Catégorie : Actualité
-
EDUCATION – Les collégiens d’Akamasoa sensibilisés aux avantages et au danger d’Internet
Antananarivo, 10 Février, 9h25 – Comment utiliser Internet à bon escient ? Le sujet a été discuté mardi à l’espace culturel d’Akamasoa à Ambohimahitsy avec les collégiens de la communauté. Des débats et des jeux se sont tenus toute la journée pour « leur apprendre à utiliser Internet de façon équilibrée », mais aussi pour évoquer « les avantages et les dangers d’Internet ». L’objectif, selon Felamboahangy Ratsimisetra, secrétaire générale du ministère de l’Education nationale (MEN), est « d’outiller les jeunes à faire face à la recrudescence de la violence sur les réseaux sociaux ».
Dans son discours d’ouverture de la journée, la secrétaire générale du MEN « remercié les organisateurs de la journée de leur initiative visant à protéger les enfants des inconvénients d’Internet, mais aussi à les aider à tirer le maximum de profit de l’usage positif de cet outil », indique le MEN dans un communiqué.
La journée a été organisée par la société de télécommunication Telma dans le cadre de la journée mondiale pour un Internet plus sûr. Elle a été animée par les responsables du MEN, du service de la cybercriminalité de la police nationale, de l’ONG Youth First, des éclaireuses du Fanilon’i Madagasikara et de l’Unicef, venue avec son ambassadeur de bonne volonté, l’artiste Mirado.Photo : Ministère de l’Education nationale -

EPIDEMIE – Le ministre de la Santé publique annonce une baisse des cas confirmés positifs au coronavirus ces trois derniers jours
Antananarivo, 9 Février, 15h20 – Le ministère de la Santé publique dit avoir atteint son objectif de réduire le nombre de contamination au coronavirus avant le prochain hiver. « Si nous avons atteint le pic vers le 21 janvier avec 131 cas, ce chiffre a baissé régulièrement pour atteindre les 10 et 12 cas depuis maintenant trois jours », indique le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique dans une annonce faite ce mardi, en marge d’une cérémonie de remise de dons.
Ce chiffre semble réjouir le ministère qui indique avoir travaillé pour essayer de faire baisser les chiffres depuis janvier. « Ces résultats montrent que les autorités se préoccupent de la santé et du bien-être de la population », indique le ministre avant de lancer que le défis consiste actuellement à maintenir les statistiques à leur niveau le plus bas jusqu’au prochain hiver. « Nous savons que l’hiver est une période difficile qui favorise la propagation de tous les virus. Nous sommes actuellement en train de réfléchir à une stratégie de lutte contre la Covid-19 pour la période de froid », assure-t-il.
Le dernier bilan hebdomadaire publié sur la chaîne de télévision publique fait état de 295 nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus sur l’ensemble du pays. Une semaine plus tôt, ce chiffre était à 322. Lors de la semaine du pic, du 16 au 22 Janvier, le bilan officiel faisait état de 442 cas confirmés positifs en une semaine.Photo : Capture d’écran d’une déclaration vidéo du ministre de la Santé publique -

AMBOHIDAHY – Les paramédicaux grévistes manifestent au siège du ministère de la Santé publique
Antananarivo, 9 Février, 14h05 – Vêtus de blouse blanche et brandissant des écriteaux, des paramédicaux grévistes effectuent un sit-in devant le siège du ministère de la Santé publique ce mardi. La manifestation a commencé au moment où les responsables du ministère assistent à une cérémonie de remise de dons dans les locaux du ministère. Des éléments des forces de l’ordre sont venus sur place pour sécuriser les lieux, mais le sit-in se déroule dans le calme.
Lundi, le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao a invité les grévistes à discuter dans une déclaration video diffusée sur la page Facebook du ministère. Mais le président du syndicat des paramédicaux, Jerisoa Ralibera, affirme n’avoir reçu aucune convocation pour une réunion de négociations. Il rappelle vouloir continuer le mouvement jusqu’à ce que les revendications soient satisfaites.
Accusés par d’autres paramédicaux de boycotter les appels au dialogue, les grévistes assurent être prêts à suspendre leur mouvement si c’était le chef de l’Etat qui les invitait à discuter. Selon Jerisoa Ralibera, si « le mouvement n’est pas beaucoup suivi à Antananarivo où les confrères ont peur de recevoir des affectations en guise de sanction », il est plus ou moins suivi en province. -

