Etre au chômage, cela peut aussi concerner ceux qui ont un travail, mais qui, en allant au travail, ne font quasiment rien et gagnent donc rien. Mbola est l’une de ces travailleurs qui s’accrochent à ce qu’ils font dans l’espoir de jours meilleurs. Mais pour l’instant, cette artisane-vendeuse doit encore attendre. Attendre que les autorités décident de l’ouverture du ciel aux passagers internationaux. Cela lui ramènera peut-être ses clients.
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MORONDAVA – Tensions autour de l’inhumation d’un patient décédé testé positif au coronavirus
Antananarivo, 31 Août, 21h05 – Les forces de l’ordre ont dû recourir à des grenades lacrymogènes lundi pour éparpiller une foule curieuse, alors qu’elle était en train d’escorter la dépouille mortelle d’un patient testé positif au coronavirus. Le corps du défunt venait d’être repris à sa famille et allait être enterré à Betania, le site où sont inhumés les défunts Covid+. L’affaire avait fait grand bruit et attisé la curiosité de la foule à Morondava.
Dimanche, un homme de 35 ans décède au Centre hospitalier de référence régionale de Morondava après trois jours d’hospitalisation pour des problèmes à l’estomac, indique une source auprès de la gendarmerie. Un test réalisé après sa mort le confirme pourtant positif au coronavirus, amenant les autorités à décider d’une inhumation au fokontany de Betania, poursuit notre source.
Les proches du défunt, contestant la décision, ont manifesté dimanche après-midi devant l’hôpital. Lundi, ils ont ramené le corps de leur parent chez eux, mais les forces de l’ordre ont repris la dépouille mortelle pour que celle-ci puisse être inhumée suivant le protocole prévu pour tout décès lié à la Covid-19. Une source auprès de la gendarmerie indique que 15 éléments issus des forces mixtes ont dû escorter le convoi funèbre jusqu’au lieu d’inhumation.Photo d’illustration : CHRR de Morondava par la Présidence de la République -

PARLEMENT – Aucun texte ne sort de la commission mixte paritaire chargée de statuer sur la ratification de trois ordonnances présidentielles
Antananarivo, 31 Août, 20h12 – Six députés sortis de la salle de réunion. Sept sénateurs et un député adoptant une résolution relative à l’incompétence de la Commission mixte paritaire pour examiner le projet de loi de ratification de trois ordonnances présidentielles. La procédure de ratification des ordonnances relatives aux lois organiques sur les élections, le fonctionnement du Sénat et le code minier est encore loin de se terminer.
« Le Sénat estime que la Commission mixte paritaire ne peut pas examiner un projet de loi de ratification dans la mesure où un texte de ratification ne peut faire l’objet d’amendement », rapporte le co-président de la Commission, le sénateur Olivier Rakotovazaha.
Celui-ci soulève également que « aucun texte ne peut être proposé parce qu’un projet de loi de ratification doit juste être adopté par oui ou par non ». Un député ayant rejoint l’avis des sénateurs, la résolution a été adoptée par huit des 14 membres de la commission, poursuit-il.
Si l’on en croit le sénateur Olivier Rakotovazaha, cette résolution devrait être transmise au gouvernement qui devrait décider de la suite à donner à la procédure. Selon l’article 96 de la Constitution, la Commission mixte paritaire doit « proposer un texte commun sur les dispositions restant en discussion ».
Le même texte poursuit que « si la commission ne parvient pas à l’adoption d’un texte commun, ou si le texte n’est pas adopté, l’Assemblée nationale statue définitivement à la majorité absolue des membres la composant ». Une éventualité encore écartée par Olivier Rakotovazaha.Photo : Sénat de Madagascar







