Catégorie : Actualité

  • LOI SUR L’OPPOSITION – Les pro-Rajoelina privent Ravalomanana du statut de chef de l’opposition

    LOI SUR L’OPPOSITION – Les pro-Rajoelina privent Ravalomanana du statut de chef de l’opposition

    Première escarmouche entre la plateforme présidentielle Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRD) et le parti Tiako i Madagasikara (TIM). Le groupe parlementaire majoritaire à l’Assemblée nationale vote une proposition de loi, écartant de fait l’ancien président Marc Ravalomanana en tant que chef de file de l’opposition, lui refusant ainsi un siège de droit à la Chambre basse.

    88 députés ont voté la proposition de loi modifiant celle portant le statut de l’opposition et des partis d’opposition adoptée en 2011, lors de la séance plénière, à Tsimbazaza mercredi. Les parlementaires issus du TIM ont boycotté le débat, à sens unique. La proposition de loi, présentée par Jean Brunelle Razafintsiandraofa, vice-président de l’Assemblée nationale, prévoit que « les députés membres de l’opposition parlementaire désignent parmi eux par voie consensuelle le chef de l’opposition officielle ». Elle modifie la disposition en vigueur selon laquelle « les groupes parlementaires (…) qui se déclarent officiellement d’opposition désignent d’un commun accord un Chef de l’opposition officiel », ce dernier « bénéficie d’office du statut de député et siège de droit au sein de l’Assemblée Nationale », s’il n’est pas un député.

    Avec la nouvelle disposition, « seul un député pourrait à la tête de l’opposition », explique Richard Ramilison, parlementaire indépendant élu à Sambava.  » Cette loi a été adoptée pour écarter Ravalomanana de la tête de l’opposition. Pourquoi changer une loi, que eux mêmes avaient conçue en 2011, pour priver une personne du pouvoir? « , se demande-t-il. La majorité présidentielle fonde son argument sur un avis de la Haute cour constitutionnelle (HCC) pour justifier sa décision.  » Cette proposition de loi a été conçue par rapport à l’avis de la HCC sur la direction de l’opposition à l’Assemblée nationale « , se défend Andriniony Ratsivahinisolo, élu à Atsimondrano. Cet avis de la juridiction constitutionnelle, datant de 2014, dispose que  » l’opposition est essentiellement représentée par l’opposition parlementaire constituée par l’ensemble des partis politiques qui ne forment pas la majorité parlementaire « . De son côté, Olivier Randrianantenaina, président du groupe parlementaire TIM, réplique en affirmant que  » cette nouvelle loi, n’est pas conforme à la Constitution « .

    Le candidat, Marc Ravalomanana, vaincu au second tour de la présidentielle de 2018, avait déjà organisé sa contre-offensive en anticipant la décision de l’Assemblée nationale. Il s’est fait élire chef de l’opposition lors d’une réunion regroupant 21 partis sous le nom de « Rodoben’ny mpanohitra ho an’ny demokrasia eto Madagasikara (RMDM). L’ancien président avait saisi la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) sur la question. Les parlementaires du TIM à l’Assemblée nationale avaient également fait une démarche en le désignant chef de file de l’opposition.

    Pour l’heure, les yeux sont braqués sur le Sénat. Les sénateurs doivent examiner la proposition de loi avant l’expiration de la session extraordinaire. La posture adoptée par les sénateurs, majoritairement élus sous les couleurs du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM), sera scrutée à triple titre : sa position par rapport à la proposition de loi, par rapport au parti TIM, mais également par rapport à la nouvelle administration. Celle-ci prévoit la réduction drastique des membres de la chambre haute après avoir tenté de supprimer l’institution.

  • PÉNURIE D’EAU – La JIRAMA opte pour la mise en place de citernes

    PÉNURIE D’EAU – La JIRAMA opte pour la mise en place de citernes

    Pressée, la JIRAMA choisit la mise en place de citernes dans les fokontany, pour faire face au problème d’approvisionnement en eau.

    Il est 9 heures à Andraisoro. Les habitants s’impatientent en attendant le camion chargé d’approvisionner en eau potable tout le quartier, une scène devenue habituelle depuis quelques jours.

