Catégorie : Actualité

  • GESTION MUNICIPALE – Un manque à gagner de 750 millions ariary paralyse la Commune d’Antananarivo

    GESTION MUNICIPALE – Un manque à gagner de 750 millions ariary paralyse la Commune d’Antananarivo

    La Jirama en cause. Le fonctionnement des services essentiels de la capitale traverse une zone de fortes turbulences financières. En marge de ses déclarations relatives aux récentes décisions du Conseil d’État sur les élections municipales, Harilala Ramanantsoa lève le voile sur un différend budgétaire majeur opposant la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) à la Jirama. Ce blocage financier, persistant depuis octobre dernier, fragilise directement la capacité d’intervention de la municipalité dans ses missions régaliennes, souligne-t-elle.

    Le cœur du litige repose sur le non-versement des redevances liées à l’assainissement et aux eaux usées, collectées par la société d’État mais non reversées à la commune. Selon les précisions de la maire déchue, les arriérés accumulés s’élèveraient désormais à la somme de 750 millions d’ ariary. Ce déficit de trésorerie impacte l’ensemble de la chaîne logistique de la ville, créant un effet domino sur les dépenses opérationnelles et la maintenance des infrastructures de base nécessaires au bien-être des administrés.

    Dettes et créances mutuelles

    Du côté de la Jirama, des responsables indiquent toutefois que le montant exact de la dette reste à clarifier. Selon eux, un rapprochement des comptes entre les deux institutions serait nécessaire afin d’établir précisément les sommes dues, d’autant que la compagnie affirme également disposer de créances envers la commune. Il s’agirait notamment de factures restées impayées, pour lesquelles des relances auraient déjà été adressées par le service commercial de l’entreprise aux responsables communaux, dans l’objectif d’organiser une rencontre et d’examiner conjointement les dettes respectives.

    Ainsi, l’enjeu de ce recouvrement dépasse la simple comptabilité pour toucher à l’urgence sanitaire de la ville. La collecte des déchets ménagers se retrouve en première ligne de cette crise de financement. Sans ces fonds, la Commune d’Antananarivo peine à couvrir les charges logistiques et les besoins matériels indispensables à l’évacuation des ordures.

  • DÉPENSES PUBLIQUES – Les appuis extérieurs pèsent deux tiers du budget national, selon le ministère de l’Economie et des finances

    DÉPENSES PUBLIQUES – Les appuis extérieurs pèsent deux tiers du budget national, selon le ministère de l’Economie et des finances

    Madagascar ne finance pas son propre développement, il l’emprunte. Près de 68% des dépenses publiques sont encore financées par des prêts ou des aides extérieures. Une situation exposée par la directrice d’appui, de suivi et d’évaluation auprès du ministère de l’Économie et des finances (MEF), Marilys Razakamanana, durant la présentation officielle de la Stratégie nationale de financement intégré du développement durable (SNFI-DD) de Madagascar, jeudi.

    Cette perfusion financière n’est cependant pas un choix stratégique. L’État ne dispose que de ressources internes limitées pour financer les services publics. En matière de pression fiscale, le pays ne mobilise qu’environ 10% du Produit intérieur brut (PIB) en recettes fiscales. C’est l’un des taux les plus bas en Afrique, note cette responsable auprès du ministère en charge des Finances.

    Avec une économie essentiellement informelle, près de 47% du PIB est généré hors du secteur formel, échappant ainsi à l’impôt. “Cela réduit d’autant la base taxable et creuse, dans ce cadre-là, le déficit du financement public”, expose Marilys Razakamanana. Les investissements privés demeurent par ailleurs faibles, avec un taux d’investissement stagnant autour de 12,5% du PIB, poursuit-elle.

    Madagascar avait alors fait le choix de repenser l’architecture du financement de son développement, en se dotant de la SNFI-DD. Il s’agit d’un cadre permettant l’alignement ensemble des sources de financement public, privé, international et national sur les priorités du développement du pays,explique le coordonnateur résident du Système des Nations-Unies (SNU) à Madagascar, Anthony Ngororano.

