Catégorie : Actualité

  • INTEMPERIES – Le BNGRC signale neuf décès après le passage du cyclone Fytia dans son bilan du 3 février

    INTEMPERIES – Le BNGRC signale neuf décès après le passage du cyclone Fytia dans son bilan du 3 février

    Antananarivo, 3 Février, 11h12 – Un bilan humain qui s’alourdit. Deux décès de plus sont signalés par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) dans son rapport publié ce mardi 3 février rapporte après le passage du cyclone Fytia.
     
    Ces deux nouvelles victimes sont enregistrées à Soalala, là où le système a touché terre samedi au stade de cyclone tropical. En tout, ce district du Nord-Ouest de Madagascar compte quatre morts après le passage de Fytia.
     
    Trois autres décès sont signalés à Anjozorobe, un dans le deuxième arrondissement d’Antananarivo et un autre à Ambato Boeny. Le nombre total de décès s’élève à neuf à la date du 3 février à 8h30.
     
    Par ailleurs, une autre personne est signalée disparue et n’a “pas encore été retrouvée”. “Elle a été emportée par les eaux de la rivière Mahamavo à Ambalakida à Mahajanga II”, souligne le BNGRC. Sept personnes, enfin, sont blessées.
     
    Toujours dans le bilan humain des intempéries, 63 930 personnes issues de 14 962 ménages sont déclarées sinistrées. 23 712 d’entre elles ont dû être déplacées, à raison de 78% dans des sites d’hébergement, 22% ont trouvé refuge chez des familles et/ou voisins.
     
    Pour soutenir les sinistrés et les proches des personnes décédées, la délégation présidentielle dirigée par le Colonel Michaël Randrianirina s’est rendu dans les zones les plus touchées depuis dimanche après-midi. Devant les habitants de Soalala, le président de la Refondation a affirmé avoir tenu à venir même si de nombreux collaborateurs lui ont conseillé de ne pas se rendre dans ce district. Les communiqués de la présidence rapportent l’annonce de dons faite par le chef de l’Etat pour soutenir les populations éprouvées.
  • DEPLACEMENT PRESIDENTIEL – Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba dans l’agenda présidentiel après Mahajanga et Soalala

    DEPLACEMENT PRESIDENTIEL – Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba dans l’agenda présidentiel après Mahajanga et Soalala

    Antananarivo, 3 février, 11h05 – Après Mahajanga et Soalala, le président de la Refondation, le Colonel Randrianirina, met le cap sur Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba. Se déplaçant en hélicoptère aux côtés de son épouse, le chef de l’Etat entend apporter soutien matériel et réconfort aux populations touchées par les intempéries dues au passage du cyclone Fytia. “Comme il l’a déjà annoncé, il ne laissera pas seuls les Malgaches face aux dégâts laissés par le cyclone”, souligne un communiqué de la présidence.
     
    Arrivée à Mahajanga dimanche après-midi à bord d’un Bombardier BD700-1A10 Global 6000, juste après un déplacement de travail à Antsirabe, le chef de l’Etat et son épouse ont pris la direction de Soalala lundi. Revenus à Mahajanga, ils ont rencontré les proches de ceux qui ont perdu la vie durant les manifestations de septembre et d’octobre 2025. Ce mardi, le couple présidentiel a repris l’hélicoptère pour poursuivre sa tournée post-cyclonique dans le Nord-Ouest.
  • INDUSTRIE EXTRACTIVE – Une dizaine d’opérateurs nationaux et internationaux dans les grandes mines déjà en lice, selon l’administration

    INDUSTRIE EXTRACTIVE – Une dizaine d’opérateurs nationaux et internationaux dans les grandes mines déjà en lice, selon l’administration

    Antananarivo, 3 Février, 10h00 – Un pipeline de projets en ébullition. L’administration minière indique compter au moins une dizaine de sociétés minières souhaitant développer des projets d’envergure à Madagascar. Il s’agit non seulement de compagnies étrangères mais également d’investisseurs nationaux qui entendent opérer dans le secteur, confie le secrétaire général du ministère des Mines, Georges Rasamimanana, durant l’annonce de la reprise officielle du traitement des demandes de permis miniers, lundi.
     