    Le manque d’eau provoque un important désagrément pour les habitants des quartiers touchés par le problème. Certains avouent qu’ils ne se lavent plus. L’eau est réservée à des tâches spécifiques, comme la cuisson et la vaisselle. Furieux, certains n’écartent pas l’idée de lancer une grève si jamais la Compagnie d’eau et d’électricité (JIRAMA) ne trouve pas une solution au plus vite. « Nous attendons depuis une heure du matin. Nous sommes épuisés. Nous ne dormons pas la nuit à force d’attendre le retour de l’eau », témoigne un père de famille, faisant la queue pour puiser de l’eau.

    Selon Tsitohery Francesca Andrimampionona, directrice de la communication auprès de la JIRAMA, cinq zones sont identifiées comme étant les plus en difficulté dans la capitale. La zone Est, incluant les quartiers d’Ambatomaro, Ankadindramamy et Ambohimangakely, est l’une des plus touchées par une réelle pénurie d’eau. « Dans ces endroits, la coupure peut durer plusieurs jours. L’eau peut revenir vers le matin, mais juste pour quelques heures », explique-t-elle.

    Pour approvisionner ces quartiers, la compagnie nationale collabore avec les fokontany. Vingt six sites, incluant neuf fokontany dans la partie Est de Tanà bénéficieront d’un approvisionnement en eau potable, ce par le biais des réservoirs. L’objectif est de remplacer les bornes fontaines par des citernes d’une capacité de 5 à 10 m3, pour pouvoir faire face au manque d’eau durant la période d’étiage. Ces citernes sont chargées par des camions acheminés, à ses frais, par la JIRAMA.

    La fréquence de la distribution dépendra de l’organisation mise en place par les responsables au niveau de ces fokontany. Selon Tsitohery Francesca Andrimampionona, les quartiers les plus vulnérables seront priorisés.

    Solutions à moyen et long-terme

    Les abonnés seront obligés de payer cette rareté de l’eau, devenue problématique, à des prix fixés par les responsables de la distribution. « Certains peuvent utiliser l’eau comme bon leur semble : laver leur voiture ou arroser leur jardin. Mais il est mieux de contrôler justement l’utilisation de l’eau, il est important que les gens paient. Cela permettra aussi à tout un chacun d’économiser l’eau », explique la directrice de communication de la JIRAMA.

    Il s’agit d’une solution à très court terme qui ne satisfait pas les habitants des quartiers touchés par le problème. « Avec la citerne, nous pouvons avoir deux bidons par personnes par jour, à peine suffisant pour laver la vaisselle », grogne Clarisse Rasoarimalala, habitante d’Andraisoro. Parallèlement, la JIRAMA prévoit la construction d’une station de production d’une capacité de 200 m3 par heure, dans la zone Est de la capitale, plus précisément à Amoronankona. Cette solution à moyen terme devrait soulager la partie orientale d’Antananarivo.

    La Compagnie d’eau et d’électricité est également en train de poursuivre les projets, lancés depuis plusieurs années, en matière d’assainissement de la Ville des Mille. Selon Vonjy Andriamanga, ministre de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures, certains des travaux effectués en ce moment entrent dans le cadre du projet Tana Water Free, financé par l’Union Européenne. Cela consiste à implanter des stations de forage, dans des zones ne pouvant accueillir des stations de production. C’est le cas pour les fokontany d’Ambohidrapeto, Sabotsy Nameana et Ilafy, où les responsables effectuent actuellement un essai technique. « Les travaux effectués à Itaosy en ce moment entrent dans le cadre du projet « Tana Water Free ». On est actuellement en train de mettre en place six forages d’une capacité de 100 m3 par heure. Deux ont déjà été installés et les quatre autres devraient être bouclés dans environ dix jours », affirmait le ministre, le 15 Août.

    Un autre projet, toujours financé par l’Union européenne, et lancé à la fin des années 2000 consiste en l’amélioration des réseaux existants. « Si tout va bien, celui-ci devrait débuter en 2020 et devrait durer quatre à cinq ans », soutient Tsitohery Francesca Andrimampionona. Ces initiatives devraient également solutionner le problème de manque d’eau potable dans tout Madagascar, car, à entendre Vonjy Andriamanga, il ne devrait plus y avoir de chef-lieu de district souffrant d’une pénurie d’eau, d’ici à 2021.

