Catégorie : Actualité

  • GOUVERNEMENT- Le nouveau Premier ministre table sur des ministres « choc choc » avec des  » résultats immédiats »

    GOUVERNEMENT- Le nouveau Premier ministre table sur des ministres « choc choc » avec des  » résultats immédiats »

    Le nouveau Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, plante le décor. « Selon les instructions du Président de la refondation de la République, on a besoin de ministres choc choc avec des résultats immédiatement », indique-t-il dans son allocution lors de la passation de service entre lui et son prédécesseur, Herintsalama Rajaonarivelo, ce lundi au palais de Mahazoarivo.

    Le nouveau chef du gouvernement veut imprimer une culture de résultats. « On attend de nous des résultats » car  » la population est impatiente ».  » Les collaborateurs doivent en prendre compte : résultats et non travail », lance-t-il. Mamitiana Rajaonarison insiste qu’ »il s’agit d’indicateurs de résultats et non d’activités ». « Jour et nuit, la population mesure (les résultats)”, martèle-t-il.

    A la presse, le Premier ministre indique formuler des propositions pour la formation du gouvernement « incessamment ». Il estime qu’ »il ne devrait pas y avoir d’entités « s’opposant à une refondation ».

  • Mamitiana Rajaonarison : « Nous devons travailler vite »

    Mamitiana Rajaonarison : « Nous devons travailler vite »

    Mamitiana Rajaonarison, nouveau Premier de la Refondation, fait part de sa détermination à se mettre au service de Madagascar et des Malgaches.
    Il se dit prêt à s’engager et à ne pas décevoir les Malgaches qui, à l’entendre, comptent sur lui. Co-promotionnaire du président de la Refondation à l’Académie militaire d’Antsirabe, cet ancien officier de la gendarmerie, veut travailler vite.

    “Mes premiers mots sont des remerciements au président de la Refondation de la République de Madagascar pour la confiance qu’il a placée en moi. Je remercie également l’Assemblée nationale. Si j’ai été nommé, c’est aussi parce que la coopération entre la présidence de la Refondation et l’Assemblée nationale a été respectée Ensuite, j’ai été nommé aujourd’hui, je rencontrerai le Président afin de travailler à la formation du gouvernement. Cela ne devrait pas tarder, car nous devons travailler rapidement, nous devons bien travailler, car le peuple malgache attend, et le peuple malgache n’attend plus. Je m’engage et je ne décevrai pas les Malgaches. », a déclaré  Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre de la Refondation.

  • RÉPONSES D’URGENCE – Les interventions post-cycloniques de relèvement à Toamasina principalement financées par les ressources propres internes, selon le BNGRC

    RÉPONSES D’URGENCE – Les interventions post-cycloniques de relèvement à Toamasina principalement financées par les ressources propres internes, selon le BNGRC

    Le BNGRC apporte des précisions. Les financements annoncés par les partenaires internationaux pour soutenir les réponses d’urgence n’ont pas encore été débloqués, du moins jusqu’à jeudi, assure le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes. A en croire son directeur général, le Général de division Gabriel Ramanantsoa, les montants évoqués ne sont pour l’instant que des chiffres en attente de positionnement sur le compte de son Bureau.

    “Les interventions postcycloniques menées jusqu’à présent ont principalement été financées grâce aux ressources propres internes, crédits inscrits dans la loi de Finances 2026”, souligne le DG du BNGRC au cours d’une rencontre avec la presse jeudi. “Depuis que le cyclone Fytia a été évoqué en décembre, les actions menées ont été financées par ces ressources internes, et non par les aides annoncées par les donateurs”, poursuit-il.

    Si l’on en croit le Général Gabriel Ramanantsoa, des aides parviennent quand même sur les comptes bancaires du BNGRC et sont gérés par les services financiers de l’organisation. Mais il s’agit principalement des contributions versées et octroyées par les citoyens malgaches. “Concernant les annonces faites par certains partenaires, comme les Chinois ou les Mauriciens, la majorité de ces contributions financières ne sont pas encore versées sur notre compte”, ajoute-t-il.

    Il souligne néanmoins que les dons en nature ont tous été bien reçus et que leur distribution a bien commencé.

