Les prévisions météorologiques des grandes villes de Madagascar pour la journée du 14 septembre.
Catégorie : Actualité
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DRAME DANS LE VAKINANKARATRA – Une mère et ses cinq enfants meurent ensemble seuls chez eux
Antananarivo, 12 Septembre, 18h25 – Effondrement dans une famille. Un père de famille qui revenait d’une mission d’Antsirabe vendredi découvre chez lui les corps sans vie de tous les membres de sa famille : sa femme, âgée de 35 ans, et ses cinq enfants, âgés de un mois à 10 ans.
Informé du drame, c’est le chef du fokontany de Maromandraisoa, commune rurale de Sahanivotry, district d’Antsirabe II, qui a alerté les gendarmes du poste avancé de Sahanivotry, indique une source auprès de la gendarmerie.
Une enquête a tout de suite été ouverte par le groupe d’appui de la police judiciaire de la gendarmerie du Vakinankaratra pour découvrir les causes du drame. La thèse avancée par le père de famille et le chef du fokontany serait une mort par asphyxie au feu de charbon, indique notre source.Photo d’illustration -

ELEVAGE – Livrer du lait de mauvaise qualité, la grande peur de Jean Baptiste Rakotomahefa
Antananarivo, 12 Septembre, 11h15 – La cérémonie a pris quelques minutes de retard sur le programme prévu, mais Jean Baptiste Rakotomahefa, éleveur de vaches à Itaosy, ne s’en formalise pas. Avec ses pairs éleveurs, il attend patiemment qu’on lui offre ce qu’il espère depuis longtemps : un bidon à lait aux normes.
Eleveur depuis toujours, il a l’habitude de livrer le lait dans un seau. « C’est risqué. J’ai toujours peur que mon lait se salisse et ne soit plus de bonne qualité quand il arrive chez le client », confie-t-il. Ses clients, ce sont, entre autres, les habitants de son village et des hameaux voisins.
Il y a bien sûr ce collecteur qui vient tous les jours chez lui pour lui acheter son lait. Mais celui-ci ne prend pas tout. Notre éleveur peut produire quotidiennement jusqu’à 80 litres de lait les meilleurs jours. Il doit donc faire le tour de ses voisins pour leur vendre ce qui reste. Et quand il n’arrive pas à tout écouler, il raconte devoir se débarrasser de ce qui reste. « Si personne n’achète, je suis obligé de jeter. Nous sommes quatre à la maison mais nous ne pouvons pas consommer 10 à 15 litres de lait », regrette-t-il.
Comme beaucoup de petits producteurs, ce n’est pas la motivation qui manque à ce père de famille mais le matériel. Il s’accroche donc à tout ce qui peut l’aider à avoir un meilleur accès au marché. Et le bidon bleu de 30 litres, avec un bon couvercle sur une grande ouverture offert par le projet Croissance agricole et sécurisation foncière (Casef) est le bienvenu dans sa ferme. « Maintenant, je peux m’assurer que je vais livrer du bon lait en de plus grande quantité », sourit-il.
Jean Baptiste Rakotomahefa est aussi membre du Malagasy dairy board (MDB), une organisation qui œuvre pour le développement de la filière lait. Il dit l’avoir intégrée pour les formations gratuites que celle-ci offre. Son but, confie ce fils de femier, est de transmettre les meilleures connaissances à ses enfants de façon à ce que ceux-ci puissent assurer la relève « avec de meilleures techniques ». -

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – La première session des examens du CNTEMAD en Novembre
Antananarivo, 12 Septembre, 10h00 – La date n’est pas encore précisée, mais le Centre national de télé-enseignement de Madagascar (CNTEMAD) prévient déjà ses étudiants. La première session de l’examen final de l’année universitaire 2019-2020 est prévue se tenir en Novembre 2020. « Les dates précises sont à afficher ultérieurement », précise le communiqué du centre.
La crise sanitaire n’ayant pas permis d’organiser l’examen du premier semestre, la première session sera « complète, fusionnant tous les éléments constitutifs des deux semestres pour tous les niveaux », poursuit le communiqué. La deuxième session qui est prévue en février permettra aux étudiants d’effectuer « une session de rattrapage des éléments constitutifs de l’unité d’enseignement non validé au cours de la première session ».
Pour ceux qui ne pourraient pas participer à la session de Novembre, il reste aussi la possibilité de se rattraper sur l’ensemble des éléments constitutifs lors de la deuxième session, indique encore le CNTEMAD. -

ECONOMIE – Les recettes en devises en baisse, les dépenses d’importations maintenues à un niveau élevé
Antananarivo, 12 Septembre, 8h45 – Le déficit de la balance commerciale se creuse. A la lecture des chiffres publiés sur le site de la Banque centrale, les recettes d’exportations de Madagascar sont en baisse continue alors que les dépenses d’importations, notamment celles des biens de consommation, sont maintenues à un niveau élevé. Conséquences : l’ariary poursuit sa dépréciation face à une faible offre en devises sur le marché interbancaire des devises (MID) et une demande qui reste forte.
Selon les chiffres publiés par la Banque centrale sur son site Web, les recettes d’exportations liées à la vanille durant le premier semestre de 2020 ont connu une diminution de 44% par rapport à la même période en 2019. Celles-ci sont passées de 266,96 millions de dollars de Janvier à Juin 2019, à 147,05 millions de dollars de Janvier à Juin 2020.
Les approvisionnements des comptes des entreprises minières ont également régressé de 17%, passant de 189,04 millions de dollars durant le premier semestre de 2019 à 156,62 millions de dollars à la même période en 2020. Et Covid oblige, « les recettes en devises du secteur tourisme ainsi que celles des entreprises franches sont négligeables », souligne la Banque centrale.
Du côté de la demande, pourtant, les dépenses en devises restent élevées. Bien que les importations des produits pétroliers aient reculé de 22%, celles des biens de consommations sont restées stables. D’une valeur de 445,04 millions de dollars entre Janvier et Juin 2019, elles ont légèrement augmenté jusqu’à 446,67 millions de dollars entre Janvier et Juin 2020.
Avec ce déséquilibre entre l’offre et la demande sur le MID, le cours de l’ariary poursuit sa dépréciation. Vendredi, le dollar s’échange à 3842,41 ariary, l’euro à 4529,34 ariary. Les réserves officielles de change auprès de la Banque centrale restent importantes. Se chiffrant à plus de 2 milliards de dollars, elles « représentent 5,9 mois d’importations de biens et de services », indique la Banque centrale. Un bon niveau qui s’explique « par la rentrée de devises liée au déblocage des contributions extérieures ».
Afin de limiter la dépréciation de la monnaie nationale, la Banque centrale recommande, entre autres, « la promotion de la diversification des exportations et l’industrialisation à travers la production de biens pour lesquels les avantages comparatifs malgaches sont établis par rapport à l’importation ». Elle propose également « la lutte contre les exportations illicites des métaux et pierres précieux et l’intégration des recettes ainsi générées dans le MID ainsi que le renforcement du suivi des opérations d’exportation, de rapatriement et de cession de devises ».







