Catégorie : Actualité

  • JUDO – Cinq judokas malgaches dont trois issus de la diaspora au Grand Slam de Paris ce week-end

    JUDO – Cinq judokas malgaches dont trois issus de la diaspora au Grand Slam de Paris ce week-end

    Madagascar sera représenté par cinq judokas au Grand Slam de Paris, qui se déroulera du 7 au 8 février à l’Accor Arena, dans la capitale française. La délégation malgache est composée de Laura Rasoanaivo, Zo Hajanirina Andriambololona, ainsi que de trois judokas issus de la diaspora à l’instar de Sandaniaina Andrianjakavelo, Mickael Allo et Lova Randrianasolo.

    L’Olympienne de Paris 2024, Laura Rasoanaivo, évoluera dans la catégorie des moins de 70 kg et fera son entrée en lice le 8 février. Déjà présente lors de l’édition précédente, elle aborde cette nouvelle participation avec davantage d’expériences au plus haut niveau international.

    De son côté, Zo Hajanirina Andriambololona disputera sa première compétition au Grand Slam de Paris dans la catégorie des moins de 78 kg dames. Chez les hommes, Sandaniaina Andrianjakavelo concourra chez les moins de 60 kg, Mickael Allo sera en lice chez les moins de 66 kg, tandis que Lova Randrianasolo sera engagé chez les moins de 81 kg.

  • TRAVAIL – Madagascar lance au grand public la campagne “Carton Rouge au travail des enfants”

    TRAVAIL – Madagascar lance au grand public la campagne “Carton Rouge au travail des enfants”

    Mobilisation mondiale et nationale pour la lutte contre le travail des mineurs. Les organisations des Nations unies, l’Unicef et l’Organisation internationale de travail, lancent depuis ce mercredi la campagne “Carton Rouge au travail des enfants”. L’objectif est d’envoyer un message fort. Chaque enfant mérite protection, éducation et un avenir sûr.

    Cette campagne est ouverte au grand public sur les réseaux sociaux. Elle invite à participer au Challenge Carton Rouge, en prenant une photo dans les mains le “Carton rouge au travail des enfants”, en solo, en famille ou avec ses collègues. Une fois la photo prise, on publie sur les réseaux sociaux avec le hashtag #EndChildLabour et en taguant trois amis pour les inviter à rejoindre le mouvement indique l’OIT.

    Dans le cadre de cette campagne pour la lutte contre le travail des enfants, la communauté internationale se réunira du 11 au 13 février 2026 à Marrakech, au Maroc, pour la sixième conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants. Cette rencontre rassemblera les gouvernements, les organisations de travailleurs et d’employeurs, jeunes et partenaires internationaux afin de partager des solutions concrètes dans cette lutte. La conférence constituera un moment clé pour définir la feuille de route mondiale jusqu’en 2030 et au-delà, afin d’éradiquer le travail des enfants.

    Selon les statistiques publiées en avril 2025, l’OIT estime qu’à Madagascar, 47% des enfants âgés de 5 à 17 ans travaillent, souvent dans des conditions dangereuses et inappropriées pour leur âge et leur développement sain. Les régions de Haute Matsiatra (65%) et Androy (62%) sont particulièrement touchées (Mics 2018).

  • IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar franchit la barre des 2 000 millions de dollars en 2025

    IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar franchit la barre des 2 000 millions de dollars en 2025

    L’année 2025 avait été marquée par un creusement significatif du déficit commercial de Madagascar. Il était passé de 1590,3 millions de dollars en 2024 pour atteindre 2 037 millions de dollars l’année dernière. Son poids dans le Produit intérieur brut (PIB) du pays avait alors bondi de 9% à 10,6%. C’est Banky Foiben’ny Madagasikara (BFM) qui en avait fait part lors de la présentation de son Rapport sur la Politique monétaire, ce mardi.
     
    La balance commerciale malgache s’est ainsi largement dégradée en seulement douze mois. Madagascar continue de voir ses revenus à l’exportation diminuer, tandis que ses dépenses pour les produits importés s’envolent.
     
    Pour les exportations, elles ont globalement reculé de 3,5% pour s’établir à 2 484 millions de dollars. Un repli qui était principalement porté par l’effondrement de la filière vanille, dont les recettes avaient chuté de 45,4%. Le girofle avait également enregistré un recul de 8,6%. Tout comme le nickel qui avait pâti d’une dépréciation des cours mondiaux malgré une hausse de la production. Malgré une bonne performance des entreprises franches et du cobalt, le dynamisme de ces secteurs n’avait pas suffi à colmater les brèches.
     