  • NECROLOGIE – L’ancien footballeur Désiré Rakotondramasy, alias Dezy Ramasy n’est plus

    NECROLOGIE – L’ancien footballeur Désiré Rakotondramasy, alias Dezy Ramasy n’est plus

    Dezy Ramasy range d’une manière définitive ses godasses. L’ailier gauche à l’ancienne, de son vrai nom Désiré Rakotondramasy, est décédé dimanche selon la Fédération malgache de football (FMF).

     

    Dezy Ramasy avait martyrisé la défense adverse dans les années 70 et au début des annés 80. Le joueur de la Fortior de la Côte Ouest est connu pour ses frappes sèches, un cauchemar pour les gardiens de but.

     

    L’ailier gauche fait partie des joueurs ayant fait les beaux jours du club majungais. Il avait remporté le championnat de Madagascar, entre autres, aux côtés du célèbre stoppeur René « Talé » Rabearisoa en 1973.

     

    Dezy Ramasy avait également fait rêver les férus du ballon rond au sein de l’équipe nationale des années 70. Il avait fait honneur à la sélection nationale avec des grands noms du football comme Michel « Maître » Kira, Etienne Rasoanaivo, Augustin Baovola, Jean François Debon, René Talé, Mosa ou encore Babazy. Cette génération-là avait raté d’une marche la qualification à la Coupe d’Afrique des nations en 1973

  • NÉCROLOGIE – L’ancien ministre Richard Randriamandrato passe l’arme à gauche

    NÉCROLOGIE – L’ancien ministre Richard Randriamandrato passe l’arme à gauche

    Le paysage politique malgache perd l’un de ses visages. La famille Randriamandrato fait part du décès de Richard James Randriamandrato, une des figures marquantes de l’administration Rajoelina. Il avait été ministre de l’Economie et des finances de 2019 à 2021, avant de se voir confier la tête de la diplomatie malgache en tant que ministre des Affaires étrangères au cours de l’année 2022. En 2024, il avait été le candidat de Madagascar au poste de président de la Commission de l’Union africaine.

     

    Diplômé en sciences politiques et en relations internationales, Richard Randriamandrato avait travaillé pendant plusieurs années en Afrique. Il avait notamment été directeur de la planification stratégique et des recherches du Marché commun pour l’Afrique de l’Est et australe (Comesa) de 2001 à 2009. Mais il avait déjà travaillé au sein du Bureau international du travail, au sein du Programme des nations unies pour le développement, au sein de la Banque mondiale mais aussi au sein de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.

     

    Membre de l’équipe d’experts fondateurs de l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM) d’Andry Rajoelina, il avait été conseiller spécial du Premier ministre Christian Ntsay en charge des relations avec les partenaires techniques et financiers et la coopération en 2018. Son mandat en tant que ministre des Affaires étrangères avait été marqué par une contestation des agents du ministère mais aussi par son limogeage après un vote de Madagascar condamnant les “annexions illégales” de quatre régions ukrainiennes par la Russie. A l’époque, Madagascar avait pourtant toujours affirmé son non-alignement et sa neutralité dans le dossier.

  • CHEF DU GOUVERNEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina dit avoir “nommé Mamitiana Rajaonarison pour son intégrité”

    CHEF DU GOUVERNEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina dit avoir “nommé Mamitiana Rajaonarison pour son intégrité”

    “C’est cette droiture que vous avez que je veux vous voir porter debout à partir d’aujourd’hui”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, donne ses consignes au nouveau Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison. Il le veut “mener le gouvernement sur le chemin de l’intégrité pour redonner de l’espoir aux Malgaches”.

     

    “Montrez que les Malgaches ont besoin de gens intègres, qui ne peuvent être détournés du droit chemin et qui sont incorruptibles”, martèle le chef de l’Etat dans son discours à l’occasion de la nomination du deuxième chef du gouvernement de la Refondation, ce dimanche soir. “La Nation malgache a besoin de prendre des décisions fortes car nous sommes à un tournant”, poursuit-il.

     

    Dans son allocution, le président de la Refondation rappelle le parcours de son nouveau chef de gouvernement dans la lutte contre la corruption. “Vous avez été dans la lutte contre la corruption alors que vous étiez encore lieutenant de la gendarmerie”, souligne le Colonel Michaël Randrianirina. Il indique que “c’est peut-être même à cause de cela que vous ne vous êtes pas entendu avec votre chef hiérarchique de l’époque, et que vous avez décidé de démissionner” des Forces armées, suppose-t-il.