JUSTICE – Madagascar insiste sur sa qualité de propriétaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud
Antananarivo, 9 Février, 7h20 – « Cet or est une propriété de Madagascar que trois ressortissants malgaches ont voulu clandestinement faire sortir de la Grande île ». Johnny Andriamahefarivo, ministre de la Justice, défend la position de Madagascar dans l’affaire de 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud. « Ce dont nous sommes sûrs, c’est que c’est de Madagascar que les trois ressortissants malgaches sont sortis, et que l’or est aussi sorti de Madagascar », déclare-t-il au cours d’une rencontre avec la presse lundi.
Pour Johnny Andriamahefarivo, il est possible que la société sise à Dubaï soit l’acheteur de la marchandise. Elle pourrait donc être considérée comme complice, poursuit-il. Car « si cet or était malien ou dubaïote, pourquoi serait-il passé par Madagascar, transporté par des Malgaches sur un avion malgache ? N’y-a-t-il pas un chemin plus court du Mali vers Dubaï ? », s’interroge-t-il.
Madagascar entend donc apporter devant la justice sud-africaine toutes les preuves attestant de la propriété de l’or. L’audience relative à la requête d’une société sise à Dubaï qui revendique la propriété des 73,5 kilos d’or est prévue ce mardi 9 Février, indique le communiqué du ministère malgache des Affaires étrangères publié en fin de semaine dernière. Cette société revendique non seulement la propriété de l’or, mais soutient aussi être l’employeur des trois Malgaches accusés d’avoir convoyé la marchandise.
S’il s’avérait néanmoins que les preuves indiquent que l’or n’appartient pas à Madagascar, « nous n’insisterons pas sur quelque chose qui ne nous appartient pas », nuance toutefois Johnny Andriamahefarivo. Mais comme il continue de marteler que l’or est la propriété de Madagascar, il espère que celui-ci sera rapatrié afin de servir de pièces à conviction devant la justice malgache. Il martèle que les juridictions malgaches « ont tout à fait compétence pour juger cette affaire dans la mesure où Madagascar est un lieu de commission de l’infraction ».Photo : Capture d’écran du journal de la TVM -

TENSION – Trois manifestants arrêtés à Antsiranana lundi pour « agressivité contre les forces de l’ordre », selon les autorités locales
Antsiranana, 9 Février, 6h08 – Une manifestation d’étudiants s’est à nouveau soldée par des arrestations, lundi. Selon un responsable local, « trois manifestants dont des meneurs du mouvement, ont été interpellés lundi pour agressivité ». « Ils ont jeté des pierres contre les éléments de forces de l’ordre », raconte-t-il.
A l’entendre, « des étudiants ont manifesté sur le campus de l’Université d’Atsinanana », lundi, revendiquant « la libération de cinq de leurs camarades placés en détention préventive, mais aussi le paiement des bourses d’études et le retour à la normale de l’approvisionnement en eau sur le campus ». « Les cours ont néanmoins pu se poursuivre », indique notre source qui parle juste de « quelques étudiants » mobilisés.
Les forces de l’ordre ne semblent pas avoir riposté au jet de pierre. Le calme est revenu sur le campus depuis lundi soir, poursuit encore notre source. « Mais des éléments des forces de l’ordre continuent de patrouiller sur le campus afin de prévenir d’éventuels mouvements », conclut-elle.
Fin Janvier, cinq manifestants avaient déjà été placés en détention préventive à la suite d’une manifestation sur le campus de l’Université d’Antsiranana. Ils ont été soupçonnés de violence, de voie de fait, de destruction et de dégradation de biens publics, selon les forces de l’ordre.




