Le réseau national des aires protégées de la Grande île s’étend. 21 nouveaux sites protégés, couvrant près de 1,82 million d’hectares, viennent d’être créés. Une disposition qui intervient après 10 ans sans extension, si l’on en croit les précision du président de la Refondation de la République, le Colonel Randrianirina, lors d’une cérémonie officielle consacrée à la protection du patrimoine naturel du pays, ce jeudi.
Selon le Chef de l’Etat, cette décision avait été prise dans l’intérêt supérieur de la Nation, afin de lutter contre l’érosion de la biodiversité. Et elle s’inscrit dans l’engagement de Madagascar vis-à-vis du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et contribue à l’atteinte de l’objectif « 30 by 30 » visant à protéger 30% des terres et des mers d’ici 2030. Les aires protégées, terrestres, marines et mixtes qui sont nouvellement créées sont réparties dans plusieurs régions, notamment Diana, Itasy, Analanjirofo et Atsimo Andrefana.
Puisque la protection implique une gestion digne et durable, l’Etat avait procédé à la remise de 10 décisions de délégation de gestion qui constitue un tournant décisif pour la gouvernance de ces aires protégées. Elles visent à structurer la gouvernance en nommant des gestionnaires officiels pour des zones qui n’en avaient pas, assurant ainsi une gestion plus responsable et transparente. “Elle met ainsi fin à la situation d’aires protégées sans gestionnaires identifiés et renforce une gestion plus efficace, responsable et durable, fondée sur des mandats clairs et une redevabilité renforcée”, soutient le ministre de l’Environnement et du développement durable, Michael Manesimanana.
La création de ces nouvelles aires protégées devrait renforcer de manière significative la protection des écosystèmes terrestres, marins et côtiers, lance alors le Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo. La remise des décisions de délégation contribuera pour sa part à doter chaque aire protégée d’un cadre de gestion clair, responsable et redevable, ajoute le Chef du Gouvernement.
Selon le Premier ministre, cette démarche repose sur une gouvernance renouvelée. Celle-ci est fondée sur la responsabilité des institutions publiques, la transparence de l’action de l’État et l’implication structurée des communautés locales reconnues comme acteurs essentiels à la fois de la conservation et du développement durable.
Catégorie : Actualité
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FOOTBALL – Le Cosfa domine Tsaramandroso FC et prend la tête de la conférence Nord de la PFL
Changement de leader dans la Conférence Nord du championnat national de première division. Le Club omnisports des forces armées (Cosfa) s’empare de la première place de son groupe après une large victoire (6–3) face au Tsaramandroso FC, lors du match en retard de la quatrième journée de la Pure Play Football League, disputé mercredi.Avec neuf points au compteur, les militaires caracolent en tête du classement provisoire après quatre journées. Battu, Tsaramandroso FC recule à la deuxième place avec sept points. L’Ajesaia occupe la troisième position avec six points, devant Fosa Juniors (cinq points).La deuxième moitié du tableau est composée de TGBC (un point), ainsi que du FC Rouge et de Clinique Zanatany, toujours à zéro point chacun.Pour la Conférence Sud, Disciples FC, invaincu depuis le début du championnat, domine le classement avec 12 points. La formation de Vakinankaratra est talonnée par l’AS Sainte-Anne (10 points). Elgeco Plus (sept points) et le CFFA (six points) occupent respectivement les troisième et quatrième places provisoires.Mama FC, à égalité de points avec la formation d’Andoharanofotsy, se classe cinquième. Les trois dernières places sont occupées par le COSPN (trois points), ainsi que par Antimo Record et l’Uscafoot, toujours sans point. -

SECTEUR EXTRACTIF – Plus de 3 000 demandes de permis miniers à traiter pour le BCMM