    Cette stratégie repose sur le renforcement des financements publics, notamment à travers une meilleure mobilisation de ressources domestiques, une plus grande efficacité des dépenses publiques et une gestion responsable de la dette. Elle consiste également à stimuler les financements privés, par le biais du renforcement de la confiance des investisseurs et par la facilitation de l’accès aux financements pour les entreprises, en particulier les PME. Et elle vise à encourager l’innovation financière, obligations vertes ou sociales, financements mixtes, partenariats publics-privés et autres instruments capables d’attirer des nouvelles ressources vers les priorités nationales, détaille ce représentant du SNU.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle les étudiants des établissements supérieurs publics à ne pas se laisser acheter

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle les étudiants des établissements supérieurs publics à ne pas se laisser acheter

    Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République appelle les étudiants des universités publiques à ne pas se laisser corrompre, et à ne pas accepter de l’argent en échange de se lancer dans des revendications auxquelles ils ne croient pas. “Si aujourd’hui vous acceptez déjà de vous laisser acheter pour 50 000 ou 100 000 ariary afin de descendre dans la rue et défendre une idée que votre conscience elle-même n’approuve pas, une idée dont vous n’êtes même pas convaincus qu’elle soit juste, alors que deviendra Madagascar lorsque ce sera vous qui serez aux commandes”, leur demande-t-il dans son discours à l’occasion de la cérémonie de rentrée solennelle des universités et des instituts supérieurs technologiques (IST) publics de Madagascar qui s’est tenue vendredi à l’Université d’Itasy, à Soavinandriana.

    ⭕Le chef de l’Etat ne les empêche cependant pas de revendiquer leurs droits. “S’il manque quelque chose dans votre formation, demandez-le, c’est votre droit de le réclamer”, souligne-t-il. Mais il les invite à ne se battre que pour les causes qui en valent la peine et pas pour des raisons politiques ou autres. “N’acceptez pas de vous laisser acheter pour 50 000 ou 100 000 ariary ; même pour deux millions, ne trahissez pas votre patrie”, insiste-t-il. Il les appelle plutôt à « se concentrer sur les études », et à « étudier pour l’avenir de leur localité, de leur région, de leur province, et de leur pays ».

    ⭕Dans la foulée de son discours, le président de la Refondation invite également les enseignants, les enseignants-chercheurs et le personnel administratif et technique à être des modèles pour les étudiants. “Ne soyez pas seulement des transmetteurs de connaissances, soyez la lumière qui guident leurs pas”, appelle-t-il. “Aidez-les à ne pas se laisser embarquer ni emmener dans des idées fausses”, ajoute-t-il encore. “C’est vous qui formez ces étudiants de l’enseignement supérieur, et beaucoup d’entre vous êtes considérés comme des exemples à suivre”, insiste-t-il.

    ⭕En début de semaine, des étudiants de l’Université d’Antananarivo ont manifesté contre un protocole d’accord signé entre l’Université d’Antananarivo et le Centre régional des oeuvres universitaires d’Antananarivo. Les manifestants avaient dénoncé ce qu’ils ont qualifié de “décision unilatérale” du directeur du Crou-A et avaient contesté ce qu’ils ont considéré comme le début d’un “assainissement général” des cités universitaires. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, pour sa part, avait évoqué un protocole d’accord qui reprenait les dispositions des textes déjà en vigueur.

     

    Photo : PRRM

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université de l’Itasy se dote d’un village pour ses enseignants

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université de l’Itasy se dote d’un village pour ses enseignants

    Université modèle à Madagascar. L’Université de l’Itasy, située à 5 km de Soavinandriana, se distingue par ses infrastructures conformes aux normes et ses nombreuses innovations au bénéfice des étudiants. Le village des professeurs, composé de 31 logements destinés aux enseignants, en fait partie.

     

    Cette infrastructure a été inaugurée le 13 mars par le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, à l’occasion de l’ouverture officielle de l’année universitaire 2025-2026 pour l’ensemble des universités et Instituts supérieurs de technologie (IST) du pays. Ce village facilitera la communication entre les étudiants et les enseignants, sans oublier l’amélioration des conditions de ces derniers.

     

    Approvisionnement en eau et électricité

     

    Outre le village des professeurs, l’Université de l’Itasy disposera de deux véhicules supplémentaires pour le transport des étudiants. S’y ajoutent des équipements pour l’approvisionnement en eau et en électricité, offerts par les autorités afin de soutenir le développement de l’établissement.

     

    L’Université de l’Itasy compte 2 027 étudiants inscrits dans cinq domaines de formation : l’art et lettres / sciences humaines, les sciences de l’ingénieur, les sciences de la société, les sciences de la santé, ainsi que les sciences et technologies.