  • LA DOUANE SE RAPPROCHE DES USAGERS

    LA DOUANE SE RAPPROCHE DES USAGERS

    Pour améliorer le service au niveau des douanes, la Direction générale des douanes (DGD) a mis à la disposition des usagers un numéro vert, le 360. Ce, afin que ces derniers puissent envoyer des doléances, des dénonciations ou des remarques concernant les prestations et surtout les agissements des fonctionnaires de la douane.

    « Certains comportements des douaniers pénalisent les opérateurs économiques et cela a des impacts sur les recettes de l’État », devait rappeler le DGD, Lainkana Zafivanona, ce 21 août à Tsaralalàna.

  • ANTANANARIVO PLONGÉE DANS LES ORDURES

    ANTANANARIVO PLONGÉE DANS LES ORDURES

    La ville d’Antananarivo est trop souvent plongée dans la saleté. Les équipes de www.2424.mg ont sélectionné quelques images pour attirer l’attention de tout un chacun et tirer la sonnette d’alarme par rapport au danger qui guette la population de la Ville des Mille.

  • CONCERTATION DES PRINCIPAUX RESPONSABLES DE LA POLICE NATIONALE

    CONCERTATION DES PRINCIPAUX RESPONSABLES DE LA POLICE NATIONALE

    Le Premier ministre, Ntsay Christian, s’est montré direct lors de concertation nationale des directeurs régionaux et des directeurs centraux de la sécurité publique, ce 20 août au CCI Ivato. Le Chef du gouvernement n’a pas manqué l’occasion pour exposer au grand jour les maux qui rongent la Police nationale. « La police nationale doit toujours se montrer irréprochable », a-t-il exigé, allusion faite aux écarts de comportement de certains responsables de la sécurité publique.

    Le ministre de la Sécurité publique, le contrôleur général Roger Rafanomezantsoa, prenant acte de la missive lancée par le Premier ministre, a tenu à recadrer ses éléments.

  • ÉDUCATION : Un mois de vacances pour préparer la nouvelle rentrée scolaire

    ÉDUCATION : Un mois de vacances pour préparer la nouvelle rentrée scolaire

    Pas de vacances pour les finances des parents cette année. L’année scolaire se termine à peine que les parents doivent déjà faire face aux dépenses de la rentrée. Après avoir payé les frais de scolarité du mois d’août, ils doivent, dès septembre, songer à l’achat des fournitures scolaires et au paiement des droits de réinscription. Le règlement des frais de scolarité, devrait par ailleurs immédiatement reprendre dès octobre, vu que la rentrée scolaire est prévue en octobre.

    Si d’habitude, les parents ont deux, voire trois mois, pour préparer la rentrée scolaire, cette année, ils n’auront droit qu’à un mois. « Je ne sais pas si je vais pouvoir couvrir d’un seul coup, toutes les charges de la prochaine rentrée scolaire », soupire Anja, une jeune mère de famille. Partis en vacances en août, ses trois enfants, fréquentant un établissement scolaire privé dans la capitale, doivent déjà reprendre les chemins de l’école en octobre.

    « La décision gouvernementale de revenir à l’ancien calendrier scolaire nous met dans une situation difficile », renchérit Hortensia, mère célibataire de deux enfants. « Les trois mois de vacances ont toujours été l’occasion de faire des économies pour l’achat de l’ensemble des effets scolaires, or cette année, nous n’avons qu’un mois pour réunir les fournitures scolaires ou la somme nécessaire à leur achat », ajoute-t-elle. Elle craint malheureusement de ne pouvoir tout acquérir à la rentrée.

    Réforme

    Initialement, la rentrée pour l’année scolaire 2019-2020 ne devait avoir lieu qu’en janvier. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation (PSE), un plan de réforme établi depuis 2016, un nouveau calendrier scolaire s’étendant de mars à décembre était prévu s’appliquer.

    Les autorités avaient alors progressivement repoussé la rentrée scolaire, et rallongé les vacances jusqu’à parvenir à une rentrée en mars durant l’année scolaire 2021. Cette année, les vacances scolaires étaient censées débuter en octobre et durer jusqu’en décembre.

    Dès son arrivée au pouvoir, l’administration Rajoelina, a pourtant décidé d’avancer les dates des examens officiels. Il a, dans la foulée, décrété un retour à l’ancien calendrier scolaire débutant en octobre et se terminant en juillet. Le Premier ministre, Christian Ntsay, avait évoqué une demande de tous les parents d’élèves et l’égalité des enfants malgaches avec « tous les enfants du monde qui sont en vacances en juillet – août » pour expliquer la décision.