    Car de l’autre côté, les importations de Madagascar avaient poursuivi leur ascension avec une hausse globale de 8,7 %, portée par la quasi-totalité des secteurs d’activité. Une dynamique qui avait été particulièrement marquée par une hausse de 23,9% des achats de produits alimentaires, dont une envolée spectaculaire pour les importations de riz. Une situation qui s’est exacerbée avec le coût des matières premières importées par Madagascar qui s’est accru de 20%, dû notamment à l’inflation des prix internationaux plus qu’à l’augmentation des volumes commandés.
  • COMMERCE – Feu vert de Trump pour la prorogation d’un an de l’Agoa qui exige “un meilleur accès aux marchés” pour les Américains, selon l’USTR

    COMMERCE – Feu vert de Trump pour la prorogation d’un an de l’Agoa qui exige “un meilleur accès aux marchés” pour les Américains, selon l’USTR

    C’est acté. Le président américain Donald Trump a procédé mardi à la signature de la loi budgétaire HR 7148 autorisant le financement de certains départements des Etats-Unis. Celle-ci prolonge également la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (Agoa) jusqu’au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif au 30 septembre 2025.

    C’est le meilleur scénario que pouvait espérer les pays bénéficiaires de cet accord commercial préférentiel du côté de la Maison-Blanche. Initialement expiré à la fin du mois de septembre, un premier projet de loi avait été voté par la Chambre des représentants à la mi-janvier 2026 pour proposer l’extension de trois de l’Agoa, jusqu’en 2028. Le texte avait toutefois fait l’objet d’un compromis de dernière minute entre la Maison Blanche et les Démocrates du Sénat.

    Un paquet budgétaire avait alors été élaboré, suivi de l’adoption par le Sénat d’une version modifiée de la loi HR 7148. Cette version intégrait le renouvellement de l’Agoa pour une durée plus courte d’un an, afin de l’aligner sur la volonté de révision du programme par l’administration Trump. C’est seulement lundi, après un bref shutdown que la Chambre des représentants a voté cette version proposée par le Sénat. Le Président Trump l’a signé mardi pour rendre l’extension d’un an de l’Agoa officielle et rétroactive.

    Mais la position américaine est claire. “L’Agoa pour le XXIe siècle doit exiger davantage de nos partenaires commerciaux et offrir un meilleur accès aux marchés pour les entreprises, agriculteurs et éleveurs américains afin de s’appuyer sur les bénéfices qu’elle a historiquement apportés à l’Afrique et aux États-Unis”, déclare Jamieson Greer, représentant américain au Commerce (USTR). “Nous devons également veiller à ce que le programme renforce le commerce américano-africain et travaillerons avec le Congrès au cours de l’année à venir pour moderniser le programme afin de s’aligner sur la politique commerciale America First du président Trump”, ajoute-t-il.

    L’USTR annonce alors travailler avec les agences concernées dans les prochains jours. Ce, afin de mettre en œuvre toute modification apportée à l’Annexe tarifaire harmonisée des États-Unis à la suite de la législation réautorisant l’Agoa.

  • SPORTS AUTO – Iaro Razanakoto aux commandes d’un monoplace de Formule 1 sur l’autodrome de Dubaï lors d’une séance privée

    SPORTS AUTO – Iaro Razanakoto aux commandes d’un monoplace de Formule 1 sur l’autodrome de Dubaï lors d’une séance privée

    Une expérience inédite. Le pilote malgache de Gran Turismo, Iaro Razanakoto, annonce qu’il pilotera un monoplace de Formule 1 sur le circuit de Dubaï. Le champion en titre de la catégorie GT4 du Thailand Super Car Championship sera au volant d’une Jaguar R1 à moteur V10.
     
    Il s’agit d’une séance privée, organisée dans le cadre d’une expérience touristique proposée par certains opérateurs aux Émirats. Iaro Razanakoto a été sélectionné grâce à ses sponsors, selon sa publication sur les réseaux sociaux. Cela ne constitue pas une participation à une épreuve du calendrier de la F1, mais une session encadrée destinée à faire découvrir le pilotage de monoplaces historiques.
     
