Catégorie : Actualité

  • FÊTE NATIONALE – Les podiums débutent le 21 Juin

    FÊTE NATIONALE – Les podiums débutent le 21 Juin

    Que la fête commence ! Le pays entre doucement dans une ambiance festive, ce à l’approche de la célébration du 59ème anniversaire de la fête de l’Indépendance et celle des forces armées du 26 Juin. « Les podiums débutent le 21 Juin », réaffirme le Général de division Guerson Randrianantoandro, président du Comité technique national d’organisation ( CTNO), cheville ouvrière de l’organisation des festivités.

    Pour cette année, les habitants de la capitale se donneront rendez-vous à Analakely, devant la stèle de Ralaimongo. Dès le 21 juin, les passionnés de la musique rock seront servis, notamment avec la présence de Kiaka, d’Iraimbilanja et de Mage 4. Le deuxième jour prendra une couleur tropicale avec Jerry Marcos, Tsiliva et Dah’Mama. Rak Roots, Raboussa, Fy Rasolofoniaina, Tsota et Mr Sayda, se produiront à leur tour le dimanche 23 juin dans une ambiance de RnB et de rap. Une ambiance nostalgique est programmée pour le lundi 24 Juin avec la participation de Black Jack’s, Njakatiana, Rebika et Kaiamba.

    Tous les jours, les podiums débuteront à 17h et prendront fin à 20h. La question liée à la sécurité, et à celle des mœurs, ne serait pas étrangères à cette décision. Le concert du 25 Juin sera le clou du spectacle Deenyz, Shyn, Boy Black, Mario, Zaza kanto, Mad Max ou encore Do B Beatbox. Cette fois-ci, le concert prendra le relais des feux d’artifice et se poursuivra par un bal populaire qui durera jusqu’au petit matin du 26 Juin, point d’orgue de la célébration.

    Un changement sera apporté pour le jour de la célébration de la fête de l’indépendance et celle des forces armées. Le podium sera érigé au stade de Mahamasina et démarrera après le défilé militaire, programmé à partir de 14 heures. Une animation DJ et un show laser y sont également prévus.

    Les chefs-lieux des provinces vivront à peu près au rythme de la capitale dans les prochains jours. Des podiums y seront également installés pour accueillir des artistes locaux et les stars nationales. Le Général Guerson Randrianantoandro balaie au passage, du revers de la main, la politisation du choix des artistes qui animeront les festivités. En tout cas, le CTNO considère l’organisation de cette année comme étant une répétition et un point de départ de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance en 2020.

  • KOLOTSAINA MAINTY – « MATOKY TENA »

    KOLOTSAINA MAINTY – « MATOKY TENA »

    « MATOKY TENA » ?Jeunes Malagasy ✊ ??, ceci vous concerne ! À écouter d’urgence et à partager sans modération ! ? Réveillez-vous ! (Hira teny malagasy – Sous-titrage en français)

    ——–

    KOLOTSAINA MAINTY a remporté la première place du concours initié par Médecins du Monde Madagascar avec la chanson « MAHATOKY TENA », qui plaide en faveur du respect des droits en santé sexuelle et reproductive et de l’accès aux centres de santé, pour les adolescent.e.s et les jeunes Malagasy.

    La situation de la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) à Madagascar est préoccupante : 37% des jeunes filles de 15 à 19 ans sont enceintes ou ont au moins un enfant. Le taux de fécondité chez les adolescentes est l’un des plus élevé au monde. Cela a pour conséquence d’une part, un taux de mortalité maternelle et infantile très élevé chez ces adolescentes, et d’autre part à éloigner les jeunes filles et femmes de l’éducation et du marché du travail.

    Plus d’informations sur l’historique de cette initiative FB : Concours de chanson Médecins du Monde

  • FETIM-PIRENENA

    FETIM-PIRENENA

    Tsipoapoaka, sainam-pirenena, arendrina, fitaovana manamarika ny fetim-pirenena. Rehefa migadona ny volana jona, maro ireo olona manararaotra misehatra eo amin’ny fivarotana ireo kojakoja ireo. Mpamboly avy any Ambohibary Sambaina i Hajatiana Ratsara. Vao migadona ny volana jona dia mamonjy an’Antananarivo izy, sy ireo namany maromaro, mivarotra sainam-pirenena. Mody kosa izy ny 24 jona.