     

    Valeurs et éducation citoyenne

     

    Lors de son intervention, le Colonel Michael Randrianirina a affirmé que “la cérémonie est un moment marquant pour le renforcement de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, considéré comme un pilier essentiel pour la formation de ressources humaines hautement qualifiées, capables de contribuer au développement”.

     

    Le chef de l’Etat a également rappelé que “la connaissance seule ne suffit pas”. Il est indispensable de la compléter par des valeurs et une éducation citoyenne, afin de former des individus responsables et intègres, estime-t-il. “Les personnes instruites mais dépourvues de valeurs peuvent représenter un danger pour la société. Nous devons évoluer et nous améliorer continuellement”, affirme-t-il.

     

    L’université d’Itasy à Soavinandriana a été créée en 2015, en tant qu’établissement annexe de l’Université d’Antananarivo. Elle est devenue une université autonome depuis 2019.

     

    Photo : PRRM

  • MOBILITÉ URBAINE – 75 paires de feux tricolores automatisés à installer dans la ville d’Antananarivo

    MOBILITÉ URBAINE – 75 paires de feux tricolores automatisés à installer dans la ville d’Antananarivo

    Antananarivo revient aux feux tricolores pour réglementer la circulation. Les mâts de signalisation lumineuse feront petit à petit leur apparition dans la Capitale malgache. Les premiers dispositifs sont déjà installés depuis peu sur l’avenue de l’Indépendance. Le paysage de la circulation va ainsi changer de visage.

    Selon une source auprès de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) qui souhaite garder son anonymat, 75 paires de feux tricolores ont été livrés depuis le mois de juillet 2025, juste après le Sommet de la Commission de l’océan Indien. Ils seront installés au niveau de 75 emplacements, notamment les grandes avenues de la ville, les entrées et sorties des camps militaires et de la police, les abords des écoles et des églises ainsi que les zones régulièrement touchées par les embouteillages.

    Bien que certains feux tricolores soient déjà installés, dont ceux de l’avenue de l’Indépendance, ils ne sont pas encore en service. “Les tests techniques ont été réalisés, mais la mise en fonctionnement nécessite encore des travaux”, explique notre source. Chaque dispositif doit en effet disposer d’une connexion, d’un réseau et d’une alimentation électrique indépendants.

    À l’origine, les équipements livrés étaient des feux piétons à bouton d’appel. Mais les techniciens ont estimé que ce système risquait d’être utilisé de manière abusive. “Nous avons travaillé plusieurs mois pour transformer le dispositif en véritables feux tricolores automatisés”, précise notre source. Le fonctionnement devrait ainsi être centralisé, sous la supervision des autorités compétentes, notamment la CUA et les forces de l’ordre, afin d’éviter tout dysfonctionnement.

    Par ailleurs, les autorités envisagent des campagnes de sensibilisation destinées aux automobilistes, aux usagers des deux-roues et aux piétons, afin de réhabituer la population à l’utilisation des feux de signalisation dans la capitale.

  • INSTITUTIONS – L’Union africaine se dit “préoccupée par la destitution du Premier ministre” malgré un accueil favorable du programme de la Refondation

    INSTITUTIONS – L’Union africaine se dit “préoccupée par la destitution du Premier ministre” malgré un accueil favorable du programme de la Refondation

    Des inquiétudes exprimées malgré des points de satisfaction. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS) se dit “profondément préoccupé” par la destitution du Premier ministre et de son gouvernement le 9 mars 2026. Elle n’en salue pas moins la feuille de route de la Refondation dont elle souhaite la réalisation en 24 mois, comme cela a été prévu.

    Le CPS de l’Union africaine estime que la décision de mettre fin aux fonctions du gouvernement pourrait avoir “un impact négatif sur le processus de transition politique en cours à Madagascar”. Il exprime ses inquiétudes dans un communiqué adopté le 10 mars lors de sa 1335ᵉ réunion consacrée à la situation de Madagascar.

    Inclusif et pluraliste

    Dans son communiqué, le Conseil de paix et de sécurité invite alors les autorités malgaches à tenir compte de toutes les forces politiques du pays dans la formation du prochain gouvernement. Il dit “encourager les autorités à veiller scrupuleusement à ce que le processus de transition soit inclusif, pluraliste, multipartite, progressiste et transparent, dans le respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit”.

