Catégorie : Actualité

  • CONSOMMATION – La loi encadrant la production et la commercialisation du toaka gasy déclarée conforme à la Constitution

    CONSOMMATION – La loi encadrant la production et la commercialisation du toaka gasy déclarée conforme à la Constitution

    Le “toaka gasy” officiellement libéralisé. La loi relative à la production et à la commercialisation de ce produit alcoolisé sur l’ensemble du territoire malgache a été déclarée conforme à la Constitution, selon une décision rendue ce mercredi par la Haute cour constitutionnelle. Le texte, adopté en 2025 par le Parlement après une double lecture par l’Assemblée nationale, instaure un cadre juridique pour cette boisson alcoolisée traditionnelle. Il entrera en vigueur dès sa promulgation par le Colonel Michaël Randrianirina, le président de la Refondation.

    Selon la Cour d’Ambohidahy, la loi en question crée “les conditions d’une prévention suffisante du risque sanitaire encouru par les consommateurs”. Dans sa décision, elle estime qu’avec les précautions prévues, si celles-ci sont effectives, “la préservation du savoir-faire ancestral et la liberté d’entreprise, d’une part, et l’impératif de sécurité sanitaire ainsi que l’ordre public, d’autre part”, sont conciliées. Elle rappelle, entre autres, la fixation du taux maximal d’alcool à 44%.

    Porté par le député élu à Ambositra, Fanomezantsoa Yves Georges Andriamihaja dit Liva Rason, la loi avait été adoptée par les députés en juin 2025. Mais le Sénat y avait apporté des amendements, et le texte a dû revenir pour une deuxième lecture en décembre 2025.

    Les amendements apportés à l’époque portaient sur le renforcement du dispositif de contrôle, avec la confirmation du rôle de l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA) dans la vérification du taux d’alcool avant toute commercialisation, ainsi que l’introduction d’un manuel de procédures scientifiques standardisé destiné aux producteurs. Le texte précise également les conditions de suspension de la production et les sanctions applicables en cas de non-respect du taux légal d’alcool.

    La loi vise à structurer et normaliser une filière ancrée dans la culture, tout en cherchant à garantir la protection de la santé publique, la valorisation des productions agricoles et le développement économique des zones rurales.

  • JUSTICE – Claudette Sophie Ramanankavana confirmée au poste de premier président de la Cour Suprême

    JUSTICE – Claudette Sophie Ramanankavana confirmée au poste de premier président de la Cour Suprême

    Antananarivo, 28 janvier, 17h30 – Une confirmation. Claudette Sophie Ramanankavana est désignée premier président de la Cour suprême (PPCS) par le Conseil des ministres, mardi. Il s’agit d’une confirmation pour la magistrate.

    Claudette Sophie Ramanankavana avait déjà assuré l’intérim du PPCS depuis mars 2025. Elle avait remplacé Yves Hugues Rajoelina, nommé en février de la même année.

    Sophie Claudette Ramanankavana avait arpenté la Cour suprême depuis plusieurs années. Elle avait officié pendant sept ans à la Cour de cassation avant d’avoir assuré l’intérim en tant que PPCS.

    Lors de la rentrée judiciaire, Claudette Sophie Ramanankavana avait, entre autres, évoqué la question concernant l’indépendance et la crédibilité de la justice au moment où l’on parle de refondation. Elle avait également soulevé le dossier de la lutte contre l’impunité.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Un symposium pour discuter de l’amélioration de la prise en charge des 1 000 premiers jours de l’enfant

    SANTÉ PUBLIQUE – Un symposium pour discuter de l’amélioration de la prise en charge des 1 000 premiers jours de l’enfant

    S’assurer que chaque enfant commence sa vie sur de bonnes bases. Le symposium national consacré aux 1 000 premiers jours de l’enfant ouvert mardi à Antananarivo réunit acteurs institutionnels, experts en santé maternelle et infantile ainsi que partenaires techniques et financiers. Organisé sous l’égide du ministère de la Santé publique, l’événement permet aux différentes parties prenantes de discuter des “interventions en faveur de cette période critique pour la vie d’un enfant, sur la base de données et d’évidences concrètes”. L’objectif, selon le ministère de la Santé publique, est d’avoir “des échanges d’expériences, de renforcer la coopération et de trouver des solutions durables pour améliorer la santé de l’enfant, incluant notamment l’amélioration de la nutrition et la lutte contre la malnutrition”.