    “Nous encourageons vivement les opérateurs professionnels à investir dans ces grands projets. Le secteur minier étant caractérisé par des investissements à haut risque, notre priorité est d’attirer des acteurs dotés d’une expertise technique éprouvée”, lance de responsable de l’administration minière.
     
    Bien que l’attractivité minière de Madagascar suscite de nombreuses sollicitations de la part d’investisseurs potentiels, le ministère des Mines s’assure d’opérer un filtrage rigoureux et une évaluation stratégique des dossiers face à cet afflux de demandes pour des projets structurants. “Notre rôle est de garantir que chaque implantation industrielle se traduise par des bénéfices tangibles et durables pour l’économie nationale. Nous confirmons aujourd’hui que le pipeline de grands projets en phase d’installation est particulièrement porteur”, soutient le directeur de cabinet du ministère, Joaquim Paraina.
     
    Par ailleurs, concernant les modalités d’attribution de permis miniers, le directeur général des mines, David Ratsimbazafy, fait part de la délimitation de Zones d’étude géologique. Il s’agit de périmètres pour lesquels l’État dispose déjà de données techniques précises sur le potentiel minéral et que les opérateurs peuvent exploiter par voie de mise en concurrence ou d’appel d’offres.
     
    Ces appels d’offres ciblent prioritairement des projets d’envergures. Cette disposition permettrait à l’État de négocier une participation active au capital des sociétés exploitantes, afin de favoriser l’émergence de grandes mines, expose David Ratsimbazafy. Il fait notamment référence au potentiel offert par la zone de chrome d’Andriamena, qui fait partie de ces zones d’étude géologique que les opérateurs peuvent exploiter. “L’État ne cherche pas à monopoliser les ressources, mais à encadrer les partenariats entre opérateurs privés et investisseurs pour développer des projets structurants”, rassure-t-il.
     
    L’administration douanière indique avoir déjà finalisé l’ensemble des instruments juridiques et techniques visant à professionnaliser le secteur pour maximiser les retombées locales. Une rigueur qui se manifeste notamment par l’étude de préfaisabilité qui est désormais impérative et alignée sur les standards internationaux. Il y a également le Plan de responsabilité sociétale et environnementale qui est une exigence obligatoire pour assurer la durabilité des sites après exploitation.
  • ASSOCIATION – Le Général Edellin Calixte Randriamiandrisoa élu nouveau président de Fizafato

    ASSOCIATION – Le Général Edellin Calixte Randriamiandrisoa élu nouveau président de Fizafato

    L’Association des natifs de la province de Toliara (Fizafato) accueille son nouveau président. Les membres de l’organisation se sont retrouvés samedi au Palais national de la culture et des sports de Mahamasina à l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel An entre les membres, mais aussi pour présenter le général Edellin Calixte Randriamiandrisoa qui prend la tête de l’association.

    Dans son discours, l’ancien ministre de l’Environnement et des forêts rappelle que l’objectif de l’association est de toujours “forger la solidarité et susciter une mobilisation collective afin d’assurer le développement de chacun”. Il souligne que les actions de Fizafato ne se limite pas au domaine social. Il parle également de l’accompagnement des jeunes et de la recherche de partenariats dans le domaine de l’éducation, aussi bien au niveau de l’enseignement de base que de l’enseignement supérieur.

    L’association entend “explorer de nombreuses pistes pour soutenir la jeunesse”, soulève-t-il. Il évoque également la présence “d’une vaste diaspora qui porte déjà des projets communs pour faire progresser tant notre province que la nation tout entière”. Jean Marcel Miandrisoa, président fondateur de l’association, insiste de son côté sur la nécessité de réaliser les actions “en dehors de toute considération politique”.

  • CYCLONE – Plus de 300 salles de classe touchées par le passage de Fytia à Madagascar

    CYCLONE – Plus de 300 salles de classe touchées par le passage de Fytia à Madagascar

    De nombreux établissements scolaires ont été endommagés suite au passage du cyclone Fytia à Madagascar. Selon le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC), ce lundi matin à 8h, pas moins de 309 salles de classe ont subi des dégâts causés par les fortes pluies et les rafales de vent accompagnant le cyclone.
     