Le processus est lancé. Le Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM) s’attaque depuis lundi au traitement des demandes en instance de permis miniers. Plus de 3 000 demandes bloquées depuis 2009 seront traitées et évaluées, indique le directeur général par intérim de cet organisme, André Lovasoa Arison.La gestion de ces dossiers en instance s’inscrit dans une dynamique de relance du secteur, impliquant des réformes structurelles. Contrairement à l’ancien régime où le dépôt d’un simple programme de travail suffisait généralement à l’obtention du titre, le cadre réglementaire actuel impose désormais une évaluation rigoureuse des dossiers.Le ministère des Mines indique que de nouveaux critères et outils avaient été introduits, même pour les dossiers déposés avant ces réformes. Ce département parle notamment d’études de préfaisabilité qui sont obligatoires pour la transformation d’un permis de recherche en permis d’exploitation ou encore l’obligation pour les entreprises minières de soumettre un plan de Responsabilité sociale et environnementale (PRSE). Sans parler des canevas standardisés ou de la mise en place du Fonds minier pour le développement social et communautaire (FMISC).Le processus de traitement et d’évaluation de ces milliers de demandes est donc désormais pleinement opérationnel. Et les délais d’exécution seront optimisés pour assurer une diligence raisonnable, rassure le DGpi du BCMM. Le délai cible entre le dépôt de la demande et l’octroi du permis est de 60 jours ouvrables. Une fois que le dossier d’instruction est complété auprès du BCMM, il est transmis à la direction générale des mines pour évaluation technique. Seuls les dossiers conformes et complets font l’objet d’un traitement final. -

TEXTILE – La prolongation de l’Agoa comme sursis stratégique pour les entreprises franches malgaches
Une « bouffée d’oxygène » dans un climat économique global tendu. Voilà comment le président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Hery Lanto Rakotoarisoa, définit la prolongation d’un an de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (Agoa). Contacté au lendemain de la ratification officielle de cette disposition dans le cadre du budget américain, il a accepté de s’exprimer sur le sujet ce mercredi.
Pour Hery Lanto Rakotoarisoa, cette mesure qui revêt un caractère rétroactif à compter de septembre 2025 permet déjà aux entreprises malgaches ayant avancé le paiement des surtaxes douanières pour leurs exportations vers les Etats-Unis d’en obtenir le recouvrement. Mais ce sursis réglementaire devrait également offrir “une fenêtre stratégique indispensable”, explique-t-il, en rappelant que la préparation d’une campagne d’exportation nécessite un cycle d’anticipation d’au moins douze mois.
“L’objectif est désormais de permettre à un maximum d’opérateurs de renouer avec leurs portefeuilles clients historiques et de sécuriser le maintien de leurs activités de production à Madagascar, malgré un contexte opérationnel complexe”, avance le président du GEFP.
Mais il insiste sur la pérennisation des activités sur le long terme. Une viabilité qui repose, selon ses explications, sur deux piliers internes majeurs, dont le premier est la clarification du cadre juridique. Selon Hery Lanto Rakotoarisoa, il est impératif de statuer de toute urgence sur le maintien et l’évolution du régime des Zones Franches. Le second pilier concerne la sécurité des investissements. Le président du GEFP soutient en effet que la prospection commerciale restera vaine sans une définition claire et stable des “règles du jeu” fiscales et incitatives.
Bien que l’Agoa ait été renouvelé d’un an, le manque de visibilité actuel persiste pour ce groupement, car les entreprises ont été impactées de manières diverses durant la période d’incertitude passée. Aussi, pour restaurer la compétitivité du secteur, des mesures de soutien concrètes s’imposent. C’est notamment le cas du remboursement par l’État des arriérés de crédits de TVA dus aux entreprises franches. En matière de stabilité législative, une confirmation officielle du cadre des affaires est tout autant nécessaire pour rassurer les donneurs d’ordres.
L’ambassade de Madagascar à Washington se dit par ailleurs pleinement mobilisée auprès des législateurs américains et des parties prenantes clés pour promouvoir une refonte stratégique et une modernisation du programme Agoa. Il s’agit d’une démarche qui s’inscrit dans un objectif commun qui est d’élargir les opportunités commerciales et consolider un partenariat économique durable et mutuellement bénéfique entre Madagascar et les États-Unis, indique l’ambassade. -

MÉTÉO – Une zone perturbée sous surveillance au Nord-Est de Madagascar
Un nouveau système météorologique attire l’attention au Nord-Est de Madagascar. D’après le bulletin publié par la direction générale de la météorologie ce 4 février à 16h, le centre de ce système est localisé à environ 1 527 km à l’Est-Nord-Est d’Antalaha.
Selon les prévisionnistes, les conditions environnementales sont jugées favorables à un renforcement du système. Cette zone perturbée pourrait ainsi évoluer en tempête tropicale dans les 48 prochaines heures.
