Catégorie : Actualité

  • DIPLOMATIE – La mission du Panel des Sages de la SADC arrive à Madagascar et démarre ses travaux de consultation des autorités

    DIPLOMATIE – La mission du Panel des Sages de la SADC arrive à Madagascar et démarre ses travaux de consultation des autorités

    Une nouvelle mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) débarque à Madagascar. Dr Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, séjourne actuellement dans la Grande Île dans le cadre d’une mission de haut niveau du Panel des Sages de cette organisation régionale.
     
    Selon le ministère des Affaires étrangères, cette visite s’inscrit “conformément aux décisions du Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la SADC du 17 décembre sur la situation politique et sécuritaire à Madagascar”. L’ancienne cheffe d’État est accompagnée, pour cette mission, par le groupe de référence pour la médiation.
     
    D’après un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié ce lundi, cette “mission a pour objectif principal de consolider les engagements de l’organisation et de préparer le mécanisme d’appui et d’accompagnement en faveur de Madagascar, afin de soutenir le processus de refondation en cours”. Le Bureau du Premier ministre parle d’une mission d’évaluation de la situation sur la Grande île de façon à “contribuer à toutes les étapes du processus de refondation nationale et à soutenir les efforts de redressement entrepris par les autorités, en vue d’instaurer une stabilité durable”.
     
    Une série de consultations avec les autorités nationales, les acteurs politiques, la société civile et d’autres parties prenantes figure au programme de mission. Une visite auprès du Premier ministre a déjà eu lieu ce lundi. L’occasion pour le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo de souligner que les priorités du gouvernement consistent avant tout à “répondre aux besoins de la population et du développement”. Pour ce qui est de la concertation nationale, le chef du gouvernement assure que les préparatifs avancent de façon progressive et que les structures et le comité de pilotage sont déjà en place”.
     
    Cette initiative illustre la volonté de la SADC de jouer un rôle actif dans la promotion de la stabilité politique et du développement durable dans la Grande Île.
    Photo : MAE
  • ADMINISTRATION – La Douane déplore un manque d’effectifs, le ministère des Finances mise sur l’optimisation des ressources existantes

    ADMINISTRATION – La Douane déplore un manque d’effectifs, le ministère des Finances mise sur l’optimisation des ressources existantes

    Un effectif à renforcer. Le directeur des Ressources et de la formation de l’administration douanière, José Rabetokotany, sollicite une augmentation des ressources humaines de la direction générale des Douanes (DGD). Ce responsable estime que des postes budgétaires supplémentaires sont nécessaires au sein de cette direction générale afin d’accroître ses capacités opérationnelles et d’assurer le plein accomplissement des missions qui lui sont dévolues. La situation a été exposée lors de la célébration de la Journée internationale des Douanes, ce lundi.

    Pour le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, il convient de prioriser l’optimisation des ressources déjà présentes, dans la mesure où celles-ci sont déjà rémunérées pour l’exécution des missions de l’administration douanière. “Il est donc juste et cohérent de les affecter aux postes correspondants à leurs compétences”, lance-t-il.

    Selon ce membre du Gouvernement, la démarche consiste d’abord à évaluer précisément les besoins face aux ressources disponibles, afin d’identifier les éventuels sureffectifs et de procéder aux réorganisations nécessaires. Ce n’est qu’à l’issue de cet arbitrage que nous pourrons établir notre plan de recrutement définitif, lance-t-il.

    Au regard du Plan stratégique 2025-2029, l’administration douanière affiche un effectif de 1 132 personnes, présentant un ratio de 800 hommes pour 332 femmes. Le ministre Herinjatovo Ramiarison préconise une gestion optimale et une rationalisation de ses effectifs existants. Et ce, tout en révélant l’inactivité de certains agents au sein de l’administration douanière. À cet effet, la question du redéploiement des anciens hauts cadres de la douane se pose, afin de garantir la continuité de leurs missions régaliennes antérieures.