    Dans la région Boeny, où Fytia a frappé au stade de cyclone tropical, 249 salles ont été touchées, 163 partiellement détruites et 86 totalement détruites. Dans la région Analamanga, on dénombre 29 salles partiellement détruites, 21 endommagées et quatre totalement détruites. Le Melaky a également subi des dommages, avec deux salles totalement détruites et quatre partiellement détruites.
     
    Environ 12 200 maisons ont aussi été touchées par le passage du cyclone, dont 9 490 inondées. Parmi elles, 2 700 maisons ont été endommagées ou détruites dans les régions Analamanga, Betsiboka, Boeny, Melaky et Vakinankaratra.
  • NOTATION FINANCIÈRE – Madagascar regagne la confiance de S&P Global Ratings, qui lève sa “surveillance avec implication négative”

    NOTATION FINANCIÈRE – Madagascar regagne la confiance de S&P Global Ratings, qui lève sa “surveillance avec implication négative”

    L’alerte est levée. S&P Global Ratings indique avoir levé en ce mois de janvier “la mise sous surveillance avec implication négative” qui pesait sur la note souveraine de Madagascar. Une décision que cette agence de notation financière a prise après avoir observé la situation au pays ces trois derniers mois, après l’événement qu’elle qualifie de “coup d’Etat” au mois d’octobre 2025. S&P Global Ratings estime que malgré le changement de régime, l’administration continue de travailler, Madagascar continue de payer ses créanciers et le calme est globalement revenu.

    S&P Global Ratings avait placé à “B-/B” ses notes de crédit souverain à long et court terme en devises locales et étrangères attribuées à Madagascar vers mi-octobre. Et la Grande île était également placée sous “CreditWatch”, c’est-à-dire sous surveillance, avec des implications négatives. S&P Global Ratings avait parallèlement revu à la baisse de “B” à “B-” son évaluation de transfert et de convertibilité de Madagascar. A l’époque, ces notes avaient été attribuées à Madagascar par rapport au contexte et à l’incertitude entourant la transition politique et son impact élevé sur l’économie.

    Après observation, S&P Global Ratings indique avoir constaté “une continuité administrative pleinement assurée après la prise de pouvoir par les militaires”. L’agence note que le service de la dette a été honoré, les activités commerciales et les projets ont pour l’essentiel repris, et les bailleurs de fonds maintiennent leur engagement envers le pays. Elle déduit alors que “si les perspectives institutionnelles et politiques à moyen terme nous semblent fragiles, les pressions à court terme se sont atténuées. En conséquence, nous confirmons nos notes de crédit souverain “B-/B” pour Madagascar et levons la surveillance avec implication négative, reflétant une stabilisation de l’environnement politique. La perspective est stable”.

    La note B- est toutefois un signal de grande fragilité. Elle reconnaît que Madagascar honore ses engagements aujourd’hui, mais avertit que le pays dispose de très peu de marge d’erreur face aux chocs climatiques, politiques ou économiques. Une perspective stable signifie pour sa part que malgré une situation encore fragile, les risques immédiats ont été écartés et qu’aucun changement de note n’est prévu à court terme.

    S&P Global Ratings prévoit que les notes de Madagascar pourraient être abaissées si les tensions politiques venaient à s’exacerber, entraînant une nouvelle instabilité qui compromettrait la capacité de Madagascar à assurer le service de sa dette. L’émergence de tensions sur la liquidité, pèserait également sur notre évaluation de la solvabilité du souverain. Mais ces notes pourraient également être relevées si le déficit budgétaire se réduit au-delà des prévisions, soutenu par une hausse des recettes publiques, et si la position extérieure du pays s’améliore, avance-t-elle.

    S&P Global Ratings est une agence de notation de crédit. Elle fait partie des “Big Three”, aux côtés de Moody’s et Fitch Ratings. Ces trois agences dominent le marché mondial et leurs analyses font la loi sur les marchés financiers internationaux.

