Catégorie : Actualité

  • PRÉVISIONS AGRICOLES -Madagascar reste parmi les pays africains nécessitant une assistance alimentaire externe en ce mois mars selon la FAO

    PRÉVISIONS AGRICOLES -Madagascar reste parmi les pays africains nécessitant une assistance alimentaire externe en ce mois mars selon la FAO

    L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que 41 pays dans le monde nécessitent actuellement une assistance alimentaire externe, dont 31 en Afrique. Madagascar reste parmi ces pays africains dans cette situation, selon le rapport mondial triennal sur les Perspectives de récoltes et situation alimentaire de la FAO, publié en ce mois de mars.
     
    Les conflits et l’insécurité demeurent globalement les principaux moteurs de l’insécurité alimentaire aiguë sévère, tandis que les chocs climatiques viennent accentuer la précarité dans plusieurs régions. Pour Madagascar, la dégradation de la situation repose spécifiquement sur deux facteurs, dont des conditions météorologiques défavorables et des prix alimentaires élevés.
     
    Selon la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), on estime que 1,8 million de personnes seront confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau Phase 3 (Crise) entre février et avril 2026. Une prévalence qui reste inchangée par rapport à l’année précédente. Les effets des récents cyclones, les inondations ainsi que les conditions de sécheresse persistantes dans le sud au début de l’année devraient également constituer les principaux facteurs de stress, expose la FAO.
     
    Madagascar et le Mozambique ont été les pays les plus durement touchés par les fortes précipitations de cette saison, avec des pluies diluviennes en décembre 2025, note la FAO. Cette situation s’est aggravée par les cumuls pluviométriques substantiels apportés par les cyclones tropicaux Fytia et Gezani en janvier et février 2026.
     
    Dans les régions septentrionales de Madagascar, où se situent certaines zones clés de production rizicole, les précipitations enregistrées entre novembre 2025 et janvier 2026 étaient également supérieures de plus de 40 % à la moyenne de longue durée. Inversement, des précipitations déficitaires et tardives étaient enregistrées dans certaines parties du Sud et de l’Ouest du pays depuis le début de la campagne. Aussi, la FAO anticipe une probabilité accrue d’une production céréalière nationale inférieure à la moyenne pour l’année 2026.

  • RELANCE ÉCONOMIQUE – La stabilité des cadres juridiques et règlementaires comme impératif pour les investissements

    RELANCE ÉCONOMIQUE – La stabilité des cadres juridiques et règlementaires comme impératif pour les investissements

    La relance économique ne se décrète pas, elle se construit sur le socle de la confiance. C’est le plaidoyer porté par le président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), Tiana Rasamimanana lors des Assises pour la relance économique, mardi. Cette dynamique repose, selon lui, sur une stabilité pérenne du cadre réglementaire, l’accroissement durable de la compétitivité et, surtout, le passage effectif de la décision à l’exécution.
     
    Le constat est partagé par la Banque mondiale, dont le représentant résident à Madagascar, Atou Seck, a souligné l’importance de la sécurisation de l’environnement des affaires. Il note que “les entreprises sont prêtes à investir”. Mais c’est conditionné par la stabilité, la clarté et la prévisibilité des cadres juridiques et règlementaires en place. “C’est un enjeu critique : aucun investisseur ne prendra de risques si les règles du jeu changent chaque année. Ils ont besoin de prévisibilité pour prospérer”, expose-t-il.
     
    Pour garantir la stabilité, l’Etat s’assure que l’action publique s’inscrit dans la durée, au-delà des aléas, rassure le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto. “Nous donnons l’assurance que les alternances de personnes ne remettront en cause ni la stratégie, ni les plans de l’État. Les engagements pris seront maintenus et pleinement mis en œuvre”, lance-t-il.
     
    Cette prévisibilité serait d’ailleurs un des leviers centraux des appuis budgétaires apportés par la Banque mondiale pour soutenir les réformes structurelles du pays. L’Etat aura donc à s’attaquer à sa mission première qui est de bâtir l’environnement favorable au développement du secteur privé. Ce qui suppose de lever les contraintes structurelles qui freinent l’investissement privé, la productivité et la croissance des entreprises, avance Atou Seck. Et pour lui, énergie, transports, numérique et formation sont les leviers indissociables de la croissance.
     