  • REFONDATION – “La concertation au niveau communautaire débutera en juillet”, selon la ministre Hanitra Razafimanantsoa

    REFONDATION – “La concertation au niveau communautaire débutera en juillet”, selon la ministre Hanitra Razafimanantsoa

    Le calendrier de la concertation nationale se précise un peu plus. Lors d’une rencontre avec la plateforme et le collectif du mouvement Gen Z, samedi, Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État en charge de la Refondation, indique que la concertation proprement dite débutera en juillet. Cette nouvelle annonce apporte davantage de précisions sur le déroulement du processus. Le dialogue commencera au niveau communautaire, puis progressera aux niveaux communal et régional, avant de s’achever au niveau national, vers la fin de l’année.

    “Des tests de la stratégie et des politiques de mise en œuvre de la concertation” auront lieu avant la grande messe, souligne la ministre. Elle rapporte que “trois régions ont été sélectionnées pour cette phase”. “Nous avons déjà mené des concertations préliminaires dans quelques localités, ce qui nous a permis de tirer des conclusions sur les réalités spécifiques de chaque endroit”, explique-t-elle aux jeunes venus au stade Barea de Mahamasina samedi.

    Pour Antananarivo, la concertation préliminaire devrait avoir lieu durant les deux derniers mois du premier semestre, mais elle pourrait se tenir plus tôt que prévu, souligne la ministre d’État. La Refondation étant prévue pour deux ans, les élections devraient se tenir à partir de 2027. Les échéances exactes devraient néanmoins être définies durant les travaux de la concertation nationale qui discutera également des différents textes à adopter.

  • KARTING – Matheo Rajomarison termine à la 22ème place de la superfinale de l’O-Plate Dubaï

    KARTING – Matheo Rajomarison termine à la 22ème place de la superfinale de l’O-Plate Dubaï

    Le jeune pilote de karting malgache Matheo Rajomarison continue d’acquérir de l’expérience sur le circuit mondial. Ce week-end, le jeune champion de Madagascar a participé à l’O-Plate Dubaï et a terminé la superfinale de cette course à la 22ème place sur 33 concurrents.
     
    Matheo Rajomarison était engagé dans la catégorie Rotax Max Junior au Kartdrome de Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. Sur un circuit qu’il découvrait, face à des concurrents redoutables, il a signé ses premiers tours aux alentours de 59 secondes. Une base solide, mais surtout un énorme potentiel à exploiter. En qualifications, il s’est classé 25e, puis 27ème lors du Heat 1.
     
    Course après course, séance après séance, Matheo Rajomarison progresse, affine ses trajectoires, gagne en confiance et en agressivité maîtrisée. Il a toutefois rencontré quelques problèmes, sans jamais abandonner : un accident au Heat 2 et un souci mécanique en superheat.
     
    “La compétition est très différente de celle de Madagascar”, confient ses proches. Ceux-ci parlent de pilotes “extrêmement rapides, très enragés en piste, engagés à chaque virage, sans la moindre hésitation”.
     
    Lors de la superfinale, le pilote malgache réalise une performance remarquable en décrochant cette 22e place, mais surtout en battant son record personnel avec un chrono de 56 secondes. C’est “un cap franchi, symbole de son évolution, de sa capacité d’adaptation et de sa détermination”, poursuit notre interlocuteur.
     
    Pour la famille de Matheo Rajomarison, cette expérience à Dubaï va bien au-delà d’une simple compétition. Elle évoque une confrontation directe avec le très haut niveau international. Il s’agit de sa deuxième épreuve internationale en moins de trois mois. En novembre 2025, le jeune pilote avait déjà participé à la FIA Karting World Cup en Malaisie.
  • MIKE VAN AKKOOI, DIRECTEUR GÉNÉRAL PAR INTERIM DE VARA MADA : “En expliquant clairement les retombées bénéfiques, nous obtiendrons le soutien nécessaire à la réussite du projet”

    MIKE VAN AKKOOI, DIRECTEUR GÉNÉRAL PAR INTERIM DE VARA MADA : “En expliquant clairement les retombées bénéfiques, nous obtiendrons le soutien nécessaire à la réussite du projet”