  • EXPORTATION – L’Union Européenne, l’Amérique du Nord et le bloc Japon-Corée forment le top 3 des clients de Madagascar en 2025

    EXPORTATION – L’Union Européenne, l’Amérique du Nord et le bloc Japon-Corée forment le top 3 des clients de Madagascar en 2025

    Trois blocs géoéconomiques ont concentré environ 64% de la valeur totale des exportations malgaches en 2025. Il s’agit de l’Union Européenne, de l’Amérique du nord regroupant les Etats-Unis, Mexique et Canada, et du bloc Japon-Corée. Le cumul des envois auprès de ces trois partenaires s’élevait à 7 191,5 milliards d’ariary sur un total de 11 239 milliards d’ariary. Ce sont des chiffres relevés de la situation du commerce extérieur, rapportée par la direction générale des douanes (DGD).

    L’Union Européenne reste de loin le premier partenaire commercial de la Grande île, en représentant plus de 34% des revenus d’exportation totaux du pays, et qui s’établissait à 3 828,2 milliards d’ariary. Le bloc Nord-Américain (17,8%) occupe solidement la deuxième place, en important 2 004 milliards d’ariary de biens en provenance de Madagascar, dont les produits textiles et les produits de rente comme la vanille. Le bloc Japon-Corée (12,1%) ferme le top 3 avec 1 359,3 milliards d’ariary, montrant une concurrence serrée avec le bloc Grande Chine (11,2%) pour 1 258,2 milliards d’ariary.

    C’est pourtant la Grande Chine qui est le premier client en volume de Madagascar en 2025 avec 402 200 tonnes sur un total de 1,321 million de tonnes. Elle dépasse largement l’Union Européenne (152 100 tonnes) et le bloc Nord-Américain (328 600 tonnes), tout en restant quatrième en valeur. Ce qui pourrait confirmer la spécialisation de son flux vers des produits pondéreux à faible valeur unitaire.

    En faisant la synthèse décennale des exportations de Madagascar de 2015 à 2025, le paysage géoéconomique a vu l’émergence de nouveaux pôles, bien que des ancrages historiques aient été confirmés. L’Union Européenne a par exemple maintenu sa place de leader incontesté tout au long de cette période, passant de 2 756 milliards d’ariary en 2015 à 3 828,2 milliards d’ariary en 2025.

    L’Amérique du Nord a pour sa part connu une progression spectaculaire. Ce bloc a multiplié par plus de deux la valeur de ses achats à Madagascar, allant de 829,5 milliards d’ariary en 2015 à 2 004 milliards d’ariary en 2025. Les marchés d’Asie, que sont la Chine, le Japon et la Corée, ont de leur côté montré la plus forte volatilité, avec des pics massifs en 2022 avant de se stabiliser en 2025.

  • FOOTBALL – Le ministre des Sports évoque un accord de principe de Corentin Martins et la poursuite des négociations

    FOOTBALL – Le ministre des Sports évoque un accord de principe de Corentin Martins et la poursuite des négociations

    En cours de négociation. Corentin Martins, le technicien franco-portugais, est officiellement libre de tout contrat avec la Fédération malgache de football (FMF) et le gouvernement malgache. Joint par téléphone ce lundi matin, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, indique toutefois que “sur le principe, c’est déjà OK” pour le nouveau contrat.

    Le contrat de Corentin Martins avec Madagascar est arrivé à échéance à la fin du mois de janvier. Il y a une semaine, Alain Désiré Rasambany avait déjà fait part de la volonté conjointe de la FMF et du gouvernement de reconduire l’ancien international français, après un bilan jugé “satisfaisant” par les deux parties.

    Le pensionnaire de la place Goulette avait annoncé que le projet de nouveau contrat avait été envoyé à Corentin Martins pour lecture. Une dizaine de jours plus tard, aucune information n’avait filtré sur l’avancée des discussions entre les trois parties concernées. Ce lundi matin, il souligne que “les négociations sont en cours”. Il laisse entendre l’envie du technicien franco-portugais de continuer l’aventure. “Il y a une négociation, donc il est intéressé”, poursuit-il.