    Iaro Razanakoto sera ainsi le premier pilote malgache à prendre le volant d’un monoplace de Formule 1 sur un grand circuit. Lors d’un entretien avec www.2424.mg, il a confié vouloir un jour piloter lors d’une grande compétition de Formule 1, malgré son âge déjà avancé.
  • POLITIQUE MONÉTAIRE – BFM maintient la rigueur avec un taux directeur à 12%, les banques commerciales réclament des leviers de relance

    POLITIQUE MONÉTAIRE – BFM maintient la rigueur avec un taux directeur à 12%, les banques commerciales réclament des leviers de relance

    Le Comité monétaire de Banky foiben’i Madagasikara (BFM) avait décidé de maintenir son taux directeur à 12%. L’autorité monétaire indique avoir pris cette décision, estimant que ce niveau est “approprié” pour atteindre l’objectif d’inflation de 5% à moyen terme et préserver un cadre macroéconomique propice à la stabilité économique. La décision de politique monétaire a été exposée par BFM devant les représentants du secteur privé, mardi.
     
    La Banque centrale opte pour ce statu quo, bien qu’elle ait rapporté une inflation en net recul et une monnaie stabilisée. Elle explique qu’assouplir prématurément la politique monétaire pourrait raviver les tensions sur les prix, fragiliser le pouvoir d’achat de l’ariary ainsi que compromettre les perspectives de croissance. BFM se veut d’ailleurs prudente face aux pressions inflationnistes qui subsistent et la fragilité de la désinflation. Elle note en effet des distorsions entre l’offre globale et le niveau de surliquidité du marché.
     
    Selon le rapport de la Banque centrale, cette surliquidité avait atteint un niveau “exceptionnellement élevé” au début de l’année 2026, expliquée notamment par des entrées importantes de devises liées à des projets de développement en fin d’année 2025. Or économiquement, trop de liquidités disponibles dans le système bancaire peuvent entraîner une distribution excessive de crédits. Ce qui risque d’augmenter la masse monétaire plus vite que la production et de relancer ainsi l’inflation.
     
    Le défi est alors de s’assurer que cet argent serve à financer l’économie réelle plutôt que de rester bloqué dans les facilités de la banque centrale ou de nourrir la spéculation. BFM avait ainsi encouragé les établissements bancaires à orienter ces excédents de liquidité vers le financement de l’économie.
     
    Les banques commerciales indiquent digérer le maintien à 12% du taux directeur. “Nous ne le considérons pas comme prohibitif. Mais nous estimons qu’il y a possibilité de libérer davantage de la liquidité pour mettre à disposition les opérateurs économiques les moyens dont ils ont besoin, surtout après les chocs du dernier trimestre, pour assister à une vraie relance”, soutient Hugues Bonshe Makalebo, président de l’Association professionnelle des banques (APB) de Madagascar.
     
    A en croire les explications de cette association, la surliquidité n’est pas répartie de manière égale. Des instruments différenciés avaient alors été suggérés afin de donner plus de moyens aux banques qui ont réellement la “volonté de financer”. La résilience du secteur bancaire pourrait être renforcée avec des assouplissements qui permettraient à certains de disposer des moyens pour continuer à financer l’économie, lance son président.
     
    BFM dit être en mode “observation” de la conjoncture et des dialogues publics-privés pour la relance des entreprises nationales. Les banques veulent, pour leur part, être proactives pour que la reprise, prévue pour le deuxième trimestre, commence dès maintenant.
  • Pourquoi le colonel Randrianirina portait un fusil lors du déplacement présidentiel ?

    Pourquoi le colonel Randrianirina portait un fusil lors du déplacement présidentiel ?

    Antananarivo, 4 Février, 7h00 – Plus que les lunettes “aviateur”, c’était surtout le fusil d’assaut que le Colonel Michaël Randrianirina avait entre les mains durant ses déplacements dans le Nord Ouest du pays alors qu’il était à bord d’un hélicoptère qui avait suscité la polémique. Pour le président de la Refondation, il pouvait porter cette arme parce qu’il est militaire. Mais il devait aussi la porter parce qu’il se déplaçait dans des zones rouges alors qu’il ne pouvait emmener qu’un seul garde du corps.