    “Les 1 000 premiers jours de la vie d’un enfant sont essentiels et précieux. C’est au cours de cette période que se construisent les fondations de sa santé”, rappelle le ministère de la Santé publique pour expliquer l’importance de l’événement. “Les 1000 premiers jours de la vie d’un enfant peuvent être comparés à la construction d’un bâtiment. La solidité de toute la structure dépend de la qualité de ses fondations”, ajoute Christine Jeaulmes, représentante résidente de l’Unicef. Celle-ci estime que “si les fondations sont fragiles, les étages qui viendront s’ajouter ne pourront pas tenir durablement”. Pour un enfant, la base est renforcée grâce aux “soins, attention, nutrition et stimulation nécessaires durant cette période de développement synaptique intense”, insiste-t-elle. Et c’est “cette base qui conditionne l’équilibre, la santé et les capacités futures de l’individu”, poursuit-elle encore.

    Intervenir de façon précoce constitue donc un levier essentiel pour améliorer le capital humain du pays.
    Les 1000 premiers jours s’étendant de la conception aux deux ans de l’enfant, les interventions doivent également inclure les femmes enceintes et allaitantes. Comme le rappelle le Dr Toky Rajoelina, directrice de la Santé familiale auprès du ministère de la Santé publique, le retard de croissance dont souffrent quatre enfants sur dix à Madagascar est attribué aux carences nutritionnelles persistantes, à l’anémie, ainsi qu’à l’accès encore limité aux services de santé et de nutrition, aussi bien des enfants que des femmes enceintes et allaitantes.

    “La santé des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que la croissance de l’enfant, restent fortement menacées par les carences en fer et l’anémie”, indique encore la médecin. Selon les données de l’Enquête nationale sur les carences en micronutriments, publiée en 2025, environ un enfant sur trois souffre d’anémie, tandis que la carence en fer touche près d’un quart des enfants de moins de cinq ans et 16 % des femmes en âge de procréer. La carence en zinc affecte, pour sa part, environ un tiers des enfants, adolescents et femmes, avec des effets directs sur la croissance, l’immunité et la résistance aux infections.

    Organisé avec l’appui de partenaires techniques et financiers tels que l’Unicef, la Fondation Mérieux et l’UNFPA, ainsi que des sociétés savantes comme la Société malgache de pédiatrie et le Collège malgache des gynécologues-obstétriciens, le symposium se veut un espace de dialogue et de partage d’expériences. Il ambitionne alors d’identifier des solutions durables pour améliorer la prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant, notamment à travers le renforcement des actions de nutrition et de prévention. Les échanges issus de ce symposium devraient alors contribuer à renforcer la coordination entre les différents acteurs et à définir des orientations stratégiques communes pour une amélioration durable de la santé et du développement des enfants à Madagascar.

  • ENTREPRENEURIAT – Le Village des SAE réunit un écosystème entier pour propulser l’entrepreneuriat malgache

    ENTREPRENEURIAT – Le Village des SAE réunit un écosystème entier pour propulser l’entrepreneuriat malgache

    Accueillir, guider, propulser. Telle est la promesse du Village des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat (SAE). La deuxième édition de cette manifestation économique, qui réunira les principaux acteurs de l’écosystème entrepreneurial malgache les 30 et 31 janvier ambitionne de positionner l’accompagnement entrepreneurial comme un levier stratégique de transformation de la jeunesse et du secteur informel pour le redécollage économique de Madagascar.
     
    “Si la notoriété des structures d’appui est acquise auprès des jeunes entrepreneurs, l’enjeu actuel réside dans la pertinence de l’aiguillage”, soutient le conseiller technique de l’Onudi pour le programme Incuboost, Reinhard Wagner. La tenue de cette manifestation servira donc à “les orienter vers les mécanismes d’accompagnement les mieux adaptés à leurs besoins spécifiques”, avance-t-il.
     
    Plus qu’une simple exposition, le Village des SAE est une “main tendue vers les jeunes et les porteurs de projets qui ignorent encore vers qui se tourner”, selon Tandrify Randriamaromanana, président du Madagascar SAE (MaSAE) qui est le réseau des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat à Madagascar. L’objectif est de “les prendre par la main pour les guider vers la structure qui correspond exactement à leur stade de développement”, explique-t-il. Il indique que les structures d’accompagnement existantes proposent déjà tous les services qui couvrent l’intégralité du cycle de vie d’une entreprise, de l’idéation à l’incubation, jusqu’à la phase d’accélération.
     