    Lolona Ravelomanantsoa kosa dia renim-pianakaviana monina eny Andoharanofotsy. Mivarotra arendrina eny Analakely no asany rehefa akaiky ny fetim-pirenena. Ny 26 jona no andro natokany anaovany fety miaraka amin’ireo zanany.

  • L’AMBASSADEUR DE FRANCE S’EXPRIME SUR LES CAS DE KIDNAPPING À MADAGASCAR

    L’AMBASSADEUR DE FRANCE S’EXPRIME SUR LES CAS DE KIDNAPPING À MADAGASCAR

    Véronique Vouland-Aneini, l’ambassadrice de France à Madagascar, s’est exprimée sur le sujet épineux des kidnappings, ce lors de la conférence de presse tenue ce 19 juin à Ambatomena.

  • DÉVELOPPEMENT DU NUMÉRIQUE – Pas de représentant malgache à la rencontre universitaire roumaine

    DÉVELOPPEMENT DU NUMÉRIQUE – Pas de représentant malgache à la rencontre universitaire roumaine

    Un rendez-vous raté. Le leader de l’équipe «Lonjo », lauréate du Créathon 2019, l’hackathon pédagogique francophone pour les technologies éducatives, ne peut pas représenter Madagascar, lors de l’Initiative pour le développement du numérique dans l’espace universitaire francophone (IdNEUF4), à Bucarest.

    Yanta Lailah Soahely, étudiante à l’École supérieure polytechnique d’Antsiranana, n’a pas obtenu à temps un visa pour rallier la capitale roumaine. Ce rendez-vous, du 18 au 21 Juin, devait pourtant lui permettre de participer au Forum du numérique de l’espace universitaire francophone et à la Conférence pour le financement du numérique dans l’espace universitaire francophone. C’est avec une pointe de déception qu’elle rentre à Antsiranana.

    Sur les 332 équipes engagées, Yanta Lailah Souahely et ses camarades, 5ème année en Sciences et technologies de l’information et de la communication, avaient réussi à convaincre les jurys au Créathon 2019. Le rendez-vous roumain devait constituer une opportunité pour l’équipe « Lonjo » de concrétiser son projet. Elle avait proposé une initiative pour fabriquer des outils permettant aux muets, aux sourds et aux aveugles d’apprendre à l’école. « J’espérais que notre projet puisse permettre aux enfants brillants et studieux de retrouver leur place au niveau de leur établissement et que leur handicap ne représente plus un obstacle pour eux pour apprendre », ambitionne Yanta Lailah Soahely.

    Mais les jeunes étudiants ont encore une occasion de rattraper, du moins en partie, le contre-temps roumain. Tous les membres de l’équipe partiront pour une semaine en France au mois d’Octobre afin de participer aux ateliers d’accélération de projet. Ils auront droit à un accompagnement à distance de cinq mois par le biais du Campus e-éducation (C2E) de l’Université de Poitiers. Ils bénéficieront également d’un accompagnement assuré par Start’Innov Studio et Technopole Grand Poitiers. « Nous pouvons encore rêver la réalisation de notre projet », aspire le leader de l’équipe « Lonjo ».

  • VISITE DU PAPE FRANCOIS – Clôture des inscriptions à la messe papale le 30 Juin

    VISITE DU PAPE FRANCOIS – Clôture des inscriptions à la messe papale le 30 Juin

    Ceux qui souhaitent assister à la messe du Pape François le 8 Septembre doivent se plier à la procédure d’inscription mise en place par les organisateurs. L’échéance approche à grand pas et les préparatifs vont bon train. Comme des abeilles dans une ruche, les membres du Comité d’organisation du voyage apostolique du Pape François, du 6 au 8 Septembre, s’affairent pour mieux recevoir le souverain pontife.

    La grande messe du 8 Septembre, présidée par le Pape à Soamandrakizay, à Androhibe, constitue le point d’orgue de la visite. Ceux qui souhaitent y assister auront encore jusqu’au 30 Juin pour s’inscrire. «Les inscriptions doivent se faire au niveau des Ankohonam-piangonana velona (APV). Ce sont les chefs de secteur qui s’en occupent », explique le Révérend-Père Hery Narindra Rakotoarimanana, responsable auprès de la paroisse de l’Église catholique romaine (EKAR) à Faravohitra.

