l’Innovation City. Ce projet se veut un catalyseur technologique, offrant un écosystème complet dédié à l’accompagnement industriel. Un second projet porte sur la création d’un complexe textile intégré, spécialisé dans les tenues de travail et doté de son propre centre de formation afin d’assurer un transfert rapide de compétences. L’implantation d’un centre médical d’excellence vient compléter cet ensemble, avec l’apport attendu de l’expertise tunisienne au système de santé malgache.Les opérateurs tunisiens ont également pris le temps de s’informer sur le climat des affaires auprès de l’EDBM, afin de mieux comprendre le cadre réglementaire et les incitations en vigueur. Les responsables de l’agence ont, de leur côté, présenté les réformes en cours et les projets prioritaires du gouvernement. L’objectif reste de positionner la Grande Île comme une destination compétitive et sécurisée pour les investissements étrangers, tout en favorisant le transfert de compétences, confie sa directrice générale, Josielle Rafidy.Le pragmatisme demeure le maître-mot de ce rapprochement, souligne Ben Romdhane Mohamed Lhabib, président de la Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM). “Nous sommes des acteurs de terrain. Cette délégation est la preuve que nous construisons des ponts concrets pour le développement des deux pays”, insiste-t-il.Cette volonté d’action est également relayée par la ministre malgache du Commerce et de la consommation, Michela Andriamadison, lors de la rencontre entre la délégation tunisienne et les représentants du secteur privé local. “Madagascar renforce ses liens économiques et attire davantage d’investissements, notamment avec des partenaires comme la Tunisie, en améliorant l’environnement des affaires, en développant les chaînes de valeur et en modernisant les structures commerciales”, déclare-t-elle. Cette dynamique passe notamment par la digitalisation des procédures et la facilitation des exportations, afin de réduire les délais, renforcer la transparence et améliorer la compétitivité. -

NÉCROLOGIE – Le Pr Jacques Testart, chirurgien des missions humanitaires des Médecins de l’océan Indien, s’est éteint
Les Médecins de l’océan Indien pleurent le départ de l’un des leurs. Le Pr Jacques Testart, chirurgien et l’un des membres les plus actifs de l’association, a définitivement déposé ses instruments le 25 mars 2026, à l’âge de 90 ans, à Bois-Guillaume, en Normandie. Après une longue carrière au sein des hôpitaux de Rouen, ce professeur agrégé de chirurgie avait rejoint l’ONG fondée par le Dr Firoze Koytcha, participant à de nombreuses missions qui l’ont conduit aux quatre coins de Madagascar.Jusqu’en 2019, le Pr Jacques Testart prenait part, aux côtés du Dr Firoze Koytcha et des chirurgiens de l’ONG, à des interventions souvent complexes. Il opérait dans des blocs parfois sommaires, au sein des hôpitaux locaux d’Ihosy, Mananjary, Maroantsetra, Marovoay, Mahanoro ou encore Moramanga. Et au lendemain des opérations, il assurait lui-même les visites auprès des patients, prenant le temps de les écouter et de les rassurer.Mais le Pr Jacques Testart laisse bien plus que le souvenir d’un chirurgien rigoureux et habile. Durant les missions, il partageait son savoir avec les jeunes médecins et les stagiaires. La transmission se faisait aussi bien au bloc opératoire que lors des sessions de formation organisées en soirée. Après des journées déjà longues, rythmées par des interventions en série, ces moments d’échange prolongeaient la mission et contribuaient à ancrer durablement les compétences. -