    Le défi reste pour le moment de taille, expose par la directrice générale du Développement du secteur privé, Lala Disaine. Le secteur informel représente environ 83 % des acteurs économiques du pays. Bien qu’ils soient considérés comme moteurs de l’économie, ces entrepreneurs font face à des défis majeurs, dont justement le déficit d’accompagnement, exacerbé par l’accès restreint au financement et le manque de coaching. D’où l’importance des SAE, dont le rôle est de faciliter cette transition vitale de l’informel vers le formel.
  • COMMERCE – Explosion des importations de biens de consommation en dix ans, selon les données de la Douane

    COMMERCE – Explosion des importations de biens de consommation en dix ans, selon les données de la Douane

    190% de hausse en dix ans. Entre 2015 et 2024, les importations de biens de consommation ont connu une hausse marquée, selon les statistiques issues du système de la Douane. Durant cette période, la valeur des importations classées dans la catégorie “autres biens”, qui regroupe principalement des produits manufacturés destinés à la consommation finale, est passée d’environ 1 900 milliards d’Ariary à plus de 5 400 milliards d’Ariary.

     

    D’après les données du commerce extérieur compilées par la Douane, la valeur totale des importations a progressé plus rapidement que celle des exportations sur la période. En 2024, les importations ont atteint près de 21 900 milliards d’Ariary, contre 11 700 milliards d’Ariary d’exportations, contribuant à l’aggravation du déséquilibre commercial.

     

    La répartition géographique des échanges, telle que présentée dans les tableaux statistiques douanières, montre une forte concentration des importations de biens manufacturés en provenance de l’Asie. La Grande Chine, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) et l’Inde-Pakistan figurent parmi les principaux fournisseurs du pays. Cette configuration accroît la dépendance de l’économie nationale aux chaînes d’approvisionnement extérieures et rend les prix intérieurs plus sensibles aux variations des coûts logistiques et des taux de change.

     

    Sur le plan macroéconomique, la hausse soutenue des importations de biens de consommation, mise en évidence par les données douanières, contribue à l’élargissement du déficit commercial et à la pression sur les réserves en devises. Cette tendance pose la question de la capacité de l’économie à réduire durablement sa dépendance aux produits importés sans un renforcement significatif de la production industrielle locale.

  • DIPLOMATIE – Le Conseil des ministres nomme Richard Lalaina Randrianomenjanahary comme nouvel ambassadeur de Madagascar en Chine

    DIPLOMATIE – Le Conseil des ministres nomme Richard Lalaina Randrianomenjanahary comme nouvel ambassadeur de Madagascar en Chine

    La Chine donne son agrément à la nomination d’un nouvel ambassadeur de Madagascar. Le Conseil des ministres de mardi annonce la désignation de Richard Lalaina Nomenjanahary pour succéder à Jean Louis Robinson, rappelé en novembre 2025.

    Avec ce nouvel ambassadeur, Madagascar dispose de deux ambassadeurs en poste sur une vingtaine de représentations dans le monde. Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice malgache aux États-Unis, est la seule cheffe de mission ayant échappé à la vague de limogeages décidée par le régime de la Refondation après le départ d’Andry Rajoelina.

    Après ses récentes visites en Afrique du Sud et aux Émirats Arabes Unis, le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, avait annoncé l’imminence de la nomination des représentants de Madagascar dans ces deux pays. Par ailleurs, plusieurs autres ambassades sont en attente de leur ambassadeur, certaines depuis quelques mois seulement, d’autres depuis plusieurs années.

    Certains postes comme ceux au Maroc, en Suisse, à Maurice, en France, en Belgique ou à l’Unesco sont vacants depuis moins d’un an. Mais d’autres, comme les ambassades de Madagascar au Canada, en Allemagne, en Italie, au Royaume Uni, en Russie, au Japon, en Arabie Saoudite, au Sénégal, en Algérie, en Afrique du Sud, en Ethiopie, mais aussi auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba et de l’ONU à New York n’ont pas d’ambassadeur depuis plusieurs années.

  • PROMOTION DES INVESTISSEMENTS – Le magistrat Andrianaina Rabarisoa préside le Conseil d’administration de l’EDBM

    PROMOTION DES INVESTISSEMENTS – Le magistrat Andrianaina Rabarisoa préside le Conseil d’administration de l’EDBM

    Du changement dans la gouvernance de l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Le pilotage stratégique de l’agence nationale de promotion des investissements est désormais confié à un Conseil d’administration renouvelé, placé sous la présidence du magistrat Andrianaina Rabarisoa. Une restructuration opérationnelle dès ce lundi.