    Pour le SIM, il restera comme condition nécessaire et primordiale d’avoir des infrastructures de transport adéquat et une énergie disponible. “Je me permets d’affirmer que la mise en place de ces deux conditions peut être pleinement confiée au secteur privé, qui assurera aussi bien la construction que la gestion. Le rôle de l’État sera de mettre en place les règles du jeu et d’en assurer son effectivité”, lance son président Tiana Rasamimanana.
     
    Un point de vigilance lié au contexte récent doit par ailleurs être considéré. Le passage du cyclone Gezani a mis en lumière la vulnérabilité du tissu productif du pays face au choc climatique, en perturbant les chaînes d’approvisionnement, les capacités de production et l’organisation de travail dans plusieurs régions. Aussi, le président du SIM plaide pour que la relance intègre le jeu de résilience, renforce la continuité des activités, sécurise les infrastructures productives et logistique et préserve l’emploi afin d’assurer une reprise durable.
  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Orange Madagascar confirme l’origine malveillante des perturbations sur son réseau

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Orange Madagascar confirme l’origine malveillante des perturbations sur son réseau

    Confirmation. L’opérateur télécom Orange Madagascar affirme que les perturbations majeures observées sur ses services depuis le 13 février 2026 sont d’origine malveillante. Dans un communiqué publié jeudi, l’entreprise indique que deux de ses sites techniques situés à Antananarivo et à Toamasina ont été visés par un incident cyber. Elle affirme, par ailleurs, que ses “équipes sont mobilisées pour finaliser le rétablissement complet de ses services”.

    Selon l’opérateur, l’origine malveillante des perturbations a été confirmée après les premières analyses techniques. Une revendication concernant cet incident a également été publiée en ligne, souligne-t-il. L’entreprise indique alors en “prendre acte”, tout en soulignant que les investigations se poursuivent afin d’établir avec précision les circonstances et les responsabilités.

    Dès la détection des premières anomalies, les équipes techniques ont activé les protocoles de sécurité prévus pour ce type de situation, indique Orange Madagascar. Ces mesures ont notamment consisté à isoler les zones affectées, renforcer la protection des systèmes non touchés et mettre en place une cellule de gestion de crise. Ces opérations ont été menées en coordination avec les experts en cybersécurité du Groupe Orange, précise-t-il.

    L’entreprise indique également avoir mobilisé ses équipes pour que les services essentiels puissent rapidement reprendre. Et elle affirme que la grande majorité des services essentiels est désormais rétablie et fonctionne normalement. Les équipes techniques restent par ailleurs mobilisées pour finaliser leur rétablissement complet, poursuit-elle.

    Dans son communiqué, Orange Madagascar souligne que ce type d’incident touche aujourd’hui de nombreuses organisations à travers le monde et rappelle que la priorité reste la continuité et la sécurité des services pour ses clients.

  • COOPÉRATION SUD-SUD – Un front commun pour réveiller le potentiel Madagascar-Tunisie

    COOPÉRATION SUD-SUD – Un front commun pour réveiller le potentiel Madagascar-Tunisie

    Un partenariat qui ne demande qu’à s’épanouir. Bien qu’en progression, les relations commerciales entre Madagascar et la Tunisie restent modestes. Elles laissent toutefois entrevoir un potentiel de développement important, d’après ce qui a été exposé durant la signature de la convention de collaboration entre la Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), mardi. Une alliance qui vise à dynamiser les flux économiques et à multiplier les opportunités d’investissement entre les deux pays.
     
    Les échanges bilatéraux entre Madagascar et la Tunisie demeurent pour le moment marginaux. Ils représentaient moins de 0,3% du commerce extérieur des deux pays en 2024. Avec 2,39 millions de dollars d’exportations vers la Tunisie contre 12,09 millions de dollars d’importations, la balance commerciale de la Grande île reste déséquilibrée, révélant un potentiel économique encore largement sous-exploité.
     
    Intérêt mutuel
     
    Le cadre est néanmoins déjà posé. D’un côté, une expertise industrielle tunisienne mature, et de l’autre, un réservoir de ressources et d’opportunités de transformation à Madagascar. Et cette complémentarité va s’appuyer sur ces flux commerciaux existants qu’il convient désormais de consolider dans une dynamique de coopération Sud-Sud, lance la directrice générale de l’EDBM, Josielle Rafidy. L’intérêt est mutuel, souligne-t-elle, en indiquant que des opérateurs tunisiens sont déjà implantés à Madagascar, et d’autres manifestent une réelle volonté d’y investir.
     
    L’EDBM avait d’ailleurs déjà mené une mission de prospection en Tunisie l’année dernière. Ce qui avait permis de promouvoir les secteurs stratégiques de la Grande Île et de confirmer l’attractivité de la destination auprès des investisseurs tunisiens.
     