    Le CPS insiste notamment sur la participation des femmes, des jeunes et de l’ensemble des parties prenantes dans le “dialogue national en vue de trouver une solution consensuelle aux défis auxquels le pays est confronté”. Il en appelle également à la “libération de tous les détenus politiques”.

    Respecter le délai de 24 mois

    Malgré ces préoccupations, le Conseil affirme “accueillir favorablement le Programme de refondation de la République de Madagascar”, annoncé en fin février et remis à la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Il se félicite également du lancement de la concertation nationale, conduite par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), qui doit aboutir à l’élaboration d’une nouvelle Constitution et à la mise en place d’un comité de pilotage chargé de coordonner le processus.

    Pour l’instance panafricaine, le calendrier de 24 mois fixé pour le retour à l’ordre constitutionnel doit être scrupuleusement respecté. Les autorités sont encouragées à coopérer pleinement avec l’Union africaine et la SADC pour aller en ce sens.

     

    Photo : African Union

  • SPECTACLE – Feon’Ny Ala, une comédie musicale pour donner aux enfants l’envie de lire et de protéger la forêt, accessible avec des tickets du coeur

    SPECTACLE – Feon’Ny Ala, une comédie musicale pour donner aux enfants l’envie de lire et de protéger la forêt, accessible avec des tickets du coeur

    Et si les entreprises pouvaient, elles aussi, donner une voix à la forêt. Mais surtout offrir un moment de rêve à des enfants qui n’ont pas toujours accès à ce type de spectacle. À travers les tickets du cœur, les entreprises ont la possibilité de soutenir cette initiative culturelle et éducative tout en permettant à des enfants issus d’associations ou d’orphelinats d’assister à la comédie musicale Feon’ny Ala prévue le 21 mars au CCI Ivato à 14h30. Elles pourront alors transformer une après-midi en souvenir inoubliable pour ces enfants. En offrant un ticket du cœur, les entreprises participent à une double action, celle de permettre à des enfants de découvrir un spectacle vivant, et celle de soutenir la création de livres destinés à encourager la lecture dans les écoles primaires publiques. Un engagement solidaire qui donne du sens à la culture, à l’éducation et à la protection de l’environnement.

    « Ce dont nous allons parler aujourd’hui est la comédie musicale organisée par Okalou le 21 mars au CCI Ivato à 14h30. Une comédie musicale qui combine le chant, la danse et l’enseignement dans l’univers de la forêt. Comme c’est également la Journée mondiale de la forêt ce jour-là, l’occasion a été saisie pour organiser cette comédie musicale à cette date« , a indiqué Seheno Rasoanarivo, Directrice générale – Okalou

    La Voix de la Forêt ou Feon’Ny Ala, c’est une comédie musicale signée Okalou. Une adaptation de la troisième série de Diary Nofy. Une initiative de l’ONG Teach For Madagascar qui en assure l’édition. Des livres pour enfant écrits par Rolling Pen et illustrés par Catmouse James. Et cela parle de forêt, d’environnement, et d’enfants. Une collaboration qui entend donner aux enfants encore plus envie de lire.
    « Ce qui distingue un peu cette comédie musicale, intitulée « Feon’ny ala », c’est qu’elle parle de la forêt. La particularité est qu’il y a trois éléments importants que nous abordons dans cette comédie musicale. Le premier concerne l’environnement, car à travers ce spectacle nous sensibilisons les enfants à l’importance de la protection de l’environnement et des forêts. Le deuxième concerne l’éducation. En effet, une grande partie des recettes de ce spectacle servira à produire des livres. Des livres qui seront utilisés pour enseigner aux enfants dans les EPP. Je rappelle que Teach For Madagascar a de nombreux collaborateurs bénévoles dans ces EPP. Ils apprennent aux enfants à lire et à aimer les livres. Ainsi, la majorité des recettes de ce spectacle servira à financer la création de nouveaux livres pour ces enfants« , continue d’expliquer notre interlocutrice.

    Imaginez un enfant qui découvre ce spectacle haut en couleurs organisé ce 21 mars au CCI Ivato. Puis imaginez-le encore si vous lui offrez les livres de la série.
    La magie du programme Let’s read, c’est de donner vie aux livres pour donner envie de livres. Si donc l’envie de faire plaisir aux enfants et de leur mettre des étoiles plein les yeux vous dit. Ils sont déjà quelque 200 enfants à avoir droit à ce ticket de coeur. Mais vous pouvez toujours en offrir car la grande salle du CCI est immense et pourra accueillir des centaines d’enfants.