    Le projet minier de Toliara amorce une phase de transformation stratégique majeure. Suite au rachat du projet par le groupe américain Energy Fuels, son Directeur général par intérim, Mike Van Akkooi, détaille la nouvelle feuille de route de l’entreprise lors d’un entretien exclusif le jeudi 22 janvier. Désormais porté par l’exploitation des terres rares et de la monazite, le projet, rebaptisé Vara Mada, ambitionne de devenir une exploitation multigénérationnelle, s’appuyant notamment sur les standards internationaux les plus rigoureux en matière de responsabilité environnementale et d’intégration sociale. Entre négociations d’un accord d’investissement avec le gouvernement et volonté de restaurer un dialogue de confiance avec les communautés locales, le dirigeant de l’entreprise minière revient sur les défis et les opportunités de ce projet. Interview.

     

    Pourriez-vous faire le point sur l’état d’avancement actuel du projet Vara Mada?
    Le projet est encore aux premiers stades de son développement. Ma mission prioritaire consiste actuellement à instaurer un dialogue de confiance avec les communautés locales et à finaliser un accord d’investissement avec le gouvernement afin de permettre la progression de nos activités. Nous devons achever nos études d’impacts environnementales et sociales (EIES), garantir l’adhésion des populations locales, et obtenir la validation de nos plans pour l’octroi des permis environnementaux définitifs. Il reste donc des étapes cruciales avant le démarrage opérationnel du projet.

    Pensez-vous que le projet puisse aboutir malgré les contestations à Madagascar ?
    J’en suis convaincu, sinon je ne serais pas ici. Nous sommes conscients du passif contentieux lié à ce projet. Cependant, nous apportons des normes internationales de classe mondiale, un engagement communautaire renouvelé basé sur l’écoute, et la crédibilité d’une entreprise responsable. En expliquant clairement les retombées bénéfiques pour la région de Toliara et pour Madagascar, nous obtiendrons le soutien nécessaire à la réussite du projet. La confiance se mérite par le temps, la communication et la transparence. En tant que société américaine, nous appliquons partout, en Australie, au Brésil, aux États-Unis, les standards de la Société financière internationale (SFI), qui constitue la référence absolue pour les projets miniers mondiaux. Une mise en œuvre rigoureuse de ces normes à Madagascar générera des bénéfices tangibles pour toutes les parties prenantes.

    Vous avez récemment actualisé vos études de faisabilité. Les perspectives sont-elles plus favorables ?
    Absolument. Lors de l’acquisition par Energy Fuels, le projet portait sur les sables minéralisés lourds. L’intégration de la monazite a considérablement accru l’envergure et la viabilité économique du site. Nous prévoyons désormais une mine multigénérationnelle avec une durée de vie d’au moins 40 ans, voire bien au-delà. De plus, la monazite servira à la production de terres rares, essentielles à la transition énergétique (moteurs électriques, éolien), conférant au projet une importance stratégique mondiale.

    Où en est l’actualisation de l’étude d’impact environnemental (EIE) ?
    Le projet dispose actuellement d’une étude d’impact environnemental datant de 2019. Il est désormais nécessaire d’actualiser cette étude. Nous devons collecter environ 15 mois de données de base saisonnières afin de garantir l’exhaustivité de nos inventaires, avant de réévaluer et de mettre à jour les plans d’atténuation spécifiques au projet. En nous appuyant sur les conclusions de l’étude de 2019, nous avons déjà apporté de nombreuses modifications à la conception technique du projet pour renforcer la protection environnementale des zones sensibles situées à proximité du site, et nous poursuivrons cette démarche. Ainsi, 15 mois d’études complémentaires sont encore nécessaires avant de pouvoir finaliser ces documents et les soumettre à l’examen du gouvernement.