     

    A en croire le chef de l’Etat, Mamitiana Rajaonarison, sortant de l’Académie militaire, avait quitté les rangs de la gendarmerie sous la transition après avoir refusé les ordres d’un officier supérieur à l’époque. “C’était une grande décision qui vous a menée jusqu’à ce poste”, glisse-t-il. “Je vous ai choisi pour une raison”, insiste-t-il alors.

     

    Outre la lutte contre la corruption, le Colonel Michaël Randrianirina compte sur Mamitiana Rajaonarison pour “ne pas suivre le courant” et pour lui “remonter les bretelles quand il le faut”. Il l’invite également “à former très rapidement le gouvernement”, “à mettre en oeuvre la politique générale de la Refondation”, et “à unir toutes les forces vives du pays”.

  • GOUVERNEMENT – Mamitiana Rajaonarison nommé Premier ministre de la Refondation

    GOUVERNEMENT – Mamitiana Rajaonarison nommé Premier ministre de la Refondation

    Un nouveau locataire pour Mahazoarivo. C’est Mamitiana Rajaonarison qui prend la tête du deuxième gouvernement de la Refondation, un peu moins d’une semaine après la dissolution du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo. Sa nomination a été annoncée ce dimanche au Palais d’Etat d’Iavoloha, par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina.

     

    Avant cette désignation en tant que chef du gouvernement, Mamitiana Rajaonarison occupait depuis avril 2021 le poste de directeur général du Service de renseignement financier (Samifin), l’organisme chargé notamment de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à Madagascar. Administrateur civil de formation, cet ancien officier supérieur de la Gendarmerie a également travaillé pendant plus de 12 au sein du Bureau indépendant anti-corruption où il a été successivement investigateur, chef de service investigateur et directeur de la branche du Bureau à Toliara.

  • SERVICE – Paositra Malagasy lance son bateau postal à Nosy-Be et ouvre une nouvelle voie express pour le fret

    SERVICE – Paositra Malagasy lance son bateau postal à Nosy-Be et ouvre une nouvelle voie express pour le fret

    La Paositra Malagasy (Paoma) jette l’ancre à Nosy-Be. L’opérateur national des services postaux vient de procéder à la mise en service de son bateau postal. Un nouvel équipement qui vise non seulement à renforcer ses services postaux mais également à améliorer la connectivité de l’archipel du Nord Ouest avec les différentes régions du pays.

     

    La Paoma muscle ainsi son dispositif face aux défis logistiques à Nosy-Be. La mise en service de ce bateau contribuera à améliorer les liaisons dans cette partie de l’île, reposant principalement sur les transports maritimes et aériens. L’opérateur public entend ainsi sécuriser et accélérer le flux de marchandises sur place.

     

    Avion postal

     

    L’ambition de la Paoma ne s’arrête pas à l’acquisition et l’opérationnalisation de ce bateau postal. Au-delà du littoral, l’opérateur public a déjà fait part de son souhait de mettre en service un avion postal, à l’avenir. Il s’agit d’un autre projet qui vise le renforcement du réseau postal à l’échelle nationale.

     

    La Paoma a par ailleurs procédé à l’inauguration du nouveau bureau de la Paositra Finance à Nosy-Be. Le déploiement progressif de cette filiale vise à proposer des services financiers répondant aux besoins de la population.

     

    Photo : Paositra Malagasy

  • TEXTILE – Madagascar projette de relancer la filière coton dans son plan de relance économique 

    TEXTILE – Madagascar projette de relancer la filière coton dans son plan de relance économique 

    Transformer l’or blanc en moteur de croissance. Après des décennies de déclin, Madagascar prévoit de relancer sa filière coton pour promouvoir la chaîne de valeur textile. Il s’agit d’une mesure qui devrait permettre l’augmentation de la production locale de cette matière première, afin de rendre possible la création d’unités textiles lourdes mais aussi pour créer une plus grande valeur ajoutée dans les produits exportés. Cette disposition a été présentée lors des Assises pour la relance économique de Madagascar, mardi.

