Des coupures fréquentes d’eau et d’électricité. Une compagnie qui continue de vivre des subventions versées par l’Etat. Des rumeurs de conflits entre les dirigeants. La compagnie nationale de production et de distribution d’eau et d’électricité paraît de plus en plus en difficulté et semble avoir du mal à se redresser. Son directeur général, Vonjy Andriamanga, cible de toutes les critiques, n’entend toutefois pas baisser les bras et assure vouloir aller jusqu’au bout de la mission qui lui a été confiée.
Catégorie : Actualité
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PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi de ratification des ordonnances sur les élections, le Sénat et le code minier en troisième et dernière lecture
Antananarivo, 1er Septembre, 19h25 – Les députés passent au vote. Ils ont examiné ce mardi en troisième lecture le projet de loi portant ratification des trois ordonnances modifiant les lois organiques sur le régime général des élections et sur le fonctionnement du Sénat ainsi que le code minier. 109 députés, soit plus des 2/3 des membres de l’Assemblée nationale, ont ensuite adopté le texte « sans amendement », indique un communiqué de la Chambre basse.⭕️Selon les informations transmises par l’Assemblée nationale, la troisième et dernière lecture s’est fait à la demande du gouvernement après que la Commission mixte paritaire chargée de proposer un texte commun n’a pas trouvé d’entente. Le président du Sénat, Rivo Rakotovao, estime pourtant que le gouvernement aurait dû attendre d’avoir entre ses mains le rapport de la commission avant de prendre une décision.Lundi, les sept sénateurs membres de la commission et un député ont adopté une résolution indiquant que la commission n’avait pas compétence pour proposer un texte commun dans la mesure où un projet de loi de ratification ne peut faire l’objet d’aucun amendement et doit juste être adopté par oui ou par non. Les six députés membres de la commission, eux, sont sortis de la salle de réunion.
Selon l’article 96 de la Constitution, « si la commission ne parvient pas à l’adoption d’un texte commun ou si ce texte n’est pas adopté dans les conditions prévues à l’alinéa précédent, l’Assemblée nationale statue définitivement à la majorité absolue des membres la composant ».
Photo : Assemblée nationale -

TRANSPORT AERIEN – Ethiopian Airlines annonce la reprise de ses vols sur Nosy Be
Antananarivo, 1er Septembre, 16h00 – Ethiopian Airlines reprend ses vols commerciaux sur Nosy Be. Les autorités malgaches ayant à peine officialisé la réouverture de l’île aux parfums aux liaisons internationales, la compagnie éthiopienne se dit « heureux de vous annoncer nos vols réguliers à partir du 1er Octobre 2020, Départ Nosy Be vers Addis Ababa ».⭕️Pour sa reprise sur la ligne Nosy Be, la compagnie entend tout de suite se lancer sur sa fréquence habituelle de trois vols hebdomadaires. « Tous les mardi, jeudi et samedi », indique-t-elle sur sa page Facebook. Les réservations sont déjà ouvertes sur le site Web de la compagnie qui annonce également la réouverture de ses bureaux ce mardi.Ethiopian Airline dessert Nosy Be à raison de trois vols par semaine depuis 2018, au grand dam d’Air Madagascar qui y voyait une concurrence pénalisante. A l’époque, les dirigeants d’Air Madagascar avaient estimé à 6 millions de dollars le manque à gagner de la compagnie malgache suite à l’ouverture de ces lignes supplémentaires pour la compagnie éthiopienne.
Outre Ethiopian Airlines, trois autres compagnies desservent Nosy Be depuis l’étranger et sont autorisées à venir effectuer des vols réguliers vers l’île aux Parfums à partir du 1er Octobre. Il s’agit d’Air Austral en provenance de La Réunion, d’Air Link de l’Afrique du Sud, et de Neos, en provenance d’Italie.
Photo d’illustration -