    « De nombreux catholiques de mon quartier se sont inscrits auprès du fokontany pour la grande messe du Pape », témoigne une habitante de Tsimbazaza. « Un prêtre est présent sur les lieux pour organiser les inscriptions », poursuit-elle. Le Révérend-Père Hery Narindra Rakotoarimanana précise qu’on « n’a pas besoin de justificatif, pour prouver l’appartenance confessionnelle d’une personne désireuse d’assister à la messe (…) tout le monde peut y assister, peu importe la religion à laquelle il appartient ». « Il suffit juste de remplir une fiche incluant le nom et le prénom, ainsi que l’âge », indique-t-il.

    Pour les individus issus d’autres confessions, « il suffit de se rendre auprès de la paroisse qui leur est la plus proche », affirme le Révérend-Père Gabrielle Randriamanantena, secrétaire général auprès de l’Eglise épiscopale d’Antanimena. « Un badge sera ensuite octroyé aux personnes inscrites pour leur permettre d’accéder au site de Somandrakizay le jour J », détaille-t-il. Le Comité d’organisation de la visite de Pape François, composé de responsables issus du gouvernement et ceux de l’EKAR, table sur la présence de près d’un million d’individus lors de la grande messe. Le site de Soamandrakizay, étendu sur une surface de 60 Ha, est en phase d’aménagement.

    Pour son voyage apostolique, le Pape François se rendra au Mozambique, à Madagascar et à Maurice du 4 au 10 Septembre. Pendant son passage dans la Grande île, le Saint Père prévoit, entre autres, une rencontre avec les congrégations religieuses et avec le corps diplomatique, tout comme une visite au centre Akamasoa. Cette visite est la deuxième d’un souverain pontife après celle de Jean-Paul II en 1989.

    photo www.vaticannews.va

  • VISITE DU GROUPE SMTP PAR LE MINISTRE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

    VISITE DU GROUPE SMTP PAR LE MINISTRE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

    L’industrie malagasy constitue un levier réel du développement de Madagascar. Le Président Directeur Général du Groupe SMTP, Danil Ismaël, a déclaré, lors de la visite effectuée par Lantosoa Rakotomalala, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat auprès des usines du groupe, ce 18 juin à Ambohibao, que les industriels ont le potentiel nécessaire pour mettre l’économie malgache sur la voie de l’émergence. « L’État doit assurer son rôle de gendarme. Les entreprises subissent les attaques à outrance des produits d’importation », souligne-t-il cependant.

    Lantosoa Rakotomalala a affirmé que l’administration prévoit des mesures de sauvegarde pour protéger l’industrie malagasy. « Il faut tout de même que les industriels proposent des produits de qualité, à même de satisfaire les besoins sur le marché intérieur », précise-t-elle.

  • COMPTE DE CAMPAGNE : Des candidats hors-la-loi aux législatives

    COMPTE DE CAMPAGNE : Des candidats hors-la-loi aux législatives

    La situation est ubuesque. Nombreux sont les candidats, à la députation du 27 Mai, à ne toujours pas montrer patte blanche quant au respect de la loi. Ils n’ont pas fait l’effort de se conformer aux dispositions légales, concernant la nomination d’un trésorier de compte de campagne. Les lacunes dans le texte n’arrangent pas la situation.

    Selon une source autorisée, près de 380 candidats ou listes de candidats aux législatives n’ont pas désigné leur trésorier de compte de campagne. Il sont donc près de 45 % des 810, à ne pas respecter les dispositions légales, du moins jusqu’à la proclamation de la tendance des résultats par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Rado Milijaona, président de la Commission de contrôle du financement de la vie politique (CCFVP), certifie que les prétendants au poste de député qui n’ont pas présenté leur compte de campagne sont effectivement « des candidats irréguliers ». Il rappelle par ailleurs que « la présentation des comptes de campagne, est un devoir des candidats et que ces derniers sont obligés de régulariser leur compte de campagne ».

    La désignation d’un trésorier de campagne par les candidats, ou les listes de candidats, est une obligation imposée par la loi relative au régime général des élections et des référendums. Celui-ci « tient le compte de campagne d’un candidat ou d’une liste de candidats en compétition dans une élection », selon le texte. Au nom de la transparence et de la traçabilité du financement des candidats, le compte de campagne en question « retrace les recettes perçues et les dépenses engagées en vue d’une élection ». Mais à l’allure où vont les choses, des candidats susceptibles d’intégrer l’Assemblée nationale, censés voter la loi et contrôler l’Exécutif, ne seront probablement pas en règle vis-à-vis de la loi.