“Si cette évolution se confirme, il s’agira du dixième cyclone de la saison et le phénomène porterait alors le nom de Gezani”, indique le bulletin d’Ampandrianomby. Selon les premières tendances de trajectoire, cette perturbation pourrait représenter une menace pour les régions du Centre et du Sud-Est de Madagascar. Toutefois, les services météorologiques précisent que ce système ne devrait pas avoir d’impact direct sur les conditions météorologiques à Madagascar au cours des cinq prochains jours. -

PATRIMOINE – La demande de démantèlement du Colisée dans l’enceinte d’Anatirova entre les mains de la Justice
“De nombreuses actions ont déjà été menées depuis 2020 pour obtenir l’enlèvement du Colisée” dans l’enceinte d’Anatirova. Parmi les actions menées, une action devant le tribunal civil intentée par des associations de “descendants des lignées royales”, mais aussi “des associations de protection du patrimoine”, et “de simples citoyens”, rapporte Niombonana Razafindrakotohasina, porte-parole des “demandeurs”.
Les “plaignants” ont déposé trois demandes devant le tribunal. La première porte sur “le retrait” de l’infrastructure de l’enceinte d’Anatirova. Le Colisée, baptisé Kianja Masoandro par l’administration Andry Rajoelina “n’a absolument aucun lien avec l’originalité malgache”, insiste Niombonana Razafindrakotohasina.
Ils demandent également que le site retrouve son ancienne appellation, “Rova d’Antananarivo”. En 2023, après la rénovation du Palais de Manjakamiadana et des autres palais, le président Andry Rajoelina avait rebaptisé ce patrimoine « Rovan’i Madagasikara ». Les plaignants réclament enfin “le retrait de tout ce qui n’a pas sa place dans ce Rova et qui ne correspond pas à son histoire”.
Les plaignants craignent que “la présence du Colisée puisse donner des idées aux futurs dirigeants et les pousser à construire d’autres installations au sein du Rova”. Leur porte-parole souligne que le Rova “doit être protégé et ne doit pas être modifié. Il doit être maintenu dans son état d’origine, tel qu’il était avant l’incendie”.
Une audience avait été prévue ce mercredi, mais celle-ci a été renvoyée au 18 février. Du côté du ministère de la Communication et de la culture, une source indique que la procédure “a été initiée par une plainte privée, raison pour laquelle le ministère s’efforce de ne pas trop s’impliquer dans le conflit”. Sur la question d’une éventuelle démolition du Colisée ou le rétablissement du nom originel du Rova, la même source précise que “le ministère a choisi de laisser les Malgaches exprimer leurs véritables aspirations lors de la concertation nationale, étant donné que ce site est déjà classé patrimoine national”.
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FOOTBALL – Deux entraîneurs portugais animeront une formation pour les entraîneurs et un stage intensif pour de jeunes joueurs
Des formations et des stages intensifs de haut niveau pour entraîneurs et jeunes joueurs de football malgaches. Deux techniciens portugais, Guilherme Farinha, titulaire du diplôme Fifa A-Pro, et Rui Fernandes, détenteur de la licence Uefa C, viendront à Madagascar pour deux semaines d’échanges et de partage d’expérience, à l’initiative de l’école de football Dream Team Foot Mada.Lors d’une conférence de presse organisée mardi par cette école de football, Rija Harivelo Rajoelison, membre du staff, a indiqué que “ce sont des personnes compétentes, capables de transmettre leur savoir-faire aux entraîneurs qui seront présents”. Selon lui, “l’objectif est de développer le football local afin de mieux comprendre les évolutions actuelles et les exigences du football mondial”.Au programme figurent une formation certifiante destinée aux entraîneurs et un stage intensif pour les jeunes joueurs. Du 12 au 15 février, une session intensive pour entraîneurs se tiendra au terrain synthétique de Betongolo, alternant théorie et pratique. Du 16 au 18 février, le stage sera exceptionnellement ouvert à tous les jeunes talents extérieurs au club, avant de se poursuivre du 19 au 21 février pour les pensionnaires de Dream Team, au complexe sportif “Sport” d’Ambatolampy Tsimahafotsy.Le responsable de Dream Team Foot Mada souligne que ces techniciens portugais “ont vu ce que nous avons accompli en Suède l’année dernière et ils ont été satisfaits de notre travail. Ce qui a été entrepris ici aura donc une suite”. Rui Fernandes confie dans une courte vidéo qu’ils sont “très enthousiastes à l’idée de venir à Madagascar”.