MEDECINE TRADITIONNELLE – L’OMS prend des mesures pour accélérer les études sur le Covid organics
Antananarivo, 1er Septembre, 12h37 – Le Covid organics (CVO) reste en course. Le remède traditionnel amélioré made in Madagascar fait partie des produits issus de la pharmacopée traditionnelle sur lesquels l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mène des investigations afin d’en évaluer l’efficacité contre la Covid-19.
Dans son message à l’occasion de la Journée de la médecine traditionnelle en Afrique célébrée lundi, le Docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique indique que « des mesures ont été prises pour accélérer les études sur ce remède, à l’effet d’en généraliser la production au cas où son efficacité était avérée ».
Elle parle de l’élaboration par l’OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC-Afrique) d’un « protocole principal devant régir les essais cliniques des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle ». Elle rappelle également la création d’un « comité consultatif régional regroupant des experts de tout le continent afin de superviser l’étude sur le Covid organics et sur d’autres remèdes potentiels ».
Le Professeur Alain Tehindrazanarivelo, ancien vice-Premier ministre malgache chargé de la Santé publique, fait d’ailleurs partie de ce comité chargé de fournir un soutien et des conseils scientifiques indépendants aux pays sur la sécurité, l’efficacité et la qualité des thérapies de médecine ».
Dans un premier temps dubitatif par rapport au Covid organics, l’OMS a reconsidéré son opinion sur le sujet. C’est ainsi qu’elle a décidé d’inclure le remède malgache dans une approche plus vaste de la médecine traditionnelle face à la Covid-19.
Rappelant les « deux décennies d’action de l’OMS pour mettre en évidence la médecine traditionnelle africaine », le Dr Matshidiso Moeti martèle que la consolidation des acquis en matière de médecine traditionnelle passe par la collecte de « plus de données sur l’innocuité, l’efficacité et la qualité des décoctions traditionnelles à base de plantes ».
La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique met également en avant la nécessité « d’appliquer de façon plus stricte les cadres de réglementation existants » et « de concevoir de meilleures plateformes pour partager et protéger les savoirs médicaux traditionnels pour les générations futures ». -

LOI SUR LA COMMUNICATION – L’interdiction de publication des « rapports ou tout autre document tenus ou établis au sein des institutions de la République » jugée anticonstitutionnelle
Antananarivo, 1er Septembre, 10h10 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) tranche la poire en deux. Elle juge anticonstitutionnelle les dispositions de la loi sur la communication qui interdisent la publication des rapports ou tout autre document tenus ou établis au sein des institutions de la République. Elle n’en autorise pas moins l’interdiction de publication des débats à huis-clos.
Dans une décision publiée lundi, la HCC souligne que « les termes ‘des rapports ou tout autre document tenus ou établis au sein des institutions de la République’ doivent être extirpés de la loi ». « Interdire, de manière générale et sans autre précision, la publication des rapports ou tout autre document tenus ou établis au sein des Institutions de la République n’est pas conforme à la Constitution et aux instruments internationaux », indique-t-elle.
La cour d’Ambohidahy maintient néanmoins l’interdiction de la publication des débats à huis-clos. La décision ne précise pas les circonstances dans lesquelles l’interdiction est admise, mais dans le considérant 11 qu’elle prévoit comme réserve d’interprétation, la HCC rappelle que « cette procédure ne pourrait être utilisée que dans des circonstances exceptionnelles, comme advenant le cas où la sécurité de l’Etat serait compromise ». Elle mentionne particulièrement le cas des débats au niveau du Parlement dont elle rappelle que « les séances sont publiques ».
Les dispositions relatives à l’interdiction de la publication du contenu de certains débats à huis-clos et de certains documents avaient été prévues dans la version initiale du code de la communication médiatisée. Le ministère de la Communication et de la culture avait proposé la suppression de ces dispositions, mais les députés et les sénateurs les avaient rétablies.
En les rétablissant, les élus avaient omis de mentionner les circonstances exceptionnelles qui justifieraient l’interdiction, telles que l’absence d’autorisation et la préservation de l’ordre public et de la sécurité nationale. Ces circonstances avaient été mentionnées dans la version initiale du code de la communication médiatisée, et l’article 19 avait été, à l’époque, jugé conforme à la Constitution.