    Pouvez-vous justement détailler le cycle d’exploitation que vous prévoyez ?
    Il est important de noter que l’exploitation des sables minéralisés est l’une des formes d’extraction ayant le plus faible impact environnemental : aucun produit chimique ni explosif n’est utilisé. Les résidus de traitement ne contiennent aucun élément contaminant, contrairement à l’or ou au cuivre qui peuvent impliquer du cyanure ou de l’arsenic. L’extraction se fait par blocs successifs : nous retirons la couche arable, extrayons les minéraux qui constituent environ 5 à 6 % du volume, puis nous remblayons immédiatement avec le sable et la terre d’origine avant de procéder à la reforestation. Grâce à nos botanistes et aux meilleures pratiques internationales, nous visons à restaurer un écosystème indigène de meilleure qualité que l’état initial, souvent dégradé par la production de charbon de bois et l’érosion.

    Quel est votre calendrier pour le démarrage des travaux ?
    Tout dépend de la signature de l’accord d’investissement et de la finalisation de l’EIE. Une fois l’accord conclu, nous intensifierons nos investissements régionaux : formation et recrutement local via notre centre dédié, amélioration des infrastructures et renforcement des investissements sociaux.

    Quelles sont les modalités fiscales prévues ?
    Nous ne sollicitons aucun régime fiscal dérogatoire. Nous opérons dans le cadre du système fiscal en vigueur car il est primordial que l’État et la population perçoivent leur juste part des bénéfices. Contrairement à de grands projets miniers qui attendent souvent 10 ans avant d’être bénéficiaires, nous avons structuré ce projet pour payer des impôts dès la première année d’exploitation. L’accord d’investissement sera d’ailleurs public et transparent.

    Quelle est votre politique en matière d’emploi ?
    Notre ambition est de maximiser l’emploi local. Bien que les mines requièrent une expertise spécifique, nous visons à terme un taux de 95 % d’emplois nationaux grâce à nos programmes de formation. C’est un projet à très long terme, pouvant durer un siècle, offrant des opportunités sur plusieurs générations.

    Pourquoi avoir changé le nom en Vara Mada ?
    Le nom devait refléter nos valeurs et notre respect pour les populations locales. Notre slogan, “Nous pouvons élever une génération si nous bâtissons ensemble”, illustre cette philosophie. Notre logo symbolise trois flèches, les communautés, le gouvernement et l’entreprise, convergeant vers un objectif commun de progrès partagé.

  • BASKETBALL – Madagascar débute face à la RD Congo au tournoi de qualification pour le Mondial 2027

    BASKETBALL – Madagascar débute face à la RD Congo au tournoi de qualification pour le Mondial 2027

    Le programme est fixé pour les Ankoay hommes lors de la deuxième fenêtre des qualifications pour la Coupe du monde de basketball 2027. Madagascar débutera face à l’équipe nationale de la République démocratique du Congo le 26 février à Dakar, au Sénégal.
     
    Deux jours plus tard, le 28 février, les protégés de John Douaglin qui sera toujours assisté par Ndranto Rakotonanahary, affronteront le Sénégal. Leur dernier match est prévu contre la Côte d’Ivoire, le 1er mars. En quatre jours, la sélection masculine malgache défiera ainsi trois grandes équipes du basketball africain.
     
    Les joueurs locaux entameront la préparation de cette fenêtre dès ce lundi. Les expatriés rejoindront la sélection à partir de mi-février.
  • TRANSPORT AÉRIEN – “Les techniciens savent ce qu’il faut faire pour faire bénéficier ces avions à la population”, estime le ministre Juste Raharisone

    TRANSPORT AÉRIEN – “Les techniciens savent ce qu’il faut faire pour faire bénéficier ces avions à la population”, estime le ministre Juste Raharisone

    “Pourquoi la population ne devrait-elle pas bénéficier de ces avions de l’Etat”? Le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, dénonce la polémique relative à l’utilisation des avions achetés par l’Etat pour les Forces armées. “Si le ministère en charge de la Défense nationale ne peut les utiliser parce que ses besoins ne sont pas élevés, pourquoi ne pas les mettre à disposition de la population”, se demande-t-il dans une vidéo publiée vendredi soir par le ministère, en réaction aux débats suscités par le déploiement d’avion appartenant à l’Etat pour assurer la nouvelle desserte Est Nord de Madagascar Airlines.