    « Nous avons mis en place ce que nous appelons le « ticket du cœur ». Ce ticket du cœur peut être acheté par des entreprises ou des particuliers. Il coûte 25 000 ariary. Il est destiné à offrir l’accès au spectacle aux enfants qui n’ont pas les moyens d’acheter un billet. Il est réservé aux associations ou aux orphelinats déjà en collaboration avec une entreprise ou un particulier. Si une entreprise ne travaille pas encore avec un orphelinat ou une association, nous pouvons également nous en charger, car nous avons déjà plusieurs partenaires qui travaillent avec Okalou« , explique toujours, Seheno Rasoanarivo. « Au moment où nous parlons, plus de 200 enfants bénéficient déjà de ces tickets du cœur grâce à plusieurs entreprises et particuliers. Il reste encore des billets disponibles. Il est possible d’en acheter en se rendant sur le site Ticket by Lamako, où l’on peut voir les places encore disponibles et les prix« , ajoute-t-elle.

    Plus qu’un simple divertissement, Feon’ny ala se veut une expérience culturelle et éducative, destinée à sensibiliser les enfants, les familles et même les entreprises à la protection de l’environnement. Un spectacle qui mêle culture, solidarité et sensibilisation, pour donner une voix à la forêt… et inspirer toute une génération. « Ce qui rend vraiment cette comédie musicale particulière, c’est qu’elle n’est pas seulement un divertissement. Elle a aussi un impact important sur l’éducation des enfants, des familles et même des entreprises concernant la protection de l’environnement. Elle aide également les enfants qui n’ont pas la possibilité d’assister à des spectacles comme celui-ci à en profiter et à découvrir ce que les autres enfants spectateurs ont l’habitude de voir. C’est donc une invitation adressée à tout le monde. Venez nombreux, c’est vraiment très agréable. Les répétitions avancent déjà très bien. Ce que vous verrez sera vraiment magnifique, comme d’habitude avec les productions d’Okalou, avec simplement ces particularités dont je viens de parler« , conclut Seheno Rasoanarivo.

     

     

  • SANTÉ PUBLIQUE – Plus de 700 femmes sensibilisées et 200 dépistées du cancer du col de l’utérus à Antananarivo et Mahajanga

    SANTÉ PUBLIQUE – Plus de 700 femmes sensibilisées et 200 dépistées du cancer du col de l’utérus à Antananarivo et Mahajanga

    Une mobilisation dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes (JIDF) 2026. Le programme « Vita CCU » a opté pour des séances de sensibilisation et le dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus à Antananarivo et à Mahajanga, du 5 au 7 mars. “La santé des femmes est un droit fondamental. De plus, la prévention et le dépistage précoce du cancer du col de l’utérus figurent parmi les actions essentielles pour réduire la mortalité liée à cette maladie”, indique le programme.

    “Vita CCU”, mis en œuvre par Douleurs sans frontières (DSF), Médecins du Monde et l’association des Femmes Samaritaines, a permis de sensibiliser plus de 700 personnes et de dépister pas moins de 200 femmes dans les deux villes. À Antananarivo, 392 personnes ont été sensibilisées aux facteurs de risque et aux moyens de prévention, tandis que 136 femmes ont bénéficié d’un dépistage. Parmi elles, 11 ont présenté des résultats positifs, dont 7 cas de lésions précancéreuses encore traitables et 4 cas suspects de cancer du col de l’utérus.

    Un enjeu majeur de santé publique

    À Mahajanga, 315 personnes ont été sensibilisées et 100 femmes dépistées, dont trois présentant des résultats suspects. Les femmes dépistées positives bénéficieront d’un accompagnement assuré par DSF, qui se chargera de leur orientation vers des centres de santé partenaires pour des examens complémentaires et une prise en charge adaptée.

    Pour les prochaines étapes, le programme prévoit de poursuivre la mobilisation communautaire, de renforcer les capacités des agents de santé et de doter les structures sanitaires en matériel de dépistage. Des actions de plaidoyer seront également menées afin de renforcer durablement la lutte contre cette maladie.

    Le cancer du col de l’utérus constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique à Madagascar. Environ 45 femmes sur 100 000 sont touchées chaque année, avec 41 décès pour 100 000, soit un taux de mortalité particulièrement élevé, proche de 80 %, souvent lié à un diagnostic tardif et à un accès limité aux soins.