    Pire encore, la CCFVP, censée contrôler le compte de campagne des candidats, semble impuissante face à la situation. En premier lieu, il faut souligner que la loi ne prévoit pas de sanction contre les candidats irréguliers. En outre, concernant les législatives du 27 Mai, la Commission de contrôle du financement de la vie politique « n’a pas été dotée de moyens » pour mener à bien sa mission, selon Rado Milijaona. Il promet de « dresser un rapport public afin que la population connaisse les dépenses des candidats pour une élection ».

    Thierry Rakotonarivo, vice-président de la CENI, appréhende une jurisprudence autour de l’application de la loi relative au trésorier de compte de campagne des candidats aux élections. « Il est possible que des candidats aux prochaines communales ne nomment pas un trésorier de compte en constatant l’absence de sanction contre ceux qui enfreignent la loi », craint-il.

    L’on attend la position de la Haute cour constitutionnelle (HCC), qui proclame les résultats officiels du scrutin, face à cette infraction quasi-généralisée. Sans trésorier de compte de campagne, les candidats ne peuvent justifier auprès de la CCFVP leurs recettes et dépenses durant les élections. « Il n’est pas exclu que la juridiction constitutionnelle disqualifie les candidats irréguliers car, dans une certaine mesure, la présentation d’un trésorier de compte de campagne pourrait être assimilée à une condition d’éligibilité », extrapole un observateur averti de la vie électorale.

    photo d’archives

  • CRÉATION DE RICHESSE – Les jours fériés ennemis de la productivité

    CRÉATION DE RICHESSE – Les jours fériés ennemis de la productivité

    Madagascar compte 15 jours fériés en 2019. Les deux semaines, entre le 27 Mai et le 10 Juin ont été particulières. Les employés ont bénéficié de plusieurs jours chômés et payés à l’occasion de l’Ascension, du lundi de Pentecôte et de l’Eid El Fitr. Si les jours fériés ont été définitivement appréciés par les travailleurs, ils l’ont moins été par les patrons.

    Le terme « cauchemar » est soulevé par Tanjona. Chef d’entreprise œuvrant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, il a été contraint d’indemniser ses employés durant les jours fériés, malgré leur statut particulier. « Comme nos ouvriers sont payés à la tâche, nous n’avons pas connu beaucoup de perte au niveau du paiement des salaires. Par contre, la plupart d’entre eux viennent de loin et nous sommes censés leur payer leurs repas, à raison de 5000 Ariary par personne par jour, même durant les jours fériés. Cela nous a coûté puisqu’ils sont actuellement au nombre de 39 », explique-t-il.

    Pour des raisons de productivité ou de respect des délais de livraison, certaines entreprises ont tenté de trouver un aménagement, et ce, malgré la décision gouvernementale. Safidy, gérant d’une société de consulting, évoque l’habitude de ses collaborateurs à travailler même durant les jours chômés. « Il y a toujours une majoration lorsqu’un employé travaille durant un jour off. Et cela nous coûte de l’argent », explique-t-il. Selon le code du travail, en plus de payer les heures supplémentaires, l’employeur doit appliquer une majoration de 50% pour les jours fériés.

    Le cas de Safidy n’est pas isolé. Narindra, une responsable au sein d’une unité de production, explique que les jours fériés sont déjà compris dans le plan de travail annuel. « Nous nous organisons pour faire en sorte qu’il y ait toujours des permanences au sein de notre usine. Nous devons respecter les délais de livraison », explique-t-elle.

    Madagascar n’est pourtant pas un des plus mauvais élève concernant les jours fériés. L’Argentine en compte 19, l’Inde 18 et le Japon 16. Pour certains pays de l’Union Européenne comme l’Allemagne, les jours fériés varient selon les localités. Cependant, compte tenu de la situation économique fragile du pays, les jours fériés impactent directement la production de richesses à Madagascar. Rakoto David Olivaniaina, professeur en économie, partage son expérience d’ailleurs sur la notion de temps par rapport à la productivité. « Quand j’ai travaillé à l’étranger, on m’a facturé toutes les minutes où je me suis absenté dans le cadre du travail », avance-t-il, avant de préciser qu’à la fin du mois, il ne recevait pas le même salaire que ses collègues le cas échéant. « Comme les Malgaches sont payés par mois, ils ne réalisent souvent pas la valeur d’une minute », déplore-t-il.

    Et au-delà des conséquences financières et contractuelles, les jours fériés semblent toucher l’aspect psychologique des travailleurs. « J’ai remarqué une baisse de motivation chez mes employés. Ils sont devenus plus paresseux », rétorque Tanjona. Amiraly Hassim, président du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM), met pourtant lui l’humain au centre de sa réflexion. « Le plus important c’est l’être humain. Tant que le droit de ce dernier est respecté, nous ça nous va », affirme-t-il.