    Nouveaux projets
     
    Dans cet élan, une mission économique Tunisienne à Madagascar, organisée par la CCTM se tiendra du 30 mars au 4 avril. Ce déplacement mobilise plusieurs entreprises et acteurs économiques tunisiens souhaitant explorer les perspectives de coopération et de partenariat avec le secteur privé malgache. Ce qui devra favoriser les rencontres entre opérateurs économiques et encourager l’émergence de nouveaux projets d’investissement et de coopération industrielle entre les deux pays.
     
    “Notre objectif est clair : dépasser le stade des protocoles d’accord pour aboutir à des partenariats opérationnels et pérennes”, lance le président de la CCTM, Ben Romdhane Mohamed Lhabib. À ce jour, plus de 20 participants officiels tunisiens sont déjà inscrits, et il est prévu d’atteindre une quarantaine de délégués. Un chiffre significatif pour cette mission économique inaugurale, soutient-il.
  • ACCÈS AUX TERRES – Le foncier comme verrou stratégique à débloquer pour libérer les investissements

    ACCÈS AUX TERRES – Le foncier comme verrou stratégique à débloquer pour libérer les investissements

    Et si la terre n’était plus une barrière administrative mais un levier financier ? C’est le changement de paradigme qui avait émergé de la conférence sur la transversalité du secteur foncier, organisée ce mercredi par la direction des services fonciers. Les acteurs, tant publics que privés, ayant participé à cette rencontre, ont été unanimes sur le fait que la sécurisation foncière constitue le verrou stratégique qu’il faut débloquer pour transformer le potentiel malgache en croissance réelle.

     

    La problématique foncière est un des paramètres qui doivent être pris en considération pour tout opérateur envisageant d’investir dans le développement agricole, d’après ce qu’avait avancé le secrétaire exécutif de la Plateforme nationale riz, Masezamana Ny Hasinambinintsoa. Et la sécurisation des droits réels immobiliers revêt une importance stratégique, particulièrement pour la filière rizicole, a-t-il soutenu.

     

    Stabilité du statut juridique

     

    Ce spécialiste expose par exemple que deux leviers permettent d’accroître les rendements, en matière de production. Il parle d’une part de l’intensification culturale sur les parcelles existantes, par le biais de l’optimisation des intrants et l’adoption de techniques agricoles innovantes. Et d’autre part, l’extension des surfaces exploitées, qui nécessite impérativement une consolidation des droits de propriété ou de jouissance.

     

    Danil Ismaël, président directeur général du groupe Inviso, adhère à cette réflexion en soutenant la complexité des investissements en l’absence de titre foncier. “Tout investisseur privé exige, au préalable, une sécurisation foncière pérenne du périmètre dédié à son projet”, insiste-t-il, en martelant que “la stabilité du statut juridique des terres est le gage de la sécurité des investissements”. Une collaboration étroite entre les services fonciers et le ministère de l’Agriculture et de l’élevage s’avère donc essentielle.

     

    Processus de numérisation

     

    Le taux de dématérialisation des données et informations foncières s’établit à 30 % à l’heure actuelle, indique le directeur général des Services fonciers, Vonjy Razafindratsimba. Il estime que les contraintes opérationnelles rencontrées par les investisseurs et l’ensemble des secteurs usagers du foncier devraient être levées, une fois ce processus de numérisation finalisé. Le ministère de tutelle s’attache, par ailleurs, à assurer un accompagnement personnalisé auprès de chaque investisseur, afin de leur fournir l’intégralité des données nécessaires à la sécurisation de leurs engagements financiers.

  • YANTO SIANIPAR, ADMINISTRATEUR GENERAL DE MADAGASCAR OIL – “L’investissement dans des champs techniquement complexes requiert de la prévisibilité et des infrastructures”

    YANTO SIANIPAR, ADMINISTRATEUR GENERAL DE MADAGASCAR OIL – “L’investissement dans des champs techniquement complexes requiert de la prévisibilité et des infrastructures”

    Relancer la production locale pour transformer le paysage énergétique malgache : c’est le pari de Madagascar Oil. Mais comment la compagnie compte-t-elle réussir là où les tentatives précédentes ont freiné ? Éléments de réponse avec son Administrateur Général, Yanto Sianipar, qui précise ici les contours techniques et financiers de ce redémarrage.