     

    Pour le ministre, “de nombreux techniciens du ministère, de Madagascar Airlines et de l’Aviation civile de Madagascar ont examiné et étudié le sujet”, et “ils savent ce qu’il faut faire pour faire bénéficier ces appareils à la population”. Il souligne que l’objectif est d’en finir avec les difficultés auxquelles les habitants des régions non desservies par des vols réguliers sont confrontés au quotidien. Dans sa déclaration, Juste Crescent Raharisone rappelle que l’Etat a acheté trois avions et que “le premier est déjà au pays tandis que les deux autres ne sont pas encore arrivés”.

     

    Dans l’optique des autorités, ce sont les deux aéronefs non encore arrivés sur la Grande île qui seront mis à disposition de la compagnie aérienne nationale pour desservir les nouvelles lignes à mettre en place. Plutôt que d’être remis à l’armée comme le premier avion, ces avions “achetés par l’Etat”, comme il le rappelle, sont prévus être immatriculés dans le cadre des procédures d’immatriculation au niveau de l’ACM, confient des sources concordantes. Les vols réguliers ne devraient être commercialisés que lorsque les démarches seront terminées.

     

    Le vol inaugural du jeudi 22 janvier, pour sa part, a été opéré par la compagnie Zébu Air. L’avion de l’Armée, lui, a transporté la délégation officielle conduite par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina. “En tant que chef de l’Etat, il a le droit de prendre cet avion”, conclut le ministre en charge des Transports.

  • ASSISES RÉGIONALES – Les filières viande rouge, riz et arachide comme piliers de l’économie des quatre régions de la province de Toliara

    ASSISES RÉGIONALES – Les filières viande rouge, riz et arachide comme piliers de l’économie des quatre régions de la province de Toliara

    Des avantages comparatifs à transformer en une réussite commerciale durable. Les régions d’Atsimo Andrefana, de Menabe, d’Androy et d’Anosy composant la province de Toliara disposent de forts potentiels économiques et productifs fondés sur l’agriculture et l’élevage. Les analyses et échanges qui ont eu lieu lors des Assises régionales pour la relance économique axées sur l’agribusiness ont permis aux acteurs d’identifier trois filières porteuses à forte valeur stratégique, en l’occurrence celles de la viande rouge, du riz et de l’arachide.

     

    Le diagnostic des Assises avait permis d’identifier ces filières, dont la montée en puissance est jugée essentielle pour l’économie nationale. Avec un cheptel de 1 121 054 têtes réparti sur les quatre régions, la filière viande rouge s’impose comme le pilier historique et social de la province de Toliara.

     

    Par ailleurs, sa capacité de production rizicole estimée à 357 149 tonnes par an, concentrée notamment dans les régions Menabe et Atsimo Andrefana, est essentielle pour sa souveraineté alimentaire. La production d’arachide s’élevant à 30 000 tonnes par an dans les Menabe et Androy représente pour sa part un levier majeur pour l’industrie locale de transformation.

     

    Ces filières constituent ainsi les piliers de l’économie de ces quatre régions du Sud de la Grande île. Leur passage à l’échelle supérieure exige toutefois de briser les verrous structurels, ont reconnu les participants aux assises.

     

    D’autres chaînes de valeur présentant des atouts spécifiques selon les régions viennent ensuite renforcer le potentiel de cette partie de l’île. Il a notamment été évoqué les cas du coton, du niébé, de la patate douce, du maïs, de l’oignon, de la baie rose, du miel et du manioc. Comme exposé lors de ces Assises, ces productions bénéficient déjà d’une base productive locale et d’un marché intérieur dynamique.

     

    Plusieurs blocages structurels majeurs freinent encore le développement de l’agribusiness dans le Sud, notamment l’impact du changement climatique sur les ressources en eau, un enclavement lié au déficit d’infrastructures et un accès restreint au financement. Ces contraintes, couplées à un manque d’innovation technique, maintiennent une agriculture trop orientée vers l’autoconsommation. Ce qui a pour effet de limiter la transformation locale et la structuration des circuits commerciaux.