    Le débat reste donc ouvert sur l’impact de ces 15 jours fériés sur la productivité dans le monde du travail. Et la décision du gouvernement d’inclure l’Eid El Fitr, dans la liste des jours chômés et payés, pourrait également faire des émules sur la possibilité de retoucher à celle-ci, encore une fois.

  • WIB – Encourager la parité hommes/femmes à Madagascar

    WIB – Encourager la parité hommes/femmes à Madagascar

    Favoriser la présence des femmes dans des postes clés à Madagascar. Ce point a été soulevé durant une conférence organisée au cours de la deuxième édition du Women In Business (WIB), le rendez-vous annuel des femmes entrepreneurs.

    Où sont les femmes ? Au sein du gouvernement, elles ne sont que cinq sur 22. Aux législatives elles étaient à peine 126 à s’être portées candidates sur un total de 855 candidatures. Au sein du secteur privé, les postes les plus importants sont majoritairement occupés par des hommes, tandis que les femmes chefs d’entreprise se trouvent souvent à la tête de petites et moyennes entreprises.
    Durant la campagne électorale pour la présidentielle, Andry Rajoelina avait promis une parité hommes-femmes dans le gouvernement mais n’a pu tenir sa promesse une fois élu. À Madagascar, il reste du chemin à faire pour qu’il y ait autant d’hommes que de femmes aux postes de décision. Le vérificateur du Genre et de Développement de la SADC en 2018 montre que Madagascar présente le pourcentage le plus bas de femmes dans les instances de décision économique avec 13% contre 44% au Botswana.

    La deuxième édition du Women in Business (WIB), le rendez-vous annuel des femmes entrepreneures qui s’est tenu les 11 et 12 juin à Anosy, a été l’occasion d’échanger sur le sujet. Pourquoi les femmes n’occupent-elles pas des postes clés ? Comment faire pour qu’elles y soient ? Des questions auxquelles des pistes de réponse ont été trouvées lors de la conférence sur la libération du potentiel des femmes entrepreneures. Les échanges ont alors porté sur la manière dont pourraient être bousculées les habitudes de prééminence des hommes dans l’occupation des postes à responsabilité.
    Premier constat : ce sont parfois de vieux réflexes qui empêchent les femmes de franchir le pas. Coralie Gevers, responsable des opérations de la Banque Mondiale à Madagascar et aux Comores, affirme que les femmes ont tendance à prendre moins de risque que les hommes. Ce constat est partagé par Faranah Goulamaly, fondatrice de « Envol Madagascar ». « Quand une femme regarde une offre d’emploi, elle repère deux ou trois qualités qu’elle n’a pas et elle se dit que ce n’est pas pour elle », déplore-t-elle. « Pourtant, un homme irait postuler, peu importe même s’il ne répond qu’à 50% des critères », précise-t-elle.

    Les femmes ne sont pourtant ni moins compétentes, ni moins performantes. Quelques exemples permettent de démystifier l’apanage des hommes sur certains postes. De Marie Zénaïde Ramampy, première femme malgache à tenir le poste de commissaire de police, en passant par des femmes telles que Florette Andriamiarisatrana (saluée par une minute de silence émouvante lors de l’évènement), habituée à occuper des hautes fonctions dont la présidence du comité de Réflexion et de Compétitivité et en même temps femme d’affaires de son vivant, en sont l’illustration. Une autre femme d’affaires, directrice d’une entreprise, affirme, non sans difficulté, arriver « à gérer un staff, composé d’environ 85 % d’hommes ». Mais ces exemples restent encore minoritaires pour rééquilibrer la balance.

    Pour y remédier, l’idée de la consécration d’une discrimination positive par la loi a également été lancée durant la rencontre mais d’autres arguments considèrent celle-ci comme inefficace. Présente à la conférence, Lantosoa Rakotomalala, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, a mis en avant la nécessité d’encourager les femmes à briguer ou à accepter les postes de décision.
    Des actions en ce sens sont déjà mises en œuvre par les différentes associations militant pour le genre, soutenues par les organisations internationales à travers des formations et des campagnes de sensibilisation destinées aux femmes. Madagascar dispose également d’une politique nationale de promotion de la femme. La persistance de certaines habitudes et de certains stéréotypes liés au genre et réservant aux femmes certaines tâches a toutefois tendance à rendre difficile l’application du principe de la parité.