    “Nous nous étions rendus dans des zones rouges, Soalala, Besalampy”, explique-t-il. “Les gardes du corps qui me protègent ne pouvaient pas quitter cet endroit parce que nous ne pouvions mobiliser qu’un seul hélicoptère pour des raisons d’austérité”, ajoute-t-il au cours d’un point de presse à Mahajanga. “Je ne pouvais pas utiliser trois ou quatre hélicoptères alors que je devais emmener avec moi des députés et plusieurs autres personnes, et donc, un seul garde du corps pouvait m’accompagner”, poursuit-il encore.

    Rappelant qu’il est “un militaire pouvant tenir une arme, j’ai pris une arme”, indique-t-il alors. “Aucune loi ni aucune autre raison ne m’interdisent de porter une arme”, insiste-t-il, par ailleurs. Il affirme même “avoir toujours une arme à la ceinture sans que cela inquiète ou étonne qui que ce soit”.

    En déplacement dans le Nord Ouest du pays depuis dimanche après-midi, le Colonel Michaël Randrianirina a fait le tour des localités où le cyclone Fytia a frappé fort samedi et dimanche. “Nous ne vous laisserons pas seuls”, ne cesse-t-il d’assurer devant les populations des communes visitées. “Je ne rentrerai que lorsque j’aurais visité toutes les régions touchées par le cyclone”, avait-il également annoncé dimanche à Mahajanga.

    Outre la Cité des Fleurs, la délégation présidentielle s’est, entre autres, rendue à Soalala, Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba. Le chef de l’Etat s’est déplacé dans les régions avec un hélicoptère Airbus H130 de l’Armée. Chaque vol est précédé d’une séance de prière à laquelle participent diverses personnalités de différentes religions.

  • ELECTRICITÉ – La Jirama rapporte 18 cas d’irrégularités relevés sur des compteurs durant la première journée de ratissage à Antananarivo

    ELECTRICITÉ – La Jirama rapporte 18 cas d’irrégularités relevés sur des compteurs durant la première journée de ratissage à Antananarivo

    Antananarivo, 3 Février, 15h35 – La Jirama lance officiellement l’opération de ratissage annoncée par le directeur général par intérim, le général Hajatiana Rasolomanana, ce mardi. Pour cette première journée, 109 compteurs ont été inspectés et les premières constatations sur terrain ont permis de détecter 18 irrégularités. Sept compteurs devront faire l’objet d’une expertise technique approfondie, tandis qu’un cas de piquage avéré a été détecté, ainsi qu’un autre présente des traces suspectes de manipulation.
     
    Selon la Jirama, les compteurs identifiés comme non conformes ont été retirés immédiatement afin d’être soumis à une expertise. Il s’agira pour la compagnie nationale d’eau et d’électricité d’établir avec précision la nature des irrégularités constatées et à déterminer les responsabilités. L’opération de contrôle s’inscrit dans un programme plus large de lutte contre les usages illicites des services de la Jirama, qui devrait se poursuivre sur une période d’environ trois mois.
     
    La Jirama rappelle que les vols et fraudes entraînent des pertes financières estimées à plus de 100 milliards d’ariary par an pour l’entreprise. Au-delà de l’impact économique, ces pratiques affectent directement la qualité du service fourni aux usagers, notamment à travers la baisse de la tension électrique et la diminution de la pression de l’eau dans certaines zones. Ces dysfonctionnements fragilisent l’ensemble du réseau de distribution.
     
    Par ailleurs, la saturation du réseau, aggravée par ces usages illégaux, limite la capacité de l’entreprise à répondre aux nouvelles demandes de raccordement à l’électricité et à l’eau. Face à cette situation, la Jirama appelle les usagers concernés par des pratiques non conformes à régulariser leur situation afin d’éviter les sanctions prévues par la législation en vigueur relative aux vols et fraudes dans le pays.
  • PRÉVOYANCE SOCIALE – Une prime de nouvel an en cours de préparation pour les retraités membres de la Cnaps

    PRÉVOYANCE SOCIALE – Une prime de nouvel an en cours de préparation pour les retraités membres de la Cnaps

    Antananarivo, 3 Février, 14h25 – “Le Conseil d’administration de la Cnaps a validé l’octroi d’une prime de nouvel an pour cette année 2026”. La décision a été validée par le Conseil d’administration à la suite d’une demande de ses membres retraités, explique la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) dans un communiqué publié lundi. Aucun détail n’est encore donné sur le montant de la prime “solomboadiakoho”, mais une source auprès de l’organisme rappelle qu’en 2025, les retraités avaient perçu 50 000 ariary à l’occasion du nouvel an et la même somme à l’occasion de la fête de l’indépendance.
     