     

    Plusieurs recommandations ont alors été émises durant ces Assises pour inverser cette tendance. Elles se sont surtout articulées autour d’une professionnalisation des filières tournée vers le marché. Elles visent à sécuriser les revenus et à créer des emplois, à travers des mécanismes commerciaux transparents, le renforcement des chaînes de valeur et l’adoption de feuilles de route spécifiques.

  • INTEMPÉRIES – Le mur de soutènement du barrage hydroagricole d’Ampahitrosy emporté par les eaux

    INTEMPÉRIES – Le mur de soutènement du barrage hydroagricole d’Ampahitrosy emporté par les eaux

    Inquiétudes dans l’Atsimondrano. Le mur de soutènement du barrage hydroagricole d’Ampahitrosy a cédé sous la pression des eaux ce dimanche. Selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), la destruction du barrage connaît une évolution rapide. Une délégation gouvernementale dirigée par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo s’est rendue sur place dès ce dimanche après-midi.

     

    Photo : BNGRC

  • COMMERCE – Les nickel et cobalt pèsent 21,5 % des exportations malgaches en 2025

    COMMERCE – Les nickel et cobalt pèsent 21,5 % des exportations malgaches en 2025

    Les exportations malgaches de nickel et de cobalt en 2025 se sont clôturées sur un volume total de 32 000 tonnes. Ces opérations ont généré une valeur de 2 425,6 milliards d’ariary, soit plus de 21,5% de la valeur totale des exportations de Madagascar pour l’année écoulée qui s’élevait à 11 239 milliards d’ariary. Ces chiffres sont issus du rapport sur la situation du commerce extérieur, publié par la direction générale des Douanes (DGD).

     

    Ces opérations de l’année dernière ont été marquées par une forte saisonnalité. Après un creux historique de seulement 400 tonnes exportées au mois d’avril, les expéditions ont connu un bond spectaculaire durant le second semestre. Le pic d’activité pour 2025 a été enregistré au mois de juillet tant en volume (4 900 tonnes) qu’en valeur (347,5 milliards d’ariary).

     

    Le volume de 32 000 tonnes exporté en 2025 marque une légère reprise par rapport aux 29 400 tonnes rapportés par la DGD pour l’année 2024. Il reste toutefois bien en deçà des niveaux historiques de la période 2015-2019.

     

    Si on se réfère à l’historique livré par l’administration douanière, le secteur nickel-cobalt avait atteint son plus haut niveau en 2015 avec 50 700 tonnes. Une chute drastique a été observée en 2020 avec seulement 12 100 tonnes expédiées, avec les effets de la pandémie du Covid 19. Les opérations se sont ensuite stabilisées depuis 2021, avec des volumes oscillant entre 29 000 tonnes et 39 000 tonnes. Ce qui place l’exercice 2025 dans la moyenne basse de cette période de stabilisation.

     

    Bien que le volume exporté soit inférieur à ceux des années 2015-2016, la valeur générée en 2025 est nettement élevée. A titre de comparaison, les 50 700 tonnes exportés par Madagascar ne lui avaient rapporté que 1 865,5 milliards d’ariary. Alors qu’en 2025, avec 32 000 tonnes soit environ 37% de volume en moins, le pays avait généré environ 30 % de revenus en plus avec ces filières. Ce qui suggère, soit une appréciation significative des cours mondiaux, soit une amélioration de la valeur ajoutée. En tout cas, l’année 2022 reste l’année de référence absolue en termes de revenus avec 4 596 milliards d’ariary récoltés pour un volume de 38 600 tonnes.

     

    Avec ses performances de l’année dernière, le nickel et cobalt représentent le deuxième poste d’exportation de Madagascar en termes de valeur. Ces produits sont juste derrière le secteur Textile qui a généré 2 558 milliards d’ariary, pour confirmer leur rôle de pilier stratégique pour l’économie malgache.