     

    C’est le ministère de l’Agriculture et de l’élevage qui est en charge de la mise en œuvre de cette mesure, en misant sur une intégration verticale. Il s’agit de reconnecter les producteurs locaux de cotons aux industriels nationaux pour contribuer à l’autonomie en matière première de la filière textile.

     

    Pour concrétiser cette ambition, le plan de relance avance trois leviers opérationnels immédiats. Il y a d’abord la distribution de semences performantes aux planteurs pour améliorer leur rendement. Vient ensuite le renforcement de leur encadrement technique pour moderniser leurs pratiques culturales au plus près du terrain. Et enfin, la stratégie tient compte du volet financier, qui s’assure de faciliter l’accès aux financements pour les planteurs de coton pour permettre l’extension des surfaces cultivées.

     

    Madagascar mise ainsi sur une industrialisation textile à forte valeur ajoutée. Avec la création sur place d’unités textiles lourdes, ce projet de relance cherche non seulement à transformer localement le coton mais il entend aussi maximiser les recettes d’exportation. Et ce, tout en stabilisant les revenus des communautés rurales dans les zones productrices.

     

    C’est un levier stratégique pour l’économie qui peut s’activer, si ce n’est qu’avec l’intégration de la filière coton dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (Agoa). En relançant la production locale de fibre, pourrait en effet satisfaire aux règles d’origine strictes imposées par les États-Unis.

     

    Ce principal client de Madagascar exige souvent que les vêtements soient fabriqués à partir de fils et de tissus produits régionalement pour bénéficier d’une exonération totale de droits de douane. La relance de la filière coton contribuera d’ailleurs à réduire la dépendance aux importations de tissus étrangers de la Grande île et renforcer de ce fait sa balance commerciale.

     

    Madagascar a vu sa production de coton régresser de manière structurelle depuis des décennies. Cette dégradation s’est manifestée par la réduction de volume de production, la baisse de rentabilité pour les producteurs ou encore les défaillances de paiement des opérateurs industriels. Cette fragilisation a entraîné un mouvement de désengagement des exploitants, entraînant une reconversion agricole vers des cultures vivrières comme le manioc et la patate douce.

  • COMMERCE ET CONSOMMATION – Des dispositions exceptionnelles pour éviter la destruction totale des stocks de riz endommagés à Toamasina

    COMMERCE ET CONSOMMATION – Des dispositions exceptionnelles pour éviter la destruction totale des stocks de riz endommagés à Toamasina

    Trier les bons grains de l’ivraie. Ce ne sont pas tous les stocks de riz endommagés à Toamasina suite au cyclone Gezani qui seront automatiquement détruits. Les opérateurs économiques affectés par ce sinistre peuvent demander au ministère du Commerce et de la consommation d’effectuer des tris afin d’identifier et séparer les lots potentiellement sains et les lots manifestement avariés. Ce département a publié une note sur cette mesure exceptionnelle, vendredi.

     

    Mais les agents du commerce doivent procéder avant tout au scellage de tous les produits stockés dans les entrepôts affectés à Toamasina. Ceci dans un souci de sécurisation des marchandises mais également afin de prévenir toute manipulation non autorisée. Mais pour éviter que le riz sain ne se dégrade dans ces entrepôts, les opérateurs peuvent obtenir une autorisation de transfert livrée par le ministère, dont le transport avec des camions scellés vers des lieux de stockage aux normes est strictement contrôlé.

     

    C’est là que l’opérateur économique concerné peut adresser une demande formelle de triage, pour éviter que toute sa marchandise ne soit automatiquement détruite. Cette opération s’effectuera sac par sac en présence des agents du commerce et des représentants des associations de protection des consommateurs, précise le ministère du Commerce.

     

    Des prélèvements seront ensuite effectués sur des échantillons représentatifs des lots jugés sains pour être transmis à l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA). C’est cette agence qui effectuera l’analyse et délivrera le certificat de leur consommabilité pour leur mise sur le marché. Les lots avariés et impropres à la consommation seront pour leur part détruits.

     

    Le ministère du Commerce et de la consommation indique avoir pris ces dispositions exceptionnelles afin d’assurer la protection des consommateurs contre les produits impropres à la consommation. Mais elles ont également été prises dans le but d’accompagner les opérateurs économiques qui ont été affectés par le passage du cyclone Gezani.