    Andrianaina Rabarisoa, magistrat de l’ordre administratif, remplace ainsi Joël Randriamandranto à la présidence de ce Conseil d’administration. En tant que conseiller technique du président de la Refondation de la République, la nomination de ce magistrat, très actif au sein de différentes associations et organisations de la société civile, suggère une volonté de l’Etat d’accélérer les réformes structurelles pour le climat des affaires.

    La composition du Conseil d’administration de l’EDBM reste à 22 membres, répartis entre les instances étatiques et les organisations professionnelles. L’Etat y est représenté par 12 membres, issus notamment du Secrétariat général de la Primature ainsi que 10 ministères clés. Ces derniers couvrent les secteurs vitaux pour l’investissement, à savoir l’économie, la justice, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, le tourisme et le numérique.

    Le secteur privé occupe pour sa part 10 sièges. On y compte les groupements patronaux, intégrant les leaders des grandes fédérations comme le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement du patronat de Madagascar (Fivmpama), le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) et le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP).

    La représentativité du secteur privé est renforcée par l’intégration de filières stratégiques. Des organisations clés telles que la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM), la Chambre des mines, le Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) pour l’agriculture biologique, ainsi que la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de Madagascar (FCCIM) pour les Chambres de commerce, siègent désormais au Conseil pour porter la voix des secteurs spécialisés. Et le Conseil d’administration est complété par des profils stratégiques issus de la société civile et du secteur privé pour apporter une caution technique.

    La liste complète des membres du Conseil d’administration de l’EDBM :
    Pour le secteur public:
    Andrianaina Rabarisoa : Président du Conseil d’administration (Présidence de la République)
    Heritiana Joël Razafimanantsoa: Secrétaire Général du Gouvernement (Représentant du Premier Ministre).
    Christine Razanamahasoa : Ministre des Affaires étrangères.
    Fanirisoa Ernaivo : Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.
    Dr. Herinjatovo Aimé Ramiarison : Ministre de l’Économie et des finances.
    Ruffin Sambany : Secrétaire général du ministère chargé du Foncier.
    José Nirina Rasatarimanana : Ministre de l’Agriculture et de l’élevage.
    Andriniaina Rasoarahona : Ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé.
    Soatiana Bety Léonne Florent : Ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique.
    Ny Ando Jurice Ralitera : Ministre de l’Énergie et des hydrocarbures.
    Lucie “Lily” Vololoniaina Rafaralahy : Ministre du Tourisme et de l’artisanat.
    Mahefa Andriamampiadana : Ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications.

    Pour le secteur privé
    Hery Lanto Rakotoarisoa : Président du GEFP (Groupement des Entreprises Franches et Partenaires).
    Joséphine Andriamamonjiarison : Conseiller au sein du GEM (Groupement des Entreprises de Madagascar).
    Lahiniriko Tojosoa Pierrot Razafimahefa : Président de la CTM (Confédération du Tourisme de Madagascar).
    Wing Wilfrid Laou-Po : Président de la FCCIM (Fédération des CCI de Madagascar).
    Rivo Rakotondrasanjy: Président du Fivmpama (Groupement du patronat de Madagascar).
    Heriniaina Ramboatiana : Vice-Président du Symabio (Syndicat Malgache de l’Agriculture Biologique).
    Tiana Rasamimanana : Président du SIM (Syndicat des Industries de Madagascar).
    Mejamirado Razafimihary : Associé, représentant la CMM (Chambre des Mines de Madagascar).
    Sahondra Rabenarivo : Personne ressource (Expertise en réforme du climat des affaires).
    Rivonavalona Andriamanalina: Personne ressource (Expertise en investissements privés).

  • CONCLAVE – Des résolutions des assises militaires de 2009 toujours en suspens

    CONCLAVE – Des résolutions des assises militaires de 2009 toujours en suspens

    Antananarivo, 27 janvier, 20h30 – Une leçon à tirer. Les “assises militaires” lancées le 26 janvier permettent d’avoir des éléments sur l’issue et du précédent rendez-vous initié en 2009. Les résolutions des assises de 2009 “n’ont pas été prises en compte par les précédents régimes”, partage le général de brigade Herinjanahary Rakotoarisoa, directeur de la planification et des opérations à l’état-major des armées, au Centre de conférences internationales d’Ivato, lundi. “Il n’y avait pas de résultats palpables [pour la réalisation des résolutions]”, poursuit-il.

    L’officier général dresse les constats concernant des précédentes assises militaires, organisées juste après la mise en place de la transition. “On a senti qu’il n’y a pas de structures claires pour savoir qui fait quoi. Il n’y avait pas de planification et il n’y avait pas de structures pour la mise en œuvre et des réalisations”, soutient-il.