  • VISITE DU PAPE FRANÇOIS – L’Église catholique lance un appel aux dons

    VISITE DU PAPE FRANÇOIS – L’Église catholique lance un appel aux dons

    Un effort à la hauteur de l’événement. L’Église catholique romaine à Madagascar (EKAR) fait face à des charges supplémentaires, ce dans l’optique de recevoir le Souverain pontife dans la Grande île, en ce début septembre, dans des conditions optimales. Un appel aux dons est donc lancé. L’opération vise par ailleurs à impliquer les fidèles, dans ladite visite, de façon plus conséquente.

    La Conférence épiscopale, recourt ainsi aux réseaux sociaux pour lancer l’opération. « Solidarité pour la sécurité », peut-on lire sur Facebook. Le message est destiné aux citoyens, qui souhaiteraient prendre part aux préparatifs de la visite papale, en versant de l’argent au comité d’organisation au niveau de l’Église catholique romaine à Madagascar (EKAR).

    Selon les explications du Révérend-Père Germain Rajoelison, vice-coordonnateur de la visite papale, cet appel aux dons est similaire à celle utilisée lors d’une catastrophe naturelle. « On donne un numéro, afin que chaque citoyen, puisse participer à une bonne action envers les victimes. Dans notre cas, on demande l’aide de tous ceux qui souhaitent participer à l’avancement des préparatifs », explique-t-il.

    L’argent récolté servira à couvrir les dépenses supplémentaires occasionnées par les préparatifs. C’est, entre autres, le cas de la prise en charge des religieux et les volontaires, mobilisés durant l’événement. Près de 2000 religieux, en provenance de tout Madagascar, sont attendus dans la capitale pour l’occasion. Leur hébergement sera assumé par le comité d’organisation.

    Une partie des dons contribuera en outre, à faire face aux dépenses consacrées aux 5 000 volontaires, pour ne citer que la confection des tee-shirts ou encore l’achat des bouteilles d’eau. Il en est de même pour la mise en place des infrastructures sanitaires, surtout lors de la grande messe du 8 Septembre à Soamandrakizay. « Cet argent devrait également nous permettre de faire face aux imprévus », poursuit le Révérend-Père Germain Rajoelison.

    La collecte prendra fin dès la fin de la visite du Saint-Père. Le membre du comité d’organisation de souligner, que l’initiative ne signifie aucunement un manque de fonds pour préparer la visite du Souverain pontife. « C’est juste un appel au soutien de la population, afin que tous puissent prendre part à cet accueil », fait-il remarquer.

    photo www.vaticannews.va

  • TANORA GARAN’TEEN

    TANORA GARAN’TEEN

    MATERNITÉ ET RUGBY – Tsiaritra Rakoto-Rabevazaha, coordonnatrice nationale de Tanora Garan’Teen, une association de jeunes pour les jeunes, composée d’éducateurs, regrette que la plupart des joueuses de rugby soient mères avant 18 ans. Si ces dernières sont sexuellement actives, l’association les accompagne, pour apprendre à se protéger et continuer ainsi leur carrière.

  • ANDRAISORO – TSY AMPY RANO

    ANDRAISORO – TSY AMPY RANO

    TSY AMPY RANO – Anisan’ny toerana tena mijaly rano eto Antananarivo ny fokontanin’Andraisoro. Tsy matory ny mponina amin’ny alina fa mivoaka eny ivelany manovo rano. Ireo mpanasa lamba kosa dia miasa amin’ny alina ary amin’ny maraina no manaha lamba. Tezitra tanteraka izy ireo manoloana ny toe-java miseho.

    Efa nandefa tompon’andraikitra eny an-toerana anefa ny JIRAMA, mba hizarana rano hoan’ireo mponina ao Andraisoro, saingy tsy ampy izany.

  • ANTOKO MPANOHITRA

    ANTOKO MPANOHITRA

    Manoloana ny tolo-dalàna momban’ny satan’ny mpanohitra eny anivon’ny Antenimieram-pirenena, dia naneho ny heviny, ny 16 aogositra, tetsy Anosy ny Rodoben’ny Mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara na RMDM.