     

    Vous parlez de relance du projet Tsimiroro, en quoi diffère-t-elle des tentatives précédentes?
    Il ne s’agit plus d’un simple redémarrage. C’est une réactivation stratégique reposant sur des fondations techniques solides, une restructuration financière et des capacités opérationnelles renforcées. Tsimiroro est un champ dont le potentiel a été prouvé. Notre phase pilote a confirmé la faisabilité technique et la viabilité économique de l’exploitation de cette ressource. Nous passons désormais du stade pilote au développement du champ. La première phase comprend la remise en production des puits existants, le forage de puits additionnels et la mise à niveau des installations d’injection de vapeur et de production.

    Quels ont été les principaux facteurs qui ont influencé le calendrier de développement du projet ces dernières années ?
    Plusieurs facteurs expliquent ce délai. L’instabilité de notre situation locale, ainsi que la faiblesse des cours du pétrole à l’époque. Il y a trois ans, les prix étaient très bas. S’y est ajoutée la pandémie de COVID-19, qui a entravé les mouvements transfrontaliers, impactant le transport et la mobilité de notre personnel. Le cumul de ces problématiques a retardé notre mise en production jusqu’à ce jour.

    Qui sont les partenaires derrière Madagascar Oil et sur quel type d’expertise internationale le projet s’appuie-t-il ?

    Madagascar Oil est opérée par le Groupe Benchmark. Benchmark est une compagnie énergétique internationale soutenue par des actionnaires américains et indonésiens. Avec une vision d’investissement à long terme, ils possèdent une vaste expertise dans le développement de gisements complexes de pétrole lourd à travers le monde. Benchmark est reconnu comme l’un des rares spécialistes mondiaux de l’exploitation des huiles lourdes, alliant une expertise technique éprouvée à une solide capacité financière. Le groupe a développé avec succès trois actifs majeurs de pétrole lourd, comme illustré dans la vidéo : le premier au Kazakhstan, le deuxième en Azerbaïdjan et le troisième en Californie. La valeur combinée de ces trois actifs dépasse les 4 milliards de dollars US. Ainsi, l’expérience internationale et la profondeur technique de Madagascar Oil pour faire avancer ce développement durable sont en parfaite adéquation avec les standards de l’industrie mondiale.

    Où en est Madagascar Oil sur le plan de sa structure juridique et financière après les évolutions de début 2024 ?

    Madagascar Oil a finalisé avec succès sa restructuration financière au début de l’année 2024. Cette restructuration a été formellement approuvée par la Cour Suprême des Bahamas, suite à un processus rigoureux d’audit juridique et financier. Cette démarche a permis d’apurer intégralement l’endettement antérieur de la société et de renforcer sa structure de capital, offrant ainsi une assise financière solide pour la relance des opérations. Madagascar Oil avance désormais vers un nouveau plan de développement avec la reprise de la production et la première phase d’extension sur des périmètres similaires. »

    Quels sont les objectifs de volume de production visés à court et moyen terme sur le champ ?

    Permettez-moi de commencer par la remise en service de nos puits existants. Nous disposons de 25 puits sur le champ après la phase pilote. Nous allons exploiter ces 25 puits pour atteindre une production d’environ 300 à 500 barils par jour. Par la suite, nous forerons davantage de puits, jusqu’à 150 au cours des deux prochaines années. La production sera alors portée à 3 000 barils par jour.

    Au-delà de l’aspect technique, quelles sont les conditions cadres que vous jugez essentielles pour assurer la pérennité de l’exploitation ?

    Pour un succès à long terme, les conditions structurelles suivantes demeurent essentielles. Premièrement, la stabilité du Contrat de partage de production (CPP). Deuxièmement, la mise en œuvre des dispositions de l’Article 55 du Code pétrolier. Et troisièmement, la réhabilitation de la Route nationale 1 Bis, cruciale pour notre logistique. L’investissement dans des champs techniquement complexes requiert de la prévisibilité et des infrastructures. Nous sommes déterminés à travailler étroitement avec les autorités nationales, particulièrement le Ministère des Mines, pour garantir une production commerciale stable et durable.

    Quelle est votre stratégie pour gérer les contraintes logistiques actuelles sur le réseau routier ?