  • CYCLONE – Sept personnes décédées après le passage de Fytia à Madagascar, selon le bilan du BNGRC de ce lundi à 8h

    CYCLONE – Sept personnes décédées après le passage de Fytia à Madagascar, selon le bilan du BNGRC de ce lundi à 8h

    Le bilan humain du passage du cyclone Fytia s’alourdit. Le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) annonce, dans son rapport publié ce lundi à 8h, le décès de sept personnes. Outre la victime décédée à la suite de l’effondrement d’une maison dans le deuxième arrondissement d’Antananarivo, trois décès ont été enregistrés à Anjozorobe, dans la région Analamanga. Dans la partie Ouest du pays, où le cyclone a été le plus intense, un décès est signalé à Ambato-Boeny et deux à Soalala.
     
    Le nombre de sinistrés s’élève à 54 518 personnes issues de 12 412 ménages, répartis dans 19 districts de quatre régions de Madagascar. La région Analamanga compte 8 215 sinistrés, contre 1 293 dans le Betsiboka, 262 dans le Melaky et 22 dans le Vakinankaratra. Dans la région Boeny, le BNGRC recense à lui seul 44 726 sinistrés.
     
    Pour soutenir les sinistrés, une forte délégation présidentielle s’est rendue dans le Boeny dimanche en fin d’après-midi. Devant les sinistrés à Mahajanga, le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, annonce la dotation par la présidence de 145 tonnes de riz, de 10 millions d’ariary et d’un groupe électrogène. “Nous ne vous laisserons pas seuls”, souligne-t-il.
     
    De retour d’Antsirabe dimanche où il a présidé plusieurs cérémonies d’inauguration samedi et dimanche, le Colonel Michaël Randrianirina s’est d’abord posé quelques heures à Antananarivo pour recevoir l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine. Il a ensuite pris un Bombardier Global 6000 pour se rendre à Mahajanga à la rencontre des sinistrés. Dans son discours, il assure ne vouloir revenir que lorsqu’il aura rendu visite à tous les sinistrés.

  • FINANCEMENT DE DÉVELOPPEMENT : Le Crem appelle à se libérer d’une dépendance excessive aux aides extérieures 

    FINANCEMENT DE DÉVELOPPEMENT : Le Crem appelle à se libérer d’une dépendance excessive aux aides extérieures 

    Le Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem) pointe du doigt un modèle économique excessivement dépendant de l’aide extérieure. Le coordonnateur national de cette association, Andriampeno Ramiliarison, regrette que cette quête de partenariats ou de coopérations avec des entités étrangères, qui finissent par dicter les politiques publiques du pays, soit devenue un motif de fierté pour les dirigeants successifs. Le Crem s’est exprimé sur le sujet lors d’une rencontre avec la presse, vendredi.

     

    Le président du Conseil d’administration du Crem, le Dr David Olivaniaina Rakoto, soutient que la clé du financement du développement réside dans “la bonne gouvernance, la mobilisation des ressources internes et une fiscalité équitable”. “Cela permettrait à Madagascar de ne plus dépendre exclusivement de l’aide extérieure”, explique-t-il.

     

    Comme recommandation, le Crem préconise une “optimisation de la dépense publique, couplée à une politique de tolérance zéro envers la corruption”. Le Cercle préconise également une réforme fiscale. Une disposition qui devrait permettre de “mieux capter les rentes économiques, de réduire les exonérations injustifiées et de renforcer la capacité de l’Etat à financer les investissements productifs”.

     

    La promotion de la production locale devrait également devenir le pilier d’une stratégie d’industrialisation intégrée. Le renforcement d’un tissu productif local et la transformation des ressources par l’expertise nationale présente un double objectif qui est de substituer durablement les importations stratégiques et de garantir la création d’emplois pérennes.

     

    L’économiste Andriampeno Ramiliarison soutient que la valorisation et la transformation des matières premières de Madagascar, pourtant convoitées à l’échelle mondiale, ont en effet été négligées. “Nous manquons cruellement de capacité de négociation stratégique dans ce secteur”, lâche-t-il.