    Aucune date n’est non plus encore donnée sur la perception effective de la prime par les pensionnés. La Cnaps assure néanmoins qu’elle ferait “des efforts pour accélérer toutes les étapes au niveau des différents services pour que la prime en question puisse parvenir aux retraités concernés dans les meilleurs délais”. Selon notre source, la décision du Conseil d’administration devrait, entre autres, être encore validée au niveau du ministère de tutelle, avant de pouvoir être appliquée.
  • INTERNET – Le programme Smart Village pour soutenir l’inclusion numérique et désenclaver les zones les plus reculées

    INTERNET – Le programme Smart Village pour soutenir l’inclusion numérique et désenclaver les zones les plus reculées

    Antananarivo, 3 Février, 12h05 – “L’accès à Internet ne doit pas être un privilège mais plutôt un droit”. Mahefa Andriamampiadana, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications (MNDPT), insiste sur l’importance de l’inclusion numérique, au cours d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne audiovisuelle publique, lundi soir. “Beaucoup trop de personnes n’ont pas accès à Internet”, déplore-t-il dans son intervention.
     
    Outre la baisse des prix de la connexion, il souligne alors que l’inclusion numérique fait partie des priorités de son département. C’est dans ce sens qu’il a mis en avant le programme Smart Village et le dispositif Rapid Rural Transformation (RRT) récemment déployés dans les régions Androy et Anosy, notamment sur l’axe Vohitsova-Antanimora.
     
    A entendre le ministre, près de 10 000 personnes bénéficient de ces actions d’inclusion numérique mises en œuvre dans le Grand Sud de Madagascar. Six sites sont actuellement opérationnels dans ces deux régions.
     
    Présentés comme des centres communautaires numériques, les Smart Villages regroupent des guichets de services publics destinés à rapprocher l’administration des populations rurales enclavées. Le projet est mis en œuvre en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM). “L’objectif est de briser l’isolement des zones rurales et de placer l’inclusion numérique au cœur du développement régional”, souligne le ministre.
     
    Sur le plan technique, la connectivité repose sur un système hybride associant Internet par satellite et énergie solaire hors réseau. Cette configuration vise à garantir un accès continu aux services numériques, y compris dans les localités dépourvues de réseau électrique. Les infrastructures installées permettent notamment l’accès à des services administratifs dématérialisés, à l’information économique et aux outils de communication.
     
    Dans le cadre de la modernisation de l’administration locale, 11 entités clés, parmi lesquelles des districts, des hôpitaux, des établissements scolaires, des services de gendarmerie, des communes et des services agricoles, ont été dotées d’équipements informatiques. L’objectif affiché est d’automatiser certaines démarches administratives et d’améliorer le reporting des services déconcentrés de l’État.
     
    La pérennisation du dispositif constitue également un axe du programme. Des agents “Smart Village” ont bénéficié, les 23 et 24 janvier, de formations portant sur un nouveau modèle de gestion visant l’autonomie financière et opérationnelle des hubs numériques. Il s’agit alors de permettre la continuité des services au-delà de la phase de déploiement initial.
     
    Au-delà des services administratifs, le programme intègre des volets économiques et sociaux. L’accès à l’énergie solaire permet, par exemple, l’installation d’équipements de conservation frigorifique pour les produits halieutiques et carnés, facilitant leur commercialisation. Des dispositifs d’e-cooking ont également été introduits dans certaines cantines scolaires, avec pour objectif de réduire la consommation de bois de chauffe et les dépenses alimentaires.
     
    D’après les indicateurs communiqués par le ministère pour la période 2024-2025, plus de 1 200 jeunes ont été formés aux compétences numériques, tandis qu’une augmentation d’environ 20 % des activités commerciales et des micro-services a été observée autour des hubs. Le projet a également conduit à la création d’emplois locaux liés à la gestion et à l’animation des sites.
     
    “La suppression de la fracture numérique reste une priorité du ministère”, insiste Mahefa Andriamampiadana, en soulignant que ces initiatives visent à inscrire la modernisation des services publics et l’inclusion numérique dans une dynamique durable au bénéfice des populations du Grand Sud.