    Nous prévoyons des programmes de remise en état de la route, et non une reconstruction complète. L’objectif est de stabiliser la voie pour que notre flotte de camions puisse acheminer nos produits de Tsimiroro vers Tsiroanomandidy. Il s’agit d’un tronçon de 220 kilomètres de pistes secondaires. Au-delà, nous disposons d’un réseau routier de qualité de Tsiroanomandidy vers les autres destinations. Notre priorité est donc d’identifier le programme de remise en état le plus efficient. Réhabiliter, pas reconstruire. C’est notre plan d’action. Parallèlement, nous sollicitons naturellement l’attention du gouvernement sur ces nouvelles conditions. Nous savons que l’État dispose d’un plan stratégique pour les infrastructures routières à Madagascar, et nous espérons que ce tronçon pourra être amélioré. »

    Quel impact l’arrivée de votre production locale pourrait-elle avoir sur le marché énergétique malgache ?

    Notre production locale de pétrole malgache sera extrêmement compétitive pour nos clients, car son prix sera plus avantageux que celui du pétrole importé. Nous savons que des industries locales sont aujourd’hui demandeuses de notre fuel lourd (HFO). Nous souhaiterions que la Jirama utilise notre produit. Actuellement, la consommation de la Jirama se situe entre 3 000 et 4 000 barils par jour. Si nous produisons 3 000 barils par jour, nous aiderons la Jirama à obtenir un prix très compétitif pour ses centrales thermiques.

     

  • DROITS DES FEMMES – Des leaders religieux lancent un appel à dépasser les préjugés et à une meilleure reconnaissance

    DROITS DES FEMMES – Des leaders religieux lancent un appel à dépasser les préjugés et à une meilleure reconnaissance

    Une tribune de plaidoyer pour le respect des droits des femmes. Des leaders religieux et culturels de Madagascar, de certains pays d’Afrique et de l’île Maurice appellent à une lecture plus équilibrée des textes religieux et à une meilleure reconnaissance de la place des femmes dans la société. Ils participent, depuis le 10 mars, au colloque panafricain pour une justice sociale féministe.

    “Les droits des hommes et des femmes sont égaux dans l’islam, seules les responsabilités diffèrent”, rappelle Nuckchady Issah Abdul Bashir, imam venu de l’ile Maurice. Le doyen des prédicateurs musulmans de Madagascar, l’imam Boina Idi Madi M’ze, ajoute que parmi les 114 sourates du Coran figure la « Sourate An-Nisa », consacrée aux femmes. Pourtant, il n’existe pas de sourate dédiée uniquement aux hommes. Cela montre que les femmes occupent une place particulière dans l’islam, indique-t-il.

    Faire disparaitre les stigmates

    Le médecin et pasteur originaire de la RDC, Omanyondo Onakay, ajoute que “la femme a les mêmes droits que les hommes, même dans la Bible”. Il appelle ainsi à redoubler d’efforts pour faire disparaître les stigmates à l’égard des femmes partout dans le monde, particulièrement en Afrique et à Madagascar. “Le Protocole de Maputo a consacré de nombreuses avancées. Mais dans les institutions sanitaires, beaucoup n’arrivent pas encore à l’appliquer, sans parler des mauvaises interprétations ou des incohérences dans sa mise en œuvre”, déplore-t-il.

    Le colloque panafricain pour la justice sociale féministe est une occasion d’aborder les droits des femmes, notamment les préjugés qui persistent ainsi que les recommandations pour y faire face. En Afrique, certains préjugés culturels continuent d’influencer l’interprétation des principes religieux. Dans de nombreux cas, les traditions sociales sont confondues avec les prescriptions religieuses, regrette le doyen des prédicateurs musulmans de Madagascar. Cette situation contribue à limiter la participation des femmes dans certains espaces de décision, y compris au sein des institutions religieuses, souligne-t-il.

  • INTERNET – Axian Telecom s’allie à AST SpaceMobile pour accélérer le haut débit satellitaire en Afrique

    INTERNET – Axian Telecom s’allie à AST SpaceMobile pour accélérer le haut débit satellitaire en Afrique

    Axian Telecom renforce sa stratégie d’expansion numérique sur le continent africain. L’opérateur a conclu un partenariat stratégique avec l’entreprise américaine AST SpaceMobile afin de déployer en Afrique un service de connectivité satellitaire « direct-to-device » (D2D). Le déploiement effectif du service restera toutefois conditionné à l’obtention des autorisations réglementaires et à la gestion de l’utilisation du spectre dans chaque pays concerné.

    Cette technologie, très tendance actuellement, permet d’apporter l’Internet mobile haut débit dans les zones encore mal couvertes par les réseaux terrestres. Compatible avec l’évolution des standards 5G et IoT, cette solution pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération de connectivité hybride, combinant réseaux terrestres et satellitaires en Afrique.