    A entendre le général de brigade Herinjanahary Rakotoarisoa, les résolutions en 14 points des assises militaires de 2009 visent la restauration de l’autorité de l’Etat, la discipline et la cohésion. Il était, entre autres, question de la réconciliation au sein des armées, des cadres juridiques et des ressources humaines.

    Pour les “assises militaires” en cours, sans la gendarmerie, le directeur de la planification et des opérations à l’état-major des armées, évoque l’importance du suivi de l’initiative. “Si on le fait, il doit y avoir la mise sur pied d’un comité de suivi”, soutient-il.

    Le projet en cours est découpé en six phases. Il devrait y avoir, entre autres, des assises régionales, une synthèse nationale tout comme une finalisation, selon le calendrier proposé aux participants. La sixième phase, pour la clôture, est prévue pour le 23 février.

  • APPROVISIONNEMENT – La Jirama lance le remplacement des compteurs d’eau de plus de dix ans

    APPROVISIONNEMENT – La Jirama lance le remplacement des compteurs d’eau de plus de dix ans

    Obsolète. La Jirama annonce le lancement d’une opération de remplacement des compteurs d’eau âgés de plus de dix ans, ainsi que de ceux présentant des anomalies techniques. Cette initiative s’inscrit dans un programme de contrôle et de modernisation du parc de compteurs en service. Les interventions seront menées directement au domicile des abonnés concernés par des équipes mandatées par la compagnie nationale, dans le but d’assurer une meilleure fiabilité des mesures de consommation et de prévenir les dysfonctionnements liés à l’ancienneté des équipements.

    Dans le cadre de cette opération, la société d’État précise que les agents chargés des interventions disposent de badges d’identification, d’ordres de mission et de documents officiels précisant la nature des travaux à effectuer. Les clients sont invités à vérifier ces éléments avant toute intervention. Cette démarche vise à garantir la transparence des opérations et à éviter toute confusion ou tentative de fraude, dans un contexte où les interventions à domicile peuvent susciter des interrogations chez les usagers.

    La Jirama rappelle par ailleurs que les compteurs d’eau restent sa propriété, même lorsqu’ils sont installés chez les abonnés. À ce titre, elle se réserve le droit de procéder à leur vérification, à leur entretien ou à leur remplacement lorsque cela est jugé nécessaire. Ces opérations relèvent de ses prérogatives en tant que gestionnaire du service public de distribution d’eau potable, notamment pour assurer la conformité technique des installations.

    Enfin, la responsabilité des abonnés est également mise en avant. Il leur appartient de veiller à la propreté de l’emplacement des compteurs et de mettre en place des dispositifs de protection appropriés afin de limiter les risques de dégradation ou de vol. La Jirama n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour cette campagne, mais indique que les clients concernés seront informés au fur et à mesure du déploiement des interventions sur le terrain.

  • SCRUTIN – Le Colonel Michaël Randrianirina voit la digitalisation du processus électoral comme une solution aux fraudes

    SCRUTIN – Le Colonel Michaël Randrianirina voit la digitalisation du processus électoral comme une solution aux fraudes

    Antananarivo, 27 janvier, 15h30 – Des charges bien senties. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République soulève des pratiques électorales dont il espère la disparition avec la digitalisation du processus électoral. “Ce projet lancé aujourd’hui constitue l’une des étapes majeures dans la lutte contre la fraude et la corruption”, affirme-t-il lors du lancement de l’enrôlement biométrique, ce mardi au palais d’Iavoloha. “Il nous aidera grandement dans la préparation des prochaines élections auxquelles nous ferons face dans deux ans”, ajoute-t-il.
     
    Le chef de l’Etat charge ensuite certaines démarches politiques lors des consultations populaires. “Les doublons, mais aussi la présence de mineurs et de personnes déjà décédées parmi les électeurs qui ont terni les précédentes élections : c’est terminé”, promet-il.
     
    L’officier supérieur lance également une mise en garde contre des manœuvres électorales dans la Capitale. “L’objectif est également d’encourager chacun d’entre à s’abstenir des calculs politiques qui se propagent déjà dans des quartiers d’Antananarivo à l’heure où nous parlons”, exhorte-t-il. “Car si ce projet [d’enrôlement biométrique] est mené à bien et que nous avançons vers la digitalisation du processus électoral, ces calculs politiques, que nous orchestrons, deviendront vains et sans fondement”, prévient-il.