ORIENTATION BUDGÉTAIRE – Le secteur privé plaide pour un budget sur lequel l’impératif économique prime sur le politique
Le patronat appelle à donner la priorité à l’économie. Le président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Hery Lanto Rakotoarisoa, soutient que les orientations politiques devraient s’aligner sur les impératifs du climat des affaires. Il a exprimé cette attente du secteur privé face à une éventuelle loi de finances rectificatives (LFR) pour l’exercice 2026, mardi.
Le ministre de l’Économie et des finances, le Dr Herinjatovo Ramiarison, avait déjà évoqué la possibilité d’une LFR cette année. Le président du GEFP déplore toutefois une prédominance du politique sur l’économique. Il insiste sur la nécessité d’un budget ancré dans les réalités économiques. Dans le contexte actuel, prévient-il, privilégier les enjeux politiques au détriment de l’économie pourrait entraîner une instabilité préjudiciable.
De leur côté, les industriels mettent en avant l’importance de soutenir l’industrie de transformation locale. Ils préconisent notamment un allègement de la pression fiscale sur la production nationale dans le cadre de cette éventuelle LFR 2026, comme l’indique le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana. Il souligne également la nécessité pour l’État d’orienter ses investissements vers les infrastructures routières afin de fluidifier les échanges, ainsi que vers la sécurisation de l’approvisionnement énergétique. Ces deux axes constituent, selon lui, les piliers de la production locale.
Au cours du premier trimestre, les opérateurs économiques ont surtout cherché à maintenir leurs activités tout en tentant de gagner en visibilité à long terme, selon Tiana Rasamimanana. Les revendications du secteur privé, ainsi que leurs modalités de mise en œuvre, ont déjà été définies lors des Assises nationales pour la relance économique de Madagascar, rappelle-t-il.
Plusieurs mesures ont été arrêtées lors de ces assises pour lever les freins structurels à la croissance, autour de cinq piliers. Il s’agit notamment de la réhabilitation des infrastructures, via une optimisation du financement routier, de la sécurisation foncière pour faciliter les investissements, et d’une réforme en profondeur du secteur de l’énergie, incluant le redressement de la Jirama et le développement de l’autoproduction privée. La relance passe aussi par le renforcement du capital humain, adapté aux besoins des entreprises, ainsi que par l’amélioration du climat des affaires, à travers une simplification administrative et une meilleure prévisibilité réglementaire, afin de garantir la stabilité juridique des opérateurs.
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ASSEMBLÉE NATIONALE – La HCC proclame Rivo Setra Randrianarison député élu à Soavinandriana pour remplacer Roméo Ramanatanana
Un nouveau membre intègre l’Assemblée nationale. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) proclame Rivo Setra Randrianarison député de Madagascar élu à Soavinandriana. Celui-ci remplace Roméo Ramanatanana qui continue de purger sa peine après sa condamnation pour trafic de tortues.La décision de la Cour d’Ambohidahy, publiée ce mercredi, fait suite à une procédure de constatation de démission d’office. Le juge constitutionnel avait été saisi par le président de l’Assemblée nationale après que le député a été constaté “absent des travaux parlementaires dont notamment aux séances de travail de la première session ordinaire de l’année 2025”.Christophe Ramanatanana avait mis en avant son incarcération pour justifier son absence, mais selon la HCC, la détention “n’est pas au nombre des excuses valables” admises par l’Assemblée nationale. Il avait égalementChristophe Ramanatanana purge une peine de 10 ans de prison ferme, une condamnation lourde résultant de son implication dans des crimes environnementaux et financiers, notamment liés à des réseaux de trafic illicite de tortues radiées. Il avait profité de la confusion entourant le changement de régime en octobre 2025 pour s’extraire de son lieu de détention. Après plusieurs semaines de “liberté” et sous la pression de nombreuses interpellations de la société civile et des autorités judiciaires, il a finalement choisi de se constituer prisonnier et de retourner en détention afin de purger le reste de sa peine. -

RÉFORME FIDUCIAIRE – Du “Core Banking” au recalibrage des DAB, le défi logistique pour une éventuelle nouvelle unité monétaire soulevée par les banquiers
Reformatage des systèmes, maîtrise des flux de cash, anticipation des comportements. L’Association professionnelle des banques (APB) de Madagascar expose les défis à relever pour garantir la viabilité de la réforme fiduciaire actuellement en discussion. Pour le président de ce groupement, Hugues Bonshe Makalebo, cette transition va bien au-delà d’un simple ajustement de surface : il s’agit d’un chantier multidimensionnel qui exige une synchronisation parfaite entre les autorités monétaires et les établissements de crédit. Il s’est exprimé sur le sujet mardi, dans le cadre du processus de consultation initié par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).
Pour le système bancaire, le premier défi serait d’ordre logistique, avec les ajustements opérationnels nécessaires à la réforme. Hugues Bonshe Makalebo évoque une refonte technique lourde, qui mettra à l’épreuve la capacité des banques à adapter l’ensemble de leurs infrastructures. Elle impliquera notamment la mise à jour des systèmes d’information, ou « core banking », afin d’intégrer la nouvelle valeur faciale sans impacter les soldes ni l’historique des transactions.
Le réseau de distribution devra également être rééquilibré, a-t-il avancé. Une intervention physique sur chaque distributeur automatique de billets (DAB) s’avérera indispensable pour assurer leur compatibilité avec les nouveaux formats et dispositifs de sécurité. S’ajoute la question de la sécurité fiduciaire, afin de prévenir tout risque de contrefaçon durant la phase de transition. “Toutes les normes de sécurité mises en place devront être entièrement revues et adaptées à la nouvelle dénomination qui sera communiquée”, explique-t-il.
L’APB dit par ailleurs anticiper un choc de la demande de numéraire, estimant que la période de transition pourrait provoquer un afflux vers le cash. Cela nécessiterait une stratégie de déploiement du nouveau numéraire dans l’ensemble des agences et points de distribution, ainsi qu’une gestion rigoureuse de la coexistence des deux types de signes monétaires, pièces et billets. Car pour Hugues Bonshe Makalebo, le risque le plus critique est celui d’une rupture de confiance, susceptible de provoquer une thésaurisation de précaution ou, à l’inverse, une inquiétude contractuelle.
Les conditions de succès de cette réforme reposeraient ainsi sur la coordination et la pédagogie. C’est pourquoi l’APB demande un chronogramme détaillé et réaliste de la part de la BFM. Une campagne de communication massive devrait également être menée conjointement par la Banque centrale et les banques commerciales, pour expliquer qu’il s’agit d’un changement de valeur faciale et non d’une perte de valeur économique.Le secteur financier s’engage à être le relais opérationnel de cette réforme, tout en rappelant que la politique monétaire relève de la souveraineté de la Banque centrale. L’APB souligne toutefois que ce changement majeur et structurant doit être accompagné par l’ensemble des acteurs, et ne peut reposer sur une seule catégorie, conclut son président, Hugues Bonshe Makalebo