    La collaboration vise principalement à réduire la fracture numérique dans les régions rurales et isolées, où les infrastructures télécoms traditionnelles restent limitées. « Notre ambition a toujours été de bâtir un réseau qui profite à tous en Afrique », déclare Hassan Jaber, PDG d’Axian Telecom qui détient la marque Yas. Selon lui, la technologie développée par AST SpaceMobile permettra de connecter les communautés mal desservies sans nécessiter de nouveaux équipements pour les utilisateurs.

    La technologie repose sur une constellation de satellites BlueBird placés en orbite terrestre basse. Elle permettra de fournir une connectivité 4G LTE et 5G directement sur des smartphones standards, sans application spécifique ni modification matérielle.

    Au-delà du grand public, les deux partenaires prévoient également de développer des offres destinées à plusieurs segments stratégiques dont les entreprises, Internet des objets (IoT), transport maritime, aviation et communications d’urgence, comme l’a indiqué le communiqué de Axian Telecom. L’opérateur assurera la distribution locale des services, la coordination réglementaire et l’activation des clients via une solution SpaceMobile accessible en « un clic ».

    Dans un secteur en pleine mutation, le haut débit satellitaire s’impose désormais comme un nouveau champ de compétition pour les opérateurs et les acteurs du spatial. En Afrique, Axian Telecom n’est pas le seul opérateur qui annonce le déploiement d’un tel service. La filiale africaine du groupe indien Bharti Airtel a annoncé, le 16 décembre dernier, un partenariat avec la société américaine SpaceX, qui exploite l’opérateur de services Internet par satellite Starlink, en vue du lancement, à partir de 2026, de la solution de connectivité satellitaire « Starlink Direct‑to‑Cell ».

  • FOOTBALL – La FMF annonce l’ouverture des inscriptions pour la Coupe de Madagascar

    FOOTBALL – La FMF annonce l’ouverture des inscriptions pour la Coupe de Madagascar

    Le coup d’envoi est lancé. Les inscriptions pour la Coupe de Madagascar 2026 sont ouvertes, annonce la Fédération malgache de football (FMF). Les clubs qui souhaitent participer à ce rendez-vous incontournable du calendrier sportif national ont jusqu’au 27 mars pour s’inscrire.
     
    Cette édition 2026 est ouverte comme les éditions précédentes à toute formation sur la Grande île. Elle n’est pas donc réservée à l’élite, mais s’adresse à toutes les catégories, seniors, les espoirs, ou encore les sections jeunes. La FMF a fixé la participation pour 300 000 ariary.
     
    L’inscription se fait sur le site de cette instance dirigeante du football malgache. C’est l’occasion idéale pour les petits clubs des fokontany ou des communes de se mesurer aux géants et de créer l’exploit. La dernière édition a été remportée par l’Elgeco Plus.
  • SOLIDARITÉ – L’Inde remet 30 tonnes d’aide humanitaire aux sinistrés de Toamasina

    SOLIDARITÉ – L’Inde remet 30 tonnes d’aide humanitaire aux sinistrés de Toamasina

    Des réponses aux besoins urgents des sinistrés du cyclone Gezani à Toamasina. L’Inde octroie à Madagascar une cargaison d’aide humanitaire d’environ 30 tonnes. L’aide fournie comprend notamment des médicaments, des pâtes alimentaires, des couvertures et des équipements de stockage d’eau.

    Selon les informations communiquées par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), ces produits de première nécessité seront acheminés sans délai vers Toamasina. Un dispositif logistique ainsi qu’un plan de distribution ont déjà été mis en place afin de permettre une répartition rapide et efficace auprès des habitants affectés par la catastrophe.

    La cérémonie de remise de l’aide humanitaire s’est tenue à l’aéroport d’Ivato en présence de la secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, Marie Léontine Razanadrasoa, ainsi que du directeur des opérations du BNGRC, le commandant Haja Andriamitantsoa. La délégation indienne était, quant à elle, conduite par le chargé d’affaires Mohit Kumar, accompagné de ses collaborateurs.

    Cette dotation de l’Inde fait suite à l’appel à la solidarité lancé en faveur des populations sinistrées de Toamasina, qui ont perdu leurs biens et leurs sources de revenus. Ce geste de solidarité témoigne du renforcement de la coopération humanitaire entre Madagascar et l’Inde, dans un contexte où l’aide internationale demeure essentielle pour soutenir les communautés frappées par les catastrophes naturelles.