  • BASKETBALL 3×3 – Les Ankoay entrent en lice au Champions Cup de Bangkok ce vendredi

    BASKETBALL 3×3 – Les Ankoay entrent en lice au Champions Cup de Bangkok ce vendredi

    Jour J. La Champions Cup de Bangkok, en Thaïlande, débute ce vendredi pour les Ankoay hommes et dames. Trois rencontres sont au programme de cette première journée pour les deux sélections malgaches de basketball 3×3 engagées dans la compétition.
     
    C’est la sélection masculine qui entrera en premier sur le terrain. Elly Randriamampionona, Arnol Solondrainy, Livio Ratianarivo et Anthony Rasolomanana affronteront les joueurs australiens à 14h05. Ils reviendront ensuite sur le parquet à 16h30 face aux Américains.
     
    Les dames feront leurs débuts à 17h20. Sydonie Andriamihajanirina, Jaofera Christiane Minahoarisoa, Tokiniaina Sambatrarimiora et Sarobidy Randriatahiana joueront contre les Américaines.
     
    Pour la deuxième journée, samedi, Madagascar affrontera l’Australie à 14h05 et les Pays-Bas à 16h05 chez les dames pour leurs deuxième et troisième matchs de groupe. De leur côté, les hommes clôtureront également leur phase de poule face aux Néerlandais.
  • COMMERCE – Colère des riziculteurs de l’Alaotra face à l’effondrement des prix du riz local

    COMMERCE – Colère des riziculteurs de l’Alaotra face à l’effondrement des prix du riz local

    L’Alaotra en ébullition. Des syndicats de producteurs des districts d’Amparafaravola et d’Ambatondrazaka ont mené un mouvement d’envergure jeudi. Dès 11h00 du matin, les manifestants ont paralysé la circulation au niveau de Vohidiala, bloquant les axes routiers pour exprimer leur détresse face à l’effondrement des cours du riz qu’ils produisent.

    C’est sur un déséquilibre financier jugé critique que se base leur mouvement. Alors que ces producteurs estiment à 2 100 ariary par kilo le prix indispensable pour couvrir leurs charges et assurer leur survie, les cours actuels du paddy se sont effondrés à 1 000 ariary, d’après leur témoignage sur place. Même l’intervention de la State Procurement of Madagascar (SPM), qui propose aux producteurs un prix d’achat à 1 700 ariary, reste en deçà du seuil de rentabilité.

    Mais la situation est encore gravement exacerbée par la concurrence du riz importé, dont le prix est inférieur à celui du riz local. Le Chef de région par intérim de l’Alaotra Mangoro, Elire Joseph Rabemananjara, explique cette cherté de la production locale par plusieurs facteurs structurels. Il cite entre autres la vétusté des infrastructures hydroagricoles qui limite les rendements, le coût élevé des intrants, ou encore le poids du surendettement des paysans via les microcrédits.

    40 000 tonnes de paddy dormiraient alors actuellement dans les stocks de la région, faute de débouchés. Mais le risque de surproduction est désormais réel à l’approche de la nouvelle récolte prévue dans moins de deux mois. “Si les stocks actuels ne sont pas évacués avant l’arrivée du riz nouveau, l’économie de la région fera face à une menace systémique”, alerte le chef de région.

    Les agriculteurs lancent alors un appel pressant à l’endroit de l’Etat. Ils ont lancé un ultimatum de 48 heures aux autorités pour soumettre une solution concrète permettant d’aligner les prix d’achat sur la réalité des coûts de revient. Sans une réponse satisfaisante d’ici l’expiration de ce délai, les actions de blocage reprendront avec une intensité démultipliée, avertissent-ils.

    Pour le Chef de région, la seule solution viable consiste à augmenter massivement les capacités de financement de la SPM afin de libérer ces stocks dans les plus brefs délais. Le rythme actuel de collecte de la SPM, limité à 50 tonnes par semaine, est jugé dérisoire.

    Le ministère du Commerce et de la consommation indique que les convois de la SPM sont déployés à Ambatondrazaka et Tanambe pour procéder à la collecte des stocks de riz auprès des producteurs et des collecteurs locaux. Selon le dispositif logistique établi, chaque cargaison acheminera un chargement de 50 tonnes à destination d’Antananarivo. Pour ce département, l’objectif de cette mesure d’urgence est de soutenir les riziculteurs et de stabiliser la filière face à la forte volatilité des cours du paddy qui fragilise